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Yacine, Chahinez, Walid, Ameur, Sahar… le drame des enfants kidnappés

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  • #61

    Dimanche 1 juin 2008 -- Si les services de sécurité continuent à affirmer que le phénomène des enlèvements d'enfants est lié à des motivations purement sexuelles, des associations, par contre, semblent persuadées que les disparitions d'enfants ont un lien avec le développement des réseaux criminels liés au trafic d'organes.

    Le phénomène des enlèvements qui ne cesse de prendre des proportions inquiétantes dans notre pays, était hier au centre du débat au forum d'El Moudjahid. Les intervenants ont tous souligné que le nombre des enlèvements enregistrés au cours de ces dernières années est effrayant. Les statistiques officielles font état de plus de 800 cas de disparition de 2000 à 2007. Et de quatre autres cas au cours des ces derniers quatre mois (du mois de janvier au mois d'avril 2008). Tout le monde est d'accord sur le fait que cette situation est devenue préoccupante. Mais les services de sécurité et les représentants de la société civile ne semblent pas sur la même longueur d'onde sur tout. Les représentants des services de sécurité continuent de réfuter l'existence de réseaux spécialisés d'enlèvement et de trafic d'organes en soulignant qu'aucune opération traitant de tel trafic n'a été jusqu'ici prouvée.

    L'invité du forum d'El Moudjahid, l'officier de police Kheira Messaoudène, chargée du service de la protection de l'enfance au sein de la DGSN, a affirmé dans ce sens que la majorité des enlèvements sont momentanés et la majorité ont des motivations sexuelles. «1.546 enfants ont été victimes d'agressions sexuelles en 2007 et 632 cas entre janvier et avril de l'année 2008», précise-t-elle en soulignant que «4 enlèvements ont été par contre enregistrés au cours des derniers quatre mois de l'année 2008». «Ce sont là de véritables enlèvements puisqu'ils ont été suivis par des demandes de rançons», a-t-elle indiqué. Elle poursuit en affirmant que les cas de disparition d'enfants ne sont pas toujours imputables au kidnapping: les enfants disparus peuvent faire l'objet d'une fugue comme ils peuvent faire l'objet d'accident.

    SOS kidnapping d'enfants, une association qui active sous le parrainage de l'organisation algérienne pour les droits de l'homme, attribue ces disparitions au développement des réseaux spécialisés dans les enlèvements et trafic d'organes. Le président de SOS kidnapping rappelle que les enlèvements ont bel et bien commencé en 2000. Et de s'interroger: «Si des réseaux criminels n'existent pas, pourquoi la presse a rapporté qu'un réseau de trafic d'organes a été neutralisé à Aïn M'lila et un autre à Maghnia ?». Pour rappel, le ministre de l'Intérieur Yazid Zerhouni avait récemment indiqué devant les sénateurs que la DGSN avait déjà traité deux cas d'enlèvement d'enfants. Des affaires liées au trafic d'organes.

    «Enfin, enlèvement pour prélèvement d'organes ou pour abus sexuel, les enfants sont en danger et il faut trouver des solutions», conclut maître Azi de la cour d'Alger. Il précisera qu'un avant-projet de loi est en préparation au niveau du ministère de la Justice. Sans entrer dans les détails, il a affirmé que ce projet de loi prévoit des sanctions sévères à l'encontre des ravisseurs. «Certains prédateurs ne pourront ni bénéficier d'allégement de peine, ni de grâce», a-t-il tenu à préciser. Pour Me Azi, les lois à elles seules ne règlent pas le problème, il faut que toute la société s'implique pour protéger nos enfants.

    L'officier de police Kheira Messaoudène a mis en garde les parents quant aux dangers de l'Internet, des cybercafés, des portables et des chaînes de télévision pornographiques. «Il faut savoir une chose. Les agressions sexuelles sont parfois commises entre mineurs», a-t-elle tenu à préciser. «Il faut apprendre à s'inquiéter pour nos enfants quand ils sont absents. Il faut aussi les contrôler».

