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Inefficacité gouvernementale et détérioration du pouvoir d’achat des Algériens

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  • #76

    Dimanche 13 janvier 2008 -- Il faudrait au minimum un salaire mensuel de 33 329 dinars pour permettre à une famille algérienne moyenne de vivre décemment et être en mesure de prendre en charge ses besoins incompressibles (nutrition, santé, habillement, scolarité, énergie).

    C’est la conclusion à laquelle est parvenue une étude commandée par le SNAPAP (Syndicat autonome du personnel de l’administration publique) qui compte utiliser ces conclusions pour amener le gouvernement à faire des concessions plus importantes que celles contenues dans la nouvelle grille des salaires.

    L’étude démontre que la part des biens alimentaires est celle qui exige le plus de dépenses, puisque ceux-ci représentent plus d’un tiers (13 275 dinars) des dépenses globales, alors que les loisirs apparaissent comme un luxe. Le président du SNAPAP, M. Rachid Malaoui, a expliqué hier dans une conférence de presse animée à Alger qu’il ne s’agit pas aujourd’hui de recourir à des grèves générales pour dénoncer cette nouvelle grille ou remettre en cause les nouveaux statuts de la fonction publique, car «le gouvernement ne reviendra pas sur des décisions qu’il a déjà prises».

    C’est d’ailleurs pour cela que le SNAPAP ne compte pas, selon son premier responsable, se joindre à la grève nationale à laquelle ont appelé 12 syndicats autonomes pour après-demain. Pour M. Malaoui, cette action orchestrée par «des syndicats parallèles créés par l’administration a pour seul objectif de capter la révolte syndicale et d’absorber la colère de la population et des travailleurs face à la détérioration de leurs conditions de vie».

    Selon lui, il est évident que cette action est vouée à l’échec parce que le gouvernement finira pas déclarer qu’il n’acceptera que l’UGTA comme seul interlocuteur. Pour ce syndicaliste, il ne s’agit ni plus ni moins que d’une «manipulation».

    Un avis corroboré par le président de la Confédération des cadres de la finance et de la comptabilité (CCFC), M. Karim Mahmoudi, pour qui le but de la manœuvre est de «casser les syndicats autonomes qui sont le contre-pouvoir de l’Etat et des partis politiques».

    Avant d’envisager une quelconque confrontation avec le gouvernement, le SNAPAP veut d’abord engager un débat contradictoire pour présenter les arguments sur lesquels il compte fonder ses actions de protestation futures. Et c’est exactement ce qu’il fera demain, lors d’une rencontre qui sera organisée sur le thème des politiques de développement et au cours de laquelle l’économiste Abdelhak Lamiri et l’ancien chef de gouvernement Ahmed Benbitour évoqueront le niveau de vie des Algériens et ses perspectives d’évolution dans l’espoir «d’attirer l’attention des pouvoirs publics sur la situation gravissime des citoyens», selon les termes de M. Mahmoudi.

    Le SNAPAP organisera un rassemblement devant le palais du Gouvernement Le SNAPAP n’envisage de recourir à des actions de protestation que dans un deuxième temps. M. Malaoui a évoqué un rassemblement devant le palais du Gouvernement pour lequel aucune date n’a encore été fixée, mais qui devrait intervenir au cours de la dernière semaine du mois en cours.

    Le SNAPAP sera rejoint dans cette action par les syndicats du CLA, du CNAPEST, du SATEF, du SNTE, du Syndicat des enseignants de paramédicaux, et de la Coordination des contractuels. Il ne s’agira pas, selon M. Malaoui, de dénoncer la nouvelle grille des salaires signée «dans la précipitation et sans concertation des principaux concernés», car s’il n’est pas envisageable que le gouvernement revienne sur sa décision, «nous pouvons faire des propositions pour revaloriser les salaires», a-t-il estimé.

