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Inefficacité gouvernementale et détérioration du pouvoir d’achat des Algériens

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  • Dimanche 24 Février 2008 -- Le taux d’inflation en Algérie a atteint 4,4 % en janvier 2008, par rapport au même mois de 2007, indique l’Office national des statistiques (ONS).

    Le tableau fourni par l’office pour le mois considéré explique ce taux élevé par la hausse vertigineuse des prix qui a touché pratiquement tous les produits, à l’exception des transports et des communications qui ont enregistré une légère baisse de 1,1 %.

    Les produits alimentaires et les boissons, les plus affectés par la flambée des prix, ont enregistré une hausse importante de 7 % par rapport à janvier 2007. Les produits divers (lubrifiants, vaisselle, tarifs de stationnement...) et les produits de santé et d’hygiène corporelle ont connu la même tendance haussière avec 2,7 % chacun.

    L’inflation a atteint, à un degré moindre, les meubles et les articles d’ameublement, l’habillement et les chaussures, avec des taux respectifs de 0,8 % et 1,0 %. Les loyers d’habitation et les charges (gaz, eau, électricité) sont restés stables.

    La capitale enregistre une inflation de 4,5 %

    L’enquête de l’ONS, réalisée mensuellement auprès d’un échantillon de 10 618 ménages, répartis sur 17 villes et villages représentatifs des différentes régions du pays, présente toujours une analyse sur l’évolution des prix à Alger où l’inflation a atteint 4,5 % durant le moins de référence. Cette tendance haussière traduit une fluctuation des prix, notamment ceux des biens alimentaires et des boissons qui ont connu une hausse vertigineuse de 8,4 % par rapport à la même période de 2007.

    En comparant décembre 2007 à janvier 2008, les prix ont enregistré une baisse de 0,1 %. Les produits alimentaires industriels ont connu une baisse de 1,5 % due à la baisse des prix des céréales (-5,8 %) et des sucres et sucreries (-7,3 %), note l’office. Sur une année (janvier 2007-janvier 2008), l’indice des prix des biens alimentaires dans la capitale a connu une hausse de 8,4 %. Cette flambée a touché particulièrement les produits agricoles frais (+5,3 %) et les produits alimentaires industriels (+11,8 %). Les produits manufacturés et les services ont connu une légère hausse de 0,6 % et les services de 0,9 %.

    Sur une année, le niveau moyen des prix des produits manufacturés a augmenté de 0,6 % et celui des services de 0,9 %. Pour la fin de l’exercice 2007, le taux d’inflation en Algérie a atteint 3,5 % contre 2,5 % en 2006. Au terme de l’exercice en cours, le gouvernement prévoit dans sa loi de finances de 2008 un taux d’inflation moyen de 3 %.

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    • Mercredi 27 Février 2008 -- “L’indicateur de développement humain estime que plus de 50°% des Algériens sont touchés par la pauvreté soit plus de 16,5 millions de personnes dont 6,5 à 7 millions sont très pauvres pour un pays considéré comme le plus riche du continent”, lit-on dans l’Annuaire économique et social * (4e édition 2007-2008) publié sous la direction de Rachid Benyoub.

      Cette situation s’explique entre autres, relève le texte, par une inéquitable redistribution des revenus. Il existe par exemple de graves disparités dans la répartition des revenus. Alors que le salaire minimum est de 12 000 dinars, le salaire moyen dans le secteur des hydrocarbures est de 50 000 dinars par mois, 20 000 à 30 000 dinars dans la Fonction publique, 15 000 à 20 000 dinars dans le secteur du BTP alors que des cadres supérieurs dans des entreprises publiques ou privées touchent entre 150 000 à 350 000 dinars par mois.

      La tendance est à une baisse du pouvoir d’achat, constate l’annuaire. “Le SNMG à 12 000 dinars suffit à peine à s’acquitter des factures d’électricité, de gaz et d’eau, et autres dépenses urgentes (incompressibles).”

      Les prix ont été multipliés par dix entre 1990 et 2006, souligne le document. À titre d’exemple, la pomme de terre était vendue à 7 dinars le kilogramme en 1996. En 2007, elle a atteint 50 dinars. Le kilogramme de viande était cédé à 200 dinars en 96. Son prix grimpe à 750 dinars en 2007.

