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Inefficacité gouvernementale et détérioration du pouvoir d’achat des Algériens

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    Rania Slimane :


    Mercredi 9 Mars 2011 -- Très attendu par les acteurs du secteur agroalimentaire, le décret plafonnant les marges bénéficiaires des producteurs et des importateurs de sucre et d’huile sera publié dans quelques jours. Selon le décret, qui est déjà signé, les marges sont plafonnées à 8% pour les producteurs et à 5% pour les importateurs, a indiqué ce mercredi 9 mars à TSA, le ministre du Commerce, Mustapha Benbada. «Ces marges sont fixées par un décret qui a été signé et qui sera publié au Journal officiel dans les prochains jours», a précisé M. Benbada.

    Le ministre a ajouté que les marges bénéficiaires des grossistes et des détaillants pour le sucre et l’huile sont fixées respectivement à 5% et 10%. M. Benbada a indiqué que l’État remboursera les producteurs en cas de hausse des prix de matières premières sur les marchés internationaux pour maintenir le plafonnement des prix du sucre et de l’huile. Cette décision constitue un coup dur pour les producteurs. En Algérie, le sucre et l’huile sont deux produits qui assurent des marges confortables.

    Les prix du sucre et de l’huile, deux produits de large consommation, ont été plafonnés par le gouvernement respectivement à 90 dinars le kilogramme et à 500 dinars la bonbonne de 5 litres, aux termes d’un accord conclu le 9 janvier dernier avec les opérateurs. Cette mesure a été prise après une hausse spectaculaire et soudaine des prix de ces deux produits qui a provoqué des émeutes sanglantes du 5 au 10 janvier à travers le pays.

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  • Guest 123
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    Ali Idir :


    Lundi 7 Mars 2011 -- Le gouvernement a décidé de fixer les marges des producteurs de sucre et d’huile et de plafonner les prix de ces deux produits de large consommation, a annoncé ce lundi 7 mars, Aissa Zelmati, responsable au ministère du Commerce. Un décret fixant les marges et les prix sera publié au Journal officiel dans les prochains jours. «Les marges bénéficiaires ne sont, de mon point de vue, qu'un détail de ce décret dont la publication au Journal Officiel est imminente», a déclaré Aissa Zelmati, secrétaire général du ministère. Ces marges «ont été fixées en concertation avec les opérateurs» qui «ont affiché leur satisfaction à l'exception d'un seul», a-t-il affirmé, sans préciser le nom de cet opérateur hostile au plafonnement. M. Zelmati n’a pas fourni de détails concernant cette mesure. Mais, selon nos informations, le décret prévoit notamment le plafonnement à 8,5% de la marge des producteurs de sucre et d'huile végétale. Le responsable du ministère du Commerce a rappelé que les dispositions y afférentes ne sont qu'une application des lois sur la concurrence et sur les pratiques commerciales, adoptées l'année dernière, et que «toute opposition à ces mesures était, par conséquent, une opposition à la loi».

    Le décret, qui fixe par ailleurs les modalités de compensation des opérateurs pour le manque à gagner que peut engendrer le plafonnement et la fixation des marges bénéficiaires, prévoit la création d'un «comité d'évaluation du différentiel», selon M. Zelmati. «Si un opérateur importe tant de tonnes de matières premières destinées à la production des huiles, il doit démontrer la quantité des huiles alimentaires effectivement produites à partir de ses importations afin qu'il puisse être remboursé après évaluation faite par le comité», a-t-il expliqué, ajoutant que ce remboursement ne peut avoir lieu que dans le cas où les prix de ces matières affichaient une hausse sur les marchés internationaux. En janvier dernier, le gouvernement avait décidé de plafonner les prix du kilo de sucre à 90 DA et à 600 DA pour les cinq litres d'huile. Il a également suspendu, jusqu'à fin août 2011, l'application des tarifs douaniers (5%) de l'IBS (19% pour la production et 25% pour la distribution) et de TVA (17%) sur les importations ou la production des sucres roux et blanc et des matières premières des huiles alimentaires.

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  • Guest 123
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    Samir Allam :


    Vendredi 4 Mars 2011 -- La situation politique risque d’être marquée par une instabilité importante durant les premiers mois de l’année 2011. Les résultats des élections législatives de 2012 seront similaires à ceux de 2007, avec le maintien de l’Alliance présidentielle au pouvoir mais un quatrième mandat du président Bouteflika en 2014 est « peu probable ». Ce sont les principales conclusions contenues dans une analyse du think-tank britannique de l'Economist Intelligence Unit (EIU) rendue publique ce vendredi 4 mars.

