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Pénuries

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  • Pénuries


    Dimanche 11 Avril 2010 -- Depuis quelques mois, les Algériens sont confrontés à la pénurie de vaccins pour enfants et nourrissons, de médicaments, de timbres fiscaux et de formulaires d'actes d'extrait de naissance n°12. À Staoueli à l'ouest d'Alger, aucun timbre fiscal n'était disponible dans la recette locale des Impôts. La pénurie qui fait courrir le plus les Algériens est celle des vaccins pour bébés et enfants, quasiment introuvables dans les polycliniques publiques et les centres de santé. Ces vaccins sont parfois disponibles, en petite quantité, chez les médecins privés. "Il y a des gens qui viennent d'Oran pour faire vacciner leurs bébés dans mon cabinet à Alger", affirme un pédiatre privé de la capitale.

    Pourtant, le ministère de la Santé affirme que les vaccins sont disponibles à l'Institut Pasteur d'Algérie (IPA), importateur et distributeur exclusif en Algérie. Mais les centres de santé et les policliniques publiques ne sont pas servies. La raison ? Un différend financier avec l'IPA qui exigerait le paiement des vaccins fournis, selon des explications obtenues auprès de médecins. Du coup, les parents les plus chanceux sont obligés de débourser 800 dinars pour payer des vaccins censés être gratuits dans les structures de santé publiques.

    Le président de l'Ordre national des médecins, Mohamed Bekat Berkani avoue son incompréhension: "Le ministère de la Santé dit que le vaccin est disponible, mais sur le terrain, il y a une pénurie de vaccins qui dure depuis plusieurs mois", a-t-il dit dans une déclaration à TSA. La pénurie de différents vaccins pour nourrissons et enfants, notamment celui contre l'hépatite B, dure depuis plus de six mois selon des pédiatres. Le ministère de la Santé compte revenir dès 2011 à l'ancien système d'importation de vaccins. "Avant, c'était l'Etat qui importait le vaccin pour le distribuer gratuitement aux structures de santé. Depuis quelques années, l'IPA est chargé d'importer et de vendre le vaccin aux polycliniques et centres de santé, ce qui a provoqué des dysfonctionnements à cause du retard dans les paiements. Dès 2011, l'Etat importera le vaccin pour le confier à l'IPA qui le distribuera gratuitement", explique une source au ministère de la Santé. Outre les vaccins, les Algériens sont confrontés à la pénurie de plus de 160 médicaments introuvables dans les pharmacies.

    La troisième pénurie qui fait couler beaucoup de salive, est celle des timbres fiscaux. Ceux de 20 dinars par exemple sont pratiquement introuvables à Alger. "On n'a plus de timbres", répondait jeudi un agent de la recette des Impôts de Staoueli à l'ouest d'Alger. Dans d'autres régions comme à Bejaia, les timbres de 2.000 dinars sont également introuvables. Des timbres qu'on trouve parfois au marché noir, dans les kiosques à tabac et taxipohones, situés à quelques mètres des bureaux de poste et des recettes d'impôts.

    Enfin, les Algériens se plaignent aussi des pénuries fréquentes dans les communes des formulaires d'actes de naissance n°12. En plus du manque, les délais de délivrance de ce document sont parfois très longs. La situation est la même à Oran, où il faudrait au moins une semaine pour obtenir un extrait de naissance numéro 12. Pour les personnes nées dans cette wilaya et qui habitent dans d'autres régions, obtenir un extrait de naissance original signifie de plus deux voyages à Oran, des dépenses et des désagréments.

  • #2
    Hamid Guemache :


    Mardi 9 Novembre 2010 -- Des files d’attente étaient visibles mardi matin devant de nombreuses épiceries d’Alger. Les citoyens s’étaient présentés très tôt devant les magasins d’alimentation générale pour acheter du lait en sachet, indisponible en quantités suffisantes. Beaucoup sont revenus les mains vides, et la colère et la déception étaient visibles sur leurs visages. D’autres se sont rabattus sur le lait en boite, plus cher. La distribution du lait en sachet connaît de fortes perturbations depuis plusieurs mois. Certains évoquent le manque de poudre de lait, d’autres un problème de distribution.

    Dans les bureaux de poste, ce sont les billets de banque qui manquent. Les détenteurs de comptes CCP, les retraités n’arrivent pas à retirer leur argent. La pénurie de liquidités dans les bureaux de poste du pays dure aussi depuis plusieurs mois. Le directeur d’Algérie Poste, Boutheldja Omari, a accusé lundi 8 novembre la Banque d’Algérie d’être responsable de cette situation. Les billets sortent d’Algérie Poste et ne reviennent pas et la Banque centrale refuse d’imprimer de nouveaux billets, selon M. Omari. Ces explications ne suffisent pas à convaincre les millions de clients de la Poste qui veulent retirer leur argent pour préparer l’Aid El Adha.