      En ce sens, selon une enquête publiée dans le rapport national sur le développement humain, chaque ménage consacre en moyenne 50% des dépenses pour l’alimentation, 10% pour le logement, 7% pour l’habillement, 6% pour le transport, 5% pour l’éducation. Une famille moyenne a besoin d’un budget de 30 000 dinars pour subvenir aux besoins essentiels alors que le SNMG est de 12 000 dinars.

      Cette tendance à la baisse du pouvoir d’achat a été accentuée à partir de 2007 par la flambée des prix des produits de large consommation.

      68% des ménages ont contracté un prêt

      Nouvelle donne : 68% des ménages ont fait un emprunt. Donc une partie des dépenses mensuelles pour la majorité des familles vont au remboursement de l’emprunt. Par ailleurs, le rapport national sur le développement humain fait état de plus de 120 communes abritant une population de plus de 1,7 million d’habitants qui vivent dans des conditions précaires. La croissance du produit intérieur brut par habitant, en progrès ces dernières années, ne rend pas compte de cette inéquitable répartition des revenus. Il est passé de 1 496 dollars en 1995, à 2 000 dollars en 2 000, 3 250 dollars en 2006.

      Ces chiffres contenus dans l’annuaire économique et social, nous interpellent. Primo : sur la nécessité de disposer de données fiables, produites par des institutions indépendantes sur l’inflation, l’évolution du pouvoir d’achat et la répartition des revenus. Secundo : sur la nécessité d’être très attentifs sur l’impact des dépenses publiques sur l’amélioration des conditions de vie de la population, de la politique salariale et de ses effets sur la distribution des richesses.

      L’embellie financière actuelle : plus de 110 milliards de dollars de réserves en devises et environ 40 milliards de dollars dans la caisse de régulation invite à sortir d’une logique et d’un système rentier qui reproduit les inégalités, au profit d’une politique de répartition des revenus fondée sur la performance et la productivité. C’est l’une des voies pour assurer le développement durable du pays et parvenir à la stabilité sociale.

      * L’annuaire économique et social comporte des chapitres sur les banques, le secteur des finances, le partenariat, l’emploi, les travaux publics, l’énergie, les hydrocarbures, l’habitat, l’agriculture, la santé, le tourisme … Les données sont de façon générale actualisées.

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      • Vendredi 29 Février 2008 -- La hausse des cours des huiles brutes sur le marché mondial «n'est pas intégralement répercutée sur les prix affichés par les producteurs nationaux» des huiles alimentaires, a indiqué vendredi le groupe Cevital dans un communiqué. Selon les indications fournies par le premier groupe agroalimentaire algérien, les prix des matières premières servant à la fabrication des huiles alimentaires ont connu une hausse de 300% en l'espace de deux ans, de 150% pour la seule année 2007 et de 30% en moins pour janvier et février de l'année 2008.

        A titre d'exemple, il cite le cas du prix de l'huile brute de tournesol : il est passé de 650 dollars/tonne en février 2007 à 1.775 dollars/tonne en février 2008 (coût et fret port algérien), alors que celui du soja a atteint 1.560 dollars la tonne en février 2008 contre 650 dollars il y a une année. ''L'intégralité de ces hausses n'est donc pas répercutée sur les prix affichés par les producteurs algériens'', affirme Cévital. Concernant les prix actuels des huiles appliqués aux distributeurs, ils varient, selon la marque, entre 680 dinars et 835,01 dinars la bonbonne de 5 litres, souligne-t-il. Il indique également que les capacités installées des producteurs nationaux des huiles alimentaires, qui sont au nombre de cinq, sont de plus d'un million de tonne/an, représentant environ deux fois et demi la demande.

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            • Lundi 3 Mars 2008 -- Selon les statistiques du ministère du Commerce, les prix des produits de grande consommation ont augmenté dans la période allant de 2005 à 2007. Ces produits ont enregistré une hausse oscillant entre 5 et 50%. Quelques produits à l’instar de la pomme de terre ont augmenté de plus de 100%.

              L’Algérie reste l’otage des changements des prix de plusieurs produits essentiels dans le marché mondial. Elle enregistre une grande dépendance allant de 30 à 70% concernant les produits agricoles et alimentaires, notamment pour ce qui est des grains et légumes secs. Cette question est devenue inquiétante vu l’incapacité de l’agriculture algérienne à parvenir à l’autosuffisance alimentaire. Ce qui affaibli de plus en plus la position de l’Algérie dans le marché mondial.

