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Inefficacité gouvernementale et détérioration du pouvoir d’achat des Algériens

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  • Merouane Mokdad :


    Lundi 27 Décembre 2010 -- Une enquête sur la consommation des ménages vient d’être lancée par l’Office national des statistiques (ONS). «Il s’agit d’une enquête sur le niveau des dépenses des ménages, sur le niveau de vie et sur le comportement de consommation du citoyen. Les résultats de cette enquête seront connus dans une année», a indiqué, lundi 27 décembre, Mohamed Mounir Berrah, directeur général de l’ONS, en marge d’une séance de présentation de statistiques par secteurs à la commission des affaires économiques de l’APN. M. Berrah a indiqué que l’ONS fait appel aux recensements généraux et aux statistiques des diverses institutions pour réaliser ses enquêtes. «Le Conseil national des statistiques est un garant. L’Algérie fait partie du système général de diffusion des données, c’est un gage de transparence», a-t-il noté.

    Interrogé sur le taux d’inflation, il a précisé qu’il est de 4,2% à fin novembre 2010. Détaillant l’indice des prix, il a relevé que celui des fruits et légumes s’est stabilisé autour de 12,6% en 2009 et à 3,2% pour les hydrocarbures. Selon lui, l’indice des prix à l’importation a été négatif en 2009 avec –2,5%. Il n’a pas expliqué d’où vient cette valeur négative alors que la plupart des marchandises importées, comme les produits agro-alimentaires, ont connu une hausse des prix au détail. Concernant les statistiques sociales, Mohamed Mounir Berrah a remarqué que l’espérance de vie en Algérie est de 75,5 ans. «En 2010, la population active est de 10,8 millions de personnes. Cela concerne les populations occupées et les chômeurs. Le population au chômage est de 1 812 000 personnes, soit 10% de la population active», a-t-il indiqué. Selon lui, le marché de l’emploi ne peut être appréhendé que par le taux de chômage.

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    • Riyad Hamadi :


      Mardi 28 Décembre 2010 -- Le rythme d'inflation annuel en Algérie a atteint un taux de 4,2% en novembre dernier, en légère baisse par rapport à octobre (4,4 %), a annoncé mardi l'Office national des statistiques (ONS). Cette variation baissière du mois de novembre, reste «relativement importante» par rapport aux taux enregistrés les mois précédents, soit 4,6% en septembre, 4,9% en août et 5,1 % en juillet, a indiqué l’ONS à l’APS. La croissance des prix à la consommation s'élève à 3,4% en novembre dernier par rapport à la même période en 2009 et de 0,8% par rapport à octobre dernier, selon la même source. Le taux d’inflation en Algérie a atteint 5,7 en 2009 contre 4,4% en 2008.

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      • Hamid Guemache :


        Mercredi 29 Décembre 2010 -- Le prix du sucre, déjà élevé, pourrait augmenter en 2011. Le kilogramme cédé actuellement à 105 dinars le kilogramme dans le commerce risque en effet de coûter plus cher l’année prochaine. Deux facteurs devront tirer vers le haut le prix de ce produit de large consommation : l’Algérie consomme annuellement 1,1 million de tonnes de sucre. Le premier facteur est lié à la hausse spectaculaire du prix du sucre sur le marché mondial. Les cours du sucre ont atteint cette fin d’année de nouveaux records jamais atteints depuis plus de trente ans à New York, sur fond d'inquiétudes persistantes quant à un rétrécissement de l'offre face à une consommation robuste. Sur le marché new-yorkais, le prix de la livre de sucre pour livraison en mars est monté jeudi jusqu'à 34,06 cents, un niveau sans précédent depuis janvier 1981. À Londres, le sucre a atteint vendredi 82 Livres, un record depuis le lancement du contrat pour le sucre sur la place britannique en 1987. En Chine, la tonne de sucre a dépassé 1050 dollars.

