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Inefficacité gouvernementale et détérioration du pouvoir d’achat des Algériens

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  • Guest 123
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    Samedi 8 Août 2009 -- Les derniers rapports de l’Organisation de la coopération et du développement économique illustrent que les indicateurs d’une crise économique surmontée, commencent à prendre une forme réelle, notamment en Italie, France, Etats Unies d’Amérique, Canada, Allemagne, et Angleterre, ainsi que le Japon, Chine, Inde et Brésil. Le Conseil des Gouverneurs de la Banque Centrale a exprimé un « optimisme prudent », tel qu’avait déclaré le Président du Conseil, Jean Claude Trichet, néanmoins, ceci ne change en rien l’orientation actuelle des économistes internationaux. L’indicateur le plus important d’une crise économique qui commence progressivement à disparaître, serait la relance du marché de l’immobilier, aux Etats Unies d’Amérique. Cependant, ce qui nous intéresse réellement ce sont les décisions économiques de notre gouvernement, qui ne prennent jamais en considération les indicateurs internationaux. Nous avons pensé, auparavant, que le gouvernement refusait d’augmenter le prix de référence du pétrole, dans les lois de finances, tel que revendiquaient certaines parties, en vue de préserver les finances publiques, et que grâce à ce procédé l’Algérie ne connaîtrait jamais la crise des restrictions, du chômage, la liquidation des entreprises… même au cas où les prix du pétrole baisseraient à un dollar. Pourtant, en 2008, au moment où le monde criait aux conséquences de la crise économique, notre gouvernement nous surprend par l’augmentation du prix de référence du baril, dans la loi de finance 2008, aux environs du double (de 19 à 37). Ensuite, au moment où le monde commence à reprendre ses forces, et que les présidents des Etats et des institutions financières nationales et internationales appellent à reprendre les activités habituelles, notre gouvernement stoppe toute les autorisations qu’il avait accordées dans le cadre de la réforme économique. L’Algérie pourrait avoir des spécificités relatives à la culture et à l’histoire mais ne pourrait pas avoir des spécificités particulières relatives aux opérations bancaires, tant que ces opérations se font avec des partenaires étrangers.

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  • Guest 123
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    Samedi 8 Août 2009 -- Dans le sillage de la logique inflationniste qui n’épargne désormais aucun produit, le poulet vient de prendre des ailes pour s’établir, depuis quelques jours, à 370 DA le kilo. Cette flambée s’explique, selon certains initiés du circuit avicole, par la rareté du produit à la faveur des pertes subies par la filière lors de la canicule ayant sévi les jours passés. La viande rouge a elle aussi connu la même tendance à la hausse, selon un boucher qui a fait savoir que le veau atteindra dans les prochains jours les 700 DA le kilo. Le mouton, dont le prix était fixé à 650 DA, est rare, explique le même interlocuteur, qui précise que dans ces conditions, l’abattage clandestin de brebis est la seule alternative pour le commerce de viande ovine.

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  • Guest 123
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    Samedi 8 Août 2009 -- À quelques jours du mois de Ramadan, les prix des fruits et légumes ont pris l'ascenseur à Batna. La tomate fait rougir, le piment brûle les lèvres à celui qui prononce son prix, la pomme de terre à vous cabosser le crâne et l'oignon, “le répugnant”, vous fait pleurer à chaudes larmes. L'appel du secrétaire général de l'Union des commerçants et artisans algériens (UGCAA), Salah Souilah, aux commerçants rapporté par les quotidiens nationaux “de se départir de la hausse des prix en évitant la spéculation durant le mois de Ramadan” n'a, malheureusement, pas eu l'écho favorable. Pour le gain facile, les marchands des fruits et légumes de la ville de Batna ont eu la réaction contraire. Au lieu de baisser les prix, ils les ont augmentés, multipliés par deux ou trois fois. Le mot d'ordre donné, comme disent les gens d'ici, est “rich halal” (les plumes sont licites). Et à ce rythme, les petites gens risquent d’y laisser des plumes, avant même le début du mois sacré. À Batna ville, les piments verts et les poivrons ont atteint les 100 et les 120 DA le kilo, le prix du melon est fixé entre 70 à 90 DA, la pastèque entre 30 et 50 DA, la pomme se vend à 200 DA, la courgette de bonne qualité à 70 DA, le raisin à 180 DA le kilo, la pomme de terre à 45 DA et l'oignon à 40 DA. Pour ce qui est de la viande d’agneau (viande appréciée dans les Aurès), le kilo coûte 750 DA.

    À la question: “Pourquoi cette augmentation des prix ?”, on l'explique par l'approche du mois de Ramadan ! C'est devenu une habitude. Censé être le mois de dévotion et de tolérance, Ramadan est devenu, à cause de gens peu scrupuleux, le mois du gain facile et du vol. À la question : “Où sont les contrôleurs des prix ?”, on vous répond qu'il n'y a pas une loi qui fixe les prix des produits et “tag ala men tag”, répondent certains. Si certains commerçants daignent vous expliquer la hausse des prix des fruits et légumes par l'informel, l’absence de régulation dans l'approvisionnement du marché de ces produits, d'autres marchands préfèrent appliquer la politique du “ech'ri ouala khali” (tu achètes ou tu laisses). Le citoyen n'a pas d'autre alternative que d'abdiquer, à moins qu'il préfère jeûner toute la vie. Là où vous dirigez la tête, les prix prennent des ailes. “Allez voir, à combien la pomme de terre est vendue aujourd'hui”, vous lancent les citoyens. Ils se plaignent tous de la cherté, mais finissent par acheter et rentrer chez eux. “Achetez selon vos moyens”, vous conseillent certains sages, comme s'ils ne savent pas que la plupart des citoyens n'ont pas les moyens justement. La vérité, vous disent les citoyens, est que “kse'm fakir nahaouah”. D'autres vous orientent ou vous conseillent d'aller faire vos approvisionnements le matin du côté du marché de gros, ou du marché de la gare, où les prix sont plus abordables. Si pour les véhiculés, c'est une aubaine, pour ceux qui louent un taxi, ça revient au même. “S'ils parviennent à fuir Gabriel, ils tombent entre les mains de kabad larouah”, nous fait observer un enseignant. Attendons qu'apportera le mois de Ramadan ?

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  • Guest 123
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    Jeudi 6 Août 2009 -- Les chefs d’entreprise algériens ont accueilli comme un coup de marteau la surprenante taxe que les pouvoirs publics viennent de leur imposer pour toute transaction d’importation de matière première destinée à la production locale. Réagissant vivement, le patronat privé algérien s’indigne de cette nouvelle mesure. Ces taxes, d’environ 3 % du bénéfice fixé à 20 % pour chaque entreprise de production, s’ajoutent aux autres frais, notamment la taxe de 1,5 % du montant à l’ouverture de la lettre de crédit d’importation ainsi que celle de 1,5 % dès la confirmation auprès d’une banque étrangère domiciliataire du fournisseur, en plus des frais des mouvements financiers. La Confédération des industriels et des producteurs algériens (CIPA) estime que cette décision, contenue dans l’article 69 de la loi de finances complémentaire, «pénalise lourdement les opérateurs économiques algériens et enrichit les fournisseurs étrangers». Plus d’un millier d’entreprises de production risquent de mettre la clé sous le paillasson suite à cette décision prise «sans concertation ni préavis pour les concernés». Le gouvernement avait décidé également de bloquer les transferts libres de devises qui permettaient de fluidifier les relations entre les opérateurs algériens et leurs partenaires étrangers. Cette autre décision «bloque catégoriquement la production pour certains opérateurs qui ont un bon contact avec leur fournisseur traditionnel dont la relation est basée généralement sur la confiance et la durabilité des relations commerciales», estime encore la CIPA. Le communiqué de cette organisation patronale précise que «les opérateurs s’estiment lésés du fait que, par le passé, l’élaboration de la loi de finances et de celle complémentaire a toujours été précédé par une concertation avec les pouvoirs publics». Et d’ajouter : «Cette décision a été prise unilatéralement dans une conjoncture dégradante du pouvoir d’achat du citoyen et ne tenant compte ni de l’approche du mois de ramadan ni des rentrées scolaire et sociale». La CIPA cite à titre d’exemple les désagréments causés par la crise de la poudre de lait qui a mis en difficulté le consommateur algérien, le producteur et la trésorerie.