              En dépit de l’amélioration du Produit Intérieur Brut de l’Algérie, qui a dépassé 110 milliards de dollars, la grande majorité de la population algérienne fait face à un recul du pouvoir d’achat, suite à la mauvaise gestion des rentes et fortunes de l’Algérie.

              Des institutions internationales estiment que 30% de la société algérienne bénéficie de plus de 60% des rentes et de la consommation. Cela fait des riches de l’Algérie de plus en plus riches et des pauvres de plus en plus pauvres.

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              • Lundi 3 Mars 2008 -- L'Union générale des travailleurs algériens (UGTA) remettra après le mois de mars en cours au gouvernement une série de propositions portant sur l'amélioration du pouvoir d'achat du citoyen, a indiqué, dimanche à Alger, le secrétaire général de l'UGTA, M. Abdelmadjid Sidi Saïd.

                «Un groupe de réflexion au niveau de l'Union générale des travailleurs algériens travaille sur le dossier de la sauvegarde du pouvoir d'achat en vue d'élaborer des propositions qui seront remises au gouvernement après le mois de mars en cours», a déclaré M. Sidi Saïd, dans une allocution prononcée, lors des travaux du congrès constitutif de la Fédération nationale des travailleurs de l'Habitat et de l'Urbanisme. «L'objectif de l'UGTA, a-t-il expliqué, est de formuler des propositions portant sur la maîtrise du marché des produits de consommation quotidienne, en adéquation avec le pouvoir d'achat des travailleurs». Ces propositions seront remises au gouvernement après la tenue du 11e congrès national de l'Union générale des travailleurs algériens qui aura lieu les 29, 30 et 31 mars 2008.

                Le patron de la centrale syndicale a, par ailleurs, indiqué que 41 statuts particuliers sont actuellement à la direction générale de la Fonction publique, sachant, a-t-il dit, que la nouvelle grille des salaires sera appliquée au mois d'avril prochain, avec effet rétroactif depuis janvier 2008.

                L'application «effective» de la nouvelle grille des salaires, a-t-il précisé, entrera en vigueur dès l'adoption des statuts particuliers de chaque secteur.

                Le secrétaire national chargé de l'organique à l'Union générale des travailleurs algériens (UGTA), M. Salah Djenouhat a, pour sa part, indiqué que le congrès constitutif de la Fédération nationale des journalistes se tiendra, en avril prochain. Dans une déclaration à l'APS, en marge des travaux du congrès constitutif de la Fédération nationale des travailleurs des secteurs de l'Habitat et de l'Urbanisme, M. Djenouhat a indiqué que «la commission nationale chargée de la préparation du congrès constitutif de la fédération nationale des journalistes, prévu au cours de la première quinzaine du mois d'avril, sera installée avant fin mars et sera composée d'environ 15 journalistes.

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                  • ALGIERS, March 5, 2008 (Reuters) - Inflation in OPEC member Algeria averaged 4.6 percent nationally in 2007, its highest level since 2004, and 3.5 percent in the capital Algiers, central bank governor Mohamed Laksaci said in remarks published on Wednesday.

                    Government newspaper El Moudjahid quoted the Banque d'Algerie governor as saying the rise mirrored a global climb in inflation as well as higher food prices locally.

                    Nevertheless, inflation was under control, he said.

                    "We note a clear trend to higher prices in a context characterised by a resumption of inflation globally," he was quoted as saying.

                    "Strong inflation in food product prices is attributable to fresh agricultural products whose prices rose by 7.2 percent in 2007," Laksaci said, referring to vegetables and fruits.

                    "These rises stem as much from the weakness of local supply as from speculation in a market that is little organised and weakly regulated," he said.

                    Inflation was 2.5 percent in 2006. The government targeted 3.5 percent inflation for calendar 2007 and 3.0 percent in 2008.

                    On January 15, the state-owned Algeria Press Service quoted the National Statistics Office as saying Algeria's consumer price inflation for 2007 averaged 3.5 percent. El Moudjahid's story made no reference to the January 15 report.

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                    • Sonia Lyes :


                      Jeudi 6 Mars 2008 -- En 2007, le pouvoir d’achat des Algériens s’est fortement dégradé. Selon un document du centre de recherche américain Casey Research publié jeudi 5 mars et dont toutsurlalgerie.com a obtenu une copie, le taux d’inflation a atteint près de 12% en 2007. L’Algérie affiche ainsi l’un des taux d’inflation les plus élevés de la zone Afrique du Nord- Moyen-Orient. Dans cette région, les prix ont augmenté en moyenne de 8% en 2007. Pour calculer l’inflation en Algérie, Casey Research s’est appuyé sur des données émanant de plusieurs institutions internationales, dont le Fonds monétaire international (FMI).

