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    • Riyad Hamadi :


      Samedi 15 Janvier 2011 -- Au lendemain de la fuite du président Ben Ali * l’étranger, la situation était toujours confuse, samedi matin, en Tunisie. Le Conseil constitutionnel est intervenu samedi pour proclamer le président du Parlement Fouad Mebazza, président par intérim. Le Conseil, qui se base sur un article de la Constitution tunisienne, a également indiqué qu’une nouvelle élection présidentielle devrait se tenir dans 60 jours. Vendredi, après le départ de Zine El Abbidine Ben Ali, son premier ministre Mohamed Ghannouchi s’était proclamé président par intérim, sans fournir de calendrier précis pour la gestion de la période de transition. Cette décision avait suscité les critiques de l’opposition tunisienne. M. Ghanouchi avait évoqué une vacance momentanée du pouvoir, laissant le champ ouvert * la possibilité d’un retour du président Ben Ali au pouvoir. En proclament Fouad Mebazza président par intérim, le Conseil constitutionnel écarte définitivement la possibilité d’un retour * la tête de l’Etat tunisien de Zine El Abidine Ben Ali. Ce dernier a fui en Arabie saoudite, en compagnie de sa femme Leila Trabelsi. La France aurait refusé de l’accueillir sur son sol. Mais, selon des journaux français, au moins deux filles du président déchu sont arrivées * Paris.

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      • Samir Allam :


        Samedi 15 Janvier 2011 -- La coïncidence est troublante. En 1987, un mois avant de défaire le président Bourguiba, Zine El Abidine Ben Ali avait effectué une visite inhabituellement longue * Alger. Le 12 décembre dernier, le ministre tunisien de la Défense, Ridah Grira, arrivait * Alger pour une visite de 5 jours. Durant son séjour en Algérie, M. Grira a été reçu comme un chef d’Etat. Il s’est surtout longuement entretenu avec les hauts responsables de l’armée algérienne, y compris ceux du DRS. Car même si la rue tunisienne a joué un rôle majeur dans le départ du président, il s’agit bien d’un coup d’Etat mené par l’armée. Elle a d’abord observé une surprenante neutralité en refusant d’intervenir contre les émeutiers. Quand la situation s’est dégradée ces derniers jours, elle a pris les choses en main. Comme l’armée algérienne en 1992 avec Chadli, les militaires tunisiens ont destitué Ben Ali en douceur, sans donner l’impression d’avoir joué un tel rôle.

        L’Algérie a-t-elle donné son aval * l’armée tunisienne pour évincer Ben Ali ? Il est difficile de le savoir mais une chose est sûre : l’évolution de la situation actuelle en Tunisie va impacter fortement les rapports de force au sommet de l’Etat algérien. Elle sera aussi déterminante pour l’avenir de la démocratie en Algérie. Si l’armée tunisienne parvient * gérer la transition dans de bonnes conditions, le rôle des militaires algériens se retrouvera renforcé. L’armée algérienne pourrait se retrouver alors dans le rôle de garante d’une probable future transition démocratique en douceur en Algérie, selon un scénario qui pourrait ressembler * celui de la Tunisie. Les militaires algériens ont déj* eu * endosser ce rôle en 1992. Mais la transition a mal été gérée, débouchant sur une fermeture du champ politique. Certes, ils avaient l’excuse du terrorisme qui a suivi ce coup de force. Un «joker» qu’ils ne pourront pas utiliser une seconde fois.

        Si la transition en Tunisie échoue et que le pays sombre dans la violence ou qu’un islamiste arrive au pouvoir * l’issue de l’élection présidentielle qui devrait se tenir dans 60 jours, l’effet risque d’être désastreux pour l’Algérie. La conséquence pourrait en être un renforcement de la cohésion au sommet du pouvoir, entre militaires et civils, ce qui éloignerait la perspective d’une ouverture démocratique pour le pays. Tous les mouvements de protestation seraient alors durement réprimés. Cette fois, l’excuse ne serait plus l’islamisme comme dans les années 1990 mais la «situation chaotique» chez le voisin tunisien. Une partie de l’avenir de la démocratie en Algérie se joue actuellement en Tunisie.