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    • #77

      Dimanche 13 Janvier 2008 -- La politique économique actuelle du gouvernement ne plait pas aux organisations patronales. Ni la décision de subventionner des produits de large consommation dont les prix deviennent incontrôlables sur le marché, ni la nouvelle stratégie industrielle et encore moins le dossier de sauvetage des entreprises publiques en difficulté ne font l'unanimité chez les patrons. Ces derniers, interrogés par toutsurlalgerie.com, reprochent notamment au gouvernement un retour au dirigisme des années du socialisme triomphant.

      Le Forum des chefs d'entreprises (FCE) et la Confédération algérienne du patronat (CAP) dénoncent la politique mise en place pour lutter contre la flambée des prix des produits de large consommation. Ils critiquent également l'absence d'une vision à long terme de l'économie du pays. La décision d'assainir financièrement 407 entreprises publiques en difficulté pour 3 milliards d'euros est également rejetée par les organisations patronales. Les patrons considèrent que cette mesure est un retour en arrière et un gaspillage de l'argent public. Avec un argument simple : les précédentes opérations de sauvetage d'entreprises publiques n'ont pas donné de résultats.

      Préparée par Hamid Temmar, ministre de l'industrie et de la promotion des investissements, la nouvelle stratégie industrielle du pays n'échappe pas aux foudres patronales. Une stratégie basée, selon eux, sur un secteur public en difficultés et des investisseurs étrangers qui boudent le pays.

      Le rattachement des entreprises publiques de presse au ministère de la communication soulève également de nombreuses interrogations parmi les patrons sur la volonté dirigiste du gouvernement. Des entreprises dirigées par un ministère : du jamais vu depuis le début des réformes économiques en 1990 alors que plusieurs ministères veulent à leur tour récupérer et gérer des entreprises publiques.

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      • #79

        Lundi 14 janvier 2008 -- La hausse des prix des produits de large consommation, le développement des crédits à la consommation, du crédit véhicule et du marché de l'immobilier sont en train de modifier en profondeur les habitudes de consommation des Algériens.

        Comme chaque jeudi, le marché des fruits et légumes de Sidi El-Bachir (ex-Plateaux) à Oran grouille de monde. Il est huit heures du matin. Il fait beau et froid en ce début d'année. Tayeb, 65 ans, le couffin à la main, vient d'arriver pour faire ses courses. Les étals sont relativement bien approvisionnés, mais les prix des légumes et des fruits sont toujours élevés. Le kilo de la pomme de terre est cédé, selon la qualité, entre 40 et 55 dinars. La tomate est à 80 dinars le kilogramme. La courgette n'est pas loin. Aujourd'hui, c'est le poulet qui fait exception à cette hausse des prix. S'il n'est pas gratuit, 165 dinars le kilo, c'est une aubaine pour les familles et les commerçants. Pour Tayeb, retraité d'une entreprise publique, le poulet est l'arbre qui cache mal la forêt des produits chers. « Tous les fruits et légumes sont chers, comment peut-on préparer un repas complet avec des prix aussi élevés », se demande Tayeb.

        Ce chef d'une famille de cinq personnes, lui sa femme et ses trois garçons tous célibataires, a déjà fait le calcul : aujourd'hui, dit-il, il faut bien miser 1.000 dinars au moins pour faire un repas avec du poulet. Le menu, détaille-t-il, comprend un dessert de fruits de saison, l'orange ou la mandarine du bled. Dans cette famille, le budget est étouffé par la hausse des prix des produits de large consommation. Du coup c'est la qualité des repas qui encaisse le coup : les familles suppriment les dépenses liées aux desserts et autres sucreries pour supporter la hausse des prix des légumes, du lait et de l'huile de table. Pour contenir cette flambée, beaucoup de gens se rabattent sur les légumes secs, relativement toujours à la portée des démunis et des salaires moyens, c'est-à-dire, ceux qui touchent aux alentours de 20.000 dinars par mois. Les pâtes également sont fortement prisées pour leurs prix abordables. La pomme de terre est en train de perdre son statut de légume roi dans plusieurs foyers. Son prix ne veut pas descendre au-dessous de 50 dinars. La hausse du prix de l'huile de friture pousse par exemple les ménagères à cuisiner moins de frites. Résultat : la consommation des fruits et légumes est sérieusement affectée, malgré les conseils des médecins de manger au moins cinq fruits et légumes par jour.