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    • #62

      Dimanche 1 Juin 2008 -- Le kidnapping des enfants est devenu une réalité inquiétante en Algérie. Ces dernières années, ce crime abject prend des proportions dangereuses. Des chiffres effarants sont communiqués régulièrement par les différents services de sécurité. Le 15 mai dernier, M. Noureddine Yazid Zerhouni, en sa qualité de ministre de l’Intérieur, avait tiré la sonnette d’alarme. Devant le Conseil de la nation, il faisait état de 375 cas d’enlèvement enregistrés en 2007 (soit plus d’un kidnapping par jour). 6 milliards DA de rançon ont été demandés et 1,2 milliard DA payés par les familles aux ravisseurs. Un fait plus marquant a même été dévoilé par le ministre : des individus ont été arrêtés par les services de sécurité alors qu’ils tentaient de faire traverser la frontière marocaine à des enfants kidnappés dans le but (reconnaissent les ravisseurs) de vendre leurs organes à des cliniques d’Oujda. Deux cas de ce type ont été enregistrés entre 2007 et 2008, ce qui laisse supposer qu’un réseau a été créé.

      Ces révélations d’une grande gravité sont d’ailleurs confirmées par les différents services de sécurité et les spécialistes. A la veille de la célébration de la Journée internationale de l’enfant, la radio Chaîne I a organisé une conférence-débat sur le thème «kidnapping d’enfants en Algérie». Lors de cette rencontre, le représentant de la DGSN, le commissaire Ahcene Oubad, sans remettre en cause les propos du ministre de l’Intérieur, affirme que la police nationale n’a jamais établi le constat d’un réseau spécialisé dans le kidnapping des enfants. «Il s’agit, peut-être, d’opérations menées par la Gendarmerie nationale. Mais on n’a jamais eu à traiter ce genre d’affaires», explique-t-il.

      Présentant les statistiques disponibles au sein de la police nationale, M. Oubad fait état de 7 cas de kidnapping avérés (dont 2 avec demande de rançon) en 2007 sur les 146 disparitions signalées et de 1 546 agressions sexuelles sur mineurs. En 2008, 4 affaires de kidnapping ont été enregistrées par la police (dont deux avec demande de rançon) sur 61 disparitions et 632 agressions sexuelles sur mineurs. Sans minimiser l’importance du phénomène, le commissaire explique que toutes les disparitions ne sont pas dues à des kidnappeurs : «Les raisons des disparitions sont multiples. Il peut s’agir de fugue à cause de mauvais résultats scolaires, d’un milieu familial austère […].»

      De son côté, la Gendarmerie nationale, par la voix du lieutenant Hadj Samira, annonce que 14 kidnappings de mineurs avec agressions sexuelles ont été enregistrés en 2008, rappelant que le bilan de 2007 était de 108. Les chiffres et les révélations effarantes d’affaires de kidnapping, de viol et d’assassinat sur ce qui représente l’innocence même (les enfants) sont insupportables. Des histoires de gamins violentés, torturés, étranglés et sacrifiés par des bourreaux sans conscience et sans âme ont été racontées par des intervenants, provoquant l’écœurement chez les auditeurs.

      «Il faut attirer l’attention des familles sur ce phénomène [le kidnapping des enfants]. On doit briser le mur de la honte, lever les tabous et aborder ce thème avec sincérité», préconise M. Mihoub Mihoubi de l’Observatoire national de l’enfant. Une vision partagée par la sociologue Nacera Merrah qui voit dans ce phénomène le fruit d’une décennie de violence, laquelle, conjuguée avec les données économiques, culturelles et politiques, a occasionné «une perte de repères chez certains citoyens». «La dislocation familiale n’est pas la seule responsable de cette catastrophe ; plusieurs délits et atteintes aux mœurs, comme l’inceste qui provoque la fugue des jeunes filles, sont tus. Sans oublier que la violence est banalisée dans notre société. C’est devenu même un jeu», poursuit-elle.