                      Ces données émanant d’une institution internationale connue pour son sérieux démentent les indications fournies, fin janvier, par l’OMS, puis mardi dernier par le Gouverneur de la Banque centrale d’Algérie. Le premier organisme avait estimé à 3,5% le taux d’inflation, soit un niveau inférieur ou égal à ceux enregistrés par des pays de la zone euro ou les Etats-Unis. Pour sa part, Mardi 4 mars, Mohamed Laksaci avait indiqué devant les directeurs des principales banques publiques que les prix n’ont augmenté en moyenne que de 4,6%.

                      Le 26 janvier, toutsurlalgerie.com, se basant sur des données disponibles auprès du gouvernement algérien mais jamais rendues publiques, avait révélé que le taux d’inflation était supérieur à 10%. «L’Algérie dépend des importations dans presque tous les domaines. Or, les prix des produits comme le lait, la semoule et ceux des matières premières ont connu une forte hausse ces derniers mois sur les marchés internationaux. On peut difficilement imaginer que cette hausse n’a eu qu’un impact de 1 point sur l’inflation algérienne. C’est donc quasiment impossible d’obtenir le chiffre avancé par l’ONS», souligne un économiste interrogé par toutsurlalgerie.com.

                      En 2008, la tendance inflationniste devrait se poursuivre. Depuis janvier, les prix de plusieurs produits alimentaires ont fortement augmenté. « Heureusement que l’Algérie n’importe pas de pétrole, ajoute l’économiste. Si elle subissait la hausse des prix du brut sur les marchés internationaux, l’Algérie se serait retrouvée avec un taux d’inflation de plus de 20% ». Cette poussée inflationniste inquiète le gouvernement. Les autorités redoutent notamment des émeutes populaires qui rendraient la situation incontrôlable, d’autant que pour lutter contre l’inflation, le gouvernement a décidé de geler les salaires des fonctionnaires en 2008.

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                      • Samedi 8 Mars 2008 -- “Le gouvernement est triste et préoccupé par l’inflation qui touche les produits alimentaires”, a déclaré Mahmoud Khoudri, le ministre chargé des relations avec le Parlement, qui répondait, jeudi dernier à l’APN, à la place de son collègue du Commerce à une question du député FLN Berkani Bouzid. Ce dernier s’indignait de l’augmentation excessive des produits de large consommation.

                        Le membre du gouvernement a révélé que Abdelaziz Belkhadem consacre 5 à 10 minutes, à chaque fin de Conseil de gouvernement, à un exposé du ministre du Commerce sur les fluctuations des prix des articles alimentaires de première nécessité. “La préservation du pouvoir d’achat est notre priorité”, a-t-il précisé. Il a expliqué que la hausse des prix de certains produits a suivi proportionnellement l’augmentation de leurs coûts sur le marché international.

                        Il a indiqué que la tonne de farine, vendue en 2006 à 180 $, est cédée en février 2008 à 350 $. L’huile de table a subi une inflation de 45% en deux ans, et les lentilles de 38%. Cette inflation est induite par plusieurs causes dont une baisse des réserves internationales et des mauvaises conditions climatiques. Dans une des dispositions, il est prévu de poursuivre la subvention du prix du lait en sachet. De mars à décembre 2007, l’État a remboursé aux unités de production de lait un différentiel de 19 milliards de dinars pour la production de 1,3 milliard de litres en dix mois. “L’ONAL a pris le relais depuis décembre 2007. Nous avons aussi créé un Office de régulation du marché des légumes secs”, a ajouté le ministre.

                        Il a fait, néanmoins, l’aveu d’impuissance du gouvernement à lutter plus efficacement contre l’érosion du pouvoir d’achat : “Nous n’avons pas de solution pour contrôler les prix. Faites-nous des propositions !” Le ministre a affirmé que soutenir outre mesure les prix des produits de large consommation se traduirait par le blocage de projets de développement. Il a ainsi relativisé l’importance des réserves de change en soulignant le fait que l’Algérie exporte en dollar et importe en euro. Il a rappelé alors la forte dépréciation de la monnaie américaine face à la devise européenne (1 euro = 1,52 $).