        Autre constat établi par un commerçant qui a remarqué que ses clients se renseignent de plus en plus sur les prix avant d'acheter. Pour 5 dinars de plus sur un produit, beaucoup de gens changent de magasin. Les petites pièces d'un dinar sont en train de retrouver leur valeur aux yeux des consommateurs. « Si vous ne changez pas votre mode de consommation, vous terminerez le mois avec des dettes. Tiens par exemple, les yaourts, on n'en consomme plus depuis un moment ! », affirme Tayeb qui touche une maigre retraite de 15.000 dinars par mois. Comme les Algériens sont en général fiers, ils parlent rarement de ce qu'ils mangent à la maison. Sauf pour se vanter d'avoir dîné, une fois par hasard, avec de la crevette à plus de 1.000 dinars le kilo. Mais beaucoup aiment parler de la souffrance des autres, les voisins et les proches. Tayeb, ne fait pas exception à la règle et ne se plaint pas. Deux de ses enfants travaillent et commencent à aider financièrement la famille. Le troisième est encore étudiant à l'université.

        En plus des dépenses liées à la vie quotidienne, cette famille a contracté des crédits bancaires pour renouveler la vieille Renault et acheter un logement social participatif. Tayeb songe aussi à prendre un crédit à la consommation, à la mode aujourd'hui pour meubler le nouvel appartement. Destinés à faire face à des dépenses imprévues (soins, réparations du domicile, ameublement, renouvellement de la voiture, etc.), ces crédits qui varient entre 100.000 dinars et 300.000 dinars sur trois ou quatre ans ont la cote auprès des consommateurs, malgré de forts taux d'intérêt (plus de 10 %). « Pour rembourser les crédits du logement et de la voiture, on dépense plus de 20.000 dinars par mois », explique Tayeb. La somme qui représente le quart des revenus de la famille plombe le budget familial. Mais la famille de Tayeb n'a pas vraiment le choix. Dépourvues de transports urbains modernes, Oran n'offre pas d'alternatives à ses habitants, obligés d'économiser pour acquérir des voitures « de service » pour faire ses courses, se rendre au travail, se promener. Mais la voiture est souvent considérée comme un signe extérieur de richesse et un motif de fierté pour les familles. La crise du logement pousse également les gens à faire sacrifices sur le dos des dépenses quotidiennes pour s'offrir un appartement confortable.

        Il est 11 heures. Toujours dans le même quartier des Plateaux. Les environs de l'hôpital universitaire sont encombrés par la circulation automobile et les piétons. L'heure de la visite des malades approche. Les restaurants commencent à faire le plein. Dans un petit local, Saïd sert, sans relâche, des petits sandwichs de « carène ». Les mains tendues envers lui sont nombreuses. Dix dinars pour un bout de pain et deux morceaux du célèbre plat, fabriqué à base de pois chiche. Le repas du pauvre et des travailleurs à faibles revenus est servi partout dans les quartiers populaires et près des grandes concentrations industrielles. En été, le petit lait, lui, dispute sa place de sandwich le plus populaire et le plus prisé des Oranais. A midi, le fast-food de Saïd est bondé de monde. « Je sers en moyenne cinq plats de carène », relativise-t-il. Mêmes scènes devant les fast-foods des cités à forte concentration de travailleurs comme Es-Sénia (zone industrielle), Akid Lotfi (construction de logements), Haï Sabah (chantiers du bâtiment et travaux publics). Pour le déjeuner, les travailleurs, en majorité originaires du centre du pays, se contentent d'un sandwich au « carène », avec une bouteille de limonade locale à 10 DA. L'objectif étant de ramasser le maximum d'argent et rentrer au bled les poches pleines.