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        • Samia Amine :


          Samedi 15 Janvier 2011 -- Alors que le mouvement de protestation a réussi * faire tomber le président Ben Ali en Tunisie, de nombreux dirigeants du monde arabe se murent dans un silence consternant. Au Maghreb comme au Moyen‑Orient, aucun gouvernement n’a réagi officiellement * l’heure où le peuple tunisien faisait face * l’appareil répressif de Ben Ali depuis le 17 décembre dernier. «C’est la peur de la contamination… La Libye en est un exemple», indique le politologue, Rachid Grim. En effet, suivant attentivement les violentes manifestations qui ont vu le jour en Algérie et en Tunisie, le régime de Mouamar El Khadafi en Libye avait décidé, mardi 11 janvier, de supprimer les droits de douane et toute autre taxe sur les produits alimentaires, notamment de première nécessité. Pour se prémunir contre un éventuel vent de colère qui soufflerait sur le pays, la monarchie jordanienne a fait de même en validant plusieurs mesures pour faire face * l’envolée des prix des produits de large consommation. Mais des manifestations ont été enregistrées, vendredi 14 janvier dans le pays. Des troubles ont été également signalés dans d'autres pays africains * l'image de la Mauritanie et du Sénégal.

          Aujourd'hui, après la fuite du successeur de Bourguiba, c'est l'Arabie saoudite, où se trouve actuellement le désormais ex-président, et le Qatar qui expriment, les premiers, leur «soutien» et leur respect au choix du peuple tunisien. Ni le Maroc, ni la Libye, ni encore l’Egypte n’ont réagi pour l’instant. L’Algérie, qui a été récemment secouée par de violentes manifestations, ne constitue pas l’exception. Les responsables * El Mouradia semblent observer une cure de silence après la fuite inattendue de Ben Ali, le concepteur du modèle tunisien qu’ils chérissaient tant. Le mouvement populaire tunisien qui a été réprimé dans le sang a révélé «l’inefficacité» des moyens de répression sur lesquels n’a pas lésiné la police tunisienne.

          Comptant quelque huit monarchies absolues, cinq républiques monarchiques et plusieurs dictatures, le monde arabe est actuellement en pleine ébullition. Même si certaines différences existent entre ces pays, les similitudes, sont beaucoup plus nombreuses. De Rabat jusqu’* Mascate, on observe un chômage élevé, une jeunesse sans avenir, la corruption… Les inégalités sociales sont autant de problèmes qui risquent de changer catégoriquement la donne dans cette partie du monde. Selon de nombreux observateurs, c’est justement un éventuel effet domino susceptible d’emporter dans son sillage d'autres régimes que craignent, actuellement, les dirigeants des pays du Maghreb et ceux du Moyen‑Orient. Ce n’est l* qu’une supposition. Certes. Mais qu’on ne peut écarter selon Rachid Grim. Aucun pays n’est * l’abri. Même si cela ne se produit pas dans l’immédiat. «La Tunisie est un cas d'école. On avait toujours cru que ce pays était * l'abri», explique le politologue. «Ces évènements ont donné une autre image de la Tunisie», ajoute-t-il. L'image d'un pays où le chômage et la pauvreté ne sont pas des phénomènes marginaux.

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          • CAIRO, January 15, 2011 (Xinhua) -- The Arab League in a press statement issued on Saturday call for consensus among all political powers in Tunisia and respecting the people's will. The Arab League called on Tunisians to work together in order to keep calm and retain national stability in the country that has been facing protests since December 2010 which killed more than 20. The Arab League also called on Tunisians to reach a national consensus that would pull them out of the current political crisis and guarantee the interests of Tunisians, and that comes in line with the constitution. The Tunisian Constitutional Council, the country's highest legal authority on constitutional issues, decided on Saturday to oust ex-president Ben Ali from power. The speaker of parliament Fouad Mebazaa is now in power as acting president instead of the prime minister until an election called. Former Tunisian President Zine El Abidine Ben Ali fled the country on Friday afternoon following massive demonstrations that urged him to step down, despite announcing on Thursday that he would not run for another term in 2014.