      En dehors de ces considérations socioculturelles, Me Ben Braham dénonce l’inadéquation des textes législatifs avec ce genre de crimes. «Je me désole du manque de clarté des textes de loi sur ce phénomène. La loi ne parle que du terme ‘‘rapt’’ qui peut aussi bien être appliqué en cas d’enlèvement d’un enfant par son géniteur [père ou mère divorcés] ou pour le kidnapping», regrette l’avocate qui recommande de «trouver un mot en arabe se rapprochant le mieux possible de la définition du kidnapping [le plus adapté] et qui signifie enlèvement contre la volonté d’une personne avec l’intention de nuire».

      Mme Ben Braham soulève deux concepts importants pour lutter contre le kidnapping. D’abord, au lieu de déclencher l’enquête policière 48h après le constat de disparition de l’enfant, «il faut une réaction rapide dans les 2 heures qui suivent l’annonce pour que les preuves restent fraîches». L’autre principe a trait à la répression. «Il faut des mesures exemplaires pour dissuader les agresseurs», prône-t-elle en citant pour exemple le kidnappeur d’un fils de banquier, condamné à mort et exécuté, ce qui a eu pour conséquence la disparition du phénomène.

      La sentence lourde est aussi la solution à ce problème pour le représentant du ministère des Affaires religieuses. Me Farouk Ksentini, président de la Commission nationale de protection des droits de l’Homme, sans aller jusqu’à la peine de mort, recommande un emprisonnement à perpétuité sans remise de peine ni possibilité de grâce. Qualifiant le kidnapping d’«acte terroriste», il souhaite la création d’un tribunal spécial pour juger ce genre d’affaires.

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      • #63

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        • #64

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          • #65

            Dimanche 8 juin 2008 -- Les pédophiles viennent encore de faire un malheur à Batna. Cette fois-ci, leur victime est un enfant âgé à peine de cinq ans. L’enfant, toujours sous le choc, a été victime, au début du week-end dernier, d’un viol collectif, apprend-on de sources locales. D’après les premières données, en attendant les conclusions de l’enquête en cours, la victime aurait été kidnappée près de chez lui, au centre-ville de Batna, par un groupe d’individus dont on n’a toujours pas déterminé le nombre exact. Il fut ensuite conduit vers un lieu isolé au quartier populaire de Bouaâkal. Une fois leur ignoble et criminel acte accompli et leurs besoins bestiaux achevés, la bande de voyous reconduira l’enfant dans son quartier avant de prendre la fuite et disparaître. Alertés par le père de l’enfant, les services de sécurité de la ville de Batna ont ouvert une enquête qui a commencé par la consultation de l’enfant traumatisé par un médecin légiste. Avec cette énième agression sexuelle sur mineur, tous les clignotants sont au rouge. La pédophilie, dans la région de Batna à l’instar d’autres régions du pays, est en train de briser la vie de centaines d’enfants qui vont traîner des séquelles, souvent, à vie. Les services de sécurité de la wilaya de Batna, selon des sources sûres, sont décidés à engager le maximum de moyens humains pour arriver aux auteurs de ce crime dont le nombre serait, selon les premières déclarations de leur victime, supérieur à deux. Des investigations de proximité seront entamées dans les heures qui viennent, juste le temps que l’enfant sorte de son état psychologique critique.

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            • #66

              Mardi 10 juin 2008 -- C’est aujourd’hui que s’ouvre devant le tribunal criminel près la cour de Constantine le procès du présumé assassin du jeune Yasser Djenhi. L’auteur de ce crime odieux qui secoué les consciences à travers le tout-Constantine et même au-delà, jetant émoi et consternation parmi la population de la localité du Khroub notamment, théâtre du terrible drame qui s’est abattu sur la famille Djenhi au mois de janvier dernier, encourt la peine capitale et devra répondre au moins, de 3 chefs d’inculpation, savoir enlèvement, abus sexuel sur un mineur et meurtre avec préméditation. Il s’agit en effet de M. A., un pédophile récidiviste âgé de 27 ans qui a déjà été condamné à la prison ferme et relâché en 2006 à la faveur d’une grâce.