                        Interpellé sur la politique de l’emploi, le ministre du Travail de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Tayeb Louh, a commencé par rappeler que le taux de chômage a reculé de 29% en 1999 à 11% en 2007. Plus de 350 000 emplois sont créés annuellement, ces dix dernières années, contre uniquement 40 000 nouveaux postes de travail rémunérés avant la période indiquée. Tayeb Louh a reconnu, toutefois, que le chômage sévit toujours. À cet effet, une nouvelle stratégie de l’emploi a été soumise récemment aux services du Chef du gouvernement. “Elle sera examinée par un conseil interministériel le 10 mars prochain”, a-t-il ajouté. Il a révélé, par là même, les grands axes de ce plan qui s’appuiera sur le secteur économique comme source d’emplois. Des mesures incitatives seront prises au bénéfice des entreprises qui recrutent.

                        Le ministre a parlé aussi de la réforme de l’Anem (Agence nationale de l’emploi), de la mise en place de mécanismes de contrôle et d’évaluation de la politique de l’emploi, ainsi que de l’installation d’organismes de coordination entre les différentes institutions. À une autre question, M. Louh a affirmé que la législation en vigueur inclut les deux années du Service national dans le calcul de la retraite. Cette période n’est pas prise en compte uniquement dans les régimes spécifiques comme le départ en retraite avant l’âge de 60 ans ou la retraite relative.

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                        • Dimanche 9 mars 2008 -- Tamara Kummer, Chargée des relations presse du Programme alimentaire mondial des Nations Unies, a considéré que l’augmentation les prix des produits alimentaires et agricoles est un phénomène mondial, et que l’Algérie sera n’est pas à l’abri. Les prix du blé, du riz et du maïs ont enregistré une grande augmentation, qui aura un impact direct sur le pouvoir d’achat de la classe moyenne.

                          Mme Kummer explique dans une interview accordée à El Khabar au bureau de contact de la PAM de Paris, que l’augmentation des produits alimentaires a pris une dimension internationale. Elle aura des répercussions sur les pays qui ont une faible production agricole et ceux qui ont une grande dépendance en matière d’importations alimentaires.

                          Les importations de l’Algérie en matière de denrées alimentaires ont enregistré une grande augmentation, notamment les céréales, le lait, le sucre et légumes secs entre 2005 et 2007.

                          Selon un document publié par le du Programme alimentaire mondial, Mme Tamara Kummer a expliqué que: « que le programme attire l’attention sur les répercussions de l’augmentation des prix sur les populations pauvres et la classe moyenne en Egypte, en Syrie et dans d’autres pays arabes ».

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                          • Lundi 10 Mars 2008 -- Les données officielles sur l’inflation, bien que faisant ressortir une tendance haussière en 2007, sont loin de refléter la réalité des prix, dont la flambée commence à mettre sérieusement à mal le pouvoir d’achat des Algériens. Sous l’effet conjugué du renchérissement de l’euro et du phénomène d’inflation importé, les prix de certaines denrées alimentaires ont carrément atteint des niveaux d’augmentation de l’ordre de 15%. Citant une étude du centre de recherche américain Casey Research, le site toutsurlalgerie.com n’hésite pas à évoquer un taux d’inflation proche de 12% en 2007, affirmant que l’étude en question s’appuie sur des données émanant de plusieurs institutions internationales, dont le Fonds monétaire international (FMI). Ceci alors que l’indice officiel de l’Office national des statistiques (ONS) fait état, pour l’année 2007, d’un rythme d’inflation moyen en Algérie se fixant à un taux de 3,5%, contre 2,5% en 2006. Bien moins optimistes, les estimations du FMI évoquent un niveau d’inflation en Algérie de 4,5% pour 2007 et de 4,3% pour 2008, soit un point de plus que le niveau calculé sur la base de l’indice de l’ONS. De son côté, l’assureur français des crédits à l’exportation, Coface, a plaidé récemment en faveur d’une politique monétaire prudente devant permettre à l’Algérie de « contenir l’inflation autour de 4% ». Une estimation encore plus inquiétante que les 3,5% qu’affichent les données officielles. Aussi, déjà clairement mises en doute par les données d’institutions internationales, les statistiques de l’ONS sont davantage discréditées par la réalité des prix sur le marché. Pour nombre d’économistes, cet indice pèche en effet par sa tendance à mesurer l’inflation globale sur la base d’un échantillon de consommation pour un Algérien moyen qui reste pour ainsi dire indéfini dans la réalité.

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