        Quel est l’impact de cette hausse sur le marché algérien ? «Pour le moment, nous n’avons pas augmenté les prix, on travaille sur les anciens stocks», répond à TSA, Issad Rebrab, président du groupe Cevital, le plus grand producteur de sucre en Algérie, avec une capacité théorique de deux millions de tonnes par an, soit près du double de la demande nationale. «Mais si la hausse se poursuit en 2011, nous serions obligés d’augmenter les prix. On n’aura pas le choix», prévient-il. Actuellement, le prix du kilogramme de sucre sortie usine est de 79,50 dinars hors taxes. Dans les magasins, le sucre est cédé à 105 dinars le kg. Mais ce prix devrait connaître une hausse de 17 % dès le début de l’année 2011, selon des commerçants. «À partir de l’année prochaine, la TVA sera facturée aux clients. Le kilogramme de sucre va donc augmenter d’au moins 17 %», affirme un commerçant. La hausse des prix sur le marché mondial est due à la conjugaison de deux facteurs, le premier est structurel et le second conjoncturel, explique M. Rebrab. «Les grands pays producteurs de sucre utilisent une partie de la canne à sucre pour fabriquer de l’éthanol, un biocarburant qui remplace l’essence. Il y a aussi la sécheresse qui a frappé les grands pays producteurs de canne à sucre et les changements climatiques», ajoute-t-il.

        L’Algérie risque-t-elle de connaître une pénurie de sucre comme celle qui a frappé le Portugal il y a quelques jours ? «Non, il n’y aucun risque de pénurie de sucre chez nous. Nous avons les stocks et les capacités de production pour répondre à la demande nationale. Nous exportons même une partie de notre production», rassure M. Rebrab. Comme la crise céréalière de 2008, la hausse actuelle des prix du sucre et des céréales constitue de nouvelles alertes pour l’Algérie qui dépend en grande partie de l’étranger pour nourrir sa population. Si la culture de la canne à sucre est quasiment impossible dans un pays semi aride comme l’Algérie, le développement de la céréaliculture peut permettre au pays de réduire sa dépendance alimentaire vis-à-vis de l’étranger. «La culture de la canne à sucre et de la betterave sucrière nécessite beaucoup d’eau. Pour les céréales et les autres produits agricoles, l’Algérie peut assurer son autosuffisance, mais il faudrait libérer les initiatives et les terres agricoles», estime M. Rebrab qui se plaint de ne pas trouver les terres nécessaires pour planter des agrumes.

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        • Merouane Mokdad :


          Mardi 4 Janvier 2011 -- En 2010, l’inflation a connu une baisse par rapport à 2009. Elle est passée de 5,7% à 4%. «En 2011, le taux d’inflation risque d’être plus fort, peut être plus qu’en 2010», a prévenu Abdelmalek Zoubeidi, directeur de la prévision et des politiques au ministère des Finances, invité, ce mardi 4 janvier, de la Chaîne III de la radio nationale. Il a expliqué cela par la flambée des prix des produits de base sur le marché international. Craignant une accélération de cette tendance, il a estimé que les incidences sur le marché intérieur sont limitées pour des produits tels que le lait et les blés. Cela est dû au fait que l’Etat continue de soutenir ces deux produits. Ce n’est pas le cas pour les huiles, le sucre et les légumes secs. Ces produits ont déjà connu une importante hausse des prix depuis une semaine en Algérie. Le prix d’un kilo de sucre par exemple est passé de 80 à 120 dinars. Sur le marché international, le prix d’une tonne de sucre roux, la matière première pour produire le sucre blanc, a progressé de 27% en deux ans. Il est passé de 360 dollars en 2008 à 495 dollars fin 2010. En un an, les cours des huiles végétales ont augmenté de 47%. De 881 dollars en février 2010, le prix de la tonne de ces huiles est passé à 1.300 dollars fin décembre 2010.

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          • Merouane Mokdad :