        Toutefois, les fast-foods bas de gamme ne reflètent pas toute la réalité d'une ville en pleine expansion économique. A midi, de petits restaurants confortables font le plein de cadres et de travailleurs bien rémunérés. Dans certains secteurs comme les télécoms, les hydrocarbures, les travaux publics, les salaires sont conséquents. Les recettes pétrolières record du pays durant ces dernières années alimentent l'économie et permettent aux commerces de prospérer. De nouvelles boutiques ultra modernes ont fait leur apparition au centre-ville. Beaucoup de marques étrangères de vêtements, d'appareils électroménagers. La révolution de l'esthétique touche même les boulangeries et les cafés, de plus en plus spacieux et confortables. Les supérettes et les supermarchés se multiplient aux coins de la métropole. Leurs clients appartiennent à la nouvelle classe qui serait forte de quelques millions de personnes.

        Rafik, 45 ans, cadre à Sonatrach, ne semble pas être affecté par la crise du pouvoir d'achat. Il travaille au sud et gagne bien sa vie. Au nord, il passe presque son temps à dépenser. Habitant dans une nouvelle cité de la périphérie, ce père de deux petits enfants, est un cadre heureux. « Je dépense quotidiennement une moyenne de 1.000 dinars dans les petits achats. Cela représente 30.000 dinars par mois », affirme Rafik, sans détailler le menu de ses repas familiaux. En tout, les dépenses de Rafik s'élèvent à plus 80.000 dinars par mois, tous achats confondus (crédits voiture et logement, etc.). Un chiffre astronomique pour les smicards et les agents de la fonction publique. Rafik a même des projets plein la tête : voyages à l'étranger, achat d'un local commercial, etc. Pour faire ses courses, il va souvent dans les supérettes bien approvisionnées en produits de grandes marques étrangères importés. Dans l'une de ses supérettes, il trouve tous les produits qu'il voit chaque soir à la télé française : cafés, fromages, jus, chocolat, saumon, etc. Le magasin est toujours plein aux heures de pointe, mais le gérant reste discret sur le pouvoir d'achat de ses clients.

        « Tous les produits qui sont sur les étals se vendent bien. La demande ne faiblit pas. Nous avons même des demandes spécifiques sur les fromages, les parfums, etc. », explique-t-il. Mais pour les marchandises de large consommation, la demande a baissé. « Des produits comme le lait et l'huile de table sont affectés par la hausse des prix. Ils se vendent moins qu'avant », concède-t-il. Seule ombre au tableau de cette supérette, les produits alimentaires importés sont généralement proches de la péremption. Les importateurs ramènent souvent des articles déstockés en Europe pour gagner sur le prix. Mais on ignore les conséquences sur la santé de la consommation de ces produits. La future agence de santé et de sécurité alimentaire devrait prendre en charge le contrôle des médicaments et des produits alimentaires commercialisés dans notre pays.

        Aujourd'hui, les consommateurs ne sont pas informés sur les dangers que représentent sur la santé publique certains ingrédients contenus par exemple dans les biscuits. Ni sur la dangerosité de jouets pour enfants importés massivement de Chine. En attendant la création effective de cette agence, l'arrivée de nouveaux articles, la hausse des prix des produits de large consommation et les nouveaux besoins en matière de confort des nouveaux consommateurs sont en train de changer en profondeur les habitudes de consommation en Algérie.

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        • #80

          January 14, 2008 -- Official statistics confirm the decrease in purchasing power by more than 59 percent between 1985 and 1995 and by 10 percent since 1998, according to an economic expert.

          The figures issued by Algeria's national office of statistics clearly show that living conditions in Algeria were better in 1985 than nowadays, said doctor Abdelhak Laamiri.

          Laamiri, who participated in a conference held by the confederation of finances and accountancy executives Monday, said measures taken to prevent that decrease were unsuccessful because they focused on formal aspects rather than productive investment support.

          He added that the absence of a clear economic strategy causes a serious decrease in Algeria's competition level in the world. "That is due to the decease in its institutions' productivity, its business environment and its exports outside of hydrocarbons."

          Laamiri mentioned that Algeria's imports growth was estimated at 200 percent during 5 years while the volume of its exports went up only by 5 percent during the same period.