    Sur le plan économique, les prévisions ne sont guère plus rassurantes. Les analystes de l’EIU tablent sur une croissance moyenne de 4,1 % durant la période 2011‑2015. Une croissance inférieure au potentiel de l’Algérie au regard de ses ressources et de sa démographie, souligne l’EIU. La croissance sera tirée par les programmes d’investissements publics. En 2011, la baisse de production de gaz et la faiblesse des investissements étrangers à cause des troubles au Maghreb va ramener la croissance à 3,2%, selon la même source. Durant la période 2011‑2015, le secteur hors‑hydrocarbures va poursuivre son développement, mais son apport au PIB restera insignifiant.

    Excédent commercial en hausse

    La pression sur les prix sera élevée en 2011 et en 2012 en raison d’une demande intérieure robuste et des acteurs qui exercent des monopoles sur plusieurs produits. En raison du manque de compétitivité de son commerce extérieur, l’Algérie ne devrait pas profiter de la faiblesse de l’euro pour réduire sa facture des importations, précise l’EIU. Ce dernier prévoit par exemple une hausse de 21% des prix du blé, dont l’Algérie est l’un des principaux importateurs dans le monde.

    Concernant la balance commerciale, les analystes pensent qu’elle sera excédentaire durant la période 2011‑2015. Le pays va en effet profiter des prix élevés des hydrocarbures, notamment le pétrole. «En dépit d’une forte demande intérieure et des prix élevés des produits de base, en particulier pour les produits alimentaires et de la construction, la facture des importations a été contenue par des mesures strictes du gouvernement pour réduire le dépenses d'importation depuis 2009, ainsi que par une plus forte valorisation du dinar rapport à l'euro», précise le document. L'excédent commercial sera en moyenne de 23,4 milliards de dollars durant la période 2011‑2015, selon l’EIU.

    Persistance des tensions avec la France

    La politique extérieure de l’Algérie ne va pas connaître de bouleversements majeurs. Selon les analystes de l’EIU, l’Algérie continuera à être un allié régional important de l’Occident dans la lutte contre le terrorisme. Elle sera la principale puissance militaire engagée contre Aqmi (Al Qaïda au Maghreb islamique) au Sahel. Les relations avec l’Union européenne seront stables. L’Algérie fournit quelque 25% des importations de gaz de l’Europe et la sécurité des approvisionnements depuis la Russie demeure un problème. La relation avec Paris continue d’être tendue, en raison du passé colonial de la France en Algérie mais elle restera importante. La France est le principal partenaire commercial de l’Algérie et le pays héberge une importante communauté algérienne. Les relations algéro‑américaines resteront concentrées sur les questions du terrorisme islamiste et des hydrocarbures. L’EIU rappelle également que la Russie et l’Algérie ont signé un accord militaire, prévoyant notamment des ventes d’avions de chasse.

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  • Guest 123
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    Ali Idir :


    Mercredi 2 Mars 2011 -- Les mesures annoncées à l’issue du Conseil des ministres du 22 février pourraient s’avérer désastreuse pour la stabilité économique et sociale de l’Algérie dans l’avenir. Ces mesures vont coûter à l’État des milliards de dollars, déstructurer l’économie et affaiblir les entreprises publiques déjà peu compétitives, estiment des économistes interrogés par TSA. Au lieu d’utiliser l’argent du pétrole pour engager des investissements structurants, le gouvernement a opté pour des mesures populistes, comme les emplois aidés ou l’opportunité offerte à des chômeurs de devenir des chefs d'entreprises, une particularité algérienne. Sous l’effet de la panique, le pouvoir, qui cherche à se maintenir dans un contexte de révolutions qui secouent le monde arabe, a pris des décisions qui vont favoriser l’informel, les importations de produits finis et les emplois aidés. «Le gouvernement a décidé de créer des emplois sur papier qui ne sont pas durables. Il a demandé aux entreprises de créer des emplois sociaux alors que leurs effectifs sont déjà pléthoriques et qu’elles survivent grâce aux aides de l’État provenant de la rente pétrolière. Il a également dégagé d’importantes sommes d’argent pour aider les chômeurs à devenir patrons sans aucun suivi», explique un économiste.

