Announcement

Collapse
No announcement yet.

Inefficacité gouvernementale et détérioration du pouvoir d’achat des Algériens

Collapse
X
 
  • Filter
  • Time
  • Show
Clear All
new posts

  • Guest 123
    replied
    Merouane Mokdad et Samir Allam :


    Jeudi 19 Mai 2011 -- Une trentaine d’hommes d’affaires américains sont attendus à Alger à partir de samedi prochain. La délégation se déplacera ensuite à Oran. L’annonce a été faite par Smail Chikhoun, président du Conseil d’affaires algéro-américain, invité ce jeudi 19 mai de la Chaîne III de la radio nationale. Deux jours auparavant, l’ambassade de France à Alger, dans un communiqué, annonçait que 160 entreprises françaises prendront part au forum de partenariat et d’affaires algéro-français qui se déroulera à l’hôtel Hilton d’Alger les 30 et 3 mai prochains, en présence de Jean‑Pierre Raffarin.

    Optimiste, Smail Chikhoun a estimé que l’investissement américain hors hydrocarbures en Algérie commence à prendre forme même s’il est encore minime. «Il y a des PME qui travaillent dans les secteurs de la construction et des médicaments. L’Algérie doit être plus attractive dans les autres secteurs. Il y a une compétition féroce de par le monde pour attirer les investisseurs. Pour les hydrocarbures, il est important de garder la règle du 51/49. En dehors de ce secteur, il va falloir revoir cette formule et alléger la loi sur l’investissement», a-t-il dit.

    Même s’il se contredit par rapport à ce qu’il déclarait en octobre dernier lors d’une visite d’une délégation de cinquante hommes d’affaires américains – il déclarait sur la Chaîne III : «la règle du 51/49 ne gène pas les entrepreneurs américains» – Smaïl Chikhoune délivre un discours qui va dans le sens de celui du gouvernement algérien : malgré des lois contraignantes, l’Algérie intéresse toujours les investisseurs étrangers. Mais dans les faits, l’intérêt des visites de délégations d’hommes d’affaires est à relativiser. Les précédentes visites n’ont pas donné lieu à des projets d’investissements. Au mieux, les patrons s’intéressent aux projets publics inscrits dans le cadre du programme quinquennal ou viennent s’informer sur l’environnement économique du pays.

    Les visites annoncées de délégations d’hommes d’affaires américains et français marquent certes un intérêt stratégique renouvelé pour l’Algérie de la part de ces deux puissances dans un contexte marqué par les révoltes dans le monde arabe. Mais sur le plan économique et de l’investissement, ces visites ne devraient avoir aucun impact. Les problèmes qui ont conduit les investisseurs étrangers à déserter l’Algérie restent toujours posés : un environnement juridique changeant et instable, des décisions incohérentes, etc. Illustration de cette situation : mercredi, le groupe Orascom Telecom annonçait qu’il renonçait à distribuer des dividendes à ses actionnaires à cause des problèmes de sa filiale algérienne, Djezzy. Cette dernière est soumise à de fortes contraintes de la part des autorités algériennes, selon Orascom. Une annonce qui aura sans doute un fort impact sur la perception du marché algérien par les investisseurs étrangers.

    En fait, analyse un connaisseur des milieux économiques, «les affaires ne se font jamais dans le cadre de délégations, de voyages officiels ou de commissions mixtes. Elles se font dans un cadre privé». Selon lui, «la venue de délégations répond souvent à une demande du gouvernement algérien qui commence à maîtriser le "news cycle". Il veut positiver son action». Alors que sa politique économique est vivement critiquée, le gouvernement tente de prouver le contraire en exhibant des délégations d’hommes d’affaires étrangers. C’est aussi une manière pour lui d’éviter d’aborder les problèmes de fond de l’économie nationale.

    Leave a comment:


  • Guest 123
    replied
    Nawel Merouane :


    Lundi 16 Mai 2011 -- Karim Djoudi, ministre des Finances, a affirmé ce lundi 16 mai que la question d’une éventuelle suppression du crédit documentaire pour l’importation des matières premières sera discutée avec les opérateurs économiques à la fin du mois. Le ministre des Finances s’exprimait en marge du 26e colloque international du CREDDAF (Centre de rencontres et d’études des dirigeants des administrations fiscales), qui se tenait à Oran. Il confirme ainsi une information publiée le 13 mai par TSA. L’objectif est selon le ministre de trouver un point d’équilibre qui arrange tout le monde. Concernant le crédit de la consommation, M. Djoudi a expliqué que cette formule a contribué dans le passé à l’augmentation des importations des véhicules, à l’endettement des ménages et à la création de richesses extérieures. Il n’a pas exclu de relancer de nouveau ce type de crédit. «Mon souhait serait de le réinstaurer pour la production nationale et notamment les véhicules», a-t-il précisé. Cependant, il n'a avancé aucune date pour une éventuelle réintroduction du crédit à la consommation. Depuis quelques mois, les banques notamment étrangères multiplient les actions de lobbying auprès des pouvoirs publics pour obtenir une relance du crédit à la consommation. Interrogé pour savoir si l’opération de l’achat de Djezzy a été finalisée, Karim Djoudi a affirmé que «l’opération est actuellement en stade d’évaluation» et que c’est «l’Etat qui va acheter les actifs d’Orascom Télécom», sans donner plus de précisions.