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            • Rafik Tadjer :


              Samedi 15 Janvier 2011 -- Le Front des forces socialistes (FFS) a réagi, samedi 15 janvier, aux derniers événements en Tunisie et au départ du président Ben Ali. Pour le FFS, «la victoire du peuple Tunisien est la victoire de toutes les femmes et de tous les hommes épris de justice, de liberté et de démocratie dans le Maghreb». Le parti se dit confiant quant * la gestion de la transition par les Tunisiens. Selon lui, «les forces du changement trouveront les ressources nécessaires pour mener * terme le processus de démocratisation de la Tunisie». Pour le FFS, tous les peuples du Maghreb désirent un changement dans leurs pays. En Algérie, le désir a été exprimé au lendemain de l’indépendance, selon le FFS. «Oui, aujourd’hui, les Algériennes et les Algériens savent qu’il est difficile de mener une lutte pacifique en face d’un régime violent. Ils montrent encore qu’ils sont déterminés * faire aboutir ce combat, * faire tomber ce régime et * consentir tous les sacrifices», écrit le FFS. «Les Algériennes et les Algériens espèrent que l’expérience Tunisienne sera méditée», ajoute le communiqué.

              Le parti de Hocine Aït Ahmed critique également la position des puissances étrangères, notamment la France. Ce que les Algériens «demandent aujourd’hui, c’est que cesse le soutien de certaines puissances au régime en place». «Comment accepteraient-ils les propos du Quai d’Orsay ? Aujourd’hui, la priorité pour la France est-elle, encore, de proposer une assistance technique * la gestion soft des manifestations et * la formation des forces de répression ?», s’interroge le FFS. «L’équation algérienne se limiterait-elle encore au couple binaire et simpliste Bouteflika ou les Talibans ?», ajoute le parti avant de demander : «pourquoi en France et plus généralement en Europe, est‑il possible d’intégrer les forces politiques racistes, xénophobes, extrémistes voire fondamentalistes en système démocratique, et dans le même temps dénier aux peuples du Sud la capacité de gérer pacifiquement, politiquement et démocratiquement les forces radicales et extrémistes ?»

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              • Sonia Lyes :


                Samedi 15 Janvier 2011 -- Le RCD a décidé d’organiser une marche pacifique samedi 22 janvier * Alger, a-t-on appris aujourd’hui dans l’entourage du parti. Cette marche aura lieu * 11 heures et démarrera de la Place du 1er Mai au siège de l’assemblée nationale. La décision du maintien de cette marche, malgré l’interdiction, a été décidée * l’issue du conseil national du parti tenu ce samedi * Alger. Selon notre source, le parti n’entend pas introduire de nouvelle demande d’autorisation. Mercredi dernier, le parti avait introduit une demande auprès du Ministre de l’intérieur pour l’organisation d’une marche initialement prévue pour mardi. Mais le département de l’intérieur a signifié son refus au parti jeudi sans «aucune justification», selon le RCD. Vendredi, lors de la réunion du secrétariat national, le parti annonce le maintien du principe de la marche. L’évolution tunisienne démontre que la fermeture et la répression ne peuvent en aucune façon constituer des réponses durables aux demandes de liberté et de justice», avait écrit vendredi dans un communiqué le RCD. «Le refus injustifié et injustifiable opposé par le ministère de l’intérieur * la demande d’autorisation de la marche du RCD est une décision irresponsable et inadmissible (…) On ne peut indéfiniment censurer, corrompre et réprimer et se plaindre des débordements qui découlent mécaniquement d’une telle politique», avait-il ajouté.