    Pour calmer le front social en ébullition et éviter une révolte de la rue à la tunisienne ou à l’égyptienne, le président Bouteflika utilise l’argent du pétrole pour financer des mesures vouées à l’échec et qui pourraient handicaper l’économie nationale. «L’Algérie va droit au mur. Ces nouvelles mesures vont vider les caisses de l’État», prévient un autre économiste. Et d’ajouter : «toutes ces mesures représentent des pertes sèches pour l’État. Au lieu de subventionner à tout va des produits importés et des emplois inutiles, le gouvernement aurait été mieux inspiré d’engager des dépenses en investissements». Cet économiste a identifié des projets structurants dans neuf secteur : industrie lourde (pétrochimie), électronique, automobile, offshoring, agroalimentaire, produits de la mer (transformation), textile, artisanat industriel et tourisme. «Ces investissements structurants vont permettre de créer de la richesse et des emplois rapidement», explique‑t‑il. Dans certains secteurs, comme l’offshoring, les résultats sont visibles rapidement.

    Le successeur de Bouteflika va hériter d’une situation explosive

    Déjà fragilisées par les privatisations massives des années 1990 et les récentes enquêtes sur la corruption, les entreprises publiques vont devoir désormais faire du social, dans une économie de marché marquée par une rude concurrence entre le privé national et étranger et le public. «Le gouvernement ordonne aux entreprises publiques de créer des emplois. C’est une décision politique et non pas économique. Ces entreprises ne supporteront pas longtemps des effectifs pléthoriques et seront obligées de dégraisser dans les prochaines années. Des milliers de travailleurs vont alors se retrouver à la rue», analyse un chef d’entreprise. Les mesures présidentielles illustrent l’absence d’une stratégie économique de la part du pouvoir. «La politique actuelle de Bouteflika est celle d’un pays très riche. Or, ce n’est pas le cas de l’Algérie. Notre pays n’a pas les moyens financiers pour maintenir éternellement la paix sociale à coups de dépenses de plusieurs milliards de dollars. Tôt ou tard, les caisses de l’État vont se vider et la révolte deviendrait inévitable. Les décisions actuelles coûteront très cher aux générations futures», estime un autre investisseur. En fait, avec les mesures prises après les dernières émeutes, le président Bouteflika va léguer une véritable bombe à retardement à son successeur : des dizaines de milliers de travailleurs avec de faux emplois et une économie déstructurée par les subventions.

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  • Guest 123
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    Hamid Guemache :


    Lundi 28 Février 2011 -- L’échange entre le ministre des Finances Karim Djoudi et le président du Forum des chefs d’entreprises (FCE) Réda Hamiani, lundi soir sur le plateau de Canal Algérie, a tourné au dialogue de sourds. Le premier a confirmé les contradictions et l’impuissance du gouvernement en matière de politique économique et le second a rappelé les attentes et les espoirs des chefs d’entreprises. Aux questions posées par le patron des patrons sur les principaux sujets qui préoccupent les entrepreneurs comme l’environnement des affaires, les difficultés des entreprises face à l’administration, le Credoc, la règle 49/51, le foncier industriel, l’instabilité juridique et le recul significatif des investissements depuis 2009, le premier argentier du pays n’a fait aucune concession. Il s’est montré évasif dans ses explications et peu précis concernant les projets et les ambitions du gouvernement.

    «On se félicite des récentes mesures mais notre administration n’est pas capable de les accompagner. Toutes les facilités données par le gouvernement ne trouvent pas de réponses sur le terrain», a expliqué M. Hamiani en s’adressant à Karim Djoudi. «Les opérateurs économiques passent beaucoup plus de temps dans les administrations économiques que dans leurs bureaux», a‑t‑il déploré. Le président du FCE a également exprimé les attentes du patronat concernant des mesures en faveur des entreprises existantes. Concernant les contraintes rencontrées par les entreprises avec les douanes, le président du FCE a expliqué qu’un container en Algérie met 27 jours pour sortir du port contre 3 à 4 jours au Maroc et une journée à Singapour. Pour sa part, Mourad Mahfouf, chef d’entreprise et investisseur, a souligné les difficultés que les entreprises rencontrent sur le terrain, avec les banques publiques et les douanes notamment. «Les douanes sont gangrenées. Je passe des semaines pour dédouaner la marchandise», a‑t‑il dit.

    « La structure de notre économie est trop dangereuse »

    En réponse aux deux patrons, le ministre n’a fait aucune annonce pour les entreprises déjà en activité, comme si le gouvernement cherchait à favoriser la création de nouvelles entreprises par les jeunes, touchés de plein fouet par le chômage. M. Djoudi a expliqué les nouvelles mesures économiques annoncées lors du Conseil des ministres du 22 février, destinées notamment à faciliter la création d’entreprises par les jeunes diplômés. Une sorte d’allocation chômage de luxe, réservée à quelques privilégiés. Mais le danger d’une telle politique peut venir d’une utilisation aléatoire des fonds destinés à aider à la création de nouvelles entreprises. Concernant les douanes, le ministre a promis des réformes. «Nous avons réalisé des audits externes par l’IGF des douanes et des impôts», a révélé M. Djoudi. «Tout n’est pas noir, tout n’est pas blanc», a‑t‑il ajouté. Il a justifié le durcissement des mesures à l’importation par la nécessité de passer d’une économie rentière à une économie créatrice de richesses. «La structure de notre économie est trop dangereuse», a‑t‑il dit.

