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Inefficacité gouvernementale et détérioration du pouvoir d’achat des Algériens

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  • #46

    Mardi 18 Décembre 2007 -- C’est devenue une tradition tenace. A l’approche de la fête de l’Aïd El Kebir, les prix grimpent et touchent tout ce que le citoyen achète par obligation : habits, légumes et, bien sûr, l’inévitable mouton. Les citoyens ne cessent de s’indigner de la cherté des prix, mais ils ne manqueront aucun marché pour s’approvisionner afin de se préparer * une fête qui s’apparente beaucoup plus * une ruineuse opération dont les conséquences se feront ressentir pendant plusieurs semaines après.
    Une tournée au niveau de l’immense marché de l’Edimco de Béjaïa confirme toutes les appréhensions des citoyens aux moyens et faibles revenus.

    La première chose * constater, c’est l’incroyable cohue des consommateurs qui se sont rués vers ce marché dès la première heure de la matinée. Une immense foule, hommes et femmes, s’affaire devant les commerces vendant habits et fruits et légumes. La cherté des habits dans les magasins a justement fait descendre des milliers de personnes vers le marché spécialement pour acheter des vêtements théoriquement moins chers. «Dans les magasins, les habits sont non seulement trop chers, mais les commerçants profitent de l’approche de l’Aïd pour augmenter les prix. Un pantalon pour enfant coûte 400 dinars de plus depuis une dizaine de jours seulement. Vous voyez la différence ?» s’indigne un père de famille.

    L’augmentation touche aussi les légumes utilisés surtout pour la préparation des repas de l’Aïd. Très peu de personnes approcheront d’ailleurs les haricots (100 DA le kilo), ou les courgettes (120 DA le kilo). Les carottes et les navets atteindront les 60 DA le kilo sans oublier le poivron qui plafonne * 100 DA le kilo. Les autres légumes ne sont pas moins chers même s’ils restent relativement abordables. Le marché des ovins n’est pas attirant du tout. Chez les privés comme chez les revendeurs étatiques (OFLA), les prix du mouton atteignent des sommets. Le plus bas prix, s’agissant d’un agneau, avoisine les 22 ou 23 000 dinars.

    Un mouton tout juste moyen coûterait 30 000 dinars. Intrigué par la soudaine hausse des prix du mouton, un quinquagénaire s’insurge profondément contre cette triste réalité.

    «Dans d’autres pays, chez les chrétiens notamment, les prix baissent quand les fêtes de Noël approchent pour permettre aux citoyens de toutes les couches sociales de connaître une même joie. Les commerçants encouragent les achats et réduisent les prix tandis que, chez nous, en terre d’islam, c’est malheureusement l’inverse qui se produit. Pourquoi sommes-nous comme ça ?» s’interroge-t-il. «C’est pendant les fêtes religieuses que nous affichons notre égoïsme, notre course au profit et * la tricherie», se lamente-t-il en confessant qu’il risque de ne pas acheter de mouton de l’Aïd pour cause de cherté injustifiée.

    Il s’interrogera surtout sur l’absence de l’Etat qui devrait, selon lui, s’imposer comme régulateur. «Pourquoi l’Etat n’intervient-il pas en inondant par exemple le marché en moutons pour éviter la hausse des prix pratiquée par les spéculateurs ?» dit-il.

    Mais les souffrances du citoyen ne s’arrêtent pas l*. Il y a aussi autre chose qui prend des proportions alarmantes. Dans les postes et les banques, les interminables chaînes humaines n’en finissent pas même * la fin de la journée. Un autre tourment qui intervient, de plus, au mauvais moment. Tous les jours, les citoyens font la chaîne dans l’espoir de retirer leurs derniers billets pour «sauver leur honneur» en s’approvisionnant en choses indispensables pour la fête de l’Aïd. Quand le citoyen bute sur de telles situations en pareilles occasions, c’est toute sa dignité qui se trouve finalement bafouée.

