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Inefficacité gouvernementale et détérioration du pouvoir d’achat des Algériens

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    • Mardi 11 mars 2008 -- Alors que les pauvres smicards ne savent plus où donner de la tête avec l'augmentation qu'a connue le prix de l'huile de table, entraînant dans son sillage d'autres augmentations, comme la margarine, les pâtes et d'autres produits de première nécessité, voilà que Dame Patate, qui a été oubliée un moment, refait parler d'elle.

      En effet, d'entre 25 et 33 dinars il y a à peine une dizaine de jours, et très discrètement, le prix de la pomme de terre a grimpé à 40 et 45 puis entre 50 et 55, avant d'être cédée, avant-hier au marché de Bougara, à 50 dinars en gros, c'est-à-dire qu'elle est arrivée jusqu'au consommateur avec 10 dinars de plus. Bien sûr, ce prix concerne la pomme de terre de bonne qualité, mais celle qui vient après, coûte quand même 50 et 55 dinars au détail, ce qui est trop élevé.

      La raison invoquée par quelques mandataires revient paradoxalement à la pluie qui a empêché les fellahs d'arracher la pomme de terre, causant un certain déséquilibre entre l'offre et la demande, mais il faut dire que cette raison est plutôt farfelue car la pluie n'est tombée que durant 36 heures et ne peut en aucun cas causer autant de perturbation.

      En tous les cas, les pères de familles peuvent toujours se rabattre sur les petits pois à 50 dinars le kilo, les fèves entre 10 et 20 dinars et les artichauts qui ne coûtent que 25 dinars. Il y a aussi la tomate à 30 et 40 dinars, le navet ainsi que la carotte à 30 dinars, les courgettes pour 40 dinars le kilo, les oignons secs qui sont cédés à 40 dinars et les verts à 25, les poivrons à 100 dinars et enfin la salade laitue entre 30 et 40 dinars.

      Ainsi, et avec un peu de volonté, le consommateur peut se passer pour un temps de la pomme de terre et obliger ceux qui spéculent sur leur dos à descendre son prix.

      D'un autre côté, la viande blanche a aussi connu une certaine hausse, passant de 150 à 210 dinars le kilo pour le poulet et de 250 à 300 dinars pour la dinde (les escalopes de dinde sont passées de 500 à 580 dinars le kilo), alors que les viandes rouges fraîches n'ont pas connu de grands changements contrairement aux congelées qui ont connu des augmentations variant entre 50 et 80 dinars par kilogramme.

      Le poisson qui affichait un prix clément à 60 dinars pour la sardine moyenne, entre 100 et 250 dinars pour les autres types, est passé à 100 et 120 dinars pour la sardine d'assez bonne qualité, et à partir de 250 dinars pour les autres poissons.

      Mais du côté des fruits, il faut dire qu'ils sont devenus presque inabordables pour la plupart puisque l'orange Thomson de différents calibres vaut 100 dinars et plus, les mandarines à partir de 90 dinars alors que la banane, devenue il y a quelques temps... banale, veut se refaire une valeur et ne descend pas au-dessous de 140 et 160 dinars. Pour la pomme, comme sa congénère terrestre, elle ne descend pas de son piédestal, valant entre 150 et 220 dinars.

      Ainsi, il ne reste pour le petit fonctionnaire que les blettes et autres plantes vertes qu'il devra aller chercher à travers champs comme le faisaient nos aïeux, et encore s'il en trouve.

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            • March 18, 2008 -- After years of debate and delay, the Algerian government approved a bill on Wednesday (March 12th) allowing parliamentarians to hold the government accountable for disbursing public funds. The new law, which is scheduled to take effect next year, is seen as a substantial leap toward introducing transparency and reinforcing public budget management.

              Minister of Communication Abderrachid Boukerzaza noted that since the government and ministries will be compelled to submit accurate accounts of the manner in which public finds are disbursed, parliamentary control will be enhanced.

