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Inefficacité gouvernementale et détérioration du pouvoir d’achat des Algériens

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  • Jeudi 29 janvier 2009 -- L'Algérie doit poursuivre le rythme des investissements publics malgré la baisse des revenus pétroliers car elle dispose d'une «visibilité» financière suffisante pour surmonter la crise économique mondiale, estime le ministre des Finances Karim Djoudi. L'hypothèse d'un baril de pétrole à 37 dollars sur un long terme, base sur laquelle a été adopté le budget algérien pour 2009, est "exclue" et les banques algériennes disposent de liquidités suffisantes, affirme M. Djoudi dans un entretien publié jeudi par le quotidien Liberté.

    Le ministre ajoute que l'Algérie dispose de confortables réserves de change (140 milliards de dollars, ndlr) et d'un fonds de régulation - alimenté par le surplus des recettes pétrolières - disposant de près de 45 milliards de dollars. Ce fonds de régulation et "la bonne liquidité dans les banques nous permettent de conduire le programme d'investissements (2009 - 2013) sans aucune difficulté", affirmé M. Djoudi. Ce fonds offre à l'Algérie "une bonne visibilité sur trois ans et demi", affirme-t-il. Mais "il est évident qu'il va falloir discipliner les importations" au profit "de la production nationale" qui, dit-il, bénéficie déjà d'avantages comme une pression fiscale moindre que celle pesant sur la seule commercialisation de produits.

    Les autorités algériennes ont aussi interdit l'importation de médicaments déjà produits sur place et institué une taxe sur les voitures "qui peut inciter les des constructeurs (...) à préférer produire en Algérie plutôt que de vendre seulement", dit-il. Le marché algérien absorbe 200.000 véhicules par an alors que les constructeurs font face à une mévente sur le marché international, souligne encore M. Djoudi.

    La facture des importations de biens alimentaires a atteint 8 milliards de dollars en 2008, 1,8 milliard pour les médicaments ou 3,7 milliards pour les véhicules. Les importations algériennes ont atteint 40 milliards de dollars au total en 2008. Si pour M. Djoudi l'année 2009, "année de décroissance dans le monde", sera "mauvaise", au "second semestre 2010 on devrait assister à une reprise de l'économie mondiale".

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    • Sonia Lyes :


      Dimanche 1 Février 2009 -- Il y a quelques semaines, fin 2008, Abdelaziz Bouteflika convoquait un haut responsable de l'Etat dans son bureau. Objet de l'entretien : le Président voulait obtenir un diagnostic précis et rigoureux sur la situation économique du pays. Les contradictions de ses ministres sur la situation réelle de l'économie nationale et sur l'impact de la crise mondiale sur l'Algérie avaient fini par l'agacer, et il voulait un avis neutre et sérieux. Le chef de l'Etat avait exigé que le diagnostic soit fait par des experts étrangers, reconnus dans leurs domaines. Il avait aussi demandé à ce qu'aucun ministre ne soit associé à ce travail : ni Hamid Temmar, ni Chkib Khelil et encore moins Karim Djoudi ne devaient assister aux travaux. M. Bouteflika voulait notamment s'appuyer sur ce diagnostic pour mieux préparer son programme économique pour le troisième mandat.

      La mission a été confiée au président de l'APN Abdelaziz Ziari. Quatre experts reconnus mondialement - trois Français et un Espagnol - ont été contactés et ils ont accepté la mission. C'était l'une des rares fois depuis de nombreuses années que l'Algérie faisait appel à des experts mondiaux pour évaluer son économie et le challenge était important.

      Les experts débarquent à Alger le 14 janvier. Durant 13 jours, les quatre experts devaient se pencher sur la situation de l'économie nationale et tenter de trouver des remèdes et proposer des solutions concrètes. L'Algérie est un pays qui dispose des plus importantes réserves de change du monde arabe mais qui peine à transformer ses revenus pétroliers en richesse pour son peuple. Un cas presque unique dans le monde.

      La résidence d'Etat de Djenane El Mithak a été réservée pour la circonstance. Sur ordre du chef de l'Etat, tous les moyens et toutes les données devaient être mis à la disposition des quatre experts. Mais une fois sur place, les quatre économistes ont été surpris de se retrouver dans une salle de conférence, avec...600 autres « experts algériens ».