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    • #47

      Mardi 18 Décembre 2007 -- A l’instar des autres villes du pays, Bouira va vivre demain au rythme de la joie des enfants regroupés autour des vieux qui seront affairés * se conformer au rituel du sacrifice du mouton de l’Aïd et des échanges de visites. L’ambiance sera marquée par l’odeur des grillades qui se dégagera de la majorité des habitations et ce, * travers toutes les localités de la wilaya.

      Cependant, les citoyens en général et les chefs de famille en particulier sont passés par des moments difficiles et ont reçu de plein fouet les conséquences de la baisse du pouvoir d’achat enregistré depuis le mois de septembre dernier. Il faut ajouter * cela les interminables tracasseries enregistrées au quotidien, liées notamment au manque de moyens de transport, aux encombrements et, surtout, au manque de liquidités au niveau des bureaux de poste.

      En effet, nombreux sont les citoyens qui se sont plaints des prestations de services offertes par la recette principale d’Algérie Poste située au centre-ville. Retirer leur argent, pour les détenteurs de compte CCP, ou effectuer une autre opération postale, est devenu une vraie galère pour les citoyens.

      La situation s’est accentuée ces jours-ci par l’affluence des travailleurs résidant en dehors de la ville de Bouira simplement parce que, au niveau des bureaux de poste implantés dans les différentes localités, ils ne peuvent pas retirer d’argent, soit qu’il n’y en ait pas, que les micro-ordinateurs soient en panne ou que le réseau soit bloqué pour un certain temps.

      Les agents de la poste se disent dépassés par le nombre de citoyens qui se présentent quotidiennement pour effectuer un retrait. Cet état de fait se vérifie par les queues interminables qui se forment * longueur de journée, * tel point que les receveurs, dans plusieurs bureaux, sont obligés de faire appel * la police afin d’assurer le minimum d’ordre près des guichets.

      Selon certains fonctionnaires, les distributeurs automatiques ne fonctionnent pas de manière continue du fait que la caisse manque de liquidités. Après une longue attente, les gens qui sortent de la poste avec une liasse de billets dans la poche ont * affronter d’autres ennuis pour gérer les dépenses liées * la circonstance. «Du jamais-vu, voil* où nous ont menés les élections locales», s’exclame un travailleur outré par les augmentations des prix qui ont touché ces derniers jours la plupart des produits de base.

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      • #48

        Mardi 18 Décembre 2007 -- C’est ainsi tous les ans et cela se répète indéfiniment, sans que l’Etat pense * trouver une solution. Les fêtes de l’Aïd se suivent et se ressemblent et deviennent au fil du temps des sources d’angoisse, * cause des prix * la consommation qui enregistrent des hausses vertigineuses, faisant dire * la riche imagination populaire * Tizi Ouzou que «les spéculateurs sont encore * la recherche du coup de grâce * porter au pauvre citoyen».

        C’est que, encore une fois, et comme dans les autres wilayas du pays, l’augmentation des prix des produits de large consommation a été au rendez-vous dans la wilaya de Tizi Ouzou où aucune denrée n’a été épargnée. Une petite virée chez les commerçants confirme ce déplorable état de fait. C’est ainsi que les prix des légumes ont pris leur envol pour atteindre des seuils «indécents», comme la courgette qui se négocie autour de 120 dinars le kg ou les haricots verts * 130 dinars et le poivron * 150 dinars le kg. La tomate continue * flirter avec les 70 dinars le kilogramme alors que le légume le moins cher du marché, * savoir la carotte, est passé de 25 * 45 dinars le kilogramme.

        De leur côté, les légumes secs n’ont pas échappé * la folie des spéculateurs puisque, par exemple, le pois chiche ne coûte pas moins de 110 dinars le kg, alors que les haricots secs affichent un prix qui varie, selon la qualité, entre 100 et 115 dinars le kg. Le riz et les lentilles qui étaient * un certain moment épargnés par l’augmentation des prix, s’y sont mis de la «fête» cette veille de l’Aïd et s’affichent respectivement autour de 60 et 75 dinars le kg alors qu’ils étaient proposés * moins de 50 dinars le kg.

        Mais les augmentations qui ont fait le plus de mal aux petites bourses, ce sont celles des produits alimentaires proposés dans les épiceries et autres supérettes, en dehors bien entendu des produits laitiers qui ont connu depuis le début de l’année, pas moins de quatre augmentations. Le bidon de 5 litres d’huile a enregistré deux hausses inouïes en quelques mois seulement, passant de 430 * 650 dinars. «C’est la fin des fritures dans les ménages !» lance, avec une ironie mêlée d’amertume, un commerçant du centre-ville de Tizi Ouzou qui ne manquera pas de dénoncer l’absence de l’Etat dans cette situation difficile pour la population.

        En fait, l’absence de l’Etat face * ces augmentations, particulièrement celles engendrées par des activités illégales, peut être considérée comme criminelle, surtout que ce genre de situation est parfois source de dépression, de suicide ou de maladie grave chez les plus vulnérables des citoyens. C’est aussi cela le «coup de grâce» recherché contre les petites bourses, par les spéculateurs et autres commerçants véreux qui s’érigent tous les ans en «seigneurs de l’Aïd». Il ne faut pas perdre de vue aussi le fait qu’* l’occasion de la fête de l’Aïd, les gens doivent faire face * la dépense du sacrifice religieux du mouton dont le prix se situe aux alentours de 20 000 dinars.

        Et comme un malheur n’arrive jamais seul, Tizi Ouzou, tout comme les autres wilayas du pays, subit de plein fouet la crise du lait en sachet, car l’ORLAC de Draa Ben Khedda est la seule unité * distribuer ce précieux produit au moment où les unités privées sont en grève.

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        • #49

          Mardi 18 Décembre 2007 -- Depuis près d’une semaine, les bureaux de poste de Sétif vivent une tension indescriptible. Jusqu’* hier d’ailleurs, l’inquiétude était visible sur les visages des salariés venus s’enquérir de leur compte CCP auprès du centre payeur principal de Sétif. Le même scénario est vécu au niveau des guichets de banque. Pratiquement toutes les banques sont prises d’assaut par les citoyens. Mais l*, le problème n’est pas aussi inextricable que celui enregistré depuis plusieurs jours par les guichets d’Algérie Poste qui ne disposaient pas de liquidités. Une première * Sétif, diront quelques employés de la poste qui, eux-mêmes, s’inquiètent de leur possibilité de s’alimenter en billets de banque afin d’honorer les besoins de la fête de l’Aïd, où c’est le mouton qui présente la première nécessité.

          Hier, lundi, * deux jours de la commémoration du rituel, les salariés alignés en file attendent de percevoir leur mensualité depuis le lever du jour. La nouvelle du manque de liquidités au niveau des bureaux de poste a vite fait le tour de la ville, mais ils ne désemplissent pas car les files s’alimentent encore plus et on ne perd pas espoir. Au cours de la matinée d’hier, les préposés aux guichets de poste rencontrés sont inquiets, mais peu avant midi le receveur principal de la direction d’Algérie Poste nous fait savoir que les caisses de son service viennent tout juste d’être alimentées en liquidités. «Nous percevons * l’instant un montant de 800 000 000 de dinars en provenance de la Banque centrale», nous déclare Gharzouli Nouredine avec soulagement.

          En fait, tout au long de la semaine, les demandes des 120 centres payeurs d’Algérie Poste avaient doublé. Car, nous explique notre interlocuteur, toutes les dates des virements mensuels des travailleurs des différents secteurs ont été avancées. En effet, nous explique-t-il, celles-ci habituellement opérées * partir de la date du 24 du mois ont été désormais fixées au 12 de ce mois de décembre.

          Outre cela, notre entretien avec le premier responsable du centre payeur de la wilaya de Sétif fait ressortir que c’est l’alimentation bi-hebdomadaire de son administration en billets de banque * partir de l’institution monétaire nationale qui permettait de répondre aux besoins pressants et massifs des citoyens en pareille circonstance. Mais, selon lui, tous les citoyens seront pratiquement satisfaits avant la fin de la journée d’aujourd’hui. Il semble aussi qu’un accord ait été conclu avec la Banque centrale, visant un approvisionnement quotidien en liquidités, ce qui mettrait fin définitivement au problème de disponibilité de billets de banque au niveau des centres payeurs d’Algérie Poste * l’occasion des périodes des grands rushs des salariés sur les bureaux de poste.

          Par ailleurs, c’est la flambée des prix des fruits et légumes qui est * signaler * la veille de l’Aïd. Si la journée d’hier a été marquée par les perturbations atmosphériques où les premières chutes de neige ont été enregistrées * Sétif et dans sa région, le marché des fruits et légumes n’a guère été épargné par les bouleversements climatiques. Ce sont les difficultés des agriculteurs liées * l’état des routes qui sont pour beaucoup dans cette pénurie, déclarent les commerçants. Le prix de la pomme de terre a grimpé hier * 60 DA, de même pour la tomate qui a atteint les 80 DA, les oignons 40 DA, mais les hausses les plus perceptibles ont été notées au niveau des fruits, les oranges affichant 90 DA le kilogramme, la mandarine variant entre 90 et 120 DA, les pommes * 120 DA et les bananes * 140 DA.

          Enfin, c’est le prix du mouton, accessible cette année * toutes les bourses, qui semble marquer la satisfaction générale des citoyens. Tout le monde s’accorde * dire que le citoyen pouvait acquérir son mouton * partir de 10 000 DA ou encore un peu moins, des prix largement en baisse comparativement * l’année dernière. Au marché du bétail, l* où tous les maquignons se réunissent depuis déj* une semaine, les mêmes impressions se dégagent et les baisses sont de l’ordre de 2 000 * 3 000 DA.

          Dans cette ambiance de fête, Sétif ayant revêtu son manteau de neige hier, les citoyens rencontrés tentent de s’enquérir sur les conditions atmosphériques de la journée du mercredi qui sera marquée par l’accomplissement de l’acte rituel et les déplacements des familles. A ce sujet, les services de la météo de Sétif disent que les chutes de neige enregistrées dans la région ont atteint 5 cm * 1 009 mètres d’altitude, * Aïn Arnat, alors qu’au Nord, l’épaisseur maximale a été de l’ordre de 20 cm. Cependant, on annonce une éclaircie qui durera tout le week-end mais le verglas perdurera jusqu’* la veille de l’Aïd.

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          • #50
            December 19, 2007 -- The Algerian government plans to curb food inflation by subsidising hard wheat prices beginning in January, APS reported on Tuesday (December 18th). Basket inflation in the country nudged up from 4.75% in October to 4.9% in November, while the inflation of food prices decelerated slightly from 9.7% in September to 8% in November. However, food price inflation remains significantly above last year's average of 2.4%. Average food inflation for all of 2007 is expected to total 6.3%. Food prices surged in the summer due to rising wheat and potato prices worldwide, and in September and October due to high demand during the holy month of Ramadan.

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            • #51

              Mardi 25 Décembre 2007 -- L’Etat continuera * subventionner les produits de première nécessité, a indiqué le Ministre de l’Agriculture tout en affirmant que les prix du lait, de la semoule ainsi que de la farine n’augmenteront pas.

              En marge de sa rencontre avec les cadres de ce secteur, le ministre Barket a déclaré qu’il comptait réorganiser ses services afin de mieux contrôler les prix, et de parvenir * l’autosuffisance alimentaire notamment pour la classe moyenne.