    Selon le même communiqué de la CIPA, il est certain que les paiements des importations de matière première qui devront s’effectuer obligatoirement au moyen de crédit documentaire va mettre la trésorerie des entreprises dans une situation de faillite, voire la mise de la clé sous le paillasson. Devant cette situation alarmante, «quelques chefs d’entreprise ont fait part de leur incapacité de poursuivre leur activité dans de telles condition», rappelle la CIPA. La nouvelle réglementation somme l’opérateur algérien de soumettre sa trésorerie à un gel de 90 jours avant l’arrivée de sa matière première. C’est là un autre problème rencontré par les opérateurs qui doivent, à l’ouverture de la lettre de crédit, payer trois mois à l’avance la somme globale pour l’achat de la matière première pour les besoins de la production locale. Cette obligation ne tient pas compte des problèmes vécus par ces opérateurs économiques. Dans son communiqué, la CIPA affirme soutenir toujours et fermement la réforme engagée. Elle souligne le fait que, «depuis le début de l’année 2009, trop d’engagements n’ont pas été tenus, à l’inverse des goulots d’étranglement qui continuent à se ressentir sur les véritables créateurs de richesses et d’emplois». En outre, des observateurs économiques s’attendent à une flambée des prix sans précédent des produits alimentaires dans les prochains jours suite à cette décision. Déjà que les produits alimentaires, les fruits et légumes connaissent une courbe ascendante à la veille du ramadan. Les entreprises spécialisées dans la production alimentaire sont les plus exposées. Pis encore, selon la nouvelle réglementation décidée par le gouvernement, c’est le chef de l’entreprise lui-même qui doit se présenter devant les guichets de la banque à l’ouverture du document crédit. «C’est une atteinte directe contre l’opérateur économique algérien», estime le chef d’une entreprise agroalimentaire.

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  • Guest 123
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    Jeudi 6 Août 2009 -- Pour parer à la spéculation qui caractérise le marché des fruits et légumes à la veille de chaque mois de ramadan, le ministère de l’Agriculture et du Développement rural a mis en place un système de régulation des produits agricoles de large consommation. «Ce dispositif permettra, pour la deuxième année consécutive, de stocker de très grandes quantités de produits agricoles de large consommation ainsi que de viandes rouges et blanches», indique-t-on auprès du ministère. Sans plus de précisions sur les quantités en question, il est souligné que cette opération de stockage entamée il y a près de deux mois se poursuit avec efficience. Sur les 21 unités de stockage réparties à travers plusieurs wilayas telles Aïn Defla, Mostaganem, Bouira et El-Oued, 12 sont opérationnelles, celles restantes étant en cours de réhabilitation. Précisant que cette opération sert l’intérêt général, le ministère de l’Agriculture ambitionne d’une part d’assurer une large disponibilité en produits agricoles de base et d’autre part de sécuriser les agriculteurs quant à leurs productions futures. Selon notre source, «l’opération vise aussi bien à éponger les surplus de production et protéger les revenus des agriculteurs qu’à mettre les quantités stockées sur le marché à des moments étudiés afin de préserver le pouvoir d’achat des consommateurs». Assurant que toutes les mesures d’encadrement technique, administratif et financier de cette deuxième opération ont été prises, la même source ajoute que ces mesures seront suivies, chaque fois que de besoin, d’initiatives à même d’assurer la pérennité de ce nouveau système de régulation. Il convient de noter que cette opération est pilotée par la SGP/Proda en collaboration avec les services techniques et administratifs du ministère de l’Agriculture. Pour ce qui est de la pomme de terre, le dispositif en question se chargera de son stockage, en intégrant les différents stockeurs potentiels, coopératives ou agriculteurs, disposant de capacités de froid, et ce à travers des conventions conclues entre les deux parties. Il est à rappeler que la première opération du genre, qui s’est déroulée du 10 juillet au 15 août 2008, avait mobilisé des opérateurs privés et publics et les institutions de l’Etat. Elle a concerné la constitution d’un stock de 120 000 tonnes de pomme de terre, réparties à travers tout le territoire national.

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