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                • Nabil Zenika :


                  Samedi 15 Janvier 2011 -- Le décès par balles de Bouza Mohamed, âgé de 46 ans, a fait réagir le bureau local de la Ligue pour les droits de l'Homme de Me Hocine Zehouane. Selon le bureau de wilaya, le quadragénaire, surpris en train de chasser avec des filets, a été tué par des militaires, qui ratissaient dans la région d’Ighil Ali, * quelque 80 km de Béjaïa. Saisi par la famille du défunt, le responsable du bureau de wilaya de la LADDH, M. Saïd Salhi, a exigé, dans une déclaration transmise * la presse, l’ouverture d’une enquête judiciaire pour que «toute la lumière soi faite sur les circonstances de cette mort et pour que justice soit rendue».

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                  • Samir Allam :


                    Samedi 15 Janvier 2011 -- Paris et Washington ont réagi différemment au départ, vendredi 14 janvier, du président Ben Ali abandonnant le pouvoir en Tunisie. Dès l’annonce de cette nouvelle, c’est le président américain Barack Obama lui-même qui a réagi depuis Washington. Il a salué le «courage et la dignité» du peuple tunisien et a appelé le gouvernement * organiser des élections «libres et justes» dans «un proche avenir», selon un communiqué de la Maison-Blanche. «Nous nous souviendrons longtemps des images du peuple tunisien cherchant * faire entendre sa voix», a-t-il affirmé.

                    À Paris, le gouvernement français n’a pas accueilli avec le même enthousiasme la nouvelle de la chute du dictateur tunisien. Depuis l’annonce du départ de Ben Ali, Nicolas Sarkozy a multiplié les réunions de crise avec les principaux membres de son gouvernement. Samedi, l’Elysée, après avoir observé le silence depuis le début des événements il y a un mois, a fini par publier un communiqué. La France apporte «un soutien déterminé» au peuple tunisien, qui «exprime sa volonté de démocratie». «La France a pris les dispositions nécessaires pour que les mouvements financiers suspects concernant des avoirs tunisiens en France soient bloqués administrativement», ajouté le communiqué du président français.

                    En annonçant une initiative sur les mouvements financiers suspects, Paris tente de corriger sa position sur les événements en Tunisie. Une position marquée par un soutien inconditionnel au président Ben Ali. Questionnée la semaine dernière par l’Assemblée nationale, Michèle Alliot-Marie, ministre française des Affaires étrangères, avait refusé de condamner les violences policières qui avaient fait au moins 70 morts. Elle avait même proposé au gouvernement tunisien le «savoir-faire» policier pour l’assister dans la gestion des émeutes.

                    À l’inverse, les Américains ont d’emblée apporté leur soutien * la population civile. Les Etats-Unis ont été le seul pays * avoir convoqué l’ambassadeur de Tunisie pour lui demander des explications sur la répression des émeutes. Le Département d’Etat américain a fait plusieurs déclarations et même la secrétaire d’Etat Hillary Clinton s’est exprimée publiquement sur le sujet. Le site internet américain Facebook a également joué un rôle majeur dans la révolte. La tentative de Tunis de le censurer s’est heurté * une forte opposition de Washington.

                    Aujourd’hui, l’implication de Washington ne semble faire aucun doute. Le choix de l’Arabie saoudite, premier allié des Etats-Unis dans le monde arabe, pour accueillir le président déchu semble être le résultat d’une médiation américaine. C’est peut être ce qui explique la position de Paris depuis le début des événements. Une position qui pourrait s’avérer coûteuse pour la France. Elle risque en effet d’accentuer sa perte de vitesse au Maghreb au profit des Américains. Ben Ali était un «ami» de Paris. Tous les présidents français – Mitterrand, Chirac et Sarkozy – lui ont apporté leur soutien inconditionnel malgré ses nombreux dérapages en matière de droits de l’homme. Le prochain président tunisien va sans doute prendre en compte ces éléments.