            Mercredi 5 Janvier 2011 -- «Nous constatons avec inquiétude l’augmentation des prix des produits importés depuis un certain moment. Ces trois derniers jours, il y a eu une aggravation de cette augmentation au niveau des marchés de gros et chez les producteurs. Cela ne peut pas être expliqué uniquement par l’augmentation des prix de certains produits sur les marchés boursiers internationaux», a déclaré le ministre du Commerce, Mustapha Benbada lors d’une conférence de presse à Alger. Il a cité l’exemple du sucre et des huiles végétales qui ont connu une hausse sensible des prix depuis le début de l’année. «Nous sommes entrain d’analyser ce qui se passe au niveau du marché international et voir ce qui se passe localement pour l’huile et le sucre. Nous allons prendre des mesures et que chacun assume ses responsabilités», a-t-il appuyé. «Il y a vingt jours, les industriels qui font dans les boissons, les confiseries et les biscuiteries s’approvisionnaient chez le producteur principal du sucre à 70 dinars le kilo. Il y a quelques jours, ce prix est passé à 90 dinars. Pourtant, le transformateur bénéficiait d’une marge. J’ai prévu une rencontre avec les transformateurs de sucre et des huiles. Ils seront amenés à répondre à toutes ces questions en fonction de ce que nous allons tirer des analyses que nous allons engager», a souligné Mustapha Benbada. Selon lui, les augmentations de prix vont cesser à partir de mars prochain. Le ministre a annoncé que les projets de loi sur la concurrence et les pratiques commerciales seront bientôt présentés au gouvernement. «Cela prend du temps parce que réguler et intervenir pour régler les problèmes de prix et même les fixer dans certains cas n’est pas chose facile» a-t-il expliqué. L’Etat est, selon lui, déterminé à continuer le soutien des prix des produits de première nécessité. Il a évoqué la récente décision d’augmenter le volume de la poudre de lait importée qui passe de 120.000 à 160.000 tonnes en 2011.

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            • Hamid Bahri :


              Mercredi 5 Janvier 2011 -- Plusieurs centaines de jeunes ont investi ce mercredi 5 janvier plusieurs quartiers populaires de la ville d’Oran pour protester contre la cherté de la vie après les hausses de prix enregistrées ces derniers jours sur les produits alimentaires, a-t-on constaté sur place. La contestation a démarré vers 14 heures dans le quartier Victor Hugo, dit «Terigo» dans le centre-ville d’Oran, avant de s’étendre progressivement vers d’autres quartiers avoisinants, notamment le célèbre quartier El Hamri. Vers 16 heures, les commerçants de ce quartier ont baissé leurs rideaux de crainte de débordements. La circulation a été coupée par les manifestants dans plusieurs quartiers de la ville. Les manifestants ont incendié des pneus et jeté des projectiles en direction des forces de l’ordre, déployées massivement. Aucun bilan n’était disponible vers 16 h 30. Selon des témoins joints par téléphone, la situation est tendue dans plusieurs quartiers. Certains témoins parlent de «panique». Les manifestants n'ont pas exprimé de revendications. Mais les protestations semblent liées à la hausse des prix des produits alimentaires. La majorité des produits sont touchés par cette flambée. Mercredi, le ministre du Commerce a promis d’agir. «Nous sommes en train d’analyser ce qui se passe au niveau du marché international et voir ce qui se passe localement pour l’huile et le sucre. Nous allons prendre des mesures et que chacun assume ses responsabilités», a dit Mustapha Benbada, lors d’une conférence de presse. Mais la marge de manœuvre du gouvernement semble réduite.

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              • Samir Allam :


                Jeudi 6 Janvier 2011 -- C’est une nouvelle qui ne va pas contribuer à rassurer le consommateur algérien. Selon l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), les prix des denrées alimentaires ont atteint un nouveau record en décembre dernier. Les produits vont poursuivre leur hausse dans les prochains mois. Un indice illustre l’affolement des prix des produits alimentaires (voir graphe). Il montre l’évolution d’un panier de 50 produits les plus consommés notamment les céréales, le sucre, la viande, les produits laitiers, les oléagineux… En décembre, cet indice s’est établi à 214,7 points le mois dernier, contre 206,0 en novembre. Plusieurs facteurs ont contribué à la flambée des prix alimentaires. Parmi eux, figurent notamment une forte hausse de la demande émanant d’une classe moyenne émergente en Chine et en Inde, les incendies de l’été dernier en Russie – ils ont impacté les prix du blé – le recours grandissant aux biocarburants, les intempéries et la hausse des prix du fioul. Ces deux derniers éléments ont impacté les coûts à la production. Depuis mai dernier, les prix du sucre ont grimpé de 99% et ceux du blé – depuis juin – ont pris 64 %. Publié mercredi, l’indice du prix à la production en zone euro – où l’Algérie importe l’essentiel de ses produits – s’est établi à 4,5. Explication : l’inflation à la production est de 4,5 %. Une inflation à laquelle il faudrait ajouter celle des transports – des coûts élevés en raison de la cherté du pétrole – et des complications nées de la loi de finances complémentaire (LFC) 2009, notamment celle instaurant le crédit documentaire. Une fois sur le marché en Algérie, les prix des produits alimentaires subissent les effets d’une absence de régulation du marché. Au final, le consommateur algérien paye une facture très élevée.