              Under the freshly-minted legislation, the government must submit all accounts related to the public budget every year to the Council of the Nation, the 389 members of which represent support, resistance and independent parties. The new "Budget Control" law also stipulates that Algeria's ministries update parliamentarians with progress in budget disbursement.

              The issue of obligating the government to disclose budget disbursement accounts has long been a bone of contention between the executive and legislative branches of the government. Passing the law has been delayed for nearly 20 years, despite the government’s promises to act each time it was heavily pressured.

              Three years ago, in light of the increase in public funds allocated to development projects and the lack of any mechanism authorizing the Parliament to oversee spending, the demand for the financial disclosure law grew stronger.

              The measure garnered further public support after Transparency International (TI) released several reports denouncing Algeria's growing rate of bribery and corruption and detailing the rising number of court cases involving misappropriation of public funds. In its report last year, TI ranked Algeria 99 out of 180 countries plagued by corruption and bribery, mostly in the sectors of construction, public works, water, transportation and health.

              Members of the Council of the Nation applauded the new law as a step toward enabling the Parliament to undertake its supervisory role over the government. The move was also welcomed as an end to the government's lack of accountability regarding the management of billion-dollar budgets.

              Calling the new law "the right tool", Council member Ibrahim Kara Ali told Magharebia that although the measure was long-delayed, it will now empower parliamentarians to oversee pubic money and state expenditure.

              Many citizens agree that the law is long-overdue. Kamal, a 32-year-old worker in an Algiers hospital, said it is a positive step to finally boost the supervisory role of the legislative authority "as long as Parliament members represent the nation".

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              • Lundi 24 Mars 2008 -- Le groupe parlementaire RCD ne désespère pas. Malgré le niet catégorique signifié par le président de l’Assemblée populaire nationale (APN), il persiste à demander un débat sur la crise multidimensionnelle qui secoue le pays. C’est par une question orale adressée au chef du gouvernement, Abdelaziz Belkhadem, que les parlementaires du RCD veulent lancer ce débat qui semble ne pas être au goût des gouvernants. « Monsieur le chef du gouvernement, à la lumière de la désillusion générale et de la perte de confiance, quelles sont les intentions de votre gouvernement de façon à mettre un terme à la dégradation du pouvoir d’achat des Algériens ? » est en effet la question posée par le député Atmane Mazouz, membre de la commission des finances et du budget, au chef de l’Exécutif.

                Avant d’interpeller le chef du gouvernement, M. Mazouz rappelle dans une petite introduction à sa question l’échec des tentatives gouvernementales de désamorcer la crise en raison, précise-t-il, de l’absence d’une vision globale de gouvernance. « Aucune mesure opérante ne semble se dessiner face au phénomène d’inflation qui secoue notre pays », relève-t-il avant d’avertir contre une inflation non maîtrisée qui risque d’atteindre des seuils inattendus qui aggraveraient davantage la situation sociale déjà désastreuse des Algériens. Selon lui, les estimations du FMI sont moins favorables que les projections du gouvernement : elles avancent un taux d’inflation de 4,3% pour 2008. M. Mazouz parle ainsi de la nécessité de redéfinir la vision globale de gouvernance de sorte à éviter le pire pour la société.

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                • March 28, 2008 -- Algeria's consumer price inflation accelerated from 4.4% in January to 4.9% in February, due in large part to rising food prices, Algeria's National Statistics Office announced. Food prices rose by 7.8% in February, up from 7% in January. The prices of potatoes declined significantly in February but the price of other staple foods including flour, powdered milk and cooking oil rose by an average of 50%. Government controls on fuel prices have helped control inflation in non-food products. Inflation is expected to slow in the spring when the new harvest goes to market.