    Leave a comment:


  • Guest 123
    replied
    Riyad Hamadi :


    Dimanche 15 Mai 2011 -- Pour calmer le front social, le gouvernement multiplie les concessions salariales. Après les travailleurs de Sonatrach, qui ont vu leurs salaires fortement augmenter en avril, c’est au tour des salariés de Sonelgaz de bénéficier d’une forte hausse de salaires. Ces derniers seront augmentés de 40%, avec effet rétroactif depuis janvier dernier, a annoncé ce dimanche 15 mai le groupe public dans un communiqué. «Les grilles des salaires en vigueur dans les sociétés du Groupe Sonelgaz seront revalorisées dans la limite de 40% avec date d’effet fixée au 1er janvier 2011», a précisé le groupe public dans un communiqué. Les salariés de Sonelgaz avaient demandé une augmentation de 70% avec effet rétroactif depuis 2008.

    Cette hausse est contenue dans un accord salarial conclu ce dimanche entre le syndicat et la direction du groupe public à l’issue de négociations entamées le 4 mai dernier. «Cet accord, qui traite de la revalorisation des grilles des salaires et de la révision des indemnités communes, témoigne de la volonté des sociétés du Groupe Sonelgaz de répondre aux revendications salariales des travailleurs», explique le groupe public. Cette augmentation sera appliquée en deux phases. La première de 30% entrera en vigueur le 30 juin prochain et la seconde de 10% en janvier 2012.

    Les salariés de Sonelgaz ont obtenu également «une augmentation des montants, avec date d’effet fixée au 1er janvier 2011, des indemnités de zone et de conditions de vie au Sud, de travail posté, d’astreinte, de nuisances et d’insalubrité et de services permanents». «Les nouveaux montants sont calculés sur la base des taux d’indexation de chacune de ces primes sur les salaires de base. Ces taux sont ceux en vigueur en 1992», précise Sonelgaz. Le groupe a ajouté que des négociations sont menées au niveau de chaque société du Groupe Sonelgaz concernant les indemnités et primes spécifiques à chacune d’elles. Les travaux sont bien avancés et devraient faire l’objet d’un accord au plus tard le 30 juin 2011.

    Leave a comment:


  • Guest 123
    replied
    Ryad Chetouane :


    Jeudi 12 2011 -- Le Dr Salah Mouhoubi, politologue et économiste, membre du conseil national économique et social (CNES), a occupé différentes fonctions dans des cabinets ministériels, à la banque d’Algérie et dans des établissements bancaires à l’étranger et à la présidence de la République comme chargé de mission. Dans cet entretien, il livre ses points de vue quant à la situation économique qui prévaut dans le pays à la lumière de la demande du président Abdelaziz Bouteflika au CNES de lui fournir une feuille de route pour un meilleur développement local.

    Le président Abdelaziz Bouteflika a annoncé lors du dernier conseil des ministres avoir chargé le CNES d'animer une concertation pour définir à travers une feuille de route les objectifs d'un meilleur développement local. Quelle lecture en faites‑vous ? Est‑ce qu’on peut parler actuellement de panne économique ?

    Effectivement, on peut dire que l’Algérie avance d’un pas rapide et très lent de l’autre. Nous sommes en train de construire des infrastructures, c’est quelque chose de bien mais nous n’avons pas toujours posé les jalons d’une économie compétitive, densifiée et diversifiée hors hydrocarbures. Le secteur productif est en crise qu’il soit privé ou public. Par ailleurs, le secteur agricole est en train de s’essouffler et mérite d’être effectivement redynamisé. Pour ce faire, un état des lieux s’impose. Je crois que le CNES lui‑même a perdu beaucoup de son dynamisme depuis quelques années déjà et je vois mal comment il peut aider le président de la République en lui proposant non seulement un état des lieux objectif mais également une feuille de route, puisqu’il s’est détaché en quelque sorte de sa vocation. Le CNES n’est plus sollicité depuis longtemps et ne donne plus d’avis sur la politique du gouvernement.

    Pour certains observateurs, la crédibilité du CNES est sérieusement remise en cause. Parce qu’il fait l’éloge du pouvoir et que ses rapports ne traduisent pas souvent la réalité économique et sociale du pays.

    Je pense que le CNES a beaucoup perdu de son dynamisme et c’est une institution qui est elle‑même en panne et je ne vois pas comment le président de la République pourrait compter sur elle ! Par contre, je comprends bien son souci d’avoir une feuille de route, d’ailleurs je l’ai dit dans mon livre «Les vulnérabilités» ; il nous faut une feuille de route de 30 ans et il faut également consulter les principaux partenaires pour mieux cerner à la fois les entraves mais aussi les atouts de l’Algérie. Ce qu’il y a de mieux à faire actuellement, c’est de relancer le processus des reformes économiques qui passeront comme a dit le président de la République par la reforme du système bancaire et de l’administration économique et financière ; la débureaucratisation du pays de manière générale et rendre l’acte d’investir libre. La question est de savoir s’il y a réellement une vision ? À mon avis, le seul défi que l’Algérie doive relever à travers la feuille de route, c’est de construire une économie hors hydrocarbures et pour cela tous les moyens sont bons !