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                • Jeudi 6 Janvier 2011 -- L'Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA) a plaidé jeudi pour le «plafonnement des prix des produits de large consommation». L'UGCAA a reconnu de fortes augmentations depuis le début de l'année atteignant jusqu'à 30% de certains produits alimentaires. «L'augmentation des prix relevée ces derniers jours est forte, car il s'agit de hausses de 20 voire de 30%», a indiqué l'UGCAA. Selon Salah Souilah, secrétaire général de l'UGCAA, les prix du sucre et de l'huile ont «fortement» augmenté au début du mois. Le ministère du Commerce avait réitéré mercredi la volonté de l'Etat de poursuivre sa politique de subvention des prix des produits de large consommation qui avaient connu ces derniers jours de fortes hausses dues notamment à «l'augmentation des cours sur les marchés mondiaux et à l'exagération des marges bénéficiaires pratiquées par certains commerçants». Le ministère se penche actuellement sur la promulgation rapide des textes d'application de la loi sur la concurrence et les pratiques commerciales à travers «le plafonnement des prix et la limitation des marges de bénéfice des produits de large consommation», selon une source du ministère citée par l'APS.

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                  • Samia Amine :


                    Jeudi 6 Janvier 2011 -- Huiles, légumes secs, farine, sucre, beurre et yaourts, ont vu leurs prix s’envoler entre la fin décembre et le début janvier. Cédé en 2010 entre 650 et 660 DA, le bidon d’huile de cinq litres a atteint en ce début janvier les 780 DA au grand dam des couches moyennes et inférieures de la société. «Avant on les préparait une fois par semaine. Aujourd’hui, les frites on en entend juste parler en passant le matin par des fast-food», ironise une jeune mère de famille rencontrée dans un supermarché à Kouba. Là-bas, la bouteille d’un litre d’huile caracole à 170 DA alors qu’elle était cédée à 150 DA, il y a à peine quelques semaines. «Ils veulent nous enterrer vivants», s’exclame une vieille femme à la sortie d’un magasin du même quartier. «Que voulez-vous que je vous dise d'autre? Vous vivez en Algérie non ? Tout est cher ! Je n’ai rien acheté…», ajoute-t-elle. Le prix d’un kilo de sucre varie entre 125 et 130 DA. «Il y a seulement quelques jours, on le vendait à 95 DA», précise Mourad un vendeur dans une épicerie à Rouissau. La soudaine et brusque augmentation des prix du sucre, de la margarine, de l’huile et la pénurie de farine s’est également répercutée sur les prix des pâtisseries et des viennoiseries. «À la fin décembre, on proposait ces tartes à 35 DA, maintenant elles sont à 40 DA… même les croissants sont actuellement à 15 DA», précise un boulanger à la place du 1er Mai. «On n'a pas le choix», poursuit-il. Même constat pour certains produits alimentaires à base de lait. Les prix des yaourts, toutes marques confondues, ont tous augmentés, de 1 ou de 2 DA et parfois même de 5 DA pour certaines marques. Les légumes secs, même disponibles, sont inabordables. Les prix des lentilles, haricots, pois chiches donnent eux aussi le tournis aux consommateurs, dont le pouvoir d’achat est constamment mis à rude épreuve. «J’ai acheté un kilo de pommes de terre, je n’ai pas pu acheter autre chose, c’est très cher… même ici», indique une quinquagénaire dans le marché des Trois-Horloges à Bab El Oued. Femme de ménage dans une entreprise privée, elle perçoit à peine 15.000 DA par mois. Mais la situation de "Ammi" Saïd est encore plus difficile. Avec ces quatre enfants, il végète avec une retraite de 7.000 DA. Tenant un vieux couffin totalement vide, il se contente de dire : «il y a des voisins qui m’aident de temps à autres… et puis il faut bien se débrouiller». «Je suis commerçant et j’arrive difficilement à subvenir aux besoins de ma famille», affirme Hocine. « On n'utilise plus la petite monnaie… désormais on n’utilise que les billets de 1.000 DA dans nos achats », ajoute-il. Là-bas les dégâts causés par les émeutes qui ont éclatées, mercredi 5 janvier, dans la soirée sont toujours perceptibles. « On n’a pas peur d’eux », crie un jeune défiant des dizaines de policiers déployés juste à côté du commissariat de police auquel les manifestants ont tenté vainement de mettre le feu. «Je suis au chômage depuis des années, je ne suis pas marié et je suis incapable d’aider ma famille, vous trouvez que c’est normal ça ?», tonne-t-il. Pour les petites bourses, ni les nouvelles mesures gouvernementales relatives à la politique économique du pays, ni les cours mondiaux ne peuvent justifier des hausses d’une telle ampleur.

