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Inefficacité gouvernementale et détérioration du pouvoir d’achat des Algériens

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  • Lycia Tammer :


    Lundi 25 Octobre 2010 -- La déclaration de politique générale du gouvernement, exposée jeudi dernier par Ahmed Ouyahia devant les membres de la chambre basse du parlement a suscité le mécontentement du patronat. La mauvaise nouvelle pour le patronat, c’est que le texte du Premier ministre «ne fait allusion à un quelconque intérêt sur le devenir de l’outil de production du secteur privé», lit-on dans une note de presse diffusée, ce lundi 25 octobre, par la Confédération des industriels et producteurs algériens (CIPA).

    Cette organisation patronale rappelle que 100 milliards de dinars ont été alloués pour les PME-PMI, dont 16 milliards destinés à l’accompagnement de la création de PME-PMI et 80 milliards destinés à l’appui à la mise à niveau de 20.000 PME-PMI, sous forme d’aides directes ou de bonification de crédits bancaires. À ces sommes s’ajouteront les 400 milliards de dinars qui sont destinés à la relance de la modernisation des entreprises publiques économique (EPE). Les patrons de la CIPA, partenaires du gouvernement dans les discussions tripartites, considèrent qu’il s’agit désormais, «non seulement d’une ségrégation, mais discrimination», dont sont victimes les entreprises du secteur privé par rapport à celles du secteur public.

    S’agissant des actions de mise à niveau Meda 1 et Meda 2, la CIPA estime que ces opérations «n’ont nullement atténué les goulots d’étranglement que subit la PME». Répliquant aux décisions comprises dans le texte de la déclaration de politique générale d'Ahmed Ouyahia, les patrons de la CIPA rappellent au Premier ministre que la situation de l’économie algérienne suscite plusieurs inquiétudes. La CIPA met en garde contre une «espèce d’offensive qui avait pour objectif de casser l’industrie algérienne» à travers l’orientation de l’investissement «vers les IDE, la dévaluation de la monnaie nationale, provoquant un surendettement des PME». Les patrons de la Confédération des industriels et producteurs algériens reviennent de nouveau à la charge en critiquant le gouvernement sur les «conséquences préjudiciables» générées par une adhésion anarchique à la zone arabe de libre échange.

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    • Hamid Guemache :


      Lundi 25 Octobre 2010 -- La rentrée sociale s’est déroulée dans un climat économique morose pour les entreprises algériennes, selon l’indice confiance du Forum des chefs d’entreprises (FCE) pour septembre 2010. «L’indice de confiance des chefs d’entreprise du mois de septembre 2010, en dépit d’une progression de 3 points par rapport au mois de juillet, affiche une valeur négative (-10 en septembre contre -13 en juillet)», a indiqué lundi 25 octobre le FCE dans un communiqué.

      L’organisation patronale ne donne pas d’explication sur les raisons de cette reprise timide de l’activité économique. «S’agit-il d’une reprise, assez timide pour ce mois-ci qui s’amplifiera les prochains mois ou de l’effet du taux de réponses à la première enquête post congés annuels, sachant qu’il est (le taux de réponse) de 40% plus faible que les taux de réponses enregistrés lors des enquêtes passées ?», s’interroge le FCE.

      Selon les chiffres de l’enquête, les patrons semblent opter pour la prudence. Plus de la moitié des patrons interrogés (54%) ont fait état d’une baisse du niveau des stocks des produits fabriqués, sans pour autant décider d’augmenter la production pour les trois prochains mois. «Celle option n’est envisagée que par 23% alors que 59% préfèrent plutôt maintenir la production à son au niveau actuel», indique le FCE.

      Par secteur d’activité, celui des services ne semble pas affecté par la crise. Son indice de confiance est remonté de -39 en juillet à (-8) en septembre soit un gain de 31 points, mais il reste toujours négatif. C’est presque le contraire des industries agroalimentaires, représentées notamment par les transformateurs de la tomate et des fruits, dont l’indice de confiance a baissé de 19 points en passant à -22 en septembre contre -3 en juillet, selon le FCE.