    Depuis son arrivée au pouvoir, Bouteflika a réservé d’importants budgets pour ses programmes de développements économiques et voilà qu’il demande au CNES de lui fournir une feuille de route pour un meilleur développement local ! Selon vous, où réside le problème ? S’agit‑il d’un manque de vision ou de gestion ?

    Tout à fait. J’ai toujours dit qu’on ne peut passer d’une économie à une autre avec les mêmes hommes, pour mener une politique économique plus dynamique, rénovée, on ne le fait pas avec les mêmes hommes qui ont échoué dans le passé ou ont eu des résultats mitigés. Le président Bouteflika parlait de ce qu’il nous reste à franchir ; c’est une étape très importante. Mais à mon avis, il faut y associer non seulement les institutions les plus crédibles de la République mais aussi les hommes les plus compétents. Il faut arrêter la marginalisation des compétences ; combattre la mafia de la médiocrité. En Algérie, il y a une mafia de la médiocrité qui élimine toutes les bonnes volontés qui peuvent apporter un plus à ce pays.

    L’Algérie vit mal. C’est l’un des plus malheureux au monde. Comment expliquez‑vous ce classement réservé à un pays considéré parmi les plus riches, notamment avec la rente pétrolière ?

    Pour être franc avec vous, je me méfie de ce genre de rapports, d’abord, le bonheur est une abstraction qu’on ne peut définir ou mesurer d’une manière rationnelle. Les Algériens se plaignent, quelques‑uns se plaignent à raison, et d’autres à tort. J’ai beaucoup voyagé dans le monde, je connais beaucoup de pays et je peux vous dire que vivre dans un pays comme l’Algérie est bien meilleur que dans un autre pays arabo–musulman ou africain parce que l’Algérien jouit d’un minimum de liberté. Dire que les Algériens sont l’un des peuples les plus malheureux dans un pays où quasiment tout est subventionné par l’État, je me pose la question ! Si les citoyens devaient payer les denrées alimentaires à leur prix réel, ils verraient qu’ils sont loin d’être malheureux. Par ailleurs, l’État Algérien subventionne presque tout dans le domaine de l’éducation, l’université, la santé, etc.

    Et comment expliquez‑vous alors les raisons des dernières protestations ? Les citoyens sont sortis dans la rue pour exprimer leur ras‑le‑bol, pour dénoncer disent‑ils une certaine sensation de mal‑vie…

    Non, il ya beaucoup de choses positives qui sont faites. Il ne faut pas sous‑estimer cela. Que les Algériens vivent mal je le comprends. Les gens ont besoin d’une meilleure gouvernance politique et économique c’est certain ! Parce que s’il y a tous ces problèmes, toutes ces protestations, ces émeutes, cela veut dire qu’il y a malaise quelque part. Il faut aller à la racine du mal, ne pas se tromper de cible. Ce n’est pas le niveau de vie des Algériens, ce n’est pas le chômage, ce dernier recule, et nous sommes un pays en voie de développement, le taux de chômage en Algérie est de 10%, c’est vrai qu’il touche beaucoup plus les jeunes et je comprend que ces 10% de jeunes descendent dans la rue pour revendiquer du travail, un logement ; c’est tout à fait légitime, mais dire que rien n’est fait, c’est faux. Donc, le problème est un problème de gouvernance, la corruption devient un véritable scandale !

    Pour le premier ministre Ahmed Ouyahia, ce n’est pas pour des revendications politiques que le peuple s’est soulevé mais à cause d’un malaise social. Qu’en pensez‑vous ?

    Je connais bien monsieur Ouyahia et je ne pense pas qu’il puisse être en contradiction avec lui‑même. Les gens veulent davantage de mesures, veulent plus de logements. Le problème est politique et économique, je dis que sur le volet économique il y a beaucoup de choses à faire. Je suis actuellement contre la politique de l’habitat. Il faut la revoir. Il y a un gaspillage énorme dans ce secteur. On n’est pas en train de résoudre le problème du logement, on est en train de résoudre le problème des gens ! C’est complètement différent ! Quand quelqu’un vient de son village pour s’installer dans un bidonville à la lisière où à l’intérieur des villes, ce n’est pas une crise de logement. Par contre, pour celui qui vit dans la capitale ou dans la ville dans un logement qui abrite plus de 12 personnes dans un deux‑pièces, certes on parle bien dans ce cas de crise de logement. On n’a jamais voulu résoudre ce problème parce qu’on a voulu avantager le principe de la paix civile ou de la paix sociale et non pas résoudre un problème objectif. Je ne trouve pas normal qu’on s’attaque aux bidonvilles et non pas à la racine du problème ! Pourquoi permettre aux gens de construire des bidonvilles ? Est‑ce que ce sont les gens qui habitent dans des appartements dans les villes qui sont à l’étroit qui descendent dans la rue et construisent des bidonvilles ? Ce ne sont pas eux ! Donc, il faut poser les véritables problèmes. La paix sociale à tout prix, c’est ça qui mène l’Algérie à la dérive. Il faut arrêter ! Le ministère de l’habitat doit revoir sa copie. De même que l’emploi des jeunes. Il faut encourager les jeunes à créer des richesses mais non pas leur distribuer de l’argent qui sera gaspillé. On est en train de dresser une des catégories de la population contre l’autre. Celui qui mérite se voit au même niveau que celui qui ne mérite pas et c’est pour cela que je parle de gouvernance politique et de gouvernance économique. De toutes les façons, on ne peut pas résoudre les problèmes sociaux dans notre pays si on n’a pas une économie stable. Il faut cesser avec la démagogie.