          "The present economic situation is like a villa built on non solid basis. That means it is vulnerable to collapse at the first quake."

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          • #81

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            • #82

              ALGIERS, January 15, 2008 (Reuters) - Algeria's consumer price inflation for 2007 averaged 3.5 percent, in line with a government forecast, official figures published by state-owned Algeria Press Service (APS) on Tuesday showed.

              The 2007 rise stemmed mainly from higher prices for food and services, which grew 6.5 percent and 1.5 percent respectively, according to the data issued by the National Statistics Office (ONS) and carried by the APS.

              Inflation reached 2.5 percent in 2006. The government targeted 3.5 percent inflation for calendar year 2007 and 3.0 percent in 2008.

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              • #83
                Samia Amine :


                Mardi 15 janvier 2008 -- En 2007, le taux d’inflation en Algérie s’est établi à 3,5% contre 2,5% en 2006, selon des indications fournies aujourd’hui par l'Office national des statistiques (ONS). Le rebond de l’inflation est du notamment à une hausse importante des prix des biens alimentaires (6,5%) et agricoles frais (6,5%) et de 5,8% des produits alimentaires industriels. Les prix des produits manufacturés ont augmenté de 0,5% et ceux des services de 1,5% durant la période, selon la même source.

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                • #85

                  Samedi 19 Janvier 2008 -- La secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT) Mme Louisa Hanoune a présidé jeudi la réunion des bureaux des sections du parti de la wilaya d’Alger. “Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du calendrier fixé par le comité central du parti, lors de sa réunion tenue en décembre dernier et au cours de laquelle il a été prévu la tenue d’autres rencontres similaires à travers tout le pays, et ce, pour préparer les assemblées générales des bureaux de wilaya”, a-t-elle précisé.

                  En évoquant la baisse du pouvoir d’achat des citoyens, la première responsable du PT a lancé un appel au gouvernement afin de prendre des mesures pour relancer et préserver la production nationale, qualifiant la subvention par l'État des prix des produits de base “de mesure insuffisante”. Notons que cette déclaration va à l’encontre de la politique économique générale du pays qui prône l’ouverture et la libéralisation du marché algérien. L’Algérie, qui souhaite en outre accéder à l’OMC, sera bien obligée de suspendre les subventions si ce projet se concrétise, sachant que l’OMC proscrit toute intervention de l’État et préconise l’autorégulation des marchés à travers la concurrence.

                  Au sujet de l'amélioration du pouvoir d'achat des citoyens, la SG du PT a estimé que “même si le Salaire national minimum garanti (SNMG) atteignait les 25 000 DA, il demeurerait insuffisant, notamment en raison de la flambée des prix des produits de base”. À ce sujet, elle invoque “l'absence de l'État dans le domaine du commerce et la faiblesse des mécanismes de contrôle et de régulation des prix”. Loin d’être en contradiction avec les propos de Louisa Hanoune, le Snapap avait publié, à la fin de l’année 2007, une étude des prix du marché qui avait pour conclusion que “pour satisfaire les besoins d’une famille algérienne, le salaire minimum devrait s’élever à au moins 35 000 dinars”.

                  Concernant la situation économique du pays, Mme Hanoune a souligné la nécessité d'ouvrir un débat au niveau du Parlement en vue d'évaluer le processus de privatisation initié au niveau de plusieurs entreprises publiques. Par ailleurs, Mme Hanoune a de plus souligné que “l'Algérie recèle des potentialités qui lui permettraient de réaliser son autosuffisance en produits agricoles”.

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                  • #86

                    ALGIERS, January 23, 2008 (Reuters) - Algeria's Gross Domestic Product rose 11 percent to $135 billion last year on higher oil earnings, Algerian official news agency APS said on Wednesday.

                    The average price of Algeria's oil rose to $75 per barrel in 2007 from $65.4 in 2006.

                    Oil and gas account for more than 95 percent of the country's total exports, with the hydrocarbon industry being the main engine of economic growth.

                    The value of total exports was up 11 percent at $60 billion in 2007 from the previous year while imports rose 28 percent to $27 billion.