    M. Hamiani est revenu sur l’investissement et cité les chiffres de l’Andi qui font état d’une baisse de 50% du nombre de projets déclarés entre 2009 et 2010. Dans le peloton de tête des projets déclarés figurent les transports (58%), BTPH (18%) et services 14%. «L’Algérie de 2030 se fait maintenant. Les tendances lourdes en matière d’investissement qui se dessinent aujourd’hui sont préoccupantes», a alerté M. Hamiani. En réponse, le ministre a cité quelques partenariats concrétisés notamment dans le secteur financier et surtout annoncé que le Fonds national de l’investissement (FNI) financera des projets public‑privés et pourra prendre 34% du capital d’une société privée.

    Le président du FCE a posé la question de l’instabilité juridique dont se plaignent les investisseurs notamment étrangers. «Les étrangers disent que le gouvernement décide d’une façon unilatérale sans concertation de changer les lois tous les six mois», a expliqué M. Hamiani qui a plaidé pour le retour de la remise documentaire pour le paiement des importations de matières premières. Le ministre a promis l’amélioration de la communication avec les patrons. Il a confirmé le maintien du Credoc et laissé entendre qu’il y aura un assouplissement sur la facilité de caisse pour les producteurs. Il a également annoncé le maintien de la règle 49/51 pour l’investissement étranger. Enfin, M. Djoudi a confirmé que le gouvernement a instruit les entreprises à recruter pour résorber le chômage, comme l’a révélé TSA dès le 18 janvier. «Nous avons accordé au secteur public 500 milliards de dinars pour effacer des dettes et 200 milliards de dinars pour le développement. Une instruction a été donnée aux entreprises publiques de recruter», a‑t‑il affirmé.

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  • Guest 123
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    Samia Amine :


    Dimanche 27 Février 2011 -- Nouvelle concession du gouvernement aux commerçants grossistes. Mustapha Benbada, ministre du Commerce, a appelé, ce dimanche 27 février, la Direction générale des impôts (DGI) à épargner aux commerçants de gros d’éventuels «redressements fiscaux» sur les périodes antérieures à une utilisation volontaire de la facturation et des chèques. M. Benbada s’exprimait à l’occasion d’une rencontre à Alger qui a regroupé des opérateurs économiques, des banquiers et des universitaires pour débattre de la question des «prix des produits alimentaires de large consommation dans une économie ouverte à la concurrence». Cette demande s’inscrit dans le cadre des mesures d’apaisement prises par le gouvernement au lendemain des émeutes de début janvier qui ont suivi la hausse des prix des produits alimentaires. Pressés par le gouvernement d’utiliser la facture, les grossistes ont effet décidé de répercuter les taxes sur les prix des produits commercialisés. Mais lors d’un conseil des ministres tenu le 3 février dernier, le gouvernement a reculé sur l’introduction de la facture. L’obligation de paiement par chèque pour les montants égaux ou supérieurs à 500.000 DA qui devait entrer en vigueur en mars a également été différée.

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  • Guest 123
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    Samir Allam :


    Mardi 15 Février 2011 -- Durant les quatre prochaines années, la situation économique de l'Algérie ne va pas fondamentalement s'améliorer. C’est paradoxalement le principal enseignement des chiffres macro-économiques en l’apparence positifs, contenus dans le dernier rapport de la Banque mondiale, dévoilé lundi 14 février par l’agence APS. Certes, selon le rapport, le PIB (Produit intérieur brut) algérien passera de 168,8 milliards de dollars en 2011 à 196,2 milliards en 2014, soit une hausse de 16,23% sur quatre ans. Mais dans le même temps, le prix du baril de pétrole algérien passera de 78,8 dollars à 86 dollars, soit une hausse de 9,13%, selon la Banque mondiale. La part du prix du baril dans cette hausse du PIB attendu est dominante. Elle montre que l’économie algérienne restera dépendante des fluctuations des marchés pétroliers internationaux. Car rien ne garantit qu’un événement exceptionnel ne fasse pas passer les prix sous les 78,8 dollars d’ici à quatre ans.