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                    • Riyad Hamadi :


                      Samedi 15 Janvier 2011 -- Le parti Ennahda a félicité samedi le peuple tunisien qui «a réussi * se débarrasser d’un régime dictatorial» avec le départ du président Zine El Abidine Ben Ali, après 23 ans de règne sans partage sur la Tunisie, dans une déclaration rendue publique. Le parti islamiste souhaite au peuple tunisien de retrouver «la stabilité dans un nouveau système pluraliste et des élections libres et transparentes pour élire des institutions crédibles et démocratiques». Ennahda appelle les autres régimes arabes * «tirer les leçons de ce qui vient de se passer en Tunisie pour entamer des réformes politiques avant que les peuples ne se révoltent pour mettre fin aux dictatures».

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                      • Samia Amine :


                        Samedi 15 Janvier 2011 -- Une jeune cinéaste, Sofia Djama, a été interpellée, aujourd'hui samedi 15 janvier, affirme la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (Laddh). Elle participait * un rassemblement pacifique qui s’est tenu dans l’après-midi * la place de la liberté de la presse * Alger. «Après que le rassemblement s’est dispersé dans le calme, la police, présente sur les lieux en nombre important, a interpellé la jeune Sofia Djama, qui participait * ce rassemblement», lit-on dans un communiqué rendu public par la Laddh. «Les policiers l’auraient emmenée vers le commissariat de Cavaignac, prés de la Grande poste * Alger», ajoute cette organisation. Dans son communiqué, la Laddh dénonce «cette arrestation arbitraire et exige la libération immédiate de la jeune Sofia ». «Le droit au rassemblement pacifique est garanti par la Constitution algérienne et le Pacte des droits civils et politiques ratifié par l’Algérie», tient * rappeler la Laddh. L’appel au rassemblement * a été lancé, il y a quelques jours, * travers le réseau social Facebook, par de jeunes artistes. À la place de la liberté de la presse, sis au Boulevard Hassiba Benbouali, ces derniers scandaient des slogans contre l’état d’urgence – instauré depuis bientôt vingt ans – le verrouillage du champ médiatique et politique. Ces jeunes ont également exprimé leur solidarité avec le peuple tunisien.

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                        • January 15, 2011 (Reuters) -- Forty-two inmates were killed in a prison riot in the Tunisian town of Monastir, the official TAP news agency quoted a hospital official as saying. "Some prisoners tried to escape from the prison, which led to complete chaos," the agency quoted Ali Chedli as saying. "Some were able to escape and the others set fire to mattresses in a wing housing more than 90 prisoners. Those who died suffered from burns or smoke inhalation."

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                          • Yazid Slimani :


                            Samedi 15 Janvier 2011 -- Ben Ali est tombé. Hier soir et ce matin, le bal des réactions officielles a commencé de par le monde. Comme on pouvait le prévoir, tous les pays se félicitent de la chute de celui qui dirigea la Tunisie d'une main de fer pendant 23 ans. L'Italie, l'Allemagne, les Etats-Unis affichent leur «soutien déterminé» au peuple Tunisien et appellent * l'instauration «d'une vraie démocratie» en Tunisie. Le président français Nicolas Sarkozy, déclare aussi aujourd'hui que la France a pris «les dispositions nécessaires» pour que d'éventuels «mouvements financiers suspects concernant des avoirs tunisiens en France soient bloqués». Tout se passe comme si depuis le début de la crise, le monde occidental adhérait aux revendications des Tunisiens et leur avait apporté un soutien sans faille. Au contraire, ces réactions viennent de ceux-l* mêmes qui ont, tout au long de ces dernières années, gardé le silence sur les pratiques peu recommandables du régime de Ben Ali. Et leur attitude est restée très ambiguë durant la crise tunisienne.