              En ce qui concerne l’augmentation des prix du blé dans les marchés internationaux, le ministre a révélé que des discussions avec la Chambre Nationale de l’Agriculture sont en cours où des propositions concernant l’augmentation de la subvention étatique aux producteurs de blé seront présentées au cabinet afin de rapprocher les prix en cours * ceux appliqués dans les marchés internationaux pour réduire les importations.

              Par ailleurs, le premier responsable du secteur de l’Agriculture a souligné que l’Algérie pourrait faire face * la crise du lait en cas de coopération des banques avec le ministère en vue de faciliter l’importation annuelle de 50 milles vaches laitières au profit des agriculteurs.

              Le Ministre a également rassuré les consommateurs en affirmant que le volume de la production de la pomme de terre cette année dépassera le besoin national. Les graines de pommes de terre sont disponibles * des prix abordables allant de 80 * 90 DA le kilogramme par rapport * 160DA pour les années précédentes.

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              • #52
                Last edited by Guest 123; 26th December 2007, 18:07.

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                • #53

                  Mardi 25 Décembre 2007 -- Le gouvernement Belkhadem n’arrive toujours pas * faire face, particulièrement * la tendance inflationniste de manière efficace, et manque manifestement de la lisibilité nécessaire pour trouver les réponses appropriées * une crise multiforme qui ne peut plus s’accommoder des solutions circonstancielles.

                  Autant parler d’une navigation * vue qui se résout dans l’urgence * procurer conjoncturellement un juste équilibre, tout * fait précaire et révocable, car orphelin de mécanismes réfléchis, capables de mettre le pays * l’abri des aléas de la conjoncture économique internationale. Aujourd’hui, les subventions se révèlent un bon allié pour le gouvernement de Belkhadem dans sa quête de paix sociale, faudrait-il encore que les soucis du citoyen se réduisent au seul aspect du maintien des prix de produits de large consommation dans des proportions raisonnables.

                  Et il est loisible de dire que l’actuel gouvernement n’a d’autres ambitions que de jouer au pompier, sans se soucier que l’effet cumulé, de toutes les crises qui secouent le pays, peut rendre la situation difficilement maîtrisable. Débordé, le gouvernement l’est assurément. Et il est fort * craindre une sérieuse hypothèque sur l’échéance 2009, censée constituer l’apothéose d’un second mandat présidentiel qui ouvre une voie royale pour Abdelaziz Bouteflika s’il venait * décider de rempiler.

                  À ce titre, le gouvernement de Belkhadem se trouve en sursis. Car nombreux sont ceux qui s’accordent * dire que les grands chantiers lancés par le président de la République se déroulent laborieusement s’ils ne sont pas en panne. Au train où sont menées les choses, le programme du président de la République risque fort de ne pas être au rendez-vous de 2009. Donc, s’il n’y a pas un renversement de vapeur, le président Bouteflika risque de manquer cruellement d’arguments pour convaincre.

                  Car rien de ce qu’il avait projeté tant au plan social, économique ou encore sur le plan des réformes financière, bancaire ou celle des institutions de l’État n’a enregistré de résultats tangibles capables de faire toucher au citoyen du doigt cette fameuse réplique de “l’Algérie qui avance” que nos ministres mélangent * toutes les sauces. Bien au contraire, le citoyen assiste impuissant * l’évolution inquiétante de l’économie informelle, de l’emploi au noir, de la bureaucratie, de la corruption, de la petite délinquance et de la grande criminalité qui sont en train de déstabiliser la société entière.