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                    • Dimanche 30 Mars 2008 -- Les experts qui ont planché hier sur la prévision et la prospective ont mis en relief le degré zéro de l’information économique en Algérie et par conséquent l’impossibilité structurelle d’envisager une planification. L’aréopage de séminaristes réuni à l’Institut supérieur de gestion et de planification (ISGP) a ainsi mis le doigt sur la plaie en concluant à un « déphasage » entre le système national d’information et de statistiques et les mutations économiques qu’a connues le pays. En termes simples, le tableau de bord économique de l’Algérie s’avère être un immense tableau de points de suspension et d’interrogation, nous disent les experts. Et c’est le représentant du ministère des Finances qui a planté le décor en relevant l’anachronisme des méthodes de collecte et d’analyse des statistiques de l’unique ONS. Cet office est ainsi confronté à « un problème d’adaptation aux mutations depuis le retrait de l’Etat de la sphère économique ». Quelle crédibilité doit-on donc accorder aux chiffres assez souvent gonflés de cet organisme officiel que les autorités politiques s’empressent de transformer en un argumentaire arithmétique solide pour convaincre d’une prétendue bonne gouvernance économique ? S’il est vrai que le débat sur cette question est aussi vieux que l’ONS lui-même, il n’est pas moins vrai que cette opacité, voire cette gestion à l’aveuglette de la chose économique fausse complètement l’équation nationale. Hier, les experts ont enfoncé encore le clou via ce constat peu enviable pour un gouvernement soucieux du devenir de son pays, à savoir que le système national d’information « souffre de lacunes et de manque de fiabilité en la matière, pourtant indispensable dans l’élaboration d’études de prospectives ». Voilà qui met à nu la gestion à tâtons de l’économie nationale et le gaspillage inconsidéré de l’argent du pétrole à cause précisément de cette incapacité chronique et historique à maîtriser une prévision ne serait-ce qu’à court terme. Les experts l’ont dit hier : « L’information économique et sociale constitue un facteur essentiel du développement et elle est donc nécessaire dans la conception des scenarii, projections et simulations économiques. »

                      On efface tout et on…

                      Faut-il, devant ce constat de carence, conclure que le développement reste le dernier souci de nos gouvernants qui préfèrent entretenir une économie rentière et bazardée au détriment d’outils statistiques modernes, fiables et viables ? Sinon pourquoi a-t-on maintenu un système d’information économique obsolète des années 1970 dans un environnement ouvert à la concurrence du privé ? Là aussi, le représentant du ministère des Finances a donné le la en affirmant que la nouvelle configuration économique, où le secteur privé est de plus en plus présent, ne s’est pas accompagnée d’une réforme de l’information économique et sociale. « Comme un boomerang, ce système archaïque rend moins facile la collecte de l’information économique. » Plus grave encore, la configuration actuelle du paysage économique « rend impossible la conception de simulations, prévisions ou prospectives ». Et à notre cadre des finances de trancher « qu’on peut émettre une idée mais sans pour autant en évaluer l’impact ». C’est-à-dire que l’efficacité ou pas d’une décision économique aussi grave soit-elle est vérifiée a posteriori et non pas a priori. Entre temps, des sommes colossales pouvaient être englouties dans un projet ou un investissement qui pouvait s’avérer non porteur… « En l’absence de statistiques fiables, il ne peut être évalué dans sa globalité toute réforme économique laquelle nécessite l’adaptation du système d’information pour permettre d’évaluer et projeter des scenarii afin de savoir si nous allons dans le bon sens et quels sont les secteurs prioritaires par rapport à d’autres. » Cet enseignement asséné doctement hier par un expert résume parfaitement les décisions et les contre- décisions prises dans la sphère économique et qui auront mis l’économie nationale en panne sèche depuis des années. La dernière en date étant le transfert de la tutelle capitaux marchands de l’Etat (SGP) du département de Temmar à tous les ministères après avoir tenté la trouvaille quelques mois plus tôt. Et c’est là tout le drame de la gouvernance économique à l’algérienne dans laquelle « l’à-peu-près » tient lieu de stratégie de planification.

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                      • Lundi 31 Mars 2008 -- “Je suis devant un Congrès national de l’UGTA. Je m’adresse aux travailleurs. Vous devez tous savoir que l’argent du pétrole est directement investi dans les grandes infrastructures. Une grande économie ne peut se concevoir sans un réseau routier digne de ce nom. Une grande économie suggère également une suffisance en ressources en eau, en hôpitaux, en écoles, en universités et bien d’autres infrastructures de base dont bénéficieront les futures générations.”

                        Hier, le ministre du Travail est sorti du cadre de son intervention, devant les participants au 11e Congrès national de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA), consacré au bilan de ce qu’il appelle les deux dernières étapes de développement en Algérie, à savoir “l’étape 1990-1999” et “l’étape 2000-2007”. M. Louh a mis l’accent sur la nécessité de redéfinir le développement et a déclaré aux congressistes que “l’Algérie a besoin d’une croissance basée sur l’investissement hors hydrocarbures”. Appelant les travailleurs “à ne pas compter sur l’argent du pétrole pour améliorer le pouvoir d’achat”, l’orateur a plaidé pour une politique basée sur l’investissement, la création des richesses et de l’emploi et la nécessité d’atteindre des objectifs définis et tracés dans le programme du président de la République, Abdelaziz Bouteflika.

                        Et si Louh a mis en avant le parachèvement du processus de redressement national, il a aussi saisi l’occasion de rappeler aux instances de la Centrale syndicale que “celui qui ne reconnaît pas que l’UGTA est une force de proposition a tort. L’UGTA est un partenaire incontournable !” Et d’ajouter : “Les travailleurs, au même titre que leurs représentants, doivent mettre l’intérêt général et celui de l’Algérie au-dessus de toute mêlée.” Pour étayer ses arguments, M. Louh a rappelé à l’assistance, à travers un comparatif des deux étapes 1990-1999 et 2000-2007, que l’Algérie a enregistré un taux de croissance de plus de 6% en 2007 et que le nombre d’emplois créés depuis 2005 dépasse les 120 000, dont 756 000 directs. Ce qui a fait reculer le taux du chômage, selon lui, de 29% à seulement 11%. M. Louh n’omettra pas de citer le taux d’inflation qui a atteint 39,3% durant les années 1990, accompagné de la dévaluation du dinar, ainsi que la perte sèche de 400 000 emplois.

                        “Si aujourd’hui nous avons enregistré un seuil de développement satisfaisant, c’est grâce aux travailleurs. D’autres acquis témoignent de votre participation à ce processus de réformes. Je citerai, entre autres, la création d’un fonds national des retraités et qui bénéficiera de 2% de la rente pétrolière. Je citerai aussi la nouvelle stratégie de création d’emplois et qui nous permettra d’atteindre 2 millions de postes de travail avant fin 2009. Le statut de la Fonction publique, la nouvelle grille des salaires, le Pacte économique et social… sont autant d’acquis que le président de la République a soutenus !” a encore souligné M. Louh devant les congressistes. Et pour prôner une politique de développement hors hydrocarbures, il a cité l’exemple de la Chine dont les réserves de change ont atteint 1 200 milliards de dollars et qui influent directement sur l’économie mondiale et même sur le dollar américain. “C’est vous dire que les choses sont aujourd’hui claires !” conclut M. Louh.

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                        • Lundi 31 Mars 2008 -- L'Union générale des travailleurs algériens (UGTA) a demandé l'amélioration du pouvoir d'achat des salariés dans la résolution finale de son 11e congrès clôturé lundi soir. La résolution souligne la nécessité de « poursuivre les efforts visant l'amélioration du pouvoir d'achat des travailleurs et de leurs familles en vue de leur assurer une vie digne ». Elle demande à sa nouvelle direction « d'accorder un intérêt particulier à l'emploi et à la résorption du chômage notamment parmi les jeunes ».

                          Des syndicats autonomes disputant à l'UGTA son ancien monopole sur la représentation syndicale ont été ces dernières semaines à l'origine de plusieurs grèves largement suivies dans la fonction publique et le secteur médical, réclamant notamment l'amélioration du pouvoir d'achat des travailleurs.