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      • Rania Hamdi :


        Vendredi 29 Octobre 2010 -- «J’ai donné des instructions au gouvernement pour concrétiser cette tendance sur le terrain» a déclaré le président Abdelaziz Bouteflika, mercredi dernier à Ouargla. Il a informé ainsi les enseignants et les chercheurs universitaires qu’il avait accédé à leur revendication relative à la revalorisation des salaires. Une fois n’est pas coutume, la déclaration du chef de l’Etat n’est pas une promesse. Le dossier du régime indemnitaire des universitaires est bel et bien bouclé par le gouvernement. Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Rachid Harraoubia, a réuni, jeudi après midi, juste à son retour au siège de son département après la cérémonie d’ouverture de l’année judiciaire, les représentants du Conseil national de l’enseignement supérieur (CNES), du Syndicat national des enseignants universitaires (Sneu), du Syndicat des chercheurs universitaires, du Syndicat national des professeurs et docents en sciences médicales (SNPDSM) et du Syndicat national des maîtres-assistants en sciences médicales (SNMASM). Il leur a alors fait part des mesures prises par la tutelle, et avalisées par le Premier ministre, pour la satisfaction de l’une des revendications principales portées par la famille universitaire : un régime indemnitaire plus attractif. Selon les informations obtenues par TSA, les indemnités des enseignants et chercheurs du supérieur seront revalorisées proportionnellement au salaire. Cette revalorisation atteindra 100% pour les grades les plus élevés. Pour cause, les salaires seront majorés par une prime d’encadrement allant jusqu'à 60% du salaire de base, d’une prime d’aptitude pédagogique plafonnée à 40% et d’une prime de documentation. Finalement, la tutelle n’a pas opté pour une augmentation forfaitaire, mais plutôt pour le principe de pourcentage, qui maintiendra les écarts entre les différentes catégories et échelons. Ces augmentations seront appliquées à partir du mois de décembre avec effet rétroactif à compter du 1er janvier 2010.

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        • Dimanche 31 Octobre 2010 -- M. Ahmed Benbitour, expert en économie et ancien chef du gouvernement a mis en garde contre les politiques entérinées adoptées en Algérie. Il a expliqué qu’elles conduiront à d’avantage de pauvreté à cause de la fragilité des mécanismes de contrôle au sein de l’Etat. Dans une conférence-débat qu’il a animée, hier matin, au siège d’Amnesty International, à Alger, sous le thème «la pauvreté n’est pas une fatalité», l’ex premier ministre estime que les politiques économiques adoptées par les gouvernements successifs dans les différents secteurs élargiront le cercle de la pauvreté en Algérie. Il a mis en garde contre la mauvaise gestion, la corruption et l’absence de transparence qui conduiront à d’avantage de pauvreté parmi des franges les plus faibles de la société.

          En parlant des richesses de l’Algérie, Benbitour expliqué que l’Algérie exporte l’équivalent de 100 dollars alors qu’elle importe l’équivalent de 250 dollars. Il a expliqué que contre chaque dollar qui rentre au trésor public, 30 dollars en sortent. Dans sa réponse à une question sur le secteur de l’agriculture, Benbitour a indiqué qu’il souffre depuis 10 ans et expliqué que la corruption, le statut quo politique et la stagnation du mouvement associatif sont tous des facteurs qui engendrent la pauvreté. Il a, toutefois, expliqué que le changement est possible, loin de la violence. Il a, dans ce cadre, expliqué que ça sera par l’émergence de forces de pression issues de la société civile et par la réaction des compétences.

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          • Merouane Mokdad :


            Dimanche 31 Octobre 2010 -- Le gouverneur de la Banque d’Algérie a choisi le même jour que celui où le Premier ministre Ahmed Ouyahia répond aux députés pour revenir sur la question de l’inflation en Algérie. «Malgré l’acuité de l’inflation endogène, les tensions inflationnistes s’amenuisent dans une certaine mesure», a-t-il déclaré lors d’une rencontre dimanche avec les directeurs de banques au siège de l’institution qu’il dirige. Après avoir alerté sur l’importance de l’inflation lors de la présentation de son rapport de conjoncture à l’APN le 23 octobre dernier, voilà que le Mohamed Laksaci change de langage en tentant de minimiser le phénomène inflationniste. «Pour ce qui est des chiffres, ce sont ceux de l'Office National des Statistiques», a-t-il appuyé comme pour jeter la balle à l’ONS. Selon lui, l’inflation s’est stabilisée autour de 5,4 % lors des premiers mois de l’année 2010 alors qu’elle était de 5,7 % à la fin 2009. Les importations globales ont baissé de 1,5 % lors du premier semestre 2010. Cette baisse est de 10,9 % pour les produits alimentaires et de 6,5 % pour les équipements industriels. Par contre, les services sont hausse de 11,8 %. Abordant la situation financière du pays, le gouverneur de la Banque d’Algérie a estimé que la capacité d'épargne de l'Etat a retrouvé son niveau habituel de ces dernières années. «À fin juin 2010, les réserves de changes de l’Algérie se sont établies à 146,229 milliards de dollars. La dette extérieure équivaut à 3,7 milliards de dollars», a-t-il précisé. D’après lui, la balance des paiements a enregistrée un excédent de 7,1 milliards de dollars durant le premier semestre 2010. En 2009, et à la même période, la balance a accusé un déficit de 2,47 milliards de dollars, le plus important depuis 1999.