                    Algeria's per capita GDP rose to $3,968 in 2007 from $3,478 in 2006, APS added.

                    The unemployment rate declined to 11.8 percent in 2007 in comparison with 12.3 percent in 2006, it said.

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                    • #87

                      Samedi 26 Janvier 2008 -- “Cette nouvelle année sera encore caractérisée par le lancinant problème du pouvoir d’achat des Algériens qui a connu une dégradation importante en quelques mois en raison du renchérissement mondial des principales matières premières”, souligne Réda Hamiani dans la dernière lettre du Forum des chefs d’entreprise. Le président du FCE affirme que l’embellie financière que connaît l’Algérie “est incapable de combler le gap qui existe entre les revenus distribués localement, qui sont constitués principalement de salaires, et le niveau des prix tirés vers le haut par la hausse des produits alimentaires et ceux du logement”, estimant que dans ce domaine, les marges de manœuvre sont étroites.

                      Réda Hamiani s’interroge : “Est-ce la bonne politique que de soutenir les prix du lait et de la farine quand on sait qu’ils profitent sans différenciation aux riches comme aux pauvres ?” Le président du FCE est convaincu que l’Algérie a les moyens de produire une bonne partie de son alimentation et même d’obtenir des surplus à l’exportation lui permettront ainsi de financer l’achat de produits qu’elle n’a pas (café, sucre, maïs, …).

                      “En l’absence d’une véritable politique en la matière, la facture alimentaire n’est jamais descendue du seuil de 3 milliards de dollars. Au contraire, elle a augmenté pour atteindre les 4,7 milliards de dollars. Dans ce contexte, la démographie y est pour quelque chose. Le PNDA aussi dans l’autre sens”, regrette-t-il. Ajoutant que “le paradoxe actuel, qui reste lourd à accepter par une bonne majorité de la population, se résume au constat suivant : caisses pleines, couffins vides”.

                      En d’autres termes, souligne-t-il, il faudrait éviter l’effondrement du pouvoir d’achat qui a déjà affecté assez largement la classe moyenne touchée par une précarité porteuse de tous les dangers. “Si on veut donner du sens à notre embellie financière du moment à forte odeur de pétrole et de gaz, il serait bon que les contreparties de notre enrichissement ne soient pas uniquement des autoroutes, des rails et des usines de dessalement”, souligne le président du FCE qui appelle le gouvernement “à dépasser” son rôle de “pompier” mobilisé à éteindre les incendies pour s’attacher à construire “une économie créatrice de valeur et insérée dans le réel, d’une part dans les différents marchés (biens et services, travail, financier) et, d’autre part, à l’international en commençant par le Maghreb et l’Union européenne”.

                      Réda Hamiani relève que “les PME demeurent le parent pauvre et n’arrivent toujours pas à prendre de la hauteur, du volume, des couleurs dans un contexte qui leur est stricto sensu favorable”. Les champions de cette catégorie se comptent sur les doigts d’une main. “La preuve, le ministère en charge de leur développement n’a aucun pouvoir réel. Il ne peut régler aucun problème qui pénalise ses entreprises : foncier, financement et contraintes administratives (douanes, impôts…). Les moyens dérisoires qui sont inscrits dans la loi de finances attestent de la place que ce ministère occupe dans la hiérarchie”, souligne-t-il.

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                      • #88
                        Sonia Lyes :


                        Samedi 26 Janvier 2008 -- En 2007, les prix des différents produits de consommation ont connu une envolée spectaculaire. Selon des données disponibles auprès du gouvernement algérien et dont toutsurlalgerie.com a eu connaissance, le taux réel d’inflation s’est établi à un peu de plus de 10%. Ce chiffre contredit les estimations officielles fournies, le 15 janvier, par l'Office national des statistiques (ONS). Selon cet organisme, le taux d’inflation s’est établi à 3,5% contre 2,5% en 2006.