                          Les congressistes de l'UGTA ont, par ailleurs, demandé la révision de la Constitution et appelé le président Abdelaziz Bouteflika à briguer un troisième mandat à la tête du pays, afin, soulignent-ils dans leur résolution, "qu'il puisse parachever son programme de développement et consacrer la réconciliation nationale". La Charte sur la réconciliation nationale entrée en vigueur en 2006 accorde aux repentis islamistes la possibilité d'une grâce présidentielle contre leur reddition.

                          Les congressistes ont reconduit le secrétaire général sortant Abdelmadjid Sidi Saïd à la tête de la centrale syndicale. M. Sidi Saïd veut faire de l'UGTA une "force de proposition" et préconise le "dialogue" avec les pouvoirs publics et les chefs d'entreprises au lieu de la grève pour la satisfaction de ses revendications. Le congrès a cependant reporté à la semaine prochaine l'élection des membres du secrétariat national et la création d'un poste de secrétaire général adjoint.

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                          • Samia Amine :


                            Mercredi 2 Avril 2008 -- Bonne nouvelle pour les ménages algériens. En pleine période de dégradation de leur pouvoir d’achat, avec la hausse des prix des différents produits alimentaire, le groupe agroalimentaire Cévital annonce aujourd’hui avoir décidé de baisser les prix de ses huiles de tables. Cette baisse variera entre 1 et 10 dinars selon la contenance et la marque de l'huile, précise un communiqué du groupe d’Isaad Rebrab. Cette réduction des prix est expliquée par «la baisse du prix de la matière première sur le marché mondial», selon Cévital, principal producteur national, avec plus de 70% de parts de marché.

                            Dans le détail, le prix de la bouteille d'huile d'un litre sera cédée à 137 DA, soit une baisse de 2,5 dinars, alors que la bouteille de deux litres sera vendue à 270 DA. Elle connaitra une baisse de 0,5 dinars. L'ancien prix étant 275 DA. Par ailleurs, le bidon de cinq litres sera vendu à 670 DA au lieu de 680 DA. Pour l'huile de table de maque Fridor de un litre, le prix passera de 154,5 à 153,5 dinars et de 306 à 304 dinars pour la bouteille de deux litres. Le nouveau prix du bidon de cinq litres est de 750 DA au lieu de 755 DA.

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                            • Mardi 8 Avril 2008 -- Les subventions des prix de certains produits, notamment de première nécessité, coûtent au Trésor public une bagatelle de 2,5 milliards de dollars annuellement. C’est ce qu’a affirmé, hier, le ministre du Commerce, M. El-Hachemi Djaâboub, à l’Assemblée populaire nationale. Sans les subventions, le citoyen aurait payé sa baguette de pain ordinaire à 20 dinars et son sachet de lait à 50 dinars. La facture d’importation de la poudre de lait, par exemple, a été seulement de 700 millions de dollars en 2006. Elle est passée à 1,2 milliard de dollars en 2007. Pour rappel, la subvention du lait coûte à l’État quelque 22 milliards de dinars, 52 milliards pour la farine et environ 92 milliards pour les semoules.

                              Le ministre du Commerce, contrairement au président de la commission des affaires économiques, du développement, de l’industrie, du commerce et de la planification de l’APN, estime que la hausse des prix n’est pas due à la spéculation. M. El-Hachemi Djaâboub l’explique par la hausse des prix sur le marché mondial pour certains produits et par la rareté pour d’autres, à l’image du ciment. Une rareté provoquée par l’arrêt technique, pour maintenance, au même temps de quatre cimenteries, qui, aujourd’hui ont repris l’activité. Le ministre affirme que le gouvernement est préoccupé actuellement par les prix des huiles de table et des légumes secs. Sans citer de mesures précises, M. El-Hachemi Djaâboub évoque des pistes comme agir sur les droits de douane et certaines taxes. Pour autant, le ministre du Commerce estime “qu’il ne faut pas diaboliser les importateurs” en réponse à des préoccupations soulevées par les députés lors des débats. Il défend le seuil de 45% des parts du marché à partir duquel la notification des concentrations d’entreprises au Conseil de la concurrence est obligatoire. En d’autres termes, un opérateur ne doit pas posséder plus de 45% des parts du marché. “Dans la stratégie industrielle, nous prévoyons d’encourager l’émergence de champions nationaux”, explique-t-il. Beaucoup de députés ont suggéré de ramener ce seuil entre 40% à 35%.