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            • Merouane Mokdad :


              Mercredi 3 Novembre 2010 -- Les tarifs de consommation d’eau potable ne vont pas augmenter. L’annonce a été faite par Abdelmalek Sellal, ministre des Ressources en eau, mercredi matin sur les ondes de la chaîne III de la radio nationale. «Tant qu’on n’a pas amélioré correctement le service de distribution de l’eau, il est hors de question de demander une augmentation des prix de consommation d’eau», a-t-il dit. L’important est selon lui, que tous les clients payent leurs factures. «Certains pensent que la hausse des tarifs règle le problème de l’économie de l’eau, on n’en est pas là», a-t-il appuyé précisant que cette hausse sera inévitable en cas d’augmentation des coûts de l’énergie et des intrants. Il a indiqué que l’ADE récupère actuellement des services d’eau dans les communes. «Elle a déjà récupéré ceux de 800 communes sur les 1.541. Dans beaucoup de communes, les gens n’étaient pas habitués à payer l’eau. Il y a encore des difficultés à recouvrir les créances», a-t-il expliqué. Il a estimé les créances à presque 85 milliards de dinars.

              Selon lui, l’Etat continuera à subventionner l’eau consommée par les agriculteurs. Il a indiqué que 65 barrages existent en Algérie dont 7 réceptionnés en 2010. «En 2014, l’Algérie aura 84 barrages», a-t-il annoncé. Selon lui, les stations de dessalement d’eau de mer ne provoquent aucune pollution marine. «Nous avons programmé la construction 13 unités de dessalement d’eau de mer avec une capacité de traitement quotidienne entre 100.000 et 500.000 mètres cube. N’oubliez pas qu’à un moment donné nous avons pensé à importer de l’eau par bateau ! Il suffit qu’il y ait une faible pluviométrie pendant deux ans, et c’est la catastrophe», a-t-il dit précisant que ces projets visent à «sécuriser définitivement» les grandes villes et économiser les eaux souterraines. Les eaux des barrages seront dirigées vers l’agriculture.

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              • Riyad Hamadi :


                Vendredi 5 Novembre 2010 -- La pomme de terre à 60 dinars le kilo, la carotte à 80 dinars, le raisin entre 160 et 300 dinars, le poivron à 150 dinars le kilo, la tomate à 80 dinars, la laitue à 120 dinars, l’escalope de dinde à 750 dinars le kilogramme : sur les marchés d’Alger, les prix des fruits et légumes ainsi que ceux de la viande n’arrêtent pas d’augmenter depuis quelques jours. Les prix des produits de large consommation s’enflamment à l’approche de l’Aid El Kebir. Illustration de cette flambée, la sardine est proposée à 300 dinars le kilogramme alors que le prix du kilogramme de viande rouge dépasse 1.000 dinars. Ces nouvelles augmentations des prix compromettent davantage le pouvoir d’achat de la population et rendent sans effets les hausses des salaires accordées cette année aux fonctionnaires. Le ministère du Commerce est incapable de contrôler le marché. Les commerçants pratiquent des prix hors de portée de nombreux Algériens salariés. C’est chaque fois la même explication qui revient : l’offre s’avère insuffisante alors que la demande est en hausse. Les détaillants accusent les grossistes de mettre le feu aux prix.

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                • Samedi 13 Novembre 2010 -- Décidemment rien n’arrête la flambée généralisée des prix des produits à grande consommation, notamment les fruits et légumes. Ainsi après le mouton de l’Aid, jugé trop cher cette année, la mercuriale continue de s’affoler, effrayant dans son sillage le consommateur qui n’arrive plus à supporter l’érosion continue de son pouvoir d’achat, déjà éprouvé par les dépenses du Ramadhan de l’Aïd El Fitr et de la rentrée scolaire. L’approche de cette fête pousse encore une fois les commerçants à profiter de l’occasion pour gonfler les prix des fruits et légumes. Samedi 13 novembre dans les marchés d’Alger, les ménages étaient unanimes à estimer que la mercuriale a connu une hausse très conséquente. Jugez-en : 120 DA le kilo de salade verte, 80 DA pour les navets et les carottes, entre 80 et 100 DA pour la tomate, entre 40 et 50 pour la pomme de terre, 40 DA pour l’oignon et 600 DA pour l’ail sont les tarifs affichés par les marchands depuis jeudi dernier. Les petits pois sont cédés à raison de 150 DA le kilo, les haricots verts et les poivrons à 140 et la courgette à 100 DA. Pour ce qui est des fruits, la clémentine et l’orange mènent un coude-à-coude et les prix varient de 60 à 150 DA. Les bananes, elles se font de plus en plus désirées avec un prix qui culmine jusqu’à 120 DA, après avoir descendu jusqu’à 70 DA. Les pommes de bonne qualité sont passées, comme par enchantement, de 140 à 160, voire 180 DA. Celles produits localement sont à 80 DA. Dans les autres régions du pays, la même tendance à la hausse est relevée. En attendant une réaction des services concernés, notamment ceux du contrôle des prix, ce sont les porte-monnaie des consommateurs qui en pâtissent.