      Durant les treize jours de travaux, les « experts » se sont succédés à la tribune pour donner leur avis sur la situation économique du pays. Parfois, les interventions étaient interminables, selon un participant. D'une réunion d'experts internationaux destinée à proposer des solutions concrètes pour relancer l'économie nationale, la rencontre s'est transformée en une sorte de forum économique où de l'avis de l'un des quatre experts européens « on a entendu toutes sortes de conneries ». Même Hamid Temmar s'est déplacé pour assister à une partie des travaux.

      Le forum s'est achevé le 26 janvier dernier. Dans quelques jours, le président de l'APN, Abdelaziz Ziari devrait remettre ses conclusions au président Bouteflika. Mais au lieu d'un diagnostic sérieux et rigoureux sur la situation de l'économie nationale, le chef de l'Etat a de fortes chances de se retrouver avec une synthèse reprenant des arguments déjà lus ailleurs : l'Algérie peut s'en sortir, elle a du potentiel, la crise économique n'aura aucun impact...

      Reste des questions : pourquoi une mission d'experts internationaux s'est-elle transformée en forum économique ? Qui ne veut pas d'un diagnostic sérieux de l'économie nationale ? Et surtout, le président Bouteflika est-il au courant des conditions dans lesquelles s'est déroulé la rencontre ?

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      • Dimanche 1 Février 2009 -- Le prix du poulet a grimpé, hier, à 240 DA le kilogramme, alors qu’il allait entre 170 DA et 190 DA une semaine auparavant, idem pour les œufs dont le prix a atteint les 11 DA l’unité chez plusieurs épiciers. Les prix du poulet et des œufs continuent à grimper dans les différents marchés et vendeurs en détaille où on s’était rendu hier, et le prix d’un seul œuf a atteint 11DA voire 12 chez quelques épiciers, et le prix d’un plateau d’œufs, 30 unités, est estimé à 330 Da, quant aux commerçants grossistes, les prix ont été fixé à 285 DA pour un seul plateau. Le prix du poulet est estimé à 240 Da le kilogramme, alors que son prix a atteint 250 DA chez quelques épiciers, et une semaine auparavant son prix variait entre 170 Da et 190 DA, justifiant cela par l’augmentation de son prix dans les marchés de gros. Le secrétaire général de l’union nationale des agriculteurs Algériens a justifié la hausse des prix de ces deux produits par la hausse des prix des aliments de volailles depuis le début de l’année en cours qui sont passés de 4 milles DA à 7 milles DA le quintal, ce qui s’est répercuté négativement sur les prix des œufs et du poulet.

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        • Dimanche 8 Février 2009 -- «La réforme budgétaire est un axe essentiel dans la réforme de l’Etat», a affirmé, hier, le premier argentier du pays, M. Karim Djoudi lors du premier forum de la gestion publique en Algérie. Dans son intervention, à l’ouverture de cette rencontre, le ministre a expliqué qu’il s’agit «d’une refonte du mode de gestion budgétaire, de promouvoir la culture du résultat et d’asseoir une meilleure gouvernance budgétaire». Il faut rappeler que la réforme budgétaire a été entamée en 2000 et le gouvernement a adopté il y a quelques mois le projet de loi organique relative aux lois de finances. Laquelle loi est, selon M. Djoudi, «le soubassement juridique de cette réforme budgétaire» et sera accompagnée d’une refonte du mode de gestion du budget de l’Etat par une approche «novatrice» dans la gestion publique et la mise en place d’une gouvernance budgétaire basée sur la culture de résultat et de performance dans la gestion des dépenses de l’Etat. Elle permettra aussi, selon le représentant du gouvernement de transformer les systèmes opérationnels, d’adapter les mécanismes de contrôle et d’asseoir une gouvernance du budget. Ce qui est perçu comme une réponse globale aux attentes des institutions, des opérateurs et des consommateurs. La gouvernance budgétaire suppose, selon M. Djoudi, l’évaluation des projets et mettre fin à des méthodes du budget des moyens. Elle suppose aussi, estime le ministre, de garantir une meilleure visibilité à long terme en tenant compte des difficultés à l’international. Cette réforme doit, en outre, inclure une liberté d’action combinée à une plus grande responsabilité de la part des agents publics en matière de gouvernance et de résultats sur le moyen terme.

          Par ailleurs, le représentant du ministre des Finances, M. Aït Sadi, a expliqué, en marge du Forum, que l’exercice 2012 verrait la mise en œuvre progressive de cette réforme visant à aller vers des budgets sectoriels pluriannuels. Les dispositifs juridiques, techniques et humains nécessaires à l’accompagnement de ce processus seront mis en place de façon progressive, a-t-il précisé. Selon lui, des expériences similaires vécues au Canada et en France ont montré qu’il faudrait au moins entre 3 à 4 exercices pour mener à terme ce processus en fonction de la performance du système d’information en place. Il va sans dire que le Forum, qui se déroulera dorénavant chaque année, a vu la participation de nombreux spécialistes algériens et étrangers. La rencontre devrait analyser et décortiquer tous les volets relatifs à l’application de cette nouvelle vision de la gestion budgétaire, afin de permettre aux fonctionnaires d’avoir «une meilleure maîtrise des outils de gestion du budget de l’Etat». Cette rencontre débattra également de la performance dans les grandes administrations publiques algériennes avec «la préoccupation de comparer les regards de spécialistes algériens et experts étrangers» sur cette question. Quatre sujets on été au cœur de la table ronde animée par les experts algériens et étrangers. Citons la loi organique relative aux lois de finances, le cadre de contrôle de la dépense publique et les expériences des réformes budgétaires conduites dans d’autres pays, ainsi que le rôle et la place des systèmes d’information dans les grands projets de transformation financière et budgétaire.

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          • Algiers, February 8, 2009 (PANA) -- The Director in charge of the modernization of budgetary systems in Algeria, Farhat Iken, said that the finance ministry had set 2012 for the takeoff of the country's budgetary reform. Iken spoke on Saturday, on the sidelines of a forum organised by French audit firm Deloitte, on budgetary reform. He said emphasis would shift from mere allocation of resources to institutions to the achievement of concrete results. The Director said a crucial issue in the reform is the flow of information to help the budgetary process.

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            • Mardi 10 Février 2009 -- Dans ce contexte social des plus durs qui semble avoir achever les dernières volontés des ménages dans leur lutte contre l'érosion de leur pouvoir d'achat, les prix de certains produits ne cessent de flamber pour atteindre des proportions vertigineuses. Et pour cause, après les fruits et légumes, ainsi que les viandes, à l'image du veau qui a atteint les 640 DA le kilo, pour ne pas évoquer le reste des produits de base tels le lait, l'huile et les légumes secs, c'est maintenant à la sardine de prendre... le large. Vendu à 250 DA le kilo, il y a quelques jours, ce produit de mer tant prisé par les petites bourses risque d'atteindre le prix de 300 DA, selon certains poissonniers. Ces derniers qui peinent à écouler les petits casiers de poissons sont à la limite de leur force, indiquent-ils, dans cette activité qui ne leur procure plus les marges de bénéfice requises pour survivre. Bien que ces jours-ci le prix de la sardine se soit stabilisé autour de 220 DA le kilo, il n'en demeure pas moins que ce produit des fonds marins n'attire plus les consommateurs de par son prix excessivement cher. Certains ont désormais comparé ce produit à la viande de poulet cédé à à 270 DA le kilo. D'autres détournent carrément leur regard de ce poisson sachant bien que son prix est hors de leur portée. Face à cette flambée du prix de la sardine force est d'admettre que le reste des autres produits n'est pas mieux loti dans le sillage de cette spectaculaire érosion du pouvoir d'achat. Au marché des fruits et légumes de la cité Boulatika, la ruine des petites bourses est encore à constater lorsqu'on ose jeter un petit coup d'oeil sur les prix affichés. Que ce soit pour les desserts à commencer par les oranges, ou pour les légumes, tel le choux-fleur, par exemple proposé à 80 DA le kilo, la cadence infernale des prix est la même sachant que même les patates qui ont déjà fait trop de bruit autour d'elles ne descendent plus en-dessous des 40 DA le kilo.

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              • Mardi 10 Février 2009 -- L'Algérie finira par subir les effets de la crise économique mondiale et doit relancer son agriculture notamment pour contrer la baisse des revenus pétroliers, ressource quasi exclusive du pays, a estimé mardi un expert algérien des questions financières internationales. L'Algérie, qui selon des sources officielles n'a pas été sérieusement touchée par la crise, "finira par subir des effets directs de ces turbulences qui ont déjà commencé à affecter les économies émergentes", a affirmé Abdel Attou au cours d'une conférence-débat organisée à Alger par l'Assemblée populaire nationale (APN) et relatée par l'agence APS.