                            Les violences ont éclaté * la mi‑décembre, * quelques jours des fêtes de Noël dans les pays occidentaux. Sans doute plus occupés par leurs problèmes internes, tous ont mis énormément de temps * réagir. C'est notamment le cas de la France. Pendant plusieurs jours, les officiels français sont restés muets sur la situation en Tunisie. Il faut dire que Ben Ali a toujours bénéficié d'une relation particulière avec l'ancienne puissance coloniale. Tous les présidents français ont souvent affiché leur amitié avec le président tunisien. Pourtant, les premières manifestations de Tunisiens émigrés en France ont eu lieu dès le 23 décembre, pour protester contre la dictature dans leur pays. Il faudra attendre le 31 décembre, pour que le Quai d'Orsay, et encore simplement par la voix de la porte-parole adjointe du ministère, s'exprime. «Nous souhaitons l'apaisement des tensions. (…) Nous n'avons pas d'informations précises quant * des arrestations de militants des droits de l'Homme», a-t-elle déclaré. Une déclaration plus que prudente, * l'image de l'attitude traditionnelle de la France vis-*-vis de Ben Ali.

                            Ce n'est que le 10 janvier que la ministre des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, s'est elle-même exprimée sur la situation en Tunisie. L* encore, de manière on ne peut plus timide. «La France déplore les violences et appelle * l'apaisement», déclare-t-elle. Le même jour, Catherine Ashton, chef de la diplomatie de l'Union Européenne, s'est elle aussi exprimée sur le dossier tunisien. «Nous appelons * la retenue dans le recours * la force et au respect des libertés fondamentales. Nous appelons en particulier * la libération immédiate des bloggeurs, journalistes, avocats et autres personnes détenues, qui manifestaient pacifiquement en Tunisie», fait-elle savoir. Quelques jours plus tôt, le 7 janvier, les Etats‑Unis avaient quant * eux convoqué l'ambassadeur de Tunisie * Washington pour lui faire part de leurs préoccupations et surtout dénoncer l'ingérence du gouvernement tunisien dans l'Internet, et notamment sur les réseaux sociaux, type Facebook. Une réaction déj* plus vive, qui s'explique sans doute par les liens historiques et économiques moindres des Etats‑Unis avec la Tunisie, par rapport * la France et * d'autres pays européens.

                            Car en France, même en ce début janvier, alors qu'il est avéré que le régime de Ben Ali tire sur les manifestants * balles réelles et emprisonne systématiquement les opposants, certains ministres continuent de défendre le président. C'est le cas par exemple de Frédéric Mitterrand, ministre de la culture qui estime «tout * fait exagéré» de décrire la Tunisie comme une «dictature univoque». Ou de Bruno Lemaire, ministre de l'Agriculture qui considère que le président tunisien est «souvent mal jugé». Ces prises de positions sont systématiquement critiquées par l'opposition française, la communauté immigrée tunisienne et les associations de défense des droits de l'homme. Le plus grave a certainement été entendu le 11 janvier dernier, quand la ministre française des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, proposait le «savoir-faire» de la France pour gérer les manifestations publiques. En d'autres termes, une aide * la police tunisienne pour encadrer les manifestations. La France officielle se ravise maintenant et affiche un «soutien déterminé» au peuple tunisien.

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                            • Riyad Hamadi :


                              Samedi 15 Janvier 2011 -- Le secrétaire général du parti El Islah (opposition), Djamel Benabdeslam, a appelé samedi * la dissolution de l’APN et * un référendum populaire pour réviser la constitution afin d’établir l’équilibre des pouvoirs entre les différentes institutions. «Nous appelons * l’instauration d’un gouvernement d’union nationale, * l’organisation d’un référendum pour la révision de la constitution pour équilibrer les pouvoirs entre les institutions, la dissolution de l’APN et la tenue de législatives anticipées», a déclaré M. Benabdeslam * TSA, en réaction au départ du président tunisien Ben Ali, après un mois de contestation populaire dans son pays. El Islah félicite le peuple tunisien qