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Inefficacité gouvernementale et détérioration du pouvoir d’achat des Algériens

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  • Mardi 7 octobre 2008 -- Faut-il partager le ton optimiste, rassurant des autorités financières concernant les effets de la crise financière mondiale sur l’Algérie ? “L’Algérie ne sera pas affectée par la crise financière mondiale. Elle ne sera pas touchée. Elle dispose de 136 milliards de dollars de réserves en devises. Sa dette extérieure ramenée à 4 milliards de dollars est devenue insignifiante”, ont-ils martelé. Mais, l’Algérie subit déjà un manque à gagner évalué à 15 millions de dollars par jour. Si la moyenne des prix du pétrole a été de 99 dollars le premier trimestre, 124 dollars le second trimestre 2008, celle du dernier trimestre risque d’être moins élevée. En tout état de cause, à très court terme, un manque à gagner est déjà enregistré. En une semaine, les prix du pétrole ont chuté de près 20 dollars. Un effet de la crise financière mondiale. Ils sont passés sous la barre des 90 dollars, contre un pic de 145 dollars le baril en juillet dernier. Hier, le baril de Brent, variété de pétrole de la mer du Nord, était coté à 85 dollars, un seuil jamais atteint depuis février 2008.

    Plusieurs experts nationaux ne partagent pas l’optimisme des autorités. Un spécialiste des finances fait remarquer déjà que les prix du pétrole ne sont plus au niveau des cours de l’été 2008. Il souligne que des dangers pèsent sur l’économie nationale, conséquence de la crise financière mondiale. “Le danger le plus important est que la crise financière mondiale (persistante) risque d’avoir pour effet de réduire la demande sur le brut et, partant, de réduire les prix du pétrole. Ce qui induit une baisse des recettes exportations d’hydrocarbures qui constituent presque la totalité des entrées en devises du pays.” Une banque internationale a estimé récemment qu’en cas de récession en 2009, les prix du pétrole pourraient chuter jusqu’à 50 dollars. Le second risque qui menace l’économie nationale est difficile à quantifier. Une perte de confiance concernant l’évolution de l’économie américaine risque d’entraîner l’effondrement du dollar américain. Ce scénario de dépréciation significative de la valeur du dollar qui peut se produire est cependant peu probable, selon ce spécialiste.

    Concernant les placements des réserves de change en grande partie en bons du Trésor américain, le même spécialiste juge que la Banque d’Algérie les emploie de façon judicieuse. La question de leur rendement est un faux débat. La Banque centrale les place sous forme de titres sûrs à maturité longue (5-7 ans moins touchés par les variations de taux). La Banque d’Algérie n’a pas d’ailleurs besoin de liquidités, de les revendre (et donc de subir des dépréciations de valeur). Mais en cas de récession, leur rendement pourrait baisser, a averti hier le gouverneur de la Banque d’Algérie. Le même spécialiste partage le discours des autorités financières sur le peu de connexions de l’économie algérienne avec l’extérieur. Elle n’est pas soumise complètement aux aléas extérieurs. Le remboursement anticipé de la dette a joué. La non-convertibilité totale du dinar et un contrôle de change strict font qu’il n’y a pas de grands flux financiers vers l’extérieur. En d’autres termes, l’économie nationale est isolée. Ce qui fait que jusqu’à présent, elle n’a pas été grandement touchée par la tempête financière.

    En matière d’investissement, contrairement aux informations parues dans la presse, trois grandes banques internationales — BNP Paribas, Banco Santander et HSBC — sont peu touchées par la crise selon le même spécialiste. Elles ont constitué un trésor de guerre et vont participer au vaste mouvement de concentration bancaire qui se dessine à l’échelle mondiale, incidence de la crise financière mondiale, en reprenant les grandes banques internationales en faillite. Elles vont donc investir. Tandis que les multinationales vont freiner leurs investissements à l’étranger se concentrant sur leurs activités en Europe et aux États-Unis, a-t-il estimé L’Algérie est donc touchée par la crise financière mondiale. Le renvoi aux calendes grecques de l’opération de privatisation du CPA en est une autre preuve.