    L’autre indicateur inquiétant concerne les IDE (investissements direct étrangers). Ils seront de 1 milliard de dollars en 2011 et 2012, puis attendront 1,1 milliard respectivement en 2013 et 2014. Comprendre : non seulement l’Algérie ne va pas attirer de nombreux investisseurs étrangers mais les investissements étrangers vont demeurer une source de pertes de devises pour l’Etat algérien. Les investisseurs déjà présents vont en effet continuer d'exporter leurs dividendes vers à l’étranger (quelques milliards de dollars par an). En contrepartie, à cause de la loi de finances complémentaire 2009, les nouveaux investissements resteront à un niveau faible (un milliard de dollars). Au lieu de rapporter de l’argent dans les caisses de l’Etat, les investissements étrangers vont se transformer dans les prochaines années en source de pertes pour l’Algérie. À cela s’ajoute une hausse des stocks des IDE (la valeur des investissements) qui va augmenter, représentant une richesse supplémentaire pour les entreprises déjà implantées. Ces chiffres montrent clairement que les mesures économiques du gouvernement Ouyahia favorisent les investisseurs étrangers déjà présents en Algérie au détriment de nouveaux investissements.

    Dans le même temps, l’investissement privé local a de faibles chances de se développer et de créer des richesses tant que le secteur bancaire n’est pas réformé et les pressions politiques et fiscales sur les entreprises les plus en vue ne reculeront pas. Actuellement, le système bancaire favorise tous catégories d’investisseurs locaux : ceux ayant des appuis politiques solides et ceux qui possèdent déjà d’importantes fortunes et donc capables de fournir des garanties. Une machine à fabriquer des inégalités.

    Le troisième indicateur qui suscite l’inquiétude concerne la croissance. Elle passera de 3,7% en 2011 à 3,4% en 2014 (en hors hydrocarbures : de 5,3% à 5%). En clair, en 2014, l’Algérie produira moins de richesses supplémentaires en 2014 qu’en 2011. Or, en 2014, l’Algérie sera à seulement six à dix ans de la fin de ses exportations de pétrole, selon les projections de spécialistes basées sur les réserves actuelles du pays.

    Enfin, le PIB par habitant ne va pas progressé fortement : il passera de 4.798 dollars en 2011 à 5.388 dollars en 2014, soit une hausse de 12%. Le PIB par habitant est un des principaux indicateurs du niveau de développement d’un pays. Un pays est considéré comme développé à partir d'un PIB par habitant de 20.000 dollars. En 2014, l’Algérie restera un pays sous-développé et les Algériens toujours pauvres. La perspective d’une vie meilleure, régulièrement promise par le gouvernent, n’est pas pour demain.

    Rappel des principales données publiées par la Banque mondiale :

    PIB (Milliards de dollars) : 168,8 (en 2011) 178,4 (en 2012) 187,6 (en 2013) 196,2 en 2014

    Taux de croissance : 3,7 % (2011) 3,6 % (2012) 3,5 % (2013) 3,4 % (2014)

    Taux de croissance hors hydrocarbures : 5,3 % (2011) 5,3 % (2012) 5,2 % (2013) 5 % (2014)

    PIB/habitant : 4798 (2011) 4987 (2012) 5179 (2013) 5388 (2014) (Dollars)

    Balance commerciale : 13,5 (2011) 13,7 (2012) 13,3 (2013) 12,5 (2014) (Milliards de dollars)

    IDE: 1 (en 2011 et en 2012) 1,1 (en 2013 et 2014) (Milliard de dollars)

    Réserves de change : 171,4 (2011) 188,3 (2012) 206,9 (2013) 226,4 (2014) (Milliards de dollars)

    Dette publique extérieure : 3,7 (2011) 3,4 (2012) 3,2 (2013) 2,9 (2014) (Milliards de dollars)

    Dette pub.ext/PIB : 2,2 % (2011) 1,9 % (2012) 1,7 % (2013) 1,5 % (2014)

    Prix du pétrole algérien : 78,8 (2011) 82,3 (2012) 84,4 (2013) 86 (2014)

    Inflation : 5 % (2011) 4,3% (2012) 4% (2013) 3,7 % (2014)

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  • Guest 123
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    Rafik Tadjer :


    Lundi 14 Février 2011 -- Pour les quatre prochaines années, l’économie va continuer à se bien porter mais la croissance restera à un niveau stable légèrement supérieure à 5 % (hors hydrocarbures), selon les prévisions de la Banque mondiale pour la période 2011‑2014, publiées ce lundi 14 février. Le PIB atteindra 196,2 milliards de dollars en 2014 et les réserves de change 226,4 milliards, selon la même source. Autre bonne nouvelle, l’inflation va baisser d’année en année, passant de 5 % en 2011 à 3,7 % en 2014. En revanche les IDE (investissements directs étrangers) resteront à un niveau faible : ils passeront de 1 milliard de dollars en 2011 et 2012 à 1,1 milliard en 2013 et 2014. Ce niveau faible des IDE montre que, pour la Banque mondiale, l’économie algérienne restera peu attractive pour les investisseurs étrangers durant les quatre prochaines années.