    Dans les pharmacies et les hôpitaux, une autre pénurie sévit. Au moins une centaine de médicaments sont introuvables dans les officines et souvent il faut faire le tour des pharmacies de la ville pour trouver les médicaments prescrits par le médecin. Ceux indispensables au traitement de maladies chroniques comme le diabète sont introuvables. Le ministère de la Santé affirme qu’il n’y a pas de pénurie et promet de sévir contre les responsables à l’origine des perturbations enregistrées depuis plus de deux ans sur le marché du médicament. Ces pénuries s’ajoutent à celles des timbres poste, des imprimés administratifs servant à l’établissement des extraits d’acte de naissance par exemple dans les mairies.

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    • #3

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      • #4

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        • #5
          Khaled Yahyaoui :


          Mardi 4 Janvier 2011 -- Le ministère de l’Agriculture adopte de nouvelles mesures en faveur de la filière du lait. Le nouveau dispositif, rendu public ce mardi 4 janvier, vise à éviter toute pénurie de lait en sachet et à stimuler la production nationale de lait cru. Ce dispositif, qui sera mis en œuvre avant la fin du mois, consiste en des contrats de partenariat entre l’Office nationale interprofessionnel du lait (ONIL) et les laiteries, publiques et privées. Des contrats volontaires et individuels qui permettront aux laiteries de bénéficier de l’aide et des subventions de l’Etat. En échange, les laiteries qui bénéficient de la poudre de lait subventionnée doivent la transformer dans les conditions d’hygiène requises, la mettre à la disposition des citoyens aux normes réglementaires et au prix de 25 DA le sachet. Ainsi donc, le prix du sachet de lait subventionné restera inchangé. Ainsi, la laiterie doit s’engager à collecter le lait cru, à le pasteuriser et à le revendre à des prix libres «moyennant une information distincte et lisible sur le sachet». L’utilisation partielle du lait cru permettra aux laiteries conventionnées de bénéficier de la prime d’intégration de 4 DA par litre. Les laiteries qui n’utilisent que le lait cru bénéficieront d’une prime d’intégration de 6 DA par litre. Les laiteries qui utilisent le lait subventionné doivent impérativement se soumettre au suivi, à l’évaluation et au contrôle de l’ONIL. Selon ce nouveau dispositif, toute fausse déclaration ou non-respect des clauses contractuelles entraînera l’annulation du contrat, avec, en sus, des poursuites administratives, voire des poursuites judicaires pour les cas graves. Le ministère ouvre, par ailleurs, le marché de l’importation de la poudre du lait aux laiteries privées. Elles peuvent ainsi acquérir des poudres de lait sur le marché international ou national à prix réel, les transformer à leur convenance et mettre sur le marché des laits de consommation et des produits laitiers à prix libres. Plus de 130 laiteries adhèrent déjà à ce nouveau dispositif. Il y a également 118 laiteries qui ont déposé leur dossier de candidature pour un partenariat avec l’ONIL. 112 d’entre elles ont été retenues.

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          • #6
            Riyad Hamadi :


            Mardi 4 Janvier 2011 -- Après le lait en sachet, le pain commence à manquer dans les boulangeries. La raison ? Un problème d’approvisionnement en farine, selon des boulangers d’Alger. Le ministre du Commerce Mustapha Benbada a accusé certaines minoteries d’être derrière les perturbations enregistrées dans la distribution de la farine aux boulangers dans trois wilayas du pays. «Une enquête est en cours pour déterminer les raisons exactes de cette perturbation. Il y a des minoteries qui préfèrent vendre le blé comme aliment de bétail», a-t-il déclaré au « 20 heures » de l’ENTV. Un propriétaire de minoterie a déploré le manque de blé tendre pour la production de la farine. «Nos capacités ne sont pas exploitées entièrement», a-t-il dit.

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            • #7
              Samy Cherroud :


              Samedi 8 Janvier 2011 -- Comme pour les périodes des fêtes de l’Aïd, les Algériens sont à nouveau confrontés à la problématique des pénuries qui touche certains produits de première nécessité, à leur tête le pain, le lait et le carburant. Dès jeudi, deuxième jour des émeutes, les citoyens ont commencé à ressentir la non-disponibilité de ces produits dans certains quartiers de la capitale. Il s’agit notamment des quartiers qui ont été plus touchés que d’autres par les émeutes et les actes de pillage qui ont mis à sac de nombreux locaux et biens aussi bien étatiques que privés, voitures, édifices… Dans celui de Bab-El-Oued, à titre d’exemple, certaines boulangeries ont vu leur effectif considérablement réduit au lendemain des troubles qui ont duré de longues heures de la soirée et en début de nuit. Conséquence : le pain est devenu une denrée rare dans certains lieux. Idem pour le lait dont l’approvisionnement connaissait déjà des perturbations depuis quelques temps qui se sont accrue avec cet épisode de violences et d’instabilité. Mais c’est sans doute le manque crucial de carburant qui s’est fait sentir le plus dans la capitale où la majorité des stations ont carrément fermé leurs portes aux usagers. Pour les rares qui continuent d’en vendre, au Télemly, à Garidi (Kouba), Hussein Dey…, elles sont prises d’assaut par les automobilistes qui sont contraints de prendre leur mal en patience pour être servis. C’est que les propriétaires des stations ont été empêchés de s’approvisionner depuis jeudi dernier pour éviter que les émeutiers ne se servent du carburant pour enflammer les pneus et d’autres objets. Ceux qui ont pu continuer à en revendre puisent en fait des stocks de réserve dont ils disposent. Pour l’heure, aucune information n’a été fournie par Naftal sur la durée de cette pénurie de carburant qui pénalise fortement les citoyens. D‘autant plus que les moyens de transport public font de plus en plus défaut dans la capitale.

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              • #8
                Riyad Hamadi :


                Mardi 18 Janvier 2011 -- Plus d’une semaine après la décision du gouvernement de baisser les prix du sucre et de l’huile, des commerçants continuent à pratiquer des prix supérieurs aux plafonds fixés. L'Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA) a appelé, mardi 18 janvier, les commerçants de gros et les détaillants «à respecter les dernières mesures prises par le Gouvernement relatives à la baisse des prix de certains produits alimentaires de large consommation». L’Union des commerçants a également appelé «les boulangers à respecter les prix soutenus et réglementés par le Gouvernement et à ouvrir leurs locaux en assurant des permanences afin de garantir l'approvisionnement des citoyens, et à respecter les prix du pain tout en assurant sa disponibilité». Elle a demandé aux boulangers d’attendre «les résultats du dialogue en cours entre l'Union générale des boulangers et le ministère du Commerce en vue d'alléger les charges de ces artisans». L’UGCAA a relevé la disponibilité de la farine au niveau de toutes les minoteries à travers le territoire national selon les prix déterminés par le gouvernement. L’Union des commerçants a demandé aux commerçants et artisans d'être vigilants face aux «rumeurs qui visent à porter atteinte à l'économie nationale et ternir l'image de l'Algérie». Dimanche dernier, l’opération de contrôle des prix initiée par le ministère du Commerce s’était soldée par un échec. Le même jour, de nombreux grossistes ont fermé leurs magasins pour éviter d’être contrôlés.

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                • #9
                  Abdellah Allab :


                  Dimanche 3 Avril 2011 -- Les 220 travailleurs algériens de la raffinerie d’Adrar ont entamé ce dimanche 3 avril leur deuxième semaine de grève. Ils réclament le transfert de la gestion des salariés algériens du groupe chinois CNPC à Sonatrach, a-t-on appris auprès des grévistes. La raffinerie d’Adrar est détenue à 70% par CNPC et 30% par Sonatrach. Un membre du collectif des travailleurs grévistes a dénoncé la politique «discriminatoire» pratiquée par le groupe chinois à l’encontre des employés algériens. La raffinerie compte 280 salariés chinois. «Nous demandons la mise en place d’un nouveau système permettant aux Algériens de bénéficier des mêmes avantages que les Chinois, notamment en matière de primes et de salaires», explique un représentant des grévistes joint au téléphone. Le mouvement de grève a réduit considérablement la production de la raffinerie. Résultat : une pénurie de carburants dans quatre wilayas du sud du pays, selon le même représentant. Entrée en service en 2007, la raffinerie d’Adrar a une capacité de traitement de 600.000 tonnes de produits pétroliers par an, ce qui représente la transformation de 125.000 barils de pétrole brut par jour. La raffinerie alimente notamment les wilayas d’Adrar, Tindouf, Tamanrasset et Bechar. Ces wilayas étaient approvisionnées en carburants et produits pétroliers à partir de Skikda et Arzew.