                Une stratégie à long terme, basée essentiellement sur la diversification de l'économie et des exportations demeure la principale option de l'Algérie pour faire face aux effets de la crise, a ajouté M. Attou, ancien directeur à Merill Lynch et membre du Conseil arabe des affaires au Forum économique mondial de Davos, selon la même source. "Un assèchement de liquidités des banques locales malgré leur très faible connexion à la place financière internationale" pourrait aussi affecter l'Algérie alors que la baisse "considérable" des prix du pétrole la prive d'importants revenus, a encore estimé M. Attou.

                Reconnaissant qu'il "n'existe pas de recette générale ou théorique" pour surmonter la situation actuelle, il a évoqué la nécessité pour l'Algérie, dans le secteur agricole, de réhabiliter les cultures dites stratégiques comme le blé qui a été négligé, ce qui constitue selon lui "une erreur monumentale". La relance de l'appareil productif interne du pays, qui doit sortir de sa vocation de mono-exportateur, passe par une diversification de l'économie et des exportations, a-t-il dit.

                Si une reprise de l'économie mondiale est attendue à partir du premier semestre 2010 selon des prévisions optimistes, elle "ne devrait être consommée qu'à partir de la seconde moitié de l'année prochaine" par une relance de la demande mondiale d'énergie et un retour des investissements directs étrangers, a encore ajouté cet expert.

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                • Algeria, February 10, 2009 (PANA) -- International economic expert and chairman of the Algerian Association for the Development of Market-led Economy (ADEM), Abderrahmane Mebtoul, has tasked the government to take precautionary measures over the current global financial crisis.

                  In an interview with PANA here on Tuesday, Mebtoul said that the Algerian government should set up an independent protection committee to stem the impact of the crisis, which he said is ''structural rather than economic''.

                  The ADEM chairman condemned the present attitude by some Algerian officials "who do not want to face the hard truth as they claim that the global crisis does not affect Algeria".

                  According to Dr Mebtoul, the committee he is advocating will include top national experts from all sectors.

                  "This committee could use external expertise and should network with local structures directly involved, such as the ministries of Defence, Interior, Finance, Energy and Mining as well as the Central Bank of Algeria,'' the economist added.

                  Dr Mebtoul also highlighted the importance of using the power of information to mitigate the impact of the crisis.

                  "The committee should use all the media and the state-owned television by providing results every two months through a direct dialogue with the society in order to sensitize it. Ony through these approaches could Algeria avoid the mistakes of the 1986 crisis and its devastating effects (that lasted) more than 10 years", he noted in this regard.

                  Dr Mebtoul predicted that the years 2009 to 2010 would be marked by a strong depression, with the shock waves likely to last beyond 2013-2014, and the stock exchanges all over the world would suffer losses never heard of since 1929 to 1934.

                  He contended that the collapse of the financial markets goes with the decline of the economy that will last several years.

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                  • Jeudi 19 Février 2009 -- Une source bien informée a indiqué, hier, à El Khabar, que le Directeur Central de la Banque Mondiale en Algérie, M. Juan José Daboub, a discuté plusieurs questions avec les responsables algériens, dans une visite de trois jours. Il a discuté des questions relatives aux programmes de réformes appliqués par l’Algérie en coopération avec la Banque Mondiale, notamment dans les secteurs de l’industrie et des banques. La Banque Mondiale a réaffirmé l’importance de la rationalisation des dépenses publiques et la diversification des sources de revenus de l’Algérie, suite à la crise financière mondiale et ses répercussions sur les plus importantes recettes de l’Algérie, soit du pétrole et du gaz. La visite du responsable de Bretton Woods coïncide avec la publication de deux rapports par la Banque Mondiale. Le premier concerne les effets et répercussions de la crise financière et économique mondiale sur l’Algérie, ses plus importants aspects ainsi que les prévisions pour l’année en cours. Le deuxième concerne l’évaluation de la situation économique algérienne et la présentation de l’ensemble des développements enregistrés sur le niveau économique et social. Cette institution internationale a précisé que l’économie algérienne ne doit pas rester l’otage des recettes pétrolières et qu’elle devra arrêter d’être une économie basée sur la rente. Elle a également appelé l’Algérie à diversifier ses sources de revenus en continuant et en accélérant le rythme du processus des « réformes de deuxième génération », notamment des secteurs vitaux tels que les banques et les bourses. L’Algérie devra également soutenir le développement du secteur privé et rompre avec les politiques de soutien des secteurs qui souffrent depuis les années d’une crise structurelle, a précisé cette institution.