    Les principales données publiées par la Banque mondiale :

    PIB (MDS de dollars) : 168,8 (en 2011) 178,4 (en 2012) 187,6 (en 2013) 196,2 en 2014

    Taux de croissance : 3,7 % (2011) 3,6 % (2012) 3,5 % (2013) 3,4 % (2014)

    Hors-hydrocarbures

    Taux de croissance : 5,3 % (2011) 5,3 % (2012) 5,2 % (2013) 5 % (2014)

    PIB/habitant : 4798 (2011) 4987 (2012) 5179 (2013) 5388 (2014) (Dollars)

    Balance commerciale : 13,5 (2011) 13,7 (2012) 13,3 (2013) 12,5 (2014) (Milliards de dollars)

    IDE: 1 (en 2011 et en 2012) 1,1 (en 2013 et 2014) (milliard de dollars)

    Réserves de change : 171,4 (2011) 188,3 (2012) 206,9 (2013) 226,4 (2014) (Milliards de dollars)

    Dette publique extérieure : 3,7 (2011) 3,4 (2012) 3,2 (2013) 2,9 (2014) (Milliards de dollars)

    Dette pub.ext/PIB : 2,2 % (2011) 1,9 % (2012) 1,7 % (2013) 1,5 % (2014)

    Prix du pétrole algérien : 78,8 (2011) 82,3 (2012) 84,4 (2013) 86 (2014)

    Inflation : 5 % (2011) 4,3% (2012) 4% (2013) 3,7 % (2014)

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  • Guest 123
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    Riyad Hamadi :


    Dimanche 13 Février 2011 -- Le montant est colossal. En 2011, l’Algérie va dépenser plus de 16 milliards de dollars, soit un dixième du PIB national, dans les transferts sociaux. Cet argent servira à financer les subventions directes et indirectes, accordées par l’État, à la santé, l’éducation, le soutien des prix des produits de large consommation, de l’électricité, des carburants, de l’eau ou encore les aides aux plus démunis et le logement. Mais dans la réalité, ces subventions ne profitent pas toujours à ceux à qui elles sont destinées. Pour preuve, les émeutes contre la mal‑vie devenues fréquentes à travers le pays et l’aggravation de la crise du logement. Le système algérien de redistribution des richesses est injuste et peu efficace à cause de la corruption et des passe‑droits. Voici la répartition de ces transferts pour l'année 2011, selon l’agence APS :

    1 - Le soutien aux familles représente plus d'un quart des transferts, avec 302,2 milliards de DA, répartis comme suit :

    - 42 milliards de DA pour les allocations

    - 89 milliards de DA pour l'éducation (bourses, transports universitaires...)

    - 93 milliards de DA pour le soutien des prix du lait et du blé

    - 78 milliards de DA pour l'accès à l'eau et à l'électricité

    2 - Les transferts alloués au secteur de l'Habitat, d'un montant de 282,7 milliards de DA absorbent 23,5% de la totalité des transferts, ils se répartissent ainsi :

    - 100 milliards de DA pour les logements sociaux locatifs

    - 181,7 milliards de DA pour le logement public aidé (LPA)

    - 1 (un) milliard de DA pour la bonification des crédits immobiliers

    3 - Le soutien à la Santé bénéficie de plus de 18% des transferts avec un montant de 220,6 milliards de DA.

    - La plus grande partie de ce soutien, soit 218,5 milliards de DA, va aux établissements de la santé publique.

    4 - Les aides aux démunis, handicapés ainsi qu'aux titulaires de faibles revenus sont estimées à près de 135 milliards de DA en 2011, soit 11,2% des transferts. Elles sont destinées surtout à contribuer dans :

    - Les financements de l'Agence de développement social (ADS) avec 58 milliards DA

    - Les œuvres sociales des fonctionnaires, les dotations au fonds de solidarité nationale et au fonds d'indemnisation des victimes du terrorisme.

    5 - Le soutien aux retraites avec 136,7 milliards de DA, représente 11,36% des transferts, il est destiné aux :

    - Compléments différentiels servis aux moudjahidines

    - Petites pensions, afin de garantir le seuil minimum légal de 75% du SNMG

    - Contribution du fonds de réserve des retraités et aux indemnités complémentaires de pensions et allocations de retraite et d'invalidité.