                  C’est peut-être l* l’explication du “wait and see” observé par le RND et le MSP, quand Belkhadem secrétaire général du FLN et non moins Chef du gouvernement s’empresse de solliciter pour le président de la République Abdelaziz Bouteflika un troisième mandat. Ouyahia autant que Soltani, pourtant dans une attaque en règle contre la gestion des affaires de l’État par le gouvernement Belkhadem, se défendent d’être dans l’opposition, mais le lien est vite fait avec la revendication d’un troisième mandat pour Abdelaziz Bouteflika.

                  C’est une question de priorité, semblent dire l’un et l’autre en affichant de sérieuses réserves sur la manière dont est menée l’application de développement du président de la République dont ils estiment, au sein de l’alliance présidentielle, être partie prenante. Quand Abou Djerra Soltani déclare * travers une superbe tournure qu’il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs, Ouyahia ne pense pas moins que l’Algérie est en train de gâcher une belle occasion de sortir définitivement de la crise multiforme.

                  Au sein même du FLN, des voix qui se joignent * celle de Abderrazak Bouhara abondent dans le même sens et avertissent du danger de l’autosatisfaction et des illusions du triomphalisme. Ce groupe du FLN ne fera pas mystère du fait que le parti “est en phase avec la politique menée par le président de la République. Les divergences se rapportent au devenir du parti, * son identité et aux méthodes de travail”, soulignait-il.

                  Dans cette veine, le silence assourdissant de Abdelaziz Bouteflika sur la révision de la Constitution et un troisième mandat trouve peut-être une explication dans l’impasse dans laquelle est actuellement le gouvernement Belkhadem. N’est-ce pas qu’il serait inopportun aujourd’hui pour le président de la République de solliciter les citoyens sur cette question, alors que la situation du pays n’est pas aujourd’hui celle qu’ils auraient souhaitée ?

                  Et ce n’est donc pas sans raison que les rumeurs sur un éventuel remaniement ministériel, voire un changement de gouvernement dans les prochains jours se font de plus en plus insistantes. D’autant plus que Abdelaziz Bouteflika a ostensiblement affiché sa volonté d’honorer ses engagements envers le peuple. Et la question aujourd’hui reste de savoir comment décongestionner la situation actuelle avec les blocages et les retards dans la réalisation des projets qu’elle connaît. Autrement dit, comment relancer la machine ?

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                  • #54

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                    • #56

                      Mercredi 26 Décembre 2007 -- Hamrouche, Ghezali, Belaïd Abdesselam Rédha Malek, Hamdani, Benbitour, Ouyahia ont tous conditionné, lors de leur
                      passage * la tête du gouvernement, les augmentations des salaires par l’amélioration des capacités de production de l’économie nationale. Avec l’annonce d’une série de revalorisations des salaires et l’arrivée * saturation des dépenses publiques non productives, dans le cadre des programmes de relance, cette prudence n’est plus de rigueur. Plus pratique, avec les 12 000 DA du SNMG de 2007, on achète moins de produits qu’en 2006.

                      L’actualité sécuritaire de la première décade du mois de décembre a fait de l’ombre * un événement pourtant de taille. Depuis le 12 décembre dernier, au moins trois rencontres interministérielle, consacrées * l’examen de la situation du marché national des produits de large consommation se, ont été tenues.
                      Le gouvernement reconnaît officiellement que malgré la disponibilité des produits, dont certains sont toujours subventionnés par l’État, les prix affichés sur les étals connaissent une hausse continue. À ce constat, qui est vrai, le gouvernement a initié, lit-on dans les différents communiqués publiés par ses services, une série de mesures réglementaires et administratives.

                      Autrement dit, la dimension économique de cette crise est ramenée * une banale affaire de spéculation. Depuis une année, les prix de la semoule, de la pomme de terre, du lait, du concentré de tomates, des œufs, des loyers, du logement, de l’électricité… connaissent des augmentations qui saignent la bourse des ménages. Dans la précipitation, la minicrise a été ramenée * des fautes de gestion individuelles commises par certains ministres ayant péché par “manque de veille stratégique”.