              Arrêté comme suspect dans un premier temps, au lendemain-même de son geste abject, s’agissant d’un malfaiteur connu des services de sécurité habitant de surcroît le même quartier que la victime, M. A. avait été confronté quelques heures plus tard à des preuves qui confirmaient son implication dans ce crime. La police scientifique, notamment le service de l’identité judiciaire et la brigade canine avaient été mis à contribution pour parvenir à son inculpation. La découverte de traces de sang sur un morceau de tissu bien dissimulé dans une poubelle à près de 100 mètres du domicile de la victime fut l’élément déclencheur des soupçons qui pesaient sur M. A. d’autant plus que l’autopsie avait confirmé que le jeune Yasser avait subi des sévices aussi bien physiques que sexuels.

              La même autopsie mentionnait que les entailles plus ou moins profondes sur le cou et le menton de la victime n’étaient pas la cause de la mort de Yasser. Elles ont été provoquées après que la victime eût rendu l’âme. C’était en fait une manière de maquiller ce crime en meurtre après que les violences sexuelles eurent causé l’irréparable et que de tels soupçons pouvaient mettre les enquêteurs sur la bonne voie, celle du véritable auteur. Même le couteau dont s’est servi ce criminel a pu être retrouvé en son domicile. Confronté à tant de preuves, ce pervers a fini par avouer son crime. Lors de sa présentation devant le procureur de la République du Khroub, plusieurs dizaines de citoyens, les habitants de la Nouvelle-Ville de Massinissa notamment, se sont rassemblés devant cette institution pour exiger que justice soit faite et que l’auteur ait le châtiment qu’il mérite.

              Pour rappel, Djenhi Yasser, âgé à peine de 3 ans, avait disparu du domicile de ses grands-parents sis à la zone A de la Nouvelle-Ville de Massinissa le vendredi 18 janvier en fin de journée. Très tôt dans la matinée de samedi, le corps sans vie de Yasser a été retrouvé à l’intérieur de la cage d’escalier de son immeuble. Plusieurs centaines de citoyens avaient accompagné le cortège mortuaire de Yasser au cimetière de Bekira où il a été inhumé.

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              • #67
                Peine capitale pour l’assassin de Yasser





                Tribunal de constantine
                Par : Betina Souheila

                Mercredi 11 Juin 2008- La chambre criminelle de la cour de Constantine a condamné, hier, le dénommé M. A. à la peine capitale, assortie d’une amende de 100 millions de centimes pour kidnapping, sévices sexuels et homicide volontaire contre un enfant.
                Hier, dans la salle des pas perdus de la cour de Constantine, il était difficile de contenir la douleur de l’importante foule venue pour être témoin d’une affaire qui a endeuillé une famille et ému, dès le départ, la population locale. Les parents de la victime étaient très révoltés.
                À travers sa plaidoirie, le procureur de la République ne laissa aucun doute sur la nature bestiale du criminel devant une assistance en larmes. Le viol avant l’assassinat, comme l’a relevé le médecin légiste, a été reconnu par l’accusé, qui n’a pas jugé utile de demander le pardon. L’avocat de la défense, lui, a plaidé pour que l’accusé bénéficie des circonstances atténuantes, se basant sur l’hypothèse selon laquelle la pédophilie est considérée comme une maladie et que son client aurait agit sous l’effet de psychotropes.
                Pour rappel, les faits remontent au 17 janvier dernier, lorsque le petit Yasser, un petit ange d’à peine 4 ans, de retour du marché où il a accompagné son grand-père, à l’heure de la prière du crépuscule, a disparu. Sa grand-mère le découvrira inerte et égorgé, 12 heures après sa disparition, au bas de l’escalier de l’immeuble du domicile. L’enquête mènera rapidement les policiers à l’auteur du crime, un voisin. Notons que le prévenu, un pédophile récidiviste, a été déjà condamné à une année de prison ferme en 2007 pour tentative de kidnapping d’une fillette de 6 ans.