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                    • Samedi 21 Février 2009 -- Les ministres des Finances de l'Algérie et de six autres pays membres du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale (BM) ont analysé samedi à Alger notamment l'impact de la crise économique mondiale sur leurs économies, a indiqué l'agence APS. La réunion a regroupé les ministres des Finances et les gouverneurs de banques centrales du groupe auquel appartient l'Algérie au sein de la Banque mondiale et du FMI, dans le cadre de la préparation des réunions de printemps des institutions financières, selon APS. Outre l'Algérie, ce groupe comprend l'Afghanistan, le Ghana, l'Iran, le Maroc, le Pakistan et la Tunisie.

                      Ces réunions tenues habituellement à Washington en marge des assemblées annuelles de ces deux institutions financières internationales sont organisées, désormais, dans chaque pays membre de ce groupe, a précisé la Banque d'Algérie.

                      La réunion tenue à huis clos a été notamment consacrée à l'impact de la crise économique mondiale sur les économies de ces sept pays, selon APS. Les participants ont également abordé "la question de la gouvernance et de la réforme des facilités de financement du FMI" ainsi que celle liée "au renforcement (...) de la représentation au sein des organes dirigeants de la BM et aux facilités mises en places par cette institution pour aider les pays à faire face à la crise (mondiale)", a ajouté la Banque d'Algérie, toujours selon APS.

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                      • February 22, 2009 -- Finance ministers and the governors of the central banks of Algeria, Afghanistan, Ghana, Iran, Morocco, Pakistan and Tunisia met with members of the International Monetary Fund (IMF) and the World Bank (WB) Saturday (February 21st) in Algiers to review the impact of the global economic crisis on their economies, APS reported.

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                        • ALGIERS, February 24, 2009 (Reuters) - Algerian consumer prices rose 4.5 percent last month from a year earlier, pushed higher by an 8.2 percent increase in food costs, official figures showed on Tuesday.

                          Prices of manufactured goods and services were up 1.9 percent and 5.3 percent respectively, state news agency APS cited the National Statistics Office (ONS) as saying.

                          The monthly inflation rate compares with an average of 4.4 percent registered in full-year 2008, up from 3.5 percent in 2007. The ONS said January 2009 consumer prices were down 0.2 percent from the previous month.

                          OPEC oil and gas exporter Algeria relies heavily on imports of food and other consumer goods.

                          The government says it is shielded from the world financial crisis and will press ahead with national development plans despite a drop in world energy prices.

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                          • Mercredi 25 Février 2009 -- Le rythme d’inflation annuel (janvier 2008/janvier 2009) a atteint 4,5%, soit un taux proche de celui observé pour 2008 (4,4%), a-t-on appris hier auprès de l’Office national des statistiques (ONS). Cette variation a été engendrée par une augmentation de 5,6% des prix à la consommation, due notamment à une hausse de 8,2% des biens alimentaires, avec +14,3% pour les produits agricoles frais et +1,6% pour les produits alimentaires industriels. Quant aux prix des produits manufacturés, ils ont progressé de 1,9% et ceux des services de +5,3% pendant la période de référence, selon la même source. À l’exception des prix des huiles et graisses qui ont accusé une baisse de 3,3% et la pomme de terre (-2,3%), et à un degré moindre le pain et céréales (-1%), tous les produits du groupe alimentation s’étaient inscrits en hausse de janvier 2008 à janvier 2009. Cette hausse des prix a touché beaucoup plus le poisson frais avec +28,8%, la viande de poulet (27,9%), les œufs (24,7%), le café, thé et infusion (20,1%), et la viande de mouton (19,3%). La hausse des produits du groupe s’étend également aux légumes (13,7%), sucre et produits sucrés (10,5%), fruits (9,3%), viandes et poissons en conserve (4,9%) et le lait et dérivés avec (0,6%).

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                            • Mercredi 25 Février 2009 -- Une inflation «stable», selon l'Office national des statistiques, qui indique dans le rythme annuel (janvier 2008-janvier 2009) qu'elle a atteint 4,5 %, soit un taux proche de celui observé pour 2008 (4,4 %). Ceux qui font quotidiennement le marché savent que la ménagère algérienne trouverait beaucoup à redire sur ces statistiques. En allant au marché ces derniers jours, elle rencontre une salade verte à 100 dinars, des pommes de terre à 45 dinars, des oignons à 45 dinars, des tomates à 65 dinars... le chou-fleur à 100 dinars, la viande de mouton à 850 dinars, le boeuf à 1.100 dinars et la très brave sardine à 250 dinars. Ne lui parlez surtout pas, à cette ménagère, de stabilité ou de hausse modérée, voire insignifiante, de l'inflation. Il est vrai que les pourcentages livrés par l'Office des statistiques sont froids. Ils constatent des évolutions. Ils ne font pas le calcul que fait le smicard ou le smicard pas grand-chose, pour essayer de « tenir » avec son salaire jusqu'à la fin du mois. Consommer correctement, sans exagération, est manifestement impossible. Il faut bien se rabattre sur l'essentiel, le pain, le lait, la pomme de terre, la semoule... Sur le fond, les chiffres de l'ONS ne contredisent pas la ménagère. Les produits alimentaires, là où va l'essentiel du budget familial, ont le plus renchéri au cours de l'année et sont, pour l'essentiel, dans la hausse globale de 5,6 % des prix à la consommation. Dans le détail, les biens alimentaires ont augmenté de 8,2 %. Les produits agricoles frais ont connu une hausse de 14,3 %, confirmant ainsi les constats douloureux faits quotidiennement au niveau des marchés. Ces produits frais, on les regarde en général et on passe. «On n'a pas idée d'acheter la salade à 100 dinars », maugréait hier, une dame devant les étals du marché à Kouba, à Alger. Les produits alimentaires industriels connaissent, eux, une progression modérée de 1,6 %. Selon les chiffres de l'ONS, les huiles et graisses ont baissé de 3,3 %, la pomme de terre (-2,3 %), le pain et céréales (-1 %), mais tous les autres produits alimentaires ont connu une hausse substantielle entre janvier 2008 et janvier 2009.

                              La sardine et le merlan

                              La sardine du pauvre, qui s'achetait autour de 100 dinars en 2008, est durablement installée autour de 250 dinars. Les statistiques de l'ONS donnent une hausse du prix du poisson frais de 28,8 %. À l'évidence, cette statistique s'applique aux poissons des « riches » comme le merlan (1.000 à 1.200 dinars) ou le rouget (700 à 900 dinars) qu'à la sardine, dont le prix a plus que doublé. Mais, une statistique est une moyenne, elle ne va pas distinguer entre la sardine et le rouget. L'ONS ne se moque pas forcément de la ménagère mangeuse « occasionnelle » de sardines. Les chiffres renvoient bien à la réalité d'une inflation fortement portée par la hausse sur les produits alimentaires : la viande de poulet (27,9 %), les oeufs (24,7 %), le café, thé et infusion (20,1 %), et la viande de mouton (19,3 %), les légumes (13,7 %), le sucre et produits sucrés (10,5 %), les fruits (9,3 %), viandes et poissons en conserve (4,9 %) et le lait, fromage et dérivés avec 0,6 %. Se nourrir coûte cher. Se nourrir de manière variée coûte très cher. Il reste que la ménagère pour s'interroger sur le retard mis à l'utilisation du nouvel indice des prix à la consommation. L'ONS devait le faire en octobre et elle l'a reporté. L'explication serait que le Conseil national des statistiques (CNS) n'a pas encore finalisé la nouvelle méthode de calcul. Or, l'indice actuel date du siècle dernier, en 1989. Les choses ont pourtant bien changé. Le plus évident est que la grande « famille », où chacun apporte sa contribution, n'est plus la norme. Le profil des ménages a considérablement changé. Ce qui reste est le fait que les familles algériennes continuent à consacrer près de la moitié de leurs revenus pour la nourriture. C'est sans doute la raison de la perplexité de la ménagère devant les chiffres de l'ONS. Même si ces chiffres évoquent une inflation importante, cela ne donne pas une idée de son blues devant les étals. Ni de ce qu'elle peut acheter et surtout de tout ce dont elle se prive.

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