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    • Mercredi 8 octobre 2008 -- La hausse des prix des légumes observée durant le mois de Ramadhan, en raison de l'augmentation de la consommation dans tous les ménages, se poursuit après l'Aïd El-Fitr, ainsi que pour certains produits de large consommation, notamment le sucre. En effet, la pomme de terre est cédée entre 50 et 60 dinars le kilo pour la bonne qualité et autour de 35 DA pour le dernier choix, la tomate atteint les cimes de 100 DA, les haricots verts à 140 DA et la carotte entre 30 et 50 DA. Pour les poivrons, arrivés en fin de saison, le prix varie entre 40 et 70 DA. La laitue n'est cédée pas en dessous des 50 DA, un prix trop cher pour un aliment de lest. Seul le prix de l'oignon reste clément à raison de 20 DA. D'autre part, pour l'alimentation générale, abstraction faite du prix du sucre qui a enregistré à la fin du mois dernier une légère grimpée, 80 dinars le kilo, en raison de la demande qui a subitement dépassé et de loin l'offre, aucun changement notable n'a été observé notamment pour les dérivés des céréales (farine, semoule et pâtes alimentaires), les oléagineux (huile de table et margarine) et le café. Si cette stabilité de la mercuriale est expliquée par les détaillants par la disponibilité de l'offre, les grossistes estiment que les dispositifs mis en place par les pouvoirs publics dans le but de mieux réguler le marché de certains produits de première nécessité (semoules et lait) commencent à porter leur fruits.

      En revanche, en ce qui concerne l'affolement des tarifs de certains produits maraîchers, ce qui revient le plus souvent à travers les explications des personnes proches du secteur, demeure incontestablement la spéculation. Pour nombre de commerçants du détail, il n'y a aucun doute, ce sont les grossistes et personne d'autre qui sont les premiers responsables de cette hausse des prix en raison de la spéculation. Sinon comment expliquer la stabilité du prix de la pomme de terre autour de 30 DA depuis que l'Etat a décidé de constituer un stock de réserves afin de réguler le marché et que subitement son prix grimpe. Pourtant, selon le président de la chambre de l'agriculture de la wilaya d'Oran, les stocks peuvent suffire jusqu'au mois de janvier prochain. Notre interlocuteur a estimé que la récolte actuelle est celle de l'arrière-saison et de rappeler que le prix référentiel qui est de 20 DA au profit du producteur, un prix auquel il faut rajouter 5 DA pour le stockage sous froid. Par conséquent, le prix au détail ne devrait nullement dépasser les 30 DA le kilo.

      Concernant la tomate, la question relève beaucoup plus de l'offre et, cette année, nombreux sont les producteurs qui n'ont pas opté pour ce «fruit» en raison du prix très bas qui leur a été offert durant la saison et qui a atteint les 3 DA le kilo, un prix qui ne couvre même pas les frais de la récolte. Ceci a contraint certains petits exploitants agricoles à abandonner leurs récoltes sur champs, devait préciser notre interlocuteur. Un mandataire approché nous a expliqué que «cette année, le mois sacré a coïncidé avec la fin de l'été, période d'assolement marquant la fin de la saison des récoltes estivales et le début des cultures automnales, dont la saison des récoltes s'ouvre à partir de fin novembre». Mais, dans la pratique, la disponibilité ou l'abondance des produits est contrecarrée par le maintien volontaire d'un goulot d'étranglement, lequel est rendu possible grâce à la filière du froid. C'est à ce niveau que la régulation de l'offre, donc des prix, est possible pour les spéculateurs. Ces accusations ne sont pas gratuites et c'est l'ancien ministre de l'Agriculture, lui-même, qui a lancé à Blida, il y a plus d'un an déjà, que les gérants des chaînes de froid ont «profité de l'aide de l'Etat pour se retourner contre lui».

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      • October 10, 2008 -- The Algerian government has taken pains to assure the public that the world's current economic crisis will not hit the country because officials have an effective financial strategy in place, but economic experts remain sceptical.

        Prime Minister Ahmed Ouyahia emphasised the issue during a cabinet meeting on Tuesday (October 7th).

        "The Algerian economic and financial system is sheltered... from the financial crisis," Ouyahia said, "because our system has not evolved and our stock market is not fully integrated into the world financial markets."

        Calling the Algerian economy "a little behind", Ouyahia explained that its relationship with the world economy is based primarily on the export of hydrocarbons. However, he did not dismiss the possibility that Algeria may be affected by this crisis in the future.

        Governor of the Banque d’Algérie, Mohamed Laksaci, spoke to parliament this week and reassured them on the same issue.

        "Although the Algerian economy is having to face certain external impacts inherent in the international financial crisis," Laksaci said, "Algeria's early payment of its external debts has spared the country." This means Algeria did not face increased interest rates or a liquidity crisis.

        According to Laksaci, unpublished analysis by the World Bank estimates that countries in the Maghreb have not seen inflation run as high as in other countries.

        Three causes could lead the crisis to hit Algeria, Laksaci said: falling returns on Algeria's investments in the case of a recession, a reduction of worldwide market rates and a possible downturn in the oil market.

        Finance Minister Karim Djoudi and Energy Minister Chakib Khelil made similar promises to Algerians last Saturday, claiming the global crisis will have no effect on the country's economy.