    Leave a comment:


  • Guest 123
    replied
    Ali idir :


    Mercredi 11 Mai 2011 -- Selon le projet de la LFC 2011, la dépense publique progresserait de 25% comparativement à la loi de finances initiale pour 2011. Cette hausse est due à l'effet combiné d'un accroissement de 24,9% pour les dépenses de fonctionnement et de 25% pour les dépenses d'équipement. En même temps, les recettes budgétaires vont progresser de 6,8% seulement. Le projet de loi de LFC 2011 a prévu 4.291 milliards de DA de dépenses de fonctionnement contre 3.434 milliards de DA dans la loi de finances initiale, soit une progression de 857 milliards de DA. Cette hausse dans les dépenses de fonctionnement est imputable, principalement à la constitution d'une provision de 400 milliards de DA pour les régimes indemnitaires des fonctionnaires, y compris leurs rappels, et 177 milliards de DA de subventions supplémentaires pour la stabilisation des prix du blé, de l'huile, du lait et de sucre. La subvention des produits de large consommation atteint ainsi 270 milliards de DA pour l'année 2011.

    La hausse des salaires et la subvention des produits de large consommation sont intervenues dans un contexte social tendu marqué par des grèves et les émeutes contre la cherté de la vie de janvier dernier. Le projet de LFC 2011 prévoit aussi une dotation additionnelle de près de 47 milliards de DA pour le renforcement du dispositif d'aide à l'insertion professionnelle (DAIP) des jeunes, l'augmentation du programme de travaux à haute intensité de main d'œuvre avec une incidence budgétaire de 40 milliards de DA pour l'ouverture de 18.000 nouveaux chantiers. Dans ce contexte, le projet de LFC 2011 fait remarquer que les dépenses de fonctionnement atteignent un niveau dont la couverture par les produits de la fiscalité hors pétrolière n'est plus que de 35%, et relève que ces produits «couvriront de moins en moins» les dépenses de fonctionnement. «Ce qui signifie que la couverture de cette dépense viendrait éroder les produits de la fiscalité pétrolière destinés, en principe, au financement des programmes d'équipement publics», précise‑t‑on. Plus inquiétant : la dépense de fonctionnement «demeurera tendue» du fait que de nouveaux statuts particuliers paraîtront en 2011 et probablement au‑delà, ce qui aura une incidence directe sur le niveau des rémunérations à venir et de la prise en charge des rappels depuis janvier 2008, selon le gouvernement.

    Alors que les dépenses augmentent fortement, les recettes ne suivent pas. Le projet de loi de finances complémentaire 2011 prévoit une augmentation des recettes budgétaires (6,8 %) qui passeraient de 2.992 milliards de DA à 3.198 milliards de DA. Cette croissance est générée par une progression de 3,8% des produits de la fiscalité pétrolière budgétisée, sous l'effet d'un léger accroissement prévisionnel des volumes (+0,9 point de pourcentage) et d'un accroissement de 11% des produits de la fiscalité non pétrolière (hors produits de la fiscalité ordinaire affectés aux collectivités locales). La croissance projetée pour les produits de la fiscalité ordinaire proviendrait d'un mouvement à la hausse des produits de l'IRG sur les salaires, notamment avec la revalorisation des salaires, de l'IRG des non salariés et de l'IBS, principalement avec la demande publique en forte croissance en 2011. La croissance proviendrait également de la TVA à l'importation et des produits des douanes avec, d'une part, une projection de croissance de 2,7% des flux à l'importation de marchandises et d'autre part, la suspension du démantèlement tarifaire avec l'UE. S'agissant de l'encours de l'épargne publique abritée dans le Fonds de régulation des recettes (FRR), il s'est positionné à 4842,8 milliards de DA à fin 2010.

    Le projet de LFC 2011 met en garde contre la poursuite d'un tel profil budgétaire, sur le moyen terme, et relève qu'un tel scénario pourrait se traduire par «un effet d'éviction du marché, de l'économie réelle avec des pressions sur les taux d'intérêts débiteurs», «des tensions inflationnistes avec les risques d'érosion du pouvoir d'achat des ménages» et des «tendances à l'emballement de la dette publique interne». Selon le projet de LFC 2011, les équilibres budgétaires seront «tendus» en 2011, au regard du déficit du Trésor estimé à 4.693 milliards de DA dont la résorption nécessiterait un prix du baril de pétrole à 137 dollars. «Ces équilibres demeurent soutenables, si l'on se réfère à l'épargne publique accumulée, à fin décembre 2010 (4.843 milliards de DA) augmentée des flux financiers prévisibles pour 2011 (1.700 milliards de DA)».

