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Trois millions de salariés ne payent pas l'impôt sur le revenu

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    Lundi 22 Novembre 2010 -- Les salariés algériens ne payent pas tous l’Impôt sur le revenu global (IRG). «Si l’on prend l’IRG sur les salaires par fractions, on retrouve que pour les revenus mensuels inférieurs ?* 10.000 dinars, il existe 3 millions de salariés algériens qui ne payent légalement pas l’IRG. La législation ne prévoit pas d’impôt ?* partir d’un certain seuil», a annoncé Abderrahmane Raouya, directeur général des impôts, invité lundi ?* la chaîne III de la radio nationale. Selon lui, les tranches qui demeurent pour une grande part soumises au paiement de l’IRG sont celles qui vont de 10.000 ?* 120.000 dinars. «Cela concerne 3 millions de salariés qui cotisent annuellement pour 180 milliards de dinars», a-t-il indiqué. Il a rappelé que l’IRG a connu deux réformes en 2003 et en 2008. «En 2008, le barème de l’IRG a été profondément modifié en lui apportant trois principaux aménagements, ?* savoir le relèvement du seuil de l’imposition de 60.000 ?* 120.000 dinars, la réduction du taux marginal supérieur de 40 ?* 35 % et la réduction du nombre de tranches d’imposition de 5 ?* 3», a-t-il indiqué. Le but de cette refonte était d'après lui de réduire la charge fiscale pesant sur les bas revenus, la stabilisation de celle supportée par les revenus moyens et supérieurs et enfin l’harmonisation des niveaux d’imposition des revenus des personnes physiques et des sociétés.

    Abderrahmane Raouya a également évoqué les mesures encourageant les entreprises ?* recruter précisant que la loi fiscale a prévu une exonération de l’IRG des salaires et autres rémunérations dans le cadre du programme destiné ?* l’emploi des jeunes. «Il y a aussi la réduction de l’IRG ou de l’IBS (l’impôt sur le bénéfice des sociétés), selon des cas, en faveur des entreprises qui créent et qui maintiennent des emplois nouveaux. Cette réduction d’impôt est fixée ?* 50 % du montant des salaires versés au titre des emplois créés et dans la limite de 5% du bénéfice imposable sans que cette réduction excède 1 million de dinars par exercice», a-t-il noté. Selon lui, les reformes fiscales actuelles sont également orientées vers la promotion des PME et l’encouragement de l’investissement. La fiscalité salariale s’inscrit, selon lui, dans une logique sociale. Il a étayé son propos par la disparition totale du versement forfaitaire auquel étaient soumis les employeurs et qui était estimé ?* 6%. «Il existe des exonérations relatives ?* la protection sociale pour encourager les entreprises ?* recruter, ?* créer des postes d’emploi et ?* les maintenir. Elles concernent les travailleurs handicapés ou retraités dont les retraites ne dépassent pas un seuil de 20.000 dinars. Il y a des indemnités ?* caractère familial prévues par la législation sociale et les allocations de chômage», a-t-il ajouté. Interrogé sur l’inexistence de nouvelles taxes dans la loi de finance 2011, Abderrahmane Raouya a précisé que le système fiscal algérien connaît une certaine stabilité. «Nous voulons simplifier le système en engageant des procédures claires et compréhensibles pour l’ensemble des agents économiques. Le système fiscal algérien demeure l’un des plus simplifiés au monde», a-t-il dit.

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