        "I don’t think a country like Algeria, with a foreign currency reserve of more than 130 billion dollars, will be affected by this crisis," Khelil said Saturday.

        Because of the government’s financial strategy, Djoudi said, "we have protection in place."

        Nevertheless, Algerian financial experts warned of a possible sudden impact on the economy.

        "The fact that we do not have a modern financial market with a developed share market, and we do not have a developed, modern banking system which is perfectly integrated into the world economy, is no reason to celebrate," said Lachemi Siagh, an international finance expert.

        "The crisis will generate a general slow-down in the world’s economy and a resulting fall in demand for energy and therefore in prices."

        Siagh said that if the crisis is poorly handled, oil prices could drop below $50 a barrel, which in turn would cause a reduction in investment programmes in every field.

        "We must therefore think seriously about this crisis," Siagh said, "and work out some strategies even if we are not directly affected… if the plane crashes, everyone dies."

        Former Finance Minister and economist Mourad Benachenhou rejected the idea that Algeria is safe from the crisis.

        "The financial cataclysm is in fact only just beginning," he said. "No one can predict how the crisis will develop."

        Benachenhou said that more than 80% of Algeria's imports come from countries that trade in currencies other than the American dollar, and as the dollar continues to lose value, Algeria is going to feel the effect on its economy.

        "I'm not sure that Algeria is protected against the disastrous effects of this crisis," said 25-year-old Souhil. He thought Algerian economy will eventually feel the impact.

        Karima, in her thirties, also believes the financial crisis will come to Algeria sooner or later. "Algeria is not on another planet," she said. "Algerian authorities must work out a solution to minimise the damage."

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        • Jeudi 16 octobre 2008 -- Le secrétaire général du FLN Abdelaziz Bellkhadem veut des mesures de préventions contre les risques de la crise financière mondiale. « L'Algérie ne vit pas dans une boule, isolée du reste du monde. Cette crise financière aura des conséquences sur notre économie, via la réduction des recettes pétrolières. Nous voulons des mesures pour y faire face », a déclaré M. Belkhadem, jeudi à Alger, au cours d'une rencontre sur l'impact de la crise financière sur l'économie nationale. Cette rencontre a eu lieu au siège du FLN avec la participation d’universitaires, d’experts économiques et de parlementaires. L'ancien chef du gouvernement et patron du parti majoritaire à l'Assemblée populaire nationale ne semble pas convaincu par les assurances du chef du gouvernement Ahmed Ouyahia, du ministre des Finances Karim Djoudi et du gouverneur de la Banque d'Algérie, Mohamed Laksaci et du ministre de l'Energie et des mines Chakib Khelil concernant l’impact réel de la crise sur l’Algérie. Ces quatre hauts responsables de l'Etat ont assuré à plusieurs reprises que l'Algérie est à l'abri de la crise financière mondiale.

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          • Ali Idir :


            Samedi 18 octobre 2008 -- La crise financière mondiale inquiète les Algériens. Le sujet commence à occuper les débats dans les cafés et les lieux publics. Principale inquiétude soulevée : l'impact de la crise actuelle sur la disponibilité des produits alimentaires de base comme le blé, le café, le riz et les légumes secs en majorité importés de l'étranger. «Je vais faire des provisions de riz et de café au moins pour quelques semaines. On ne sait jamais ce qui peut se passer», affirme Kamel, enseignant dans un lycée à Alger. «Si l’Algérie veut importer des produits alimentaires, va-t-elle en trouver ? », s’interroge Mohamed, retraité. Certaines personnes affirment être incapables de mesurer les effets de la crise sur leur vie quotidienne alors que d'autres pensent que le gouvernement ne dit pas la vérité sur les conséquences de cette crise sur l'économie nationale. «C'est clair, les autorités nous cachent quelque chose. Le gouvernement ne veut pas être alarmiste et dire la vérité», enchaîne Karima, étudiante à l'université d'Alger.

            Dans les taxis collectifs, les places publiques, les rumeurs vont bon train. Certains s'interrogent sur un possible retour des pénuries, notamment de produits alimentaires, comme celles vécues par l'Algérie après la chute des prix du pétrole en 1986. D'autres se montrent convaincus que des pays asiatiques vont interdire l'exportation des produits alimentaires vers les autres pays dont l'Algérie. « Il vaut mieux acheter et stocker les produits de première nécessité. Tous les gouvernements sont inquiets sauf le notre, ce n'est pas normal. J'ai lu dans les journaux que cette crise va conduire à la hausse des produits alimentaires. Il faut se préparer», préconise Laid, chef d'entreprise.