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  • Guest 123
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    Hamid Guemache, Lundi 7 Février 2011 :


    Mohamed Bahloul est économiste et directeur de l’Institut de développement des ressources humaines (IDRH) d’Oran...

    Le président Abdelaziz Bouteflika a annoncé jeudi dernier plusieurs mesures pour notamment lutter contre le chômage des jeunes, mais le secteur privé a été oublié…

    Ce sont des mesures urgentes destinées à détendre l’atmosphère sociale. Le secteur privé n’a pas été vraiment oublié. La dépénalisation de l’acte de gestion des managers publics peut aider à libérer la gouvernance dans les banques et libérer le crédit pour le financement du secteur privé.

    Mais le secteur privé peut jouer un grand rôle dans la lutte contre le chômage et créer des richesses…

    Jusqu’à présent, le privé est faiblement développé. Il faut un nouveau secteur privé qui doit être dirigé par une nouvelle race d’entrepreneurs, jeunes et formés dans les grandes écoles, et non par des vieux. Pour créer ce nouveau secteur privé, il faut mettre en place toute une expertise.

    Le président Bouteflika a annoncé le report de l’obligation de payer par chèque les transactions commerciales supérieures à 500.000 dinars et qui devait entrer en vigueur le 31 mars 2011. Comment expliquez‑vous ce recul sur la lutte contre l’informel ?

    Cette décision signifie que l’État n’est pas encore prêt à traiter le secteur informel. C’est la deuxième fois que cela arrive. Ce recul signifie aussi que l’informel a une marge de manœuvre importante et peut exercer des pressions sur la société et l’État.

    Au lieu de renoncer au chèque et à la facture, le gouvernement aurait‑il dû, par exemple, défiscaliser l’activité commerciale pour pouvoir contrôler les transactions commerciales sans s’attaquer frontalement à l’informel ?

    Ce n’est pas aussi simple. Notre économie dépend beaucoup de la fiscalité pétrolière et on ne peut pas réduire davantage la fiscalité ordinaire. En plus, la politique des approches sectorielles n’a pas été fructueuse. Au contraire, elle est en partie à l’origine des problèmes actuels. Il faut une approche globale sur l’économie.

    L’État peut-il résorber le chômage en comptant uniquement sur les différentes formules comme l’emploi de jeunes, l’Ansej, la Cnac ?

    Pour créer des emplois durables, il faut une refondation de l’économie nationale qui est basée aujourd’hui sur les hydrocarbures et l’informel en diversifiant les sources de la croissance.

    C’est un chantier important. Le gouvernement tente de diversifier l’économie depuis des années, sans y parvenir. Pourquoi ?

    Il faut lancer une réflexion globale sur l’économie. Pour l’échec de la diversification de l’économie, c’est aux politiques de répondre.

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  • Guest 123
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    ALGIERS, February 6, 2011 (Reuters) -- Algeria's economic growth reached 4 percent in 2010 in comparison with 2.4 percent in 2009, the minister delegate in charge of statistics Ali Boukrami was quoted as saying to official news agency APS on Sunday. The energy sector remains the engine of growth, accounting for between 40 and 45 percent of GDP in 2010 versus 31.4 percent in 2009, Boukrami was quoted as saying. Algeria is the world's fourth biggest gas producer which supplies about a quarter of Europe's gas needs. Oil and gas dominate Algeria's economy and account for over 90 percent of exports.

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  • Guest 123
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    Amel Lakel :


    Alger, Dimanche 6 Février 2011 -- Une étude sur le pouvoir d’achat, menée par l’union générale des travailleurs algériens, en 2009, intitulée «Budget d’une famille algérienne de sept personnes», a révélé qu’il est impossible à une famille de sept personnes de subvenir aux besoins alimentaires de base et vêtement, avec un salaire inférieur à 29,31869/mois. Selon cette étude, le pouvoir d’achat des algériens s’est détérioré entre 2003 et 2009 à un taux de 7.9%, l’étude a portée sur des familles composées des conjoints, trois enfants scolarisés et deux autres non scolarisés et un bébé, issues des quartiers populaires. L’étude révèle aussi que la proposition de la centrale syndicale portait sur un seuil minimum des salaires à 31870 DA, alors que le salaire minimum appliqué en 2009 était de 12.000 DA, jusqu’à la fin de la même année avant d’être augmenté de 2000 DA, comparé à ce qui avait été proposé par la centrale syndicale à plus de 30.000 DA durant l’année 2009 et plus de 22.000 en 2003, alors que le Smig était de 8000 et 12.000 dinars entre 2003 et 2009.