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                    • Hamid Guemache :


                      Jeudi 6 Janvier 2011 -- Le président de Cevital Issad Rebrab a déclaré, jeudi 6 janvier à TSA, que son groupe, premier producteur algérien de sucre et d’huile de table, n’a augmenté ni le prix du sucre ni celui de l’huile. «Nous n’avons pas augmenté nos prix. Nous travaillons sur les anciens stocks de matières premières», a-t-il assuré. «Les prix pratiqués par Cevital n’ont pas été affectés par la hausse des prix des matières agricoles sur le marché mondial», a-t-il ajouté. Le prix du sucre sortie usine est toujours de 79,5 DA HT (hors taxes), a précisé M. Rebrab. Dans le commerce le kilogramme de sucre est passé de 105 dinars fin décembre 2010 à plus de 120 dinars début janvier 2011, sans aucune explication. Le président de Cevital a précisé que les producteurs de boissons gazeuses ont bénéficié d’un prix de sucre stable de juillet à décembre 2010. Issad Rebrab a pris part aujourd’hui au ministère du Commerce à une réunion entre le ministre Mustapha Benbada et les principaux producteurs de sucre et d’huile sur les raisons de la hausse des prix de ces produits. «J’ai dit au ministre que Cevital n’a pas augmenté les prix», a affirmé M. Rebrab.

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                      • Ali Idir :


                        Jeudi 6 Janvier 2011 -- Les prix des produits de large consommation ont augmenté d’une façon spectaculaire entre fin 2010 et début 2011. Exemple : le kilogramme de sucre a grimpé à plus de 120 dinars contre 105 dinars fin décembre. Les prix de la farine, de la margarine, du lait et de l’huile ont connu d’importantes hausses, entre 10% et 50%. Parfois 100%. À l’origine des hausses surprenantes des prix, ont trouve les grossistes. Ces derniers ont en effet décidé de facturer aux détaillants la TVA (taxe sur la valeur ajoutée, 17%) et la TAP (taxe sur l’activité professionnelle, 2%). En fait, les commerces de gros n’ont rien fait d’illégal. Bien au contraire : ils ont décidé de travailler au réel et d’abandonner l’informel pour se préparer à l’échéance du 31 mars, date de l’entrée en vigueur de l’obligation de payer par chèque les transactions commerciales supérieures à 500.000 dinars. Les commerçants savaient depuis quelques semaines que les grossistes allaient augmenter d’au moins 20% les prix des produits. Ils ont été informés de cette décision par leurs fournisseurs. Mais le gouvernement ne semble pas avoir prévu une telle tournure des évènements. Jeudi, au lendemain des émeutes à Alger, Mustapha Benbada, ministre du Commerce, a réuni les producteurs de sucre et d’huile pour connaître les raisons de la hausse des prix. Au Journal télévisé de 20h00, il a accusé directement les grossistes d’être derrière cette flambée des prix à l’origine de la vague d’émeutes contre la cherté de la vie qui secoue le pays depuis mercredi. M. Benbada a affirmé que les prix reviendront à la normale dès la semaine prochaine. Mais pour que cet engagement se concrétise, les grossistes devront cesser de facturer la TVA et la TAP. Autrement dit, le gouvernement se retrouve contraint d’encourager l’informel. Le ministre a également demandé verbalement aux producteurs de surseoir à l’application de la loi interdisant de traiter avec des grossistes présentant un faux registre de commerce. Une demande qui ne sera certainement pas satisfaite, car la parole d’un ministre ne suffit pas pour annuler une loi ou la geler d’autant que les producteurs risquent de lourdes amendes.