            Plus concrètement, la crise financière mondiale commence à faire ses premières «victimes» en Algérie. Pour de nombreuses familles algériennes qui reçoivent des euros de la part de leurs proches installés en Europe, la crise a déjà provoqué ses premiers effets néfastes. L'euro a lourdement chuté sur les marchés parallèles de la devise. La monnaie européenne s’échange à 100 dinars contre 110,50 dinars au début du mois d’octobre. Et sur les marchés, les prix des produits alimentaires (fruits, légumes, etc) ne connaissent pas de baisses, malgré un recul visible de la consommation des ménages. Les fruits et légumes pourrissent en effet sur les étals de nombreux commerces de la capitale.

            En fait, l'Algérie qui importe l'essentiel de sa nourriture est dangereusement exposée aux effets de la crise financière sur les prix des produits alimentaires. Une hausse des prix conjuguée à une baisse des prix du pétrole serait synonyme de crise économique majeure pour notre pays. Dimanche dernier, le président Bouteflika avait averti devant les universitaires de Tlemcen que si le pétrole baissait fortement, l'Algérie ferait face à plusieurs crises. Le mal de l'économie nationale provient de sa forte dépendance vis-à-vis des hydrocarbures. Sans pétrole élevé, le gouvernement aura du mal à financer les importations de produits de base. Et au lieu d'accélérer la diversification de l'économie en encourageant les investissements, le gouvernement a sauvagement ouvert le marché aux produits étrangers et ne fait rien pour sauver l'industrie nationale menacée de disparition.

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            • Sonia Lyes :


              Lundi 20 octobre 2008 -- L'Algérie a-t-elle été épargnée par la crise financière internationale ? Près de trois mois après le début de la tourmente financière sur les marchés internationaux, aucune analyse sérieuse n'est venue éclairer les Algériens. Entre la précipitation du Gouverneur de la Banque d'Algérie, les approximations des économistes nationaux et les non-dits du gouvernement, l'Algérien est loin d'être sérieusement informé sur les répercussions de la crise sur sa vie quotidienne.

              Le 28 septembre, dans les colonnes du Quotidien d'Oran, l'économiste Mourad Benachenou, dans une longue contribution, fustigeait la politique du gouvernement et annonçait la catastrophe pour l'économie nationale. Sauf que…M. Benachenou avait basé toute son analyse sur un seul élément : une forte dépréciation du dollar américain. «Du fait de la structure de son commerce extérieur et de la règle imposée d'accepter exclusivement le dollar comme monnaie de payement de ses exportations d'hydrocarbure, qui représentent quatre-vingt-dix-huit pour cent de ses recettes extérieures, l'Algérie continuera à subir la détérioration du pouvoir d'achat du dollar », notait l'économiste. Or, depuis le 28 septembre, la valeur du dollar a fortement augmenté, passant de 1,60 pour un euro à 1,34 actuellement. Du coup, toute l'analyse de M. Benachnou se trouve dépourvue d'intérêt.

              Vendredi dernier, un autre économiste, Arslan Chikhaoui, invité du Journal de l'Entv, faisait une autre lecture, beaucoup plus optimiste et à l'opposée des prévisions alarmistes de M. Benachnou. Non, l'Algérie ne sera pas touchée par la crise, avait-il conclu en englobant le tout dans des termes très techniques que peu de téléspectateurs de l'Entv étaient en mesure de comprendre. Entre les deux, des «experts » et des « économistes » se répandent dans la presse pour annoncer le tout et son contraire : l'Algérie sera très touchée, l'Algérie profitera de la crise, l'Algérie est à l'abri, la crise n'est que passagère…Mais aucun économiste n’a avancé le moindre chiffre ni prévision.

              « L'économie est mondiale, il faut une analyse globale », explique à Tout sur l'Algérie (tsa-algerie.com) un expert en finances. « Pourquoi l'Algérie ne fait-elle pas appel à des experts internationaux pour analyser l'impact sur son économie ? Les grands noms et les meilleures références sont connus. Les prix Nobel d'économie sont connus. Il suffit d'aller les chercher et de leur confier une mission d'évaluation », préconise-t-il. En 2007, le président français avait fait appel à deux Américains, lauréats du prix Nobel d'économie, pour analyser la situation de la France et faire des propositions en matière de pouvoir d'achat. Pourtant, la France possède des économistes réputés et reconnus…

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              • ALGIERS, October 21, 2008 (Reuters) - Algeria's consumer price inflation between January and September averaged 4.2 percent, the official APS news agency reported on Tuesday, citing data from the National Statistics Office.

                The government of the OPEC member country has targeted 3.5 percent inflation for the whole of 2008. Consumer price inflation averaged 3.5 percent for the whole year of 2007, up from 2.5 percent in 2006.