    Leave a comment:


  • Guest 123
    replied
    Ali idir :


    Mercredi 11 Mai 2011 -- Le déficit budgétaire prévu par le projet de LFC 2011 «s'aggraverait fortement» sous l'effet de la dépense publique à 33,9% du PIB. Ce projet prévoit un déficit de 4.693 milliards de DA (mds DA), soit un ratio par rapport au PIB de 33,9%, contre 3.355 milliards de DA dans la loi de Finances initiale (2011) qui avait tablé sur un déficit budgétaire de 3.355 milliards de DA, soit 28 % du PIB. Le creusement du déficit, projeté pour 2011, survient sous l'effet de la dépense de fonctionnement qui s'accroît de 857 milliards de DA, en raison principalement de l'élargissement du soutien des prix à de nouveaux produits alimentaires de base (huiles alimentaire et sucre) et du renforcement de la dotation budgétaire au soutien des prix des produits subventionnés, antérieurement à 2011 (blés et poudre de lait). Il est dû également à la prise en charge des hausses des salaires des fonctionnaires et à l’ouverture de nouveaux postes budgétaires dans la fonction publique. Le déficit budgétaire est encore aggravé par la hausse de la dépense d'équipement qui s'accroît de 797 milliards de DA pour faire face à un programme additionnel de logements sociaux et ruraux et au renforcement de l'action économique de l'État, selon le projet.

    Autre mauvaise nouvelle : l’inflation devrait augmenter en 2011 à 4% alors que le taux de croissance avoisinerait 6%. La variation de l'indice général des prix à la consommation a atteint un taux de 5,7% en 2009 contre 3,9% en 2010 et 3,5% en moyenne sur le premier trimestre de 2011. La variation des prix des biens agricoles frais produits localement, qui tirait vers le haut l'indice général des prix, «affiche une décélération en ce début d'année 2011, avec une variation de 2,5% en moyenne sur le premier trimestre de l'année en cours», selon le projet de loi. Cependant, l'élargissement du soutien budgétaire des prix à de nouveaux produits alimentaires de large consommation, intervenu en 2011, «exercera un effet modérateur sur la variation de l'indice général des prix à la consommation», indique le projet de LFC 2011. «Toutefois, le risque d'une légère poussée inflationniste demeurera présent en 2011 (taux d'inflation projeté à 4%) sous l'effet de la demande intérieure, en relation avec la revalorisation des salaires dans la fonction publique, induite par la mise en application de nouveaux statuts particuliers et des salaires dans l'économie réelle, par effet de contagion», selon le projet de loi.

    Leave a comment:


  • Guest 123
    replied
    Merouane Mokdad :


    Mercredi 11 Mai 2011 -- Le président du Conseil national économique et social (CNES), Mohamed Seghir Babes a appelé à la prudence après la hausse de 25% des dépenses publiques prévue dans la loi de finances complémentaire 2011. «25% de hausse, cela signifie 23,5 milliards de dollars qui sont injectés en autorisations de programmes et en crédits de paiements. C’est lourd. Cela doit s’apprécier», a-t-il déclaré ce mercredi 11 mai sur les ondes de la chaîne III de la radio nationale. «Le gouvernement doit reconsidérer certains aspects. Devant la masse des investissements qui portent sur les grosses infrastructures, qui relèvent d’un effort de rattrapage historique sur le désinvestissement qui a marqué le dernier quart de siècle, il faut décaler un certain nombre d’investissements. Il va falloir que des arbitrages interviennent», a-t-il préconisé.

    Il faut, selon lui, aller vers un autre régime de croissance. «Il ne s’agit pas d’arrêter les méga chantiers, il faut décaler dans le temps les investissements pour permettre d’absorber les effets inflationnistes potentiels qui sont contenus dans les augmentations des salaires», a-t-il estimé. Cela dit, les dernières revalorisations salariales accordées, entre autres aux secteurs de la fonction publique, de la justice et de la santé, relèvent, selon lui, du rattrapage. «Rattrapage sur une série de situations ici ou là. Évidement, la propension naturelle, lorsqu’on est dans un contexte comme celui-ci, est d’aller vers la surenchère. Et les surenchères sont potentiellement porteuses de dérives», a-t-il noté. D’après lui, l’inflation est rebondissante mais elle est dans des limites "contenables", gérable jusqu’à 2014. «Il n’y a pas de spirale inflationniste infernale», a-t-il insisté.