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                        • Ali Idir :


                          Vendredi 7 Janvier 2011 -- Déjà élevés depuis quelques années, les prix des produits de large consommation ont atteint un nouveau pic en ce début d’année 2011. Deux facteurs sont à l’origine de cette flambée qui a provoqué une vague d’émeutes à travers le pays depuis mercredi 5 janvier. Le premier interne est lié à la décision des grossistes de facturer la TVA. Le second est externe. Il est lié à la hausse des prix des matières premières agricoles sur le marché mondial. Quelles sont les solutions possibles pour réduire les prix ? TSA a interrogé des experts en la matière. La première solution entre les mains du gouvernement est de réduire ou de supprimer la TVA de 17% sur les principaux produits de consommation. Dans certains pays par exemple, comme en Egypte et en Syrie, la TVA sur le sucre est nulle. En France, elle est de 5,5%. La deuxième solution consiste à supprimer les droits de douane (5%) et d’accorder un taux de change du dinar bonifié sur l’importation des matières premières agricoles. Le dinar n’a pas cessé de perdre de sa valeur par rapport au dollar. Il est passé à 75 dinars pour un dollar en 2011. Une dévaluation qui s’est répercutée sur les prix des produits importés. Le gouvernement fait semblant de l’ignorer. La troisième solution est de créer un office public chargé d’importer les matières premières agricoles et de les vendre sur le marché local à des prix administrés. Comme c’est le cas pour les céréales. Enfin, le gouvernement pourrait aussi renoncer à lutter contre l’économie informelle en laissant les grossistes acheter avec des registres de commerce qui ne leurs appartiennent pas pour fuir le fisc. Mais une telle démarche risquerait de coûter très cher à l’économie du pays, déjà sérieusement affectée par l’informel.

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                          • Rafik Tadjer :


                            Vendredi 7 Janvier 2011 -- Un Conseil interministériel se tiendra, samedi 8 janvier, a annoncé vendredi le ministre du Commerce, Mustapha Benbada, cité par l’agence APS. Cette réunion sera consacrée à la hausse des prix des principaux produits de consommation. Le gouvernement se penchera notamment sur les textes d'application des lois relatives à la concurrence et aux pratiques commerciales, notamment l'aspect relatif à la définition des marges bénéficiaires des produits de large consommation, a précisé le ministre. La hausse des prix est à l’origine depuis mercredi de violentes émeutes dans plusieurs régions du pays, notamment Alger. À l’origine de cette flambée, il y a l'augmentation du prix des produits sur les marchés internationaux. Mais pas seulement : en Algérie, la décision des grossistes de facturer la TVA aux détaillants pour se conformer aux nouvelles lois sur la distribution a contribué fortement à cette hausse. Le gouvernement pourrait annoncer samedi l’abandon des nouvelles mesures destinées à lutter contre le commerce informel.

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                            • Samia Amine :


                              Vendredi 7 Janvier 2011 -- Quatre producteurs nationaux d’huile, regroupés au sein l'Association de la filière algérienne de Oléagineux (AFAO), ont décidé «de surseoir à toute augmentation des prix, et ce jusqu'à la mise en place par les pouvoirs publics d'un dispositif de régulation équitable». Cette annonce intervient à la veille du Conseil interministériel prévu samedi pour se pencher sur la flambée des prix. «Les producteurs d'huile affilés à l'AFAO dont Afia, Labelle, Safia, Zinor, tenant compte des conclusions de la réunion du 6 janvier avec monsieur de le ministre du Commerce et de la situation sociale qui prévaut dans le pays ces dernières 48h ont convenu de surseoir à toute augmentation des prix, et ce jusqu'à la mise en place par les pouvoirs publics d'un dispositif de régulation équitable», lit-on dans un communiqué rendu public, ce vendredi 7 janvier. Dans ce document, ces producteurs lancent un appel à l'ensemble «des opérateurs de la chaîne de distribution» les invitant à adopter la même démarche et la soutenir «en appliquant immédiatement et sans condition cette baisse de prix». «Les opérateurs de la filière conjointement avec les pouvoirs publics, vont s'atteler immédiatement à apporter une solution durable, économiquement viable pour les opérateurs et protégeant le pouvoir d'achat du citoyen», souligne le communiqué. Jeudi, dans un entretien accordé à TSA, Issad Rabrab, premier producteur d'huile en Algérie, avait précisé que son groupe n'a pas procédé à l'augmentation des prix. «Nous n’avons pas augmenté nos prix. Nous travaillons sur les anciens stocks de matières premières», avait-il affirmé avant d'ajouter: «Les prix pratiqués par Cevital n’ont pas été affectés par la hausse des prix des matières agricoles sur le marché mondial».