                The inflation in the first nine months of 2008 stemmed largely from higher foodstuffs prices, which rose at a rate of 7.3 percent, APS reported.

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                • Mercredi 22 Octobre 2008 -- L’approche sur l’inflation en Algérie exprimée dernièrement par les analystes de l’institution de Bretton Woods et ceux de l’Office national des statistiques (ONS) diffère quelque peu. Si, du côté de l’institution internationale, on avance qu’elle sera soutenue en 2008 par la tendance haussière des prix à la consommation, en revanche, l’ONS estime que la tendance est à la baisse en référence au taux moyen du 1er semestre 2008 et celui des neuf premiers mois de l’année 2008. Dans le communiqué de l’ONS, rendu public hier, le rythme d’inflation moyen en Algérie a atteint 4,2% durant les neuf premiers mois de l’année 2008, en dépit d’une forte hausse (3,4%) enregistrée durant le mois de septembre dernier. Selon l’office, cette variation est due essentiellement à une augmentation de 7,3% des prix des biens alimentaires, avec 13,5% pour les produits alimentaires industriels et 1,6% pour les produits agricoles frais.

                  Quant aux prix des produits manufacturés, ils ont progressé de 1% alors que ceux des services ont évolué de 1,8% pendant la même période de référence, précise la même source. Cette augmentation enregistrée de janvier à septembre 2008 s’explique essentiellement par la poursuite de l’envolée des cours des matières premières sur les marchés mondiaux. A l’exception de la baisse des prix de la pomme de terre (-25%), du sucre et des produits sucrés (-1,5%) et, à un degré moindre, la viande et les abats de bœufs (-0,1%), tous les autres produits du groupe alimentation s’étaient inscrits en hausse.

                  Le même communiqué révèle en outre que l’augmentation des prix a touché beaucoup plus les huiles et graisses (+43,1%), le café, les thés et les infusions (+30,2%), le poisson frais (+18,6%), les fruits (+14,8%), le pain et les céréales (+6,3%), le lait, le fromage et les dérivés (+8,2%) ainsi que les légumes (+8,3%). En ce qui concerne la hausse des produits du groupe, elle s’étend également aux viandes et poissons en conserve (+2%), à la viande et aux abats de mouton (+1,5%) et aux boissons non alcoolisées (+0,1%).

                  En termes de variation mensuelle, l’office précise que, pour le mois de septembre 2008, le taux d’inflation a connu une hausse de 3,4% par rapport au mois d’août, soit une évolution mensuelle nettement supérieure à celle relevée le même mois de l’année écoulée (+2,3% en septembre 2007 par rapport à août 2007). L’ONS indique également que cette tendance intervient pour le 2ème mois consécutif. Elle résulte des produits alimentaires qui se sont distingués par un relèvement sensible du niveau des prix (+6,1%), en raison d’une très forte augmentation des prix des produits agricoles frais (+12,5%). Pour les analystes de l’office, cette évolution, affectant essentiellement les légumes (+25%) et les fruits (+32,7%), s’explique particulièrement par la période du mois de Ramadhan qui a coïncidé avec le mois de septembre 2008, selon les explications des services de l’ONS.

                  Par ailleurs, l’office fait, dans son communiqué, une comparaison entre le rythme annuel d’inflation de 1994 et celui de 2007. Il est passé de 29,04% à 3,5%. On y lit aussi que l’ONS a reporté l’utilisation du nouvel indice des prix à la consommation, prévu pour octobre, à janvier 2009 pour mesurer le rythme d’inflation moyen, élaboré sur l’année de base 2001. Une décision prise après validation du Conseil national des statistiques (CNS). «Ce dernier n’a pas encore finalisé la nouvelle méthode de calcul», souligne la source. Laquelle rappelle que l’indice actuel des prix à la consommation, élaboré sur l’année de base de 1989, se compose de 260 articles représentés par 732 variétés sélectionnées sur la base de critères tels que la dépense annuelle, la fréquence de la dépense et l’utilité du produit.

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                  • Mercredi 22 Octobre 2008 -- Les Bourses européennes et asiatiques sont reparties, mercredi 22 octobre, à la baisse dans le sillage de Wall Street aux Etats-Unis. Les deux indices américains, le Dow Jones et le Nasdaq, ont en effet lourdement chuté hier soir sur de nouvelles inquiétudes concernant l’impact de la crise financière sur l’économie mondiale. Les Bourses mondiales avaient également une autre mauvaise nouvelle à digérer : la Chine est à son tour touchée par la crise.