                      Les dénonciations de certaines associations, qui restent légitimes quand elles se limitent * la défense des droits du consommateur, ont été assimilées * des analyses et expertises par les décideurs de la chose économique pris de panique. Des mesures ont été aussitôt prises sur certains segments du marché national. C’est le cas principalement pour la pomme de terre et le lait où l’État a essayé de contenir la crise en injectant de l’argent pour tenter de diminuer ce qui est qualifié de tension spéculative.

                      Aujourd’hui, plus d’une année après, c’est l’ensemble du panier de la ménagère qui est touché par cette flambée des prix. La courbe de la mercuriale suit une ligne de progression continue, pour ne pas dire une suite géométrique pour reprendre une formule chère aux économistes. Le phénomène n’a rien d’épisodique. Sur le marché, les ménages, en particulier, et l’ensemble des agents économiques, en général, constatent que cette dérive * la hausse des prix est en train de diminuer nettement leur pouvoir d’achat.

                      Plus pratique, avec les 12 000 DA du SNMG de 2007, on achète moins de produits qu’en 2006. Des causes * l’internationale, des causes monétaires sont avancées pour expliquer ce mal qui recommence * ronger le tissu économique national après un apaisement de plus d’une décennie. Pour certains, le marché national est en train de répercuter les tensions qui sévissent sur les marchés extérieurs. Ces derniers sont vite contredits par le fait que seule l’Algérie, * l’inverse des autres pays du Maghreb, ressent aussi durement ces secousses * l’internationale.

                      Pour d’autres, on assiste * une création excessive de la monnaie pour répondre aux besoins des hausses salariales et aux dépenses du programme de relance économique au point où on se retrouve avec un volume de la monnaie, injectée dans l’économie nationale, trop important par rapport * la production des biens et services.Enfin, pour la troisième catégorie des observateurs, ce phénomène est la conséquence d’une augmentation de la demande que la production nationale n’est pas en mesure de juguler. Les deux dernières explications apparaissent comme complémentaires. Grosso modo, “ce n’est pas de la spéculation, la crise est plus grave”, comme le résume un économiste.

                      Après le départ de Ouyahia du gouvernement, une batterie de mesures fut prise par le staff de Belkhadem pour donner du lest * la politique de prudence, pour ne pas dire prudentielle, en vigueur depuis 1994. Une stratégie qui a permis au pays, * l’époque, de résister face * la grave crise de déflation 1986-1996. Les responsables * l’époque se trouvaient face * un dilemme. La cohabitation d’une forte inflation et d’une croissance négative de l’économie. Le tout avec des caisses vides incapables de répondre aux besoins de survie de la population. La première et importante décision du nouveau staff fut les augmentations salariales qui ont touché essentiellement les secteurs non productifs. C’est surtout la Fonction publique, où émarge d’ailleurs le plus important de la masse salariale du pays, qui en a bénéficié.

                      À l’époque, ces mesures ont été qualifiées par une grande partie de la population, c’est ce que voulait faire croire certains partis politiques et syndicats, comme une victoire contre les monétaristes. En fait, tous les chefs de gouvernement ont géré l’économie du pays sur la base de la rigueur monétaire suivant des schémas universellement admis, prenant en considération les quelques particularités du macro-environnement algérien.

                      Les séquelles de la crise de 1986 sont toujours présentes au sein de la société pour prendre le moindre risque populiste. Cette prudence ne semble, selon plusieurs économistes, plus être de rigueur. Mieux, certains tirent la sonnette d’alarme. “On est en train de booster la croissance par l’inflation”, avertissent les uns. Un an après la libération des salaires par la nouvelle équipe * la chefferie du gouvernement, les citoyens constatent qu’ils sont en train de perdre leur pouvoir d’achat. Les monétaristes sont en train de tirer leur revanche… sur les étals. De plus en plus de citoyens se demandent si au lieu d’augmenter, il n’était pas plus judicieux d’agir sur la fiscalité et les prix pratiqués par les grandes EPIC, comme Sonelgaz, pour tirer vers le bas la mercuriale. Entre-temps, la crise s’installe et le débat ne fait que commencer.