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                  • Dimanche 14 Novembre 2010 -- Les préparatifs de l’Aïd El Adha pour cette année se font dans un contexte d’inflation généralisée. Les commerçants comme à l’accoutumée saisissent l’opportunité pour augmenter les prix des vêtements, au grand dam des chefs de famille, qui — tradition oblige — sont contraints d’habiller tous les membres de la famille par des vêtements neufs. Une virée dans certains marchés de la capitale renseigne sur cette situation qui érode davantage les bourses les moins nanties.

                    À Rouiba, où la commune est dotée d’un marché couvert dédié exclusivement à la vente d’effets vestimentaires, les prix affichés sont hors de portée des citoyens. Les pantalons pour enfants en bas âge coûtent entre 1200 et 2600 DA et le prix des tenues d’ensemble est excessivement élevé. Les chaussures de moyenne qualité sont cédées entre 1.500 et 2.500 DA, ce qui contraint les chefs de famille à se rabattre sur les marchandises de moindre qualité, notamment celles de provenance chinoise, tout en sachant pertinemment que la durée de vie de ces articles n’est guère longue, et encore moins conforme aux normes. «Pour habiller correctement mes deux enfants, j’ai dû débourser 15.000 DA», nous confie une mère de famille. Et une autre d’ajouter : «Deux pantalons, une chemise et deux paires de souliers m’ont coûté 12.000 DA, et ces articles sont de piètre qualité.» À Réghaïa, le constat est pratiquement le même, avec tout de même une particularité propre à la ville, qui est le «marché hebdomadaire», ce dernier se tient dans les ruelles même de l’agglomération, où les marchands proposent à la vente des articles plus ou moins abordables. C’est ainsi qu’à la veille de l’Aïd, l’affluence au niveau de ce marché augmente sensiblement. «Contrairement aux prix élevés affichés dans les vitrines du centre-ville, ici les prix sont abordables», nous affirme-t-on sur place.

                    Par ailleurs, notons également que la plupart des fruits et légumes ont connu pour la circonstance une majoration allant du simple au double. La pomme de terre, qui ne coûtait il y a peu de temps que 40 DA, est cédée dans la plupart des marchés de la capitale entre 60 et 80 DA le kilogramme. Le prix de la courgette, indispensable dans la préparation des plats de l’Aïd, s’est carrément envolé, atteignant 100 DA le kilo, la tomate est écoulée également à 100 DA, la laitue à 80, la carotte, qui est pourtant un légume de saison, est vendue jusqu’à 70 DA le kilogramme, les oignons ont atteint un seuil inégalé avec des coûts qui avoisinent 80 DA le kilogramme. En tout état de cause, les citoyens ont coutume de ce genre d’augmentations qui à la longue sont devenues une habitude à chaque événement, et c’est malheureusement les petites gens qui en payent le prix. Il est impératif que les services, qui sont en charge de lutter contre ce genre de dérives, interviennent en redoublant d’efforts afin de protéger les consommateurs, notamment les plus démunis d’entre eux.

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                    • Mercredi 24 Novembre 2010 -- Les pouvoirs publics veulent en finir avec les déboires des citoyens liés aux défaillances des commerçants pendant les journées de l’Aïd. L’activité commerciale durant les journées de fête sera désormais régulée et organisée par un décret exécutif devant être prochainement soumis par le ministère du Commerce, a indiqué mercredi 24 novembre à Constantine le premier responsable de ce département, M. Mustapha Benbada. Ce texte déterminera avec exactitude toutes les activités commerciales devant être exercées durant les jours de fête, notamment l’Aïd, afin de permettre aux citoyens de rompre définitivement avec les désagréments liés aux "défaillances" observées de certains commerçants durant ces journées, a souligné le ministre. Au cours d’une visite de travail et d’inspection à Constantine, M. Benbada a, par ailleurs, infirmé toute intention de son département de sanctionner les commerçants qui ont fait fi aux usages commerciaux durant les jours de l’Aïd "faute de texte de loi autorisant cette procédure". Selon le ministre, les commerçants n’ayant pas répondu aux multiples appels lancés par les organisations et des associations professionnelles, le feront prochainement "sous la rigueur de la loi".