                              Les principales mesures proposées par ce projet de texte portent essentiellement sur le placement du Conseil de la concurrence auprès du ministre du Commerce (actuellement sous l’autorité du Chef du gouvernement), la prise en charge de la mission de régulation du marché par le conseil et l’actualisation des amendes applicables afin de les rendre plus dissuasives. Le texte s’applique sur les activités de production et de distribution ainsi que les marchés publics. Le projet de loi accordent au Conseil de la concurrence la compétence de décision, de proposition et d’avis qu’il exerce de sa propre initiative ou à la demande du ministre du Commerce ou de toute autre partie intéressée, pour favoriser et garantir la régulation efficiente du marché et arrêter toute action de nature à assurer le bon fonctionnement de la concurrence et à promouvoir la concurrence dans les zones géographiques ou les secteurs d’activité où la concurrence n’existe pas ou est insuffisamment développée. Dans ce cadre, cette institution est habilitée à prendre toute mesure, sous forme notamment de règlement, de directive, ou de circulaire, qui sera publiée dans le bulletin de la concurrence prévu à cet effet.

                              Le projet prévoit des dérogations aux concentrations d’entreprises qui résultent de l’application d’un texte législatif ou réglementaire ou celles qui peuvent justifier qu’elles ont notamment pour effet d’améliorer leur compétitivité ou de développer l’emploi ou de permettre aux petites et moyennes entreprises de consolider leur position concurrentielle sur le marché. Ces cas de concentration doivent faire l’objet d’une autorisation du Conseil de la concurrence. Le texte prévoit, par ailleurs, une actualisation des amendes applicables afin de leur conférer un réel caractère dissuasif. Selon les nouvelles dispositions de ce texte, les pratiques restrictives à la concurrence sont sanctionnées par une amende ne dépassant pas 8% du montant du chiffre d’affaires réalisé au cours du dernier exercice clos. Dans le cas où l’entreprise ayant commis ces pratiques n’a pas de chiffre d’affaires propre, le maximum de l’amende est de six millions de dinars.

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                              • Hayet Zitouni :


                                Mardi 8 Avril 2008 -- En moins d’une semaine, ce sont deux études économiques convergentes en forme de bonne nouvelle pour l’Algérie qui viennent d’être révélées. Les banques allemande Deutsche Bank et française Crédit agricole analysent la situation algérienne et concluent dans le même sens : l’Algérie est en passe de devenir une puissance énergétique et économique de premier plan dans la région du Maghreb.

                                Selon les économistes de la Deutsche Bank, « les ambitieux projets » pour faire grimper la production gazière et pétrolière algérienne. Le pétrole pourrait ainsi passer de 1,3 millions de barils par jour à 2 millions dès 2010, alors que « la production gazière progresserait de 85 milliards de mètres cubes par an. De quoi garnir les finances publiques qui dépendent à 81% du secteur énergétique. Et les économistes de cette grande banque d’affaires de voir la croissance algérienne stimulée par une progression du PIB de 5% par an dans les années à venir.

                                Pour sa part, après avoir attesté du caractère dynamique de l’économie algérienne, l’étude du Crédit Agricole précise que « des défis, notamment d'ordre bancaire et financier, politique et social, énergétique et environnemental, démographique et hydraulique » attendent le pays. Les banquiers français plaident pour une interconnexion des économies maghrébines, permettant un effet de levier sur les économies de la zone.

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