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                • #68

                  Dimanche 21 septembre 2008 -- Près de 3.000 enfants ont été victimes de différentes formes de violence au cours du premier semestre. «2.956 enfants et adolescents ont été victimes de violences durant le premier semestre 2008, dont 1.633 victimes de violences physiques», a indiqué Mme Kheira Messaoudène, commissaire principale de police judiciaire, chargée du bureau national de la protection de l'enfance et de la délinquance juvénile à la direction de la police judiciaire, dans des propos rapportés par l'APS. Et de préciser que «957 mineurs, dont 529 filles, ont été victimes de violences sexuelles». Six enfants ont été victimes d'homicides volontaires (assassinats) et 87 autres d'enlèvement durant la même période, a-t-elle ajouté. Sur 2.956 enfants et adolescents victimes, la tranche d'âge des 16-18 ans représente le plus grand nombre de victimes (1.054), suivie des 13-16 ans (1.019), puis les moins de 10 ans (435). Le nombre d'enfants et adolescents victimes de violences durant le premier semestre a connu une «augmentation de 7% par rapport à la même période en 2007. Et la même source de souligner que ce nombre de victimes enregistrées représente seulement les cas déclarés, plusieurs autres enfants souffrant en silence.

                  Par ailleurs, « 7.268 mineurs, dont 238 filles, ont été impliqués dans des affaires de délit à fin août 2008», a indiqué, Mme Kheira Messaoudène. 5.836 mineurs ont été impliqués dans 4.220 délits au cours du premier semestre et 1.009 délits impliquant 1.432 mineurs ont été enregistrés en juillet et août. Le taux de mineurs impliqués dans des affaires délictueuses a connu une augmentation de 10% par rapport à la même période de 2007. Mme Messaoudène évoque notamment les problèmes socio-économiques et la démission des parents comme causes de ce type de délinquance. Parmi les infractions les plus répandues les différentes formes de vol et les violences physiques. Et la commissaire principale d'ajouter que l'âge des enfants et adolescents mêlés à ces différentes infractions varie entre moins de 10 ans et 18 ans et la plupart des mineurs impliqués sont inclus dans la tranche d'âge des 16-18 ans. 2.294 autres mineurs impliqués sont âgés entre 13 et 16 ans, 402 entre 10 et 13 ans et 86 sont âgés de moins de 10 ans, a-t-elle ajouté précisant que la délinquance féminine représente seulement 3%. Le phénomène de délinquance se concentre particulièrement dans les grandes villes, Alger arrivant en tête des wilayas ayant enregistré le plus grand nombre de cas (571), suivie d'Oran (330), alors que Biskra vient en première position pour les wilayas du Sud du pays avec 186 mineurs impliqués.

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                  • #69

                    Mardi 17 Février 2009 -- L'enfant kidnappé, il y a quelques jours, dans la wilaya d'El-Tarf a été retrouvé mort. Jamais peut-être les habitants de la commune de Chébaita Mokhtar, et particulièrement ceux de la localité de Oued Berbègue, n'auront vécu des moments aussi pénibles que ces dix derniers jours. Tout a commencé vendredi 6 février, lorsque vers 10h du matin, l'enfant A. L a été kidnappé pour ne plus donner signe de vie, entraînant une vaste mobilisation parmi la population et les services de sécurité pour le retrouver. Mais, dans l'après-midi de dimanche, la nouvelle tomba tel un couperet et s'est propagée comme une traînée de poudre. On venait d'annoncer au père que son enfant avait été retrouvé mort. La macabre découverte a été faite par hasard, non loin d'étables désaffectés jouxtant l'Oued Sidi Salem, dans la wilaya de Annaba, par un homme qui se promenait en famille aux environs de 14h30. Sans perdre de temps, ce dernier est allé alerter les services de sécurité. La dépouille de la victime a été ensuite transférée vers le service médico-légal de l'hôpital Ibn Rochd de Annaba où une autopsie devait être pratiquée. Selon les premiers éléments de l'enquête, l'auteur de cet infanticide voulait faire croire à un accident alors que la mort est récente, selon la police scientifique.