    Il a relevé que le problème réside dans la manière de se déplacer de l’économie de la demande vers l’économie de l’offre. Il est nécessaire, d’après lui, de travailler sur la diversification de l’économie et de poser les prérequis de l’après pétrole. «Nous interpellons la société civile sur cette question. Il faut, à un moment ou à un autre, assurer la transition d’un système vers un autre. Si l’on continue comme cela, on ne va pas aller très loin ! Il est suicidaire de ne compter que sur la rente pétrolière et gazière», a-t-il dit. Il a évoqué la tenue des états généraux de la société civile du 14 au 16 juin 2011 à Alger. Il a précisé qu’il s’agit d’une initiative propre du CNES. «Le Conseil a la capacité d’auto saisine pour agir. Cette auto saisine a été rattrapée par les dernières décisions du conseil des ministres sur le développement local», a-t-il indiqué. Il a relevé que la demande d’une consultation nationale sur le développement local a été faite par le chef de l’Etat à travers le Conseil des ministres, ce qui équivaut à une saisine du CNES.

    Leave a comment:


  • Guest 123
    replied
    Merouane Mokdad :


    Mardi 10 Mai 2011 -- Mohamed Said Naït Abdelaziz, président de la Confédération nationale du patronat algérien (CNPA), est en colère. «Il faut avoir le cœur bien accroché pour ne pas tomber dans le coma en raison de certains comportements de l’administration qui a un rapport avec le système économique», a‑t‑il déclaré ce mardi 10 mai sur les ondes de la Chaîne III de la radio nationale. Il a appelé à une réforme de l’administration au niveau national et local. Il a rappelé que la CNPA a proposé «la préférence nationale» dans l’octroi des marchés au gouvernement en 2005. «Nous sommes menacés par la concurrence déloyale tant étrangère que nationale. L’administration algérienne n’a pas joué son rôle. Il ne faut pas oublier que le secteur économique national privé assure 76% des postes d’emploi. Pourquoi on le diabolise ? Le secteur informel, on peut en discuter !», a‑t‑il insisté. D’après lui, le président de la République a dit qu’il ne faut plus faire la différence entre l’entreprise privée et l’entreprise publique. «C’est une avancée considérable. Mais dans les faits, on avantage toujours l’entreprise publique», a‑t‑il noté.

    Il s’est interrogé sur «le quota» en crédits bancaires réservés aux PME. «Les banques ne prêtent qu’aux riches ! Malgré les améliorations, le problème de l’octroi des crédits est récurrent», a‑t‑il dit. D’après lui, dix ans ont déjà été perdus dans l’opération de mise à niveau des entreprises. «Les programmes européens Meda I et Meda II étaient de l’arnaque. Ce n’est pas la faute de l’Union européenne mais du ministère qui avait la charge de suivre le dossier», a‑t‑il déclaré. Il a estimé que tous les freins n’ont pas été levés malgré les récentes décisions du Conseil des ministres. «Le problème de fond qui se pose à notre pays est l’existence d’interférences. Il y a trop de canaux de décisions. Il faut revoir le fonctionnement de l’économie nationale», a‑t‑il préconisé. Selon lui, la situation de l'accès au foncier industriel s'améliore. «Cela fait quinze ans qu’on se bat sur ce problème du foncier. La concession de gré à gré convient mieux. Cela a été décidé dernièrement», a‑t‑il noté. Il a qualifié de positive l’implication des collectivités locales pour la concrétisation des investissements.

    Leave a comment:


  • Guest 123
    replied
    Yazid Slimani :


    Lundi 9 Mai 2011 -- Depuis le début de l'année, les mouvements de protestation sociale se multiplient dans le pays, à l’instar des actions initiées par les chômeurs, notamment les jeunes, qui ont manifesté partout dans le pays pour réclamer des emplois. Sans succès jusqu'ici. Pour rassurer, le gouvernement a bien lancé des recrutements nombreux dans les entreprises publiques – 12.000 nouveaux postes ont été annoncés à Sonatrach par exemple – mais c'est loin de suffire pour absorber tous les demandes d'emploi. Pourtant, les secteurs dynamiques ne manquent pas. Mais bien souvent, l'administration met des bâtons dans les roues des entreprises et des investisseurs.

    Il y a par exemple le cas des sociétés qui, parce qu'elles activent dans des secteurs stratégiques (banque, assurance, etc.), sont dépendantes d'une autorisation pour démarrer leur activité. Et souvent, la procédure traîne en longueur. Aujourd'hui, pour prendre l'exemple le plus récent, le président de la banque Société Générale Algérie, Gérald Lacaze, s'est plaint des lenteurs dans la délivrance des agréments pour ouvrir de nouvelles agences qui sont pourtant déjà construites. Toutes les banques privées connaissent le même problème, alors que le taux de couverture bancaire reste faible dans le pays et que le besoin en service bancaire (crédit, etc.) augmente chez les particuliers et les entreprises.

    Même problème dans les assurances. Quoique plusieurs groupes étrangers aient obtenu le feu vert pour implanter des filiales en Algérie, aucun n'a encore débuté ses activités. C'est le cas du français Axa. Le groupe est prêt depuis octobre 2010 mais l'assureur n'a toujours pas obtenu son agrément, selon nos informations. Devant ce qui ressemble à un immobilisme des autorités, Axa, contrairement à Société Générale, fait profil bas. «L’installation d’Axa en Algérie avance comme prévu en concertation avec nos partenaires, et avec comme objectif la finalisation des accords avant la visite de M. Raffarin», a récemment commenté le groupe.