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                  • #10
                    Hamid Guemache et Rania Slimane :


                    Dimanche 17 Avril 2011 -- Des minotiers sonnent l’alarme. La semoule risque de manquer sur le marché cet été, période durant laquelle la consommation de ce produit augmente sensiblement. « Nous avons alerté le ministère du Commerce sur les prémices d’une pénurie de semoule dans les prochaines semaines », affirme un responsable d’une minoterie basée dans l’est du pays. Le sujet a été fortement évoqué par les professionnels du secteur lors du salon Djazagro qui s’est achevé jeudi dernier à Alger. «Nous avons expliqué aux autorités la nécessité d’augmenter les quotas de blé dur octroyés aux minoteries, sinon la crise de la semoule sera inévitable», a expliqué le propriétaire d’une minoterie spécialisée dans la production de semoule et de farine. La consommation de semoule en Algérie commence traditionnellement à augmenter à partir du mois d’avril jusqu’à la fin de l’été, période de fêtes et de mariages où les Algériens consomment beaucoup de couscous. «Nous avons demandé aux autorités d’autoriser le privé à importer du blé dur avec les mêmes conditions que l’OAIC. Nous avons demandé la suppression des taxes à l’importation du blé et la fixation d’un contingent national, avec la limitation des quantités à importer pour chaque transformateur», a détaillé le même propriétaire. Contactée par TSA, une source gouvernementale a écarté toutefois toute possibilité de suppression des taxes à l’importation des céréales en faveur du secteur privé. «Il n’y a aucune crise de la semoule. Il y a un excédent de production. Nos réserves de blé sont suffisantes pour couvrir la demande nationale durant un an et demi», a expliqué cette source.

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                    • #11

                      Jeudi 21 Avril 2011 -- Le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Rachid Benaïssa, a exclu hier, en marge des 9es Journées des sciences vétérinaires, toute pénurie de semoule qui découlerait d’une indisponibilité de blé dur. Le premier responsable du secteur, cité par l’APS, a assuré que «le blé dur est disponible et les approvisionnements (du marché) sont réguliers, que ce soit en termes d’importation ou de distribution aux semouleries», démentant ainsi les prévisions pessimistes de certains transformateurs. Ces derniers avaient mis en garde quant à une pénurie de semoule en raison des restrictions imposées sur l’importation de blé dur et de la politique des quotas de l’Office algérien interprofessionnel des céréales qui n’approvisionne les semouleries qu’à hauteur de 50% de leurs capacités de production. «S’il y a nécessité d’augmenter, nous allons étudier cela dans le cadre du Conseil interprofessionnel des céréales», en cas d’augmentation de la demande, a relevé M. Benaïssa. Le ministre a reconnu, en outre, que la sécheresse pourrait avoir un impact sur la production céréalière de cette année. Le stress hydrique enregistré dans certaines régions risque d’«influer sur les rendements», a-t-il dit. «Il y a eu un manque de pluies dans certaines régions, notamment dans les zones pastorales et celles de l’ouest du pays où les céréales ont été affectées», a-t-il ajouté. M. Benaïssa estime néanmoins que l’année céréalière 2010/11 sera «bonne en blé dur» malgré ces aléas. La production céréalière globale de la campagne 2009-2010 s’était établie à 45 millions de quintaux contre 61,2 millions de quintaux en 2008-2009, rappelle-t-on.

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                      • #12
                        Hamid Guemache :


                        Lundi 25 Avril 2011 -- La semoule commence à se raréfier sur le marché. Dans les magasins d’alimentation générale de la capitale, le produit n’est pas disponible en quantités suffisantes et son prix a nettement augmenté ces derniers jours, a‑t‑on constaté ce lundi 25 avril. «Aujourd’hui, un sac de 10 kilogrammes de semoule est vendu à 520 dinars au prix de gros, alors qu’au détail, il coûtait 500 dinars, il y a seulement quelques jours», explique un commerçant. La semoule fait pourtant partie des produits largement subventionnés par l’État. Son prix est fixé administrativement. Dans ce contexte, des commerçants affirment avoir renoncé momentanément à approvisionner leurs magasins en ce produit de large consommation. La raison ? «Si j’achète la semoule avec le nouveau prix, je risque de payer une amende en cas de passage des contrôleurs. Ces derniers ne cherchent pas à savoir à quel prix j’ai achetée. Pour eux, la semoule n’a pas augmenté. Donc, je n’achète pas et je préfère dire à mes clients que la semoule n’est pas disponible», explique‑t‑il.