                    Cette dernière annonce constitue une mauvaise nouvelle pour l’Algérie. Depuis le début de la crise, c’est la Chine et les pays du Moyen-Orient qui tirent la demande pétrolière, évitant ainsi une dégringolade. Mais, en 2009, en cas de récession, les Chinois vont réduire fortement leurs achats de pétrole. Une situation qui pourrait provoquer une forte chute des prix. La banque Deutsche Bank, dans une note d’analyse publiée il y a quelques jours, n’exclut pas un baril à 50 dollars en 2009. Ce matin, le baril était en baisse, approchant du seuil psychologique des 70 dollars.

                    Une baisse des prix du pétrole va affecter les projets d'infrastructures en cours et menacerait la politique de diversification de l'économie entamée ces dernières années par le président Abdelaziz Bouteflika. Premier touchés, les projets pétrochimiques de Sonatrach risquent de se heurter à un problème de financements si la crise financière s'aggrave et affecte les prix du pétrole. Dimanche, le ministre de l'Energie et des mines Chakib Khelil n'a pas caché son inquiétude : «à chaque fois que l'Algérie tente diversifier son économie, les prix du pétrole baissent». Le ministre faisait allusion à la crise pétrolière du milieu des années 1980 qui avait conduit le gouvernement de l'époque à suspendre tous les grands projets de développement, faute de financements.

                    Aujourd'hui, une baisse importante des cours du pétrole ne laisserait pas le choix au gouvernement qui devrait faire des arbitrages budgétaires pour financer les importations de produits alimentaires afin de garantir la paix sociale. L'Algérie a tablé sur des prix du brut élevés pour diversifier son économie, sans toucher à la politique sociale en vigueur qui absorbe en moyenne une dizaine de milliards de dollars par an. L'argent sert à maintenir la fragile paix sociale et à assurer la transition économique vers une économie moins dépendante des hydrocarbures.

                    Enfin, la crise financière intervient dans un contexte peu favorable à l'économie nationale. Les investisseurs étrangers, déjà refroidis par le récent durcissement des conditions d'investissement, réfléchiront à deux fois avant de s'engager dans un projet industriel en Algérie.

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                    • Mercredi 22 octobre 2008 -- De plus en plus excessive, la facture alimentaire de l’Algérie a enregistré un nouveau record à 5,76 milliards de dollars au cours des neuf premiers mois de l’année, contre 3,43 milliards durant la même période de l’année dernière, selon les statistiques des douanes communiquées au Jeune Indépendant. Cette hausse de 67,51 % dépasse de loin ce que le pays avait dépensé durant toute l’année de 2007 où la facture alimentaire avait atteint 4,82 milliards de dollars. Ces statistiques douanières démontrent, une fois de plus, la forte dépendance alimentaire du pays qui s’est accentuée avec la crise mondiale en raison de la flambée des prix des produits alimentaires sur les marchés mondiaux. Une crise qui a coïncidé avec la mauvaise récolte céréalière de la campagne 2007-2008 qui a baissé de moitié, en passant à 2,1 millions de tonnes, contre une moyenne de 4,1 millions de tonnes durant les cinq dernières années. Pour compenser ce déficit important et répondre à la demande locale estimée à plus de 8 millions de tonnes, l’Algérie a accru ses dépenses en céréales dont la facture a grimpé de 1,24 milliard de dollars à 3 milliards, soit une hausse de 134,9 % par rapport au neuf premiers mois de l’année précédente. Les céréales et produits céréaliers représentent ainsi 51 % du montant global des importations nationales en biens alimentaires.

                      Outre les céréales, les fortes dépenses de l’Algérie concernent également les laits et produits laitiers, qui viennent toujours en deuxième position après les céréales et dont la facture est passée de 799 millions de dollars à plus de un milliard. Les grosses dépenses concernent également les légumes secs. Ces produits de large consommation ont totalisé un montant de 185 millions de dollars de janvier à septembre, contre 137 millions au cours des neuf premiers mois de 2007. L’Algérie a également accru ses dépenses en thé et en café qui ont totalisé un montant de 250 millions de dollars, contre 182 millions de dollars durant la même période de 2007, et en viandes, dont la facture est passée de 116 millions à 125 millions de dollars. Outre la flambée des prix des produits alimentaires qui a accentué la forte hausse de la facture des importations, s’ajoute la chute du dollar par rapport à l’euro, monnaie dans laquelle sont libellés la plupart de nos achats de l’étranger. Cet accroissement des dépenses est également accentué par l’augmentation des prix de l’énergie qui a provoqué la hausse des prix des intrants (semences, pesticides, engrais) ainsi que par ‘utilisation des céréales, de la canne à sucre et des oléagineux pour la fabrication d’agro- carburants.