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                      • عرفت أسعار السكر والزيت ومعظم أنواع الأجبان ارتفاعا على نحو مفاجئ في الأسواق، حيث يتراوح سعر الكيلوغرام من السكر لدى تجار التجزئة بين 105 إلى 110 دينار، فيما بيع الكيلوغرام منه في سوق الجملة أمس بـ98 دينارا. ولم تسلم مادة الزيت من هذا الارتفاع بعد أن بلغ سعر الصفيحة من سعة 5 لترات في سوق الجملة 5,640 دينار، فيما بيع اللتر الواحد بسوق التجزئة بـ5,140 دينار، ولا شيء في الأفق يؤشر على أن الأسعار ستعرف انخفاضا على المدى القريب.

                        يتساءل المواطنون هذه الأيام عن الأبعاد الخلفية والأسباب التي تقف وراء الارتفاع المفاجئ لمادة السكر، على اعتبار أن الفصل الذي اعتادت فيه أسعار هذه المادة في الارتفاع هو فصل الصيف، الوقت الذي تضغط فيه تقاليد الأفراح والأعراس والسهرات على المواطنين بثقلها. فمن الحراش، مرورا بحسين داي، وصولا إلى بلكور وساحة أول ماي، تراوح سعر الكيلوغرام من السكر بين 105 و110 دينار، ولا يستبعد المواطنون أن تواصل الأسعار ارتفاعها، طالما أنهم يرجعون هذا الارتفاع إلى غياب الرقابة.

                        واللافت في الأمر، حسبما يشير إليه مسؤول باتحاد التجار والحرفيين الجزائريين، أن أسعار السكر لم تستقر منذ قرابة الشهر، حيث انخفض سعر الكيلوغرام إلى 85 دينارا في سوق التجزئة، ثم أخذ في الارتفاع إلى أن أصبح الكيلوغرام يباع بسعر 110 دينار، فيما أكد لـ''الخبر'' أمس تجار المواد الغذائية بسوق الجملة للسمار أن سعر الكيلوغرام بيع بـ98 دينارا. ولم يقتصر ارتفاع الأسعار على مادة السكر لوحدها، بل شمل مادة الزيت، حيث أشار التجار بسوق الجملة في السمار إلى أنه منذ أسبوع قفز سعر الصفيحة من زيت المائدة من سعة 5 لترات إلى 5,640 دينار بعدما كان سعرها يتراوح بين590 دينار إلى610 دينار. إلا أن هذه الزيادات في أسعار السكر والزيت، يقول عنها سعيد قبلي الأمين العام لأسواق الجملة للمواد الغذائية، إنها غير مرتبطة لا بالمضاربة ولا بتزايد الطلب الداخلي على اقتنائها، بقدر ما هو راجع بالدرجة الأولى إلى ارتفاع أسعارها في السوق العالمية، نتيجة تزايد الطلب عليها، ما يعكس بالتالي تحرك وتحسن وتيرة الاقتصاد العالمي. ويرى أن الأسعار تبقى غير مستقرة كونها خاضعة لتطورات سوق البورصة، ما يعني أن السوق الداخلية تتأثـر دوما بالزيادات التي تحدث في السوق الدولية.

                        ويرى المتحدث أن هناك مواد أخرى عرفت ارتفاعا على نحو مادة السميد التي وصل سعر الكيس من 25 كيلو غرام إلى أزيد من 1000 دينار، فيما وصل سعر الكيس من 10 كيلو غرام إلى 5,440 دينار، كما عرفت أغلب أنواع الأجبان زيادة بـ10 دنانير لكل علبة في سوق الجملة. ويطرح مثل هذا الوضع تساؤلا أكبر عن الدور الذي يفترض أن تقوم به الدولة بشكل عام ووزارة التجارة بشكل خاص لحماية وتأمين المستهلك من هذه الهزات، ولاسيما أن بعض الزيادات في الأسعار طالت حتى بعض المواد التي تقول الحكومة إنها تدعمها مثل مادة السميد.