                        « 3,5% ? C’est le taux d’inflation aux Etats-Unis…mais pas en Algérie. L’Algérie dépend des importations dans presque tous les domaines. Or, les prix des produits comme le lait, la semoule et ceux des matières premières ont connu une forte hausse ces derniers mois sur les marchés internationaux. On peut difficilement imaginer que cette hausse n’a eu qu’un impact de 1 point sur l’inflation algérienne. C’est donc quasiment impossible d’obtenir le chiffre avancé par l’ONS», souligne un économiste interrogé par toutsurlalgerie.com.

                        Les données de l’ONS sont jugées très peu fiables par les économistes en Algérie et à l’étranger. En effet, les chiffres avancés par l’ONS contredisent au moins ceux révélés, le 23 janvier, par le Centre national de l'informatique et des statistiques des douanes (CNIS), dont les données sont plus conformes à la réalité, car elle ne sont pas analysées. Selon le CNIS, la facture des importations de céréales, de médicaments et de lait a enregistré une forte hausse, passant de 2,94 milliards de dollars en 2006 à 4,33 milliards de dollars en 2007. La facture des céréales, semoules et farines a enregistré une hausse de 35,11% passant de 1,39 milliard de dollars en 2006 à 1,89 milliards de dollars en 2007, a également indiqué le CNIS, sans préciser la quantité de ces produits importés. La hausse de la facture alimentaire est surtout liée à l’envolée des prix sur les marchés internationaux.

                        Cette poussée inflationniste inquiète le gouvernement. Les autorités redoutent notamment des émeutes populaires qui rendraient la situation incontrôlable, d’autant que pour lutter contre l’inflation, le gouvernement a décidé de geler les salaires des fonctionnaires en 2008.

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                        • #89

                          Samedi 26 janvier 2008 -- Répondant jeudi aux questions orales des députés du Conseil de la Nation, notamment celles ayant trait aux prix de certains produits de large consommation, le ministre du Commerce, El-Hachemi Djaâboub, a divulgué la nouvelle approche de son département pour réguler le marché de l'huile de table et des légumes secs par la création d'organismes publics qui veilleront à l'application de prix plafonnés.

                          D'emblée, le représentant du gouvernement a fait savoir qu'abstraction faite des cours mondiaux des matières premières, 5 litres d'huile coûteront 450 dinars, alors que les légumes secs ne dépasseront plus les 100 dinars le kilo. Cette disposition, une fois appliquée, coûtera 13 milliards de dinars au Trésor public.

                          Cette riposte, attendue depuis que ces produits ont connu une ascension sans précédent, à l'image de l'huile de table qui, au cours du second semestre de l'année passée, a été augmentée de près de 25%, passant de 80 jusqu'à 130 dinars le litre pour la raffinée, qui, avance-t-on, ne contient pas de cholestérol. Idem pour les légumes secs qui sont en grande partie importés des pays sud-asiatiques, qui ont connu une hausse substantielle. A titre illustratif, les haricots secs et les pois chiches sont passés durant la même période de 80 à 120 dinars le kilo. Dans le même temps, le riz est cédé dans le commerce de détail à 60 dinars, contre 45 au début 2007. Enfin, les lentilles et les pois cassés sont passés de 60 à 80 dinars le kilo.

                          Pour mettre en pratique cette nouvelle démarche, le ministre a estimé que l'opération de fixation de prix plafonnés nécessite la création d'offices nationaux et a évoqué, dans ce sens, la possibilité de créer de nouvelles structures pour les huiles et les légumes secs, à l'image de l'Onalait pour ce qui est des produits laitiers.

                          Dans son intervention, le représentant du gouvernement est revenu sur la série de mesures prises pour la préservation du pouvoir d'achat, notamment par le biais des subventions des prix du lait, de la farine et tout dernièrement de la semoule. M. Djaâboub a rappelé que les prix du sachet de lait et du pain ne connaîtront aucune augmentation et restent fixés à 25 dinars pour le litre de lait et à 8,50 dinars pour la baguette de pain. Ces deux dispositions coûteront en 2007 au Trésor public 55 milliards de dinars pour la farine et 22 milliards pour le lait. Dans le même sillage, le ministre a rappelé que les prix de vente à la consommation de la semoule sont fixés à 3.600 et 4.000 dinars le quintal, respectivement pour la semoule normale et la semoule supérieure, dite extra.