    L'Algérie se prive ainsi – et prive les Algériens qui en ont pourtant cruellement besoin partout dans le pays – de sources de création d'emplois importantes. Il faut ajouter à ces exemples les nombreux projets industriels déposés par des investisseurs algériens ou étrangers qui dorment dans les cartons des institutions responsables des investissements (ANDI, CNI, etc.) et qui représentent de formidables opportunités de création d'emplois et de développement économique pour le pays. En attendant, le chômage continue de toucher 10% des Algériens et même 25% des jeunes.

    Leave a comment:


  • Guest 123
    replied
    Mohamed Belalia :


    Jeudi 5 Mai 2011 -- La contrebande de la semoule vers la Tunisie et la Libye est derrière les tensions que connaît ce produit sur le marché national ces derniers jours, a affirmé jeudi 5 mai le ministre du Commerce Mustapha Benbada. «Quelques‑uns s’approvisionnent en semoule auprès des minoteries et des grossistes pour l’exporter illégalement vers la Tunisie et la Libye, en proie à des tensions politiques et sécuritaires», a dit M. Benbada qui a précisé que la crise de la semoule touche les régions de l’est et du centre du pays. «Nous avons constaté des perturbations dans la distribution de la semoule dans certaines régions du pays. Nous avons remarqué également une hausse des prix de ce produit en raison aussi de la hausse de la consommation», a‑t‑il ajouté. Le ministre a assuré que les stocks de blés disponibles sont suffisants pour répondre à la demande nationale. M. Benbada n’a pas écarté la possibilité de réviser à la hausse les quotas de blé attribués par l’OAIC aux producteurs de semoule. Le gouvernement avait déjà augmenté ces quotas de 10% à 60% au début de l’année 2011. Dans certaines régions du pays, la semoule est rationnée en raison de la crise. Dans d’autres villes, le produit se vend en cachette et son prix a considérablement augmenté ces derniers mois. Le prix du sac de 25 kilogrammes a connu une hausse d’au moins 150 dinars.

    Leave a comment:


  • Guest 123
    replied
    Rania Slimane :


    Jeudi 5 Mai 2011 -- Les prix du sucre sur le marché national devraient baisser à partir du mois de juin prochain en raison de la baisse du prix de ce produit sur le marché mondial, a indiqué jeudi 5 mai à TSA, le ministre du Commerce Mustapha Benbada. Le prix du sucre a en effet baissé de 28% ces trois derniers mois sur le marché mondial. «La baisse du prix du sucre sur le marché mondial ne peut se répercuter aussitôt sur le prix de ce produit sur le marché national. Cela nécessite quelques mois», a expliqué le ministre. «Le prix actuel du sucre sur le marché national est raisonnable», a-t-il ajouté.

    Dans le cadre de la loi sur le plafonnement des marges bénéficiaires, le ministre a révélé qu’une décision ministérielle sera bientôt publiée pour obliger les opérateurs à répercuter systématiquement les baisses des prix des produits sur le marché mondial sur les prix pratiqués sur le marché national. Depuis janvier dernier, les prix du sucre et de l’huile végétale sont plafonnés sur décision gouvernementale, après une hausse soudaine et importante des prix de ces produits de large consommation. Cette hausse avait été à l'origine des violentes émeutes qui ont secoué le pays début janvier.

    Leave a comment:


  • Guest 123
    replied
    Khaled Yahyaoui :


    Mercredi 4 Mai 2011 -- La fièvre de la contestation sociale s’étend et touche désormais les retraités. Alors que leur pouvoir d’achat est en constante érosion, les retraités sortent de leur silence pour réclamer une pension digne qui leur permettra de faire face au coût de la vie. Leur fédération nationale (FNTR) vient de saisir par écrit le chef de l’État lui demandant d’intervenir pour revaloriser les pensions de retraite de 30%. S’exprimant ce mercredi en marge de la session ordinaire de la commission exécutive fédérale tenue à Alger, Smail Boukris, responsable de l’information de la FNTR a expliqué cette demande par le fait que 25% des retraités dont le nombre est de deux millions, ont des pensions de moins de 10.000 DA. Autrement dit, il y a près de 500.000 retraités qui perçoivent une pension inférieure au Salaire national minimum garanti (SNMG) fixé à 15.000 DA. Visiblement, l’instruction du président de la République de ne laisser aucun retraité avec une pension de moins de 10.000 DA n’a pas été appliquée.

    Des centaines de milliers de retraités se sentent ainsi marginalisés. Ce qui a amené la FNTR à exiger cette augmentation de 30%. Une revendication déjà soumise au Conseil d’administration de la Caisse nationale des retraites (CNR) réunie en mars. Évoquant l’incapacité de la CNR à prendre en charge financièrement une telle augmentation, la CNR a rejeté cette demande, qui aurait coûté à la caisse au moins 600 millions de dinars. La CNR s’est contentée d’accorder une augmentation de 8% au profit de tous les retraités. «Le pouvoir d’achat des retraités dégringole de jour en jour en raison notamment d’une inflation galopante. Cela sachant que la majorité des retraités prennent encore leur grande famille en charge», fait remarquer M. Boukris. La revendication de la FNTR est soutenue par le secrétaire général de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA), Abdelmadjid Sidi Said, qui a promis dans son allocution d’ouverture de prendre en charge les revendications des retraités et de plaider leur cause auprès du chef de l’État.