                        ويشير الأمين العام لأسواق الجملة للمواد الغذائية، إلى أن وزارة التجارة تستعد للإعلان عن تحديد هوامش الربح المتعلقة بعدد من المواد الغذائية، إلا أن ذلك لن يكون له فائدة، على اعتبار أن القدرة الشرائية للمواطنين ضعيفة، حيث إن التجار يتخلون أحيانا عن هامش ربحهم من خلال خفض أسعار السلعة. لكن عندما تقوم الدولة بدعم أسعار جملة من المواد الغذائية، حينذاك تكون هناك قيمة وفائدة من تحديد هامش الربح.

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                        • Dimanche 5 Décembre 2010 -- L’indice des prix à la consommation a enregistré une hausse de 4,08%, pour les dix premiers mois de 2010, par rapport à la même période de l’année précédente, selon l’Office national des statistiques (ONS). Cette poussée inflationniste est tirée par la flambée des prix qui a touché pratiquement tous les produits et services, notamment les biens de consommation alimentaires qui ont connu une variation de 4,70%. Les produits alimentaires les plus affectés par l’inflation sont les produits agricoles frais qui ont grimpé à 3,25%, les produits alimentaires industriels (5,94%), les biens manufacturés (3,93%) et les services (2,81%). Les hausses les plus prononcées pour les biens alimentaires sont le sucre et produits sucrés (30,91%), les fruits (21,57%), les poissons frais (25,82%) et la viande bovine (11,48%).

                          Durant la période considérée, tous les «produits de consommation du panier», représentatifs de la consommation des ménages, ont enregistré des augmentation par rapport à la même période de l’année d’avant. Les plus importantes hausses sont celles du groupe alimentation et boissons dont les prix ont bondi à 4,71% en raison de l’augmentation du prix du sucre. La hausse des prix a également concerné les meubles et les articles d’ameublement (3,48%), les produits de santé et d’hygiène corporelle (2,74%), l’habillement et les chaussures (2,61%), les transports et les communications (2,24%) ainsi et le logement et les charges (1,98%). L’ONS précise par ailleurs que l’indice des prix à la consommation durant octobre dernier s’est établi à 2,82% par rapport au même mois de 2009, en précisant que le mois considéré a connu une baisse appréciable des produits agricoles frais de l’ordre de 3,99%. Les prix des fruits et des légumes ont baissé de 1,74 % durant cette période, notamment la pomme de terre (-21,79%).

                          En revanche, les prix des produits alimentaires industriels ont enregistré au mois d’octobre 2010 une hausse de 5,70%, les biens manufacturés (4,97%) et les services (2,95%). Pour les produits alimentaires industriels qui ont enregistré des hausses, il s’agit notamment des sucres et produits sucrés (15,97%), boissons non alcoolisées (14,43%) et les huiles et graisses (10,34%). Durant le mois d’octobre 2010 et par rapport au mois précédent, le niveau moyen des prix des biens alimentaires a enregistré une hausse de 1,12 %, due essentiellement à une augmentation de 2,03% des produits alimentaires industriels, notamment les sucres et produits sucrés (6,37%), huiles et graisses (4,76%). L’ONS précise, enfin, que le rythme d’inflation annuel en Algérie a atteint 4,4% en octobre dernier, en légère baisse par rapport à celui de septembre (4,6%), d’août (4,9%) et de juillet (5,1%).

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                          • Dimanche 12 Décembre 2010 -- La sécurité alimentaire est loin d'être un acquis en Algérie. Les milliards dont dispose notre pays ne permettent pas encore à protéger l'ensemble de la population de la malnutrition. Bien au contraire, pas moins de 14 % des Algériens affirment manquer de moyens financiers nécessaires pour acheter de la nourriture, révèle une enquête internationale réalisée par un institut américain. Le prestigieux cabinet d'étude et institut de sondage Gallup, a rendu récemment public une enquête mondiale sur la sécurité alimentaire qui a touché plus de 113 pays à travers le monde durant toute l'année 2009. Les résultats de cette étude ne laissent nullement indifférents les observateurs de l'alimentation dans le monde. Et pour cause, la faim menace de nombreux pays et plus d'un milliard d'êtres humains éprouvent des difficultés à se nourrir correctement. Mais, plus étonnant encore, des pays réputés riches et prospères comptent aussi un grand nombre de mal-nourris. Et à ce sujet, l'Algérie, pays qui jongle avec les centaines de milliards de dollars dont regorgent ses réserves, ne compte pas moins de 14% de personnes qui affirment ne pas "avoir assez d'argent pour acheter de la nourriture au cours des 12 derniers mois", indique l'enquête réalisée par Gallup.