                          Cependant, force est de constater que cette disposition, qui devait être applicable depuis le début de l'année, reste encore loin de l'être et le prix du kilo de semoule ordinaire demeure scotché à hauteur de 50 dinars. A ce niveau, il est à préciser que les différents intervenants dans le marché de la semoule se rejettent la responsabilité, et ce devant la faiblesse des moyens de contrôle. Pour les producteurs, il s'agit d'un réseau de spéculateurs qui ont fait main basse sur le créneau et qui dictent les prix, alors que les grossistes considèrent que ce sont les producteurs qui profitent de cette faiblesse des moyens de contrôle pour accroître au maximum leurs bénéfices.

                          Enfin, le ministre a indiqué que le coût global des mesures de subvention prises jusqu'à présent et de celles prévues dans un proche avenir, s'élève à 2,5 milliards de dollars par an, soit 180 milliards de dinars. Aussi, et afin d'éviter de recourir aux décrets présidentiels lors des vacances parlementaires, un fonds national de subvention des prix sera créé et annuellement approvisionné.

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                          • #90

                            Dimanche 27 Janvier 2008 -- Les rues et ruelles du centre-ville, les quartiers de Sidi Abbaz, la place du marché et surtout les alentours de la gare terrestre (SNTV), restent les endroits privilégiés de ces enfants, le plus souvent surveillés de loin par des adultes.

                            Ils viennent quotidiennement, dès les premières lueurs du matin, prendre place aux endroits les plus stratégiques et entamer la journée. Pour apprivoiser le donateur, le bébé reste le plus convaincant. De tous âges et des deux sexes, ils s’éparpillent dans tous les coins, ruelles et dédales. Ils ne ratent ni boulangeries, ni cafés, ni épiceries. Le vendredi, ce sont les mosquées qui voient s’agglutiner à leurs portes des nuées de gueux aux supplications à faire rompre les plus endurcis.

                            En effet, à chacun son refrain, sa litanie bien huilée, ou sa technique d’approche et de harcèlement pour gruger la bonne foi des passants. Dérangés par la prolifération de ces mendiants envahissants, beaucoup de citoyens évitent les trottoirs et s’engagent sur le bitume au risque de se faire heurter par les véhicules. Ils viennent pratiquement de toutes les régions du pays. Cependant, si nombre de ces mendiants pratiquent cette activité “lucrative” et la quête de l’argent facile, par vice et fainéantise, beaucoup de ces laissés-pour-compte, dont et surtout des femmes, parmi lesquelles on dénombre beaucoup de divorcées et de veuves, n’ont que cette extrême alternative pour subvenir à leurs besoins dans une société de plus en plus égoïste.

                            Il est connu que la mendicité est dans la plupart des cas liée à l’indigence, sans cesse croissante parmi les couches défavorisées de notre société. Les profondes mutations économiques ravageuses qui ont provoquées la fermeture de centaines d’entreprise, conjuguées à l’insécurité des années 1990, ont jeté en pâture à la misère des milliers de citoyens et élargi le champ de pauvreté.

                            Un vieux commerçant nous résume l’évolution de ce fléau ainsi : “Il y deux catégories de mendiants. Ceux dont la vie n’a pas été tendre, conséquemment à la crise économique et à la dislocation du tissu social, et doivent de ce fait être protégés par les pouvoirs publics qui ont le devoir et l’obligation de sauver, au moins, leur progéniture par d’abord leur scolarisation. Il y a, les seconds, ceux qui en font un métier, car n’oubliez pas que c’est quand même, quelque part, un métier qui rapporte gros et qui est exonéré de tout impôt.” Avant de lâcher, interrogatif : “C’est quand même curieux et inquiétant en même temps, que plus les caisses de l’État se remplissent, plus les trottoirs sont envahis par ces oubliés de la manne pétrolière.”

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