                        La hausse du prix de la semoule s’explique par le manque du produit en quantités suffisantes sur le marché. Les transformateurs de blé dur ont déjà alerté les autorités sur l’existence de tensions sur le marché et affirmé qu’une pénurie de semoule risque de faire son apparition. «Nous avons alerté le ministère du Commerce sur les prémices d’une pénurie de semoule dans les prochaines semaines», avait indiqué à TSA un responsable d’une minoterie basée dans l’est du pays. Les transformateurs ont demandé au gouvernement d’augmenter les quotas octroyés par l’Office national interprofessionnel des céréales (OAIC) aux semouleries. Ils ont également demandé la suppression des taxes à l’importation du blé dur pour permettre au privé de s’approvisionner directement à l’étranger.

                        Le 20 avril, le ministre de l'Agriculture et du Développement rural, Rachid Benaïssa, avait assuré que le blé dur était disponible et que les approvisionnements du marché étaient réguliers, rejetant ainsi les affirmations de ces transformateurs sur une éventuelle pénurie de blé dur. «Le blé dur est disponible et les approvisionnements (du marché) sont réguliers, que ce soit en terme d'importation ou de distribution aux semouleries», avait indiqué M. Benaïssa en marge des 9es Journées des Sciences vétérinaires, organisées à Alger. Le ministre répondait à une question sur une «éventuelle pénurie de semoule» cet été, qui a été évoquée par des transformateurs de produits céréaliers.

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                        • #13
                          Mohamed Belalia :


                          Jeudi 5 Mai 2011 -- La contrebande de la semoule vers la Tunisie et la Libye est derrière les tensions que connaît ce produit sur le marché national ces derniers jours, a affirmé jeudi 5 mai le ministre du Commerce Mustapha Benbada. «Quelques‑uns s’approvisionnent en semoule auprès des minoteries et des grossistes pour l’exporter illégalement vers la Tunisie et la Libye, en proie à des tensions politiques et sécuritaires», a dit M. Benbada qui a précisé que la crise de la semoule touche les régions de l’est et du centre du pays. «Nous avons constaté des perturbations dans la distribution de la semoule dans certaines régions du pays. Nous avons remarqué également une hausse des prix de ce produit en raison aussi de la hausse de la consommation», a‑t‑il ajouté. Le ministre a assuré que les stocks de blés disponibles sont suffisants pour répondre à la demande nationale. M. Benbada n’a pas écarté la possibilité de réviser à la hausse les quotas de blé attribués par l’OAIC aux producteurs de semoule. Le gouvernement avait déjà augmenté ces quotas de 10% à 60% au début de l’année 2011. Dans certaines régions du pays, la semoule est rationnée en raison de la crise. Dans d’autres villes, le produit se vend en cachette et son prix a considérablement augmenté ces derniers mois. Le prix du sac de 25 kilogrammes a connu une hausse d’au moins 150 dinars.

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                          • #14
                            Karima Thizri et Riyad Hamadi :


                            Samedi 21 Mai 2011 -- Le ministre du Commerce, Mustapha Benbada, a affirmé ce samedi 21 mai à Batna que «l'Etat algérien œuvre pour alimenter» les wilayas de l'extrême est du pays en aliments de première nécessité notamment la semoule. «On ne peut pas dire qu'il n'y a pas de trafic de contrebande, les services de sécurités font le nécessaire pour, au moins, limiter ce trafic. La situation chez nos voisins (libyens et tunisiens, ndlr), on la connait et on espère qu'ils vont s'en sortir bientôt», a-t-il déclaré au cours d’une conférence de presse en marge des assises régionales du commerce. M. Benbada a reconnu l’existence de tensions sur certains produits alimentaires dans les wilayas limitrophes avec la Libye et la Tunisie, en raison de la contrebande. «Des mesures sont prises pour que ces wilayas soient alimentées en quantités supplémentaires de blés dur et tendre», a-t-il assuré.

                            La guerre civile en Libye et l’instabilité politique et sociale en Tunisie ont provoqué des tensions sur la semoule en Algérie. Ce produit a connu une hausse de son prix depuis le début de l’année. Le sachet de 25 kilogrammes de semoule est cédé à plus de 1.200 dinars contre moins de 1.000 dinars avant l’éclatement de la crise libyenne. Dans certaines régions du pays comme à Akbou (Bejaïa), la semoule est rationnée en raison de la pénurie. D’importantes quantités de semoule et de pâtes alimentaires sont exportées illégalement vers les deux pays voisins, en proie à de graves difficultés sociales, politiques et sécuritaires. «C’est avant tout un problème humanitaire. On ne peut pas laisser nos voisins mourir de faim», estime le propriétaire d’une grande minoterie basée à l’est du pays. Les tensions sur la semoule touchent les régions de l’est et du centre du pays. Les contrebandiers ont acheté des quantités importantes de semoule, pâtes alimentaires et blé pour alimenter les marchés tunisien et libyen.

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