                      Les prix des huiles, du café, du poisson et des fruits ont fortement augmenté entre janvier et septembre

                      Le rythme d’inflation moyen en Algérie a atteint 4,2 % durant les neuf premiers mois de l’année, en raison essentiellement d’une hausse de 7,3 % des prix des biens alimentaires, (+ 13,5 % pour les produits alimentaires industriels et + 1,6 % pour les produits agricoles frais). Cette augmentation a touché beaucoup plus les huiles et graisses (+ 43,1 %), le café et le thé (+ 30,2 %), le poisson frais (+ 18,6 %), les fruits (+ 14,8 %), les laits et dérivés (+ 8,2 %) et les légumes (+ 8,3 %), selon l’Office national des statistiques. En septembre dernier, les prix des légumes ont augmenté de 25 % et ceux des fruits de 32,7 %. Une hausse qui s’explique, selon l’ONS, par le fait que le mois de ramadan, synonyme de grande consommation, a coïncidé avec le mois de septembre.

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                      • ALGIERS, October 29, 2008 (Reuters) - OPEC member Algeria, which is dependent on oil and gas for most foreign exchange earnings, has set up a commission to monitor possible harm to its economy from the world financial crisis, the government said on Tuesday.

                        Finance Minister Karim Djoudi said his ministry set up the commission to study how to help the country cope with any impact on Africa's third largest economy, the official APS news agency reported.

                        "A month ago we installed a commission to watch what is happening in international markets, making assessments and, possibly, proposals," he was quoted as saying.

                        "The commission will present each week assessments of the situation of international markets and the national economy."

                        Djoudi said three weeks ago the country was shielded from overseas financial turmoil, because it had sharply reduced its national debt in recent years and relied increasingly on itself to fund development.

                        Djoudi on Tuesday reiterated that no immediate harm would come to the economy but said that global recession had resulted in a decline in oil demand, "which has influence upon both external revenue and fiscal revenue."

                        The north African country's oil and gas exports account for more than 95 percent of its total sales abroad.

                        Algeria's parliament approved on Thursday a draft 2009 budget providing for a 6.3 percent increase in state spending to 5,191 billion Algerian dinars.

                        The minister said any effect of a downturn on Algeria in the next few years could be mitigated by withdrawals from a government reserve fund set up by the state many years ago to help deal with possible problems in funding the budget.

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                        • Mercredi 29 octobre 2008 -- Le ministre des Finances a annoncé, hier, l’installation d’une commission chargée de suivre la crise financière internationale. «Cette commission est composée de cadres des ministères des Finances et de l’Energie ainsi que de la Banque centrale. Son rôle consiste à analyser et à suivre la crise internationale. Elle devra également informer le gouvernement de la situation à travers des rapports hebdomadaires», a affirmé M. Karim Djoudi en marge d’une plénière du Conseil de la nation. Le ministre des Finances reste, toutefois, très optimiste puisqu’il a estimé que l’Algérie tire profit de cette crise qui paralyse le monde. Il base son analyse sur la baisse des prix des matières premières. Pour ce qui est de la baisse du prix du pétrole brut, M. Djoudi a expliqué que l’Algérie subirait un déficit budgétaire que si le baril passait sous la barre des 37 dollars.

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                          • Samedi 1 novembre 2008 -- Officiellement, le gouvernement est unanime : l'Algérie ne sera pas touchée par la crise. Grâce à ses réserves de change estimées à 150 milliards de dollars, le pays serait même à l'abri durant au moins les trois prochaines années, selon les prévisions du Premier ministre Ahmed Ouyahia. Mais, dans les faits, la situation est beaucoup plus complexe et l'inquiétude commence à gagner le gouvernement. De tous les pays pétroliers, l'Algérie est aujourd'hui celui qui possède le moins d'atouts pour faire face à une chute même passagère des prix du baril. L'économie nationale est très peu diversifiée et l'offre intérieure est quasi-inexistante, conséquence d'une politique de désindustrialisation et d'une libéralisation à outrance du commerce extérieur.

                            Dans les prochains mois, le baril de pétrole devrait se situer entre 50 et 75 dollars, selon des projections d'économistes. Cette situation pourrait durer jusqu'en 2010. On est certes loin de la dégringolade de la fin des années 1980 ou de la baisse brutale des prix qui a suivi la crise asiatique en 1998. Mais en parallèle, la crise actuelle va produire au moins deux effets qui vont se répercuter directement sur la vie quotidienne des Algériens : une poussée inflationniste très forte et un recul des investissements étrangers.