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                              • Samir Allam :


                                Samedi 8 Janvier 2011 -- Depuis l’annonce en 2009 des nouvelles mesures visant à réduire les importations et à lutter contre l’informel, les experts ont multiplié les mises en garde au gouvernement. Selon eux, l’Algérie n’est pas prête pour une modification brutale des règles commerciales et économiques. Dans un pays habitué depuis maintenant 20 ans à l’informel, vouloir introduire simultanément la facture et le chèque comme moyens de paiement pour les grossistes était trop risqué. Mais comme d’habitude, le gouvernement a refusé de les écouter. Résultat, une flambée des prix sur le marché et des émeutes violentes qui secouent le pays depuis mercredi. Le gouvernement a voulu lutter contre l’informel. Mais il s’est heurté à deux obstacles majeurs : une absence de légitimité et un manque de vision. Dans un pays où de nombreux responsables sont cités dans des affaires de corruption, le gouvernement peut difficilement imposer de nouveaux sacrifices à la population au nom des réformes économiques. Dans des pays démocratiques en Europe ou les Etats-Unis, des gouvernements élus avec de confortables majorités ont eu toutes les peines du monde à faire passer des réformes à cause de l’hostilité de leurs opinions publiques. Souvent, ils ont reculé. En Algérie, où les dirigeants au pouvoir collectionnent les échecs depuis de nombreuses années, convaincre la population de la nécessité de nouveaux sacrifices est encore plus difficile. D’autant que l’Etat mène un train de vie qui choque la population, avec la construction de cités luxueuses l’achat voitures très haut de gamme pour ses responsables.

                                L’autre problème du gouvernement est le manque de vision. Vouloir introduire le chèque et la facture dans un pays sous-bancarisé et dont une bonne partie la population vit de l’informel relève de l’entêtement politique. La nécessaire lutte contre l’informel doit se faire par étapes : développement de véritables réseaux de distribution (super et hypermarchés), réformer les banques et permettre leur développement – la Banque d’Algérie bloque actuellement les dossiers d’ouvertures de dizaines d’agences – et éduquer progressivement le consommateur. Le gouvernement a brûlé toutes ces étapes. Il a commis les mêmes erreurs quand il a décidé de s’attaquer à la hausse des importations. Là encore, le gouvernement a fait preuve d’un manque de vision. La réduction des importations doit passer par plusieurs étapes, notamment une hausse de l’offre locale pour satisfaire une demande de plus en plus importante. Avec plus de 35 millions d’habitants, l’Algérie est devenu un pays de consommation. Une réduction des importations sans hausse de l’offre locale est un choix suicidaire. Même si la population partage, dans le fonds, la nécessité de réduire les importations et la lutte contre l’informel, le gouvernement est allé trop vite en besogne, sans prendre en compte les réalités du pays. Les mesures prises depuis la fameuse LFC 2009 montrent une défaillance totale dans la gestion de l’économie. Les cycles économiques sont plus courts et plus complexes. Ils ont révélé les faiblesses de l’Algérie, un pays profondément archaïque, avec un gouvernement qui navigue à vue sans prévisions ni même statistiques fiables. Comme seul réponse à ces défis économiques, le gouvernement n’a trouvé qu’une seule solution : fermer le pays. Plus d’importations, plus d’investisseurs étrangers et privés, plus de dividendes à transférer… Une solution qui n’a pas tenu plus d’une année.

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