                            Suite à un sondage mondial qui a recueilli les réponses d'un échantillon de 1.000 individus à travers 110 pays au monde, cette étude sur la sécurité alimentaire a réussi à dévoiler les facettes cachées de nombreux pays qui se vantent de leurs croissances économiques. Certes, les Algériens éprouvent beaucoup moins de difficultés financières à se nourrir par rapport aux camerounais (73%), les nigériens (71%) ou les zambiens (69%), et d'autres populations des pays de l'Afrique Sub-Saharienne. Ceci dit, les signaux de la sécurité alimentaire ne sont nullement au vert dans notre pays , comme le laisse entendre le discours du gouvernement. Avec 14% de la population qui dit manquer d'argent pour acheter de la nourriture, il apparaît bel et bien qu'une terrible détresse sociale tourmente une catégorie entière de notre société. Que fait donc l'Etat pour atténuer les souffrances de ces Algériens de seconde zone ? La réponse à cette question doit passer d'abord par toute une révision de la politique sociale mise en place ces dernières en Algérie.

                            Par ailleurs, cette étude internationale nous apprend également que l'Arabie Saoudite, l'autre paradis des pétrodollars, compte, lui aussi, près de 22 % de personnes qui ont du mal à acheter de la nourriture. Au Maghreb, c'est la Mauritanie qui semble être la plus exposée à la malnutrition puisque 40 % des mauritaniens manquent de moyens pour se procurer des produits alimentaires. Enfin, le Singapour (2%), le Koweit (2%) et le Danemark (3%) sont les pays où on enregistre les pourcentages les plus infimes des populations en manques d'argent pour acheter de la nourriture.

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                            • Yazid Slimani :


                              Jeudi 16 Décembre 2010 -- L'Algérie semble avoir définitivement tourné le dos au libéralisme débridé du début des années 2000. En deux ans, l'Etat a sensiblement repris un rôle majeur dans la conduite de l'économie. Avec parfois des faux pas, et souvent en tâtonnant plutôt qu'en lançant de grandes réformes structurelles. Ces derniers jours encore, plusieurs mesures viennent confirmer cette tendance. En matière d'investissements étrangers, le gouvernement persiste et signe dans sa volonté d'encadrer plus strictement l'entrée de nouveaux acteurs sur le marché. La LFC 2009 n'est donc pas restée sans suite. En réformant cet automne le code des marchés publics, l'Etat a encore une fois renforcé les conditions d'investissements dans le pays pour les étrangers. Selon l’article 24 du nouveau code des marchés, les opérateurs étrangers doivent désormais s'engager à investir en Algérie pour espérer décrocher des contrats publics. «Les cahiers des charges des appels d'offres internationaux doivent prévoir l'obligation pour les soumissionnaires étrangers, d'investir dans le cadre d'un partenariat, dans le même domaine d'activité, avec une entreprise de droit algérien, dont le capital est détenu majoritairement par des nationaux résidents», indique exactement le nouveau code. Des sanctions sévères – amendes, résiliation du marché, inscription sur une liste noire – sont prévues en cas de non respect de cette obligation.

                              L'Algérie entend également renverser la vapeur dans ses relations avec ses partenaires étrangers et notamment l'Union européenne, premier fournisseur et client du pays. Jusqu'à présent les relations économiques et commerciales entre l'Algérie et les pays de l'UE, à travers l'accord d'association signé en 2001 et entré en vigueur en 2005, étaient clairement à l'avantage de ces derniers. En effet, les termes en avaient été négociés à une période où notre pays n'était pas clairement en mesure d'imposer quoi que ce soit ou de se protéger de l'appétit européen. Les choses pourraient désormais changer. Comme nous le révélions mercredi, l'Algérie a décidé de supprimer les préférences tarifaires pour 36 produits importés de l'UE à partir du 1er janvier prochain. Les droits de douanes seront rétablis pour la majorité des produits agricoles bruts et transformés, comme le sucre, les vaches laitières, des légumes, des fruits, etc. Le gouvernement tente en fait de réveiller un secteur agricole encore au minimum de ses possibilités. Le calcul est simple : si les droits de douane augmentent, le coût de l'importation des produits concernés va croître et stimuler la substitution de ces importations par une production locale. L'autorisation d'exporter les pâtes et les céréales, annoncée lundi 13 décembre, participe de la même logique. Elle devrait stimuler l'activité des producteurs dans un secteur déjà bien pris en charge par les entreprises nationales. En effet, pour ces produits, la facture alimentaire a fortement diminué ces dernières années, passant de 3,3 milliards de dollars il y a trois ans à 700 millions de dollars cette année. Toujours dans le même secteur, la loi de Finances 2011 prévoit de nombreux abattements fiscaux et exonérations de charge afin de stimuler la production. On est loin de la politique du «tout importation» qui régnait en maître depuis vingt ans. Un changement de cap tardif mais qui pourrait être salutaire.