    Leave a comment:


  • Guest 123
    replied
    Rania Hamdi :


    Mercredi 4 Mai 2011 -- Le Syndicat national des praticiens de la santé publique (SNPSP) a démenti ce mercredi 4 mai avoir conclu un accord avec le ministère de la Santé sur une augmentation de 70% des salaires des médecins généralistes. Djamel Ould Abbès, ministre de la Santé, a annoncé mardi que le ministère et les travailleurs sont parvenus à un consensus incarné par «une augmentation de 70% du salaire net (perçus jusqu’alors, ndlr) par des médecins généralistes». Le ministre a fait cette annonce lors d'une réunion de concertation, d'information et de communication avec les représentants du Syndicat national des médecins généralistes de la santé publique (SNMG). «Vingt-quatre heures après le message adressé par le Président de la République aux travailleurs à l'occasion de la journée mondiale du travail, le ministre de la Santé Djamel Ould Abbès aura réussi le pari de démentir, dans les faits, l'existence d'une réelle volonté politique de reconsidérer la relation de partenariat avec les organisations syndicales représentatives à l'objectif de promouvoir le dialogue social», dénonce le syndicat des praticiens de la santé.

    Selon le SNPSP, le ministre a fait appel aux «syndicalistes de service pour dénaturer le parcours d'une négociation qu'il a consacrée avec les SNPSP afin de semer la confusion dans l'esprit des adhérents avec l'objectif de démobiliser à la veille du conseil national extraordinaire prévu à Alger le 5 mai 2011». Le syndicat ajoute que la manipulation au niveau du ministère est «de bonne guerre (…). Ce qui est condamnable par contre, c'est cette prédisposition innée à la trahison que certains confrères et consœurs manifestent ouvertement pour s'opposer aux intérêts suprêmes de la corporation dont ils revendiquent l'appartenance». Dans ce contexte, le SNPSP réitère sa position initiale : la validation du projet de révision du statut particulier dans sa forme négociée et paraphée en commission mixte SNPSP - MSPRH avec un régime indemnitaire indexé sur la classification corrigée et à hauteur de 100% d'augmentation.

    Leave a comment:


  • Guest 123
    replied
    Riyad Hamadi :


    Mardi 3 Mai 2011 -- Les médecins généralistes de la santé publique bénéficieront d'une augmentation de salaire de 70% maximum, a annoncé mardi 3 mai à Alger le ministre de la Santé, de la population et de la réforme hospitalière, Djamel Ould Abbès. «Nous sommes parvenus (à nous entendre sur) une augmentation de 70% du salaire net des médecins généralistes», a indiqué M. Ould Abbès lors d'une réunion de concertation, d'information et de communication avec les représentants du Syndicat national des médecins généralistes de la santé publique (SNMG). Le ministre a qualifié ce salaire de «salaire de dignité» pour les médecins. Il a estimé «inacceptable» qu'un médecin généraliste stagiaire débute avec un salaire de 32.000 DA, alors qu'il a eu un cursus bac+7. M. Ould Abbès s'est engagé à ce que cette augmentation touche également les pharmaciens et les chirurgiens dentistes. De son côté, le président du SNMG, le Dr Salah Laouar, s'est dit «satisfait» de l'annonce du ministre, soulignant qu'il s'agit du «couronnement de négociations» avec le ministère de tutelle.

    Leave a comment:


  • Guest 123
    replied

    Mercredi 27 Avril 2011 -- L'inflation en Algérie s'est stabilisée en mars en rythme annuel à 3,7%, le même niveau qu'en février, et en légère baisse par rapport à janvier où elle se situait à 3,8%), a indiqué mercredi l'Office national des statistiques. Sur un mois, les prix ont augmenté de 0,7%, selon l'ONS. Cette évolution mensuelle, qui intervient après une relative hausse (+0,5%) observée en février et 0,1% en janvier dernier, traduit les fluctuations des prix des différentes catégories de produits, a précisé cet organisme. En mars, les prix des biens alimentaires ont augmenté de 0,4% par rapport à février, en raison d'une hausse des prix des produits agricoles frais (+1,2%) et des légumes frais (+15,4%) et la pomme de terre (+7%), selon la même source. Le gouvernement prévoit une possible poussée inflationniste en 2011, engendrée par les augmentations de salaires décidées par les pouvoirs publics. Selon le ministre des Finances Karim Djoudi, si l'argent injecté dans le cadre de l'augmentation des salaires décidée dans la Fonction publique était dépensé d'un seul coup, il pourrait provoquer une pression sur la demande interne et mener à une hausse des prix de certains produits.

    Leave a comment:

Unconfigured Ad Widget

Collapse
Working...
X