    15652 dinars, dépenses mensuelles pour la nourriture

    Selon les résultats de l’étude, 100% du Smig vont à l’alimentation. Une famille composée de sept personne consomme 200 pains par mois, soit 1800 Dinars, et 7 kilogrammes de semoule par mois, soit 20.277 dinars, 10 litres d’huile/ mois, soit 1000 dinars et 25 kilogrammes de légumes et 15 kg de fruits à 1072 dinars pour les légumes et 888 dinars pour les fruits. La famille algérienne, selon cette même étude, consomme 6 kg de viande rouge à 3432 dinars et 6 kg de viande blanche à 1267,28 dinars/ mois. Seulement 2 kg de poisson à 240 dinars/ mois soit 120 dinar le kilogramme, ce qui n’est pas conforme aux prix en vigueur concernant le poisson qui coûte très cher depuis environ trois années. Les algériens consomment l’équivalent de 1 kg des produits suivants : lait, beurre, confiture et 2 kg de tomate concentrée en plus de 2.5 de fromage à 756 dinars/ mois.

    Evolution des dépenses durant les années 2003 et 2009

    Selon cette étude le volume des dépenses a connu une évolution durant les six années 2003 – 2009. L’alimentation, l’habitat et la location, ainsi que les équipements ménagers et le transport coûtent 31869,92 dinars en 2009 alors que le Smig était de 15.000 dinars. Ce qui veut dire que le pouvoir d’achat du simple citoyen est très faible. L’étude à fixé le volume des dépenses à 22781,61 dinars durant l’année 2003, alors que le Smig était de 8000 dinars, quant à l’année 2005, les dépenses d’une famille composée de sept personnes étaient de 24873,61, alors que le simple fonctionnaire touchait un salaire ne dépassant pas 10.000 dinars par mois.

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  • Guest 123
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    Ali Idir :


    Jeudi 3 Février 2011 -- L’obligation de payer par chèque pour les transactions commerciales supérieures ou égales à 500.000 DA à partir du 31 mars prochain et la généralisation de la facturation sont reportées sine‑die. La décision a été annoncée jeudi 3 février par le président Abdelaziz Bouteflika lors du conseil des ministres. Le chef de l’État a demandé au gouvernement «d'approfondir la concertation, l'explication et la communication sur les avantages pour l'économie qui découleront du recours au paiement par chèque pour les montants égaux ou supérieurs à 500.000 DA, ainsi que de la généralisation de la facturation à toutes les transactions commerciales». Il a ajouté que «par conséquent, l'application des dispositifs afférents à ces deux mesures sera donc différée jusqu'à la réunion des conditions requises», selon le communiqué du Conseil des ministres. L’application de ces deux mesures fin décembre par des grossistes a provoqué une hausse soudaine et importante des prix des produits de large consommation, notamment le sucre et l’huile. Ces hausses ont été suivies d’émeutes meurtrières du 5 au 10 janvier à travers le pays.

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  • Guest 123
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    Hamid Guemache :


    Jeudi 3 Février 2011 -- Le président Abdelaziz Bouteflika a chargé le gouvernement, lors du Conseil des ministres tenu jeudi 3 février, de préparer les dispositions législatives appropriées en vue de la dépénalisation de l'acte de gestion. En attendant cette mesure, le chef de l’État a demandé aux gestionnaires publics de faire confiance à l’État. «J’invite les cadres et gestionnaires publics à s'atteler sereinement à leur mission, en faisant confiance à l'État qui les emploie et à la justice indépendante», a dit le président Bouteflika. La décision a été accueillie favorablement par les directeurs d’entreprises publiques interrogés par TSA. «C’est une très bonne nouvelle», se félicite le PDG d’un groupe public. «La dépénalisation de l’acte de gestion va relancer la machine économique», assure‑t‑il. Cette mesure était en effet attendue de longue date par les managers publics, soumis à de très fortes pressions. Les enquêtes sur la corruption lancées en 2008 et la volonté du gouvernement de contrôler les dépenses publiques ont fini par bloquer l’appareil économique public. Tétanisés par l’incarcération des cadres, les gestionnaires du secteur public, hésitent à prendre des décisions, de crainte de se retrouver en prison.

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  • Guest 123
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    February 2, 2011 -- Algeria's inflation rate fell to 3.9% in 2010 from 5.7% in 2009, the National Statistics Office (ONS) reported on Tuesday (February 1st). The decline was credited to more stable prices for agricultural products. Sugar (+29.58%), fish (+27.14%) and fruit (+18.83%) registered the greatest price surge.

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