                              Reste à savoir si dans tous les domaines concernés, le volontarisme des pouvoirs publics portera ses fruits. En ce qui concerne les investissements étrangers, la visibilité est très faible. En soufflant le chaud et le froid, les autorités algériennes ont inquiété les groupes sérieux susceptibles d'être intéressés par le marché algérien. Tout le monde dit : la loi dite 51/49 sur les investissements étrangers est intéressante à la fois pour l’Etat algérien et pour l’investisseur étranger. Mais c’est sa mise en application qui pose problème. L’Algérie ne dispose pas d’assez de capitaux privés capables de s’associer avec des groupes étrangers dans des projets de grande envergure. Les entreprises publiques sont pénalisées par l’incompétence du management et les lourdeurs dans la prise de décision. Des lourdeurs accentuées par les enquêtes sur les affaires de corruption. Ces dernières ont eu comme effet de tétaniser les managers. Enfin, le système bancaire est toujours à la traîne. On se demande ce qu’attend le gouvernement pour lancer la réforme bancaire promise il y a quelques années mais qui n’a jamais vu le jour.
                              Dans l'agriculture, le retard accumulé est si grand et le manque de coordination entre les acteurs du secteur – qui se renvoient la balle à chaque crise – pénalise encore la revitalisation de la production et des industries de transformation. À court et moyen terme, une hausse des prix de certains produits n'est pas à écarter, accentuée par le fait que l'Algérie importe 75% de ses denrées alimentaires, selon les derniers chiffres publiés par le Centre national d’études et d’analyses pour la population et le développement (CNEAP). Enfin, l'industrie reste le parent pauvre de ce changement de cap. Malgré un plan de développement sur cinq ans des secteurs du bois et du textile, et les différents projets engagés dans les énergies renouvelables, le gouvernement peine à trouver la bonne stratégie pour dynamiser voire créer un véritable appareil productif.

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                              • Merouane Mokdad :


                                Lundi 27 Décembre 2010 -- Les salaires des fonctionnaires de police seront augmentés d’une manière substantielle de 50 %. L’annonce a été faite par Abdelghani Hamel, directeur général de la sûreté nationale (DGSN), invité lundi de la Chaîne III de la radio nationale. Il a détaillé le nouveau régime indemnitaire accompagnant le nouveau statut particulier des fonctionnaires de la sûreté nationale signé par le premier ministre, Ahmed Ouyahia, le 22 décembre 2010, et qui sera publié dans les jours à venir. Selon lui, les fonctionnaires de police vont bénéficier de primes de rendement et de risque ainsi que d’indemnités de fonction, d’astreinte policière et de zone. «La prime de rendement sera calculée au taux variable de 0 à 30 % du traitement. L’indemnité de risque est calculée au taux de 70 % du traitement, celle de fonction est calculée au taux variable de 10 à 90 % du traitement. L’indemnité d’astreinte policière est calculée au taux variable de 15 à 90 % du traitement. Les taux de l’indemnité de fonction et de l’astreinte policière sont fixés par un tableau qui sera publié plus tard», a-t-il expliqué. Selon lui, l’indemnité de zone sera calculée au taux variable de 10 à 40 % en fonction des quatre zones d’affectation des fonctionnaires. «Les indemnités seront versées à partir de janvier 2011 avec effet rétroactif à partir du 1er janvier 2008», a-t-il annoncé.

                                Revenant sur le nouveau statut particulier des fonctionnaires de la sûreté nationale, Abdelghani Hamel a indiqué que le statut actuel, qui date de 1991, n’est plus adapté à la situation du pays. «Il ne répond plus aux impératifs d’une police professionnelle. À l’époque, le pays comptait un effectif de 50.000 policiers. Dès mon arrivée à la DGSN, il m’était apparu de faire du réexamen de ce statut une priorité et d’améliorer en urgence la situation socioprofessionnelle des policiers», a-t-il noté. «Ce nouveau décret introduit une filière unique des différents corps de police à même d’affirmer la chaîne de commandement et des règles de discipline et de responsabilisation à tous les niveaux ainsi que la précision des missions et des tâches», a-t-il ajouté. Le nouveau statut sera, selon lui, porteur également de la création de nouveaux grades au niveau de la police pour rendre le déroulement des carrières plus harmonieux et permettre un encadrement plus efficace des agents. «Un nouveau système d’évaluation a été mis en place pour mieux mesurer les rendements et encourager les meilleurs. Le statut va certainement améliorer la situation sociale du fonctionnaire de police et le conforter dans ses missions», a-t-il ajouté.

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