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                      • #57
                        ALGIERS, December 26, 2007 (Reuters) - Algeria's consumer price inflation for the January-November period averaged 3.5 percent and is expected to reach 3.8 percent for the full 2007 year, the National Statistics Office (ONS) said on Wednesday.

                        Inflation was running at 2.5 percent last year.

                        The government has targeted 3.5 percent inflation for calendar 2007 and 3.0 percent in 2008.

                        The January-November rise stemmed from higher food prices, which rose by 6.5 percent, according to ONS data released by official news agency APS.

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                        • #58
                          Mercredi 26 Décembre 2007 -- Le Ministère du commerce avait réclamé lors de la réunion interministérielle tenue récemment, la nécessité de la création d’une caisse pour contrôler et garantir une stabilisation des prix des produits alimentaires de large consommation, apprend-on d’une source responsable.

                          L’idée de la création d’une telle caisse vient suite * la flambée des prix de certains produits alimentaires comme la semoule et l’huile après que les prix de ces produits aient atteints des records dans les marchés internationaux.

                          La demande de la création de cette caisse coïncide avec l’intention du cabinet d’établir des offices se chargeant du contrôle du marché, * l’instar de celui du lait qui débutera ses activités * partir du mois de Janvier prochain. Le gouvernement avait déj* pris les mesures en vue de conserver le prix subventionnés du lait fixé * 25 DA.

                          En ce qui concerne les autres produits alimentaires non subventionnés, le gouvernement ne peut contrôler les prix car ces derniers sont soumis au marché de l’offre et de demande.

                          Par ailleurs, les dispositifs en vue d’être adoptés afin de réorganiser et de contrôler un marché en ouverture qu’est le marché algérien, ne sont toujours pas décelées, ainsi ces dispositifs seront ceux d’un marché centralisé soumis aux normes internationales, même s’il s’agit de produits de large consommation comme la semoule, le lait et tous les produits ayant connus une grande augmentation durant l’année en cours. Les autorités œuvrent * la création d’offices qui se chargeront de l’importation et de la distribution des produits subventionnés.

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                          • #60

                            Jeudi 27 Décembre 2007 -- Les boulangers sont revenus, ces derniers jours, * leur revendication principale relative * la révision du prix du pain, et ils ont justifié leur démarche par l’augmentation des dépenses et des charges, notamment pour les prix des matières premières, assurant dans ce contexte que le subventionnement profite, en fin de compte, aux importateurs, au détriment des gens du métier.

                            Les boulangers sont actuellement en état d’alerte maximale, * cause de la rareté de la farine et l’augmentation de son prix jusqu’* 2400 dinars le quintal. Ils ont réitéré leur appel * réviser le système d’imposition qui a poussé nombre d’entre eux * abandonner la profession de boulanger.

                            Bou El Aïnin Mohamed, vice-président du Comité national des boulangers, a imputé, en partie, la responsabilité de la montée vertigineuse des prix de la farine aux propriétaires de moulins, qui ont fait abstraction du prix fixé par l’Etat, qui oscille entre 1850 et 2000 dinars, et ont augmenté les prix de ce produit, afin de compenser l’achat de quantités de blé auprès des importateurs privés.

                            M. Bou El Aïnin a affirmé, * ce sujet, que le comité ne souhaite pas tant l’augmentation du prix du pain mais un subventionnement plus conséquent de la part de l’Etat.

                            De son côté, le président du Syndicat national des commerçants et artisans, Salah Souilah, a révélé qu’une rencontre est attendue entre la direction du syndicat et le ministère du Commerce, samedi prochain ; l’accent sera mis sur un certain nombre de dossiers, incluant les problèmes des boulangers.

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