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                    • #70
                      Originally posted by Al-khiyal View Post

                      Mardi 26 Mai 2009 -- Le tribunal criminel près la cour de justice de Tiaret a condamné avant-hier H. S., 25 ans, à la peine capitale pour avoir assassiné, après l’avoir violé, le jeune Allel Ghalmi dit Mohamed, âgé alors de 4 ans le 22 mai 2008, à la ferme Abdelaoui (ex-ferme Berti), à Sougueur (Tiaret). La gendarmerie n’a pas eu grande peine pour arrêter le coupable. Vingt-quatre heures après l’assassinat, celui-ci continuait encore à roder sur les lieux du crime. Cet acte criminel, qui avait bouleversé le quotidien des habitants de ce bourg, a fait craindre le pire à un moment où la société civile de Sougueur s’apprêtait à manifester sa désapprobation. La peine capitale prononcée par le tribunal criminel suffira-t-elle pour panser les profondes blessures de sa petite famille ?

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                      • #71

                        Samedi 23 Janvier 2010 -- Un enfant de 6 ans a été enlevé, à 200 mètres de son domicile, mercredi dernier dans la localité de Seddouk Oufella, à une soixantaine de kilomètres de Béjaïa. Il sortait de l’école primaire Cheikh El Haddad à 11h30 quand deux ravisseurs, qui le suivaient à bord d’un véhicule touristique, l’ont entraîné de force dans la voiture sous le regard de son oncle, qui ne pouvait rien faire. Le père de la victime, artisan soudeur de métier, a reçu un coup de fil des kidnappeurs, deux heures plus tard, pour exiger de lui une rançon contre la libération de son fils. Une enquête est en cours afin de retrouver le petit Fayçal.

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                        • #72

                          Dimanche 24 Janvier 2010 -- C. Hafsa. C’est le nom d’une fillette âgée de 3 ans, l’unique de sa famille et résidant à la cité des 936 Logements de la ville de Mascara, qui a été sauvagement assassinée, vendredi, au douar Metabiche, relevant de la commune de Sidi Abdeldjebar. La fillette, qui était en visite chez sa grand-mère au douar, avait disparu après la prière du vendredi dernier. Son corps mutilé a été découvert dans un état abominable (gorge tranchée, yeux arrachés…). Selon une source qui a préféré garder l’anonymat, la frêle dépouille de Hafsa a été déposée par un inconnu, aux environs de 23h de la même journée, à proximité de l’habitation de ses grands-parents. L’oncle maternel de la victime aurait été la première personne à découvrir le corps transféré plus tard à la morgue de l’hôpital de Tighennif où une autopsie a été opérée pour les besoins de l’enquête.

                          Une vaste opération de recherche, marquée par le déploiement des moyens humains et matériels dont dispose la Gendarmerie nationale, y compris l’usage des chiens, a été déclenchée pour parvenir à l’identification et à l’arrestation des criminels. Selon le maire de cette localité, Belalia Miloud, la victime est issue d’une famille pauvre dont le père est un maçon de profession et qui n’a aucun problème ou autre litige avec le voisinage. Cette affaire ressemble étrangement au cas du jeune Kenani Abdennour. Un jeune, âgé de 10 ans, enlevé devant son domicile, le 22 décembre 2007, puis retrouvé assassiné 42 jours après. Les auteurs de l’assassinat de ce jeune garçon n’ont pas été identifiés. Y a-t-il un lien entre les deux crimes ? Une question qui mérite d’être posée puisque les deux familles endeuillées résident dans le même quartier. L’opinion, consternée par le drame du douar Metabiche exige que les criminels soient arrêtés et châtiés pour cet inqualifiable crime.

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                          • #73

                            Dimanche 24 Janvier 2010 -- Le père du jeune enfant kidnappé mercredi dernier à Seddouk Oufella, entrepreneur de son état, restait hier sans nouvelles de son fils. Le scénario n’est pas nouveau dans la wilaya. Il a déjà plongé dans l’inquiétude de nombreuses familles bougiotes. Le phénomène de kidnapping a atteint un rythme, ces derniers jours, que Béjaïa n’a pas connu même au plus fort de l’activité terroriste. En l’espace de quelques jours, ce sont pas moins de six kidnappings qui ont eu lieu sur le territoire de la wilaya dont la majorité a pour cible des enfants. Tout porte à croire qu’il s’agit d’un groupe organisé. Des indices accréditent cette thèse. À Ikherbane, commune d’El Flaye, le 3 janvier dernier, un camion frigorifique file un enfant pas plus haut que trois pommes. L’enfant, 5 ans, qui sortait d’une école primaire à la mi-journée, a réussi à se tirer du traquenard en courant vers la maison de ses parents toute proche. Fayçal a aussi 5 ans. Pas plus haut que trois pommes, il venait aussi de terminer ses cours de préscolaire, à la mi-journée. En sortant de l’école Cheikh Belhahad, il n’aura pas le temps d’arriver chez lui. Ses ravisseurs l’ont happé. Ceux qui ont tenté la même chose vers la fin décembre 2009, sur la personne d’un autre enfant, âgé de 11 ans, dans la commune d’Akfadou ont heureusement échoué. L’élève a pu échapper à leurs griffes et s’abriter à l’intérieur d’une brigade du Darak el watani qui a eu à traiter de presque tous ces actes d’enlèvement dont celui de Seddouk Oufella. Jusqu’à hier, le petit Fayçal n’a pas donné signe de vie. Selon des indiscrétions, ses ravisseurs exigent 600 millions de centimes contre sa libération. Soit le même montant que l’on a exigé pour libérer deux jeunes hommes enlevés, par un groupe terroriste cette fois-ci, le 18 janvier dernier du côté de Toudja. Ils seront libérés la même journée sans paiement de rançon. Un dénouement heureux qui était intervenu une semaine après que la disparition d’un autre enfant, d’à peine 4 ans celui-là, a affolé toute une population dans la région de Tibane. Encore une fois dans la vallée de la Soummam. Le petit enfant a disparu, pour rappel, en un clin d’œil, soit le temps de s’éloigner d’une encablure de ses parents en plein champ. On l’avait perdu de vue toute une après-midi et en cet intervalle de temps la mobilisation a été générale pour sa recherche. On le retrouvera complètement apeuré. Il racontera, plus tard, qu’il a été kidnappé par deux hommes qui l’ont frappé avant de le relâcher. Peut-être sous la pression du ratissage déclenché. Cette montée d’actes d’enlèvement dans la wilaya de Béjaïa qui ciblent les enfants scolarisés, cueillis à la sortie des écoles, inquiète plus d’un. Si cette appréhension ne date pas d’aujourd’hui, elle est exacerbée par les derniers réaménagements dans les horaires scolaires qui ont repoussé l’heure de la sortie des classes à 17h30 pour certaines écoles. Des horaires qui jettent les petits écoliers dans la gueule du loup

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                            • #74