                            En effet, les plans de sauvetage des banques de près de 2000 milliards de dollars lancés en Europe et aux Etats-Unis vont produire une très forte inflation dans le monde. « Les gouvernements occidentaux n'avaient pas d'argent pour financer ces plans. Ils ont fait travailler les machines à faire des billets. C'est de la monnaie de singe », explique à toutsurlalgerie (tsa-algerie.com) un économiste français. Avec une telle masse monétaire injectée dans le système financier mondial, les prix vont s'emballer. Or, l'Algérie importe presque tous ses besoins, notamment alimentaires. La facture d'importation, déjà très importante, va connaître une très forte hausse dans les prochains mois. Elle obligerait le gouvernement à augmenter sensiblement le budget alloué aux subventions, pour maintenir les prix à un niveau raisonnable et sauvegarder la paix sociale. Mais la marge de manœuvre gouvernementale en la matière va dépendre beaucoup de l'évolution des cours du brut. A moins de 75 dollars, la situation pourrait s'avérer difficile à gérer.

                            Autre conséquence attendue de la crise : une forte baisse des investissements étrangers. Pour se développer, l'Algérie comptait sur un flux d'investissements internationaux. Le pays va devoir patienter : confronter à des difficultés financières, les entreprises étrangères vont se montrer très prudentes et réfléchir à deux fois avant de prendre une décision d'investir. D'autant que l'Algérie vient d'envoyer un signal peu encourageant en direction des investisseurs, en décidant de durcir sa politique en matière d'investissements. Même dans le secteur pétrolier, les choses pourraient se compliquer : avec un baril à 60 dollars, l'Algérie, du fait de sa loi sur les hydrocarbures (partage de production, taxe sur les superprofits...) devient un pays peu rentable pour les compagnies étrangères qui vont devoir faire des arbitrages.

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                            • Vendredi 7 novembre 2008 -- Le gouvernement Ouyahia a une nouvelle mission : garantir la stabilité sociale avant la présidentielle d'avril prochain. Le président Abdelaziz Bouteflika a demandé récemment à son Premier ministre de prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la stabilité durant les cinq mois qui nous séparent de la présidentielle, a appris toutsurlalgerie (tsa-algerie.com) de source gouvernementale. «Le chef de l'Etat a instruit le gouvernement de maintenir en l'état la stabilité sociale actuelle et d'éviter toute grève ou mouvement social», affirme notre source.

                              A près de cinq mois de la présidentielle, dont le premier tour est prévu en avril 2009, le gouvernement doit s'occuper de la gestion des affaires courantes et surtout de veiller à la stabilité sociale. Le président Abdelaziz Bouteflika a notamment demandé à l'exécutif d'assurer l'approvisionnement du pays en divers produits de grande consommation comme le lait, les céréales et les médicaments pour éviter des pénuries qui pourraient provoquer des tensions sociales et des émeutes populaires. La politique de subvention des prix des produits de première nécessité sera maintenue, voire renforcée en cas d'une hausse de l'inflation mondiale.

                              Les cinq prochains mois seront marqués par d'intenses activités politiques du chef de l'Etat : révision de la Constitution dans quelques jours, visite d'Etat en France à la fin de l'année, campagne électorale, élections présidentielles... Le président Bouteflika veut que les choses se déroulent dans la sérénité. Outre la stabilité sociale, le gouvernement va devoir gérer la situation sécuritaire et éviter des attentats terroristes spectaculaires qui plongeraient le pays dans l'incertitude totale à la veille de la présidentielle.

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                              • ALGIERS, November 10, 2008 (Reuters) - OPEC member Algeria's economy is set to grow by 3.3 percent in 2008, a government economic thinktank said on Monday, giving a slightly lower figure than the official government forecast of 3.5 percent.

                                'The final forecast shows a rate of overall economic growth of 3.3 percent for 2008,' the National Economic and Social Council (CNES) research institute said in a report presented at an economic seminar.

                                The government of the north African energy exporter originally forecast the economy would grow by 5.8 percent but later revised it down to 3.5 percent.

                                Oil and gas sales abroad account for about 97 percent of Algeria's total exports.

                                The CNES said in its report that it expected growth in the hydrocarbon sector to decline by 0.2 percent in 2008 from a decline of 0.9 percent in 2007 and the volume of oil and gas exports in 2008 was likely to drop by 0.6 percent.

                                Agriculture would grow only by 1.0 percent, down from 5.0 percent in 2007, due to a decline in cereals production.

                                Industry and services were expected grow by 2.0 percent and 7.5 percent respectively, according to the report.

                                Algeria has said it was shielded from overseas financial turmoil after reducing its external debt in recent years and relying increasingly on itself to finance development projects.

                                But Finance Minister Krim Djoudi said last month his ministry had set up a commission to monitor possible harm to the country's economy.

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