                              Lundi 25 Janvier 2010 -- C. Hafsa, la fillette de 3 ans enlevée et sauvagement assassinée, vendredi dernier, par des inconnus au douar Metabiche, a été inhumée hier après-midi au cimetière de la commune de Sidi Boussaïd, à 74 km de Mascara. L’enterrement s’est déroulé dans un climat de deuil et de consternation en présence d’une foule nombreuse : membres de la famille, autorités civiles et militaires et autres citoyens venus rendre un dernier hommage à la petite Hafsa. Tous n’arrivent pas à comprendre que l’on puisse à ce point s’acharner sur un enfant innocent. Pour les besoins de l’enquête, qui suit son cours, nous avons appris que plusieurs personnes du douar Metabiche ont été auditionnées par les gendarmes de la brigade territoriale de Tighennif. Selon une source digne de foi, aucune piste sérieuse n’a été trouvée faute de témoignages probants. Les membres de la famille de Hafsa, accablés par la douleur, n’ont qu’une prière à la bouche, celle de voir l’assassin retrouvé et châtié suite à l’odieux crime commis sur la frêle fillette.

                              Contacté par nos soins, le chef de la sûreté de la wilaya de Mascara, Akhrib Mohamed, refuse de parler de phénomène et soutient que la wilaya reste relativement épargnée sur ce plan : « Mascara, par apport aux autres wilayas, n’a enregistré que deux actes d’enlèvement et d’assassinat d’enfants qui n’ont rien à voir avec le crime organisé ou autre demande de rançon. Ce sont des cas isolés dont seules les enquêtes en cours déterminent les causes exactes. » Le commandant du groupement de la Gendarmerie nationale, Aliot Zahi, n’a pas hésité de nous annoncer que « la collaboration des citoyens est nécessaire pour dévoiler les auteurs de cet acte criminel qui a coûté la vie à la fillette Hafsa et à l’enfant Abdenour en 2007 ».

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                              • #75
                                Originally posted by Al-khiyal View Post

                                Lundi 25 Janvier 2010 -- Le kidnapping du petit enfant mercredi dernier à Seddouk Oufella tient en haleine toute la population de la région, consternée et inquiète du sort du petit Fayçal, mais surtout de la situation sécuritaire qui s’est détériorée ces derniers jours. Dans ce contexte de doute, l’enquête de la Gendarmerie nationale continue pour retrouver l’enfant. Hier, le domicile d’une personne, soupçonnée impliquée dans ce kidnapping, habitant dans un des villages alentours a été perquisitionné par la Gendarmerie nationale. En Vain. Jusqu’à la fin de journée d’hier, l’enfant enlevé était encore entre les mains de ses ravisseurs. C’est à une station d’enrobage, située à équidistance entre le lieudit Akhnak et Biziou, que les ravisseurs ont tenté de laisser un message écrit, le jour du kidnapping, pour annoncer leur forfait et probablement leur motivation. « Les ravisseurs ont paniqué et pris la fuite à bord de leur voiture, pourchassés par les ouvriers se trouvant sur place », rapporte une source locale. Dans leur opération de recherche, les éléments de la gendarmerie sont accompagnés de chiens renifleurs pour traquer les ravisseurs.

                                Les recherches continuent sur fond d’inquiétude et de psychose aussi. Deux jours avant ce rapt, un groupe armé, ses éléments encagoulés, a installé un faux barrage aux premières lueurs du jour, dans la région de M’cisna, sur la route menant vers Beni Maouche, deux communes mitoyennes à Seddouk, pour racketter un automobiliste et incendier son véhicule. Mais c’est l’épisode du premier faux barrage, survenu moins de vingt jours avant, un peu plus loin, à Bouhamza, qui a constitué la première source sérieuse de peur de ces dernières années, pour la population locale. Des individus armés ont intercepté tôt dans la matinée un bus qu’ils ont emmené en laissant son chauffeur et ses deux passagers ligotés sur le bord de la route. Depuis le vol d’un véhicule de la commune en 2006, à un faux barrage, la population n’a pas connu d’actes à même de susciter l’appréhension de ces jours-ci. Après celle, moins importante, des cambriolages perpétrés dans la région et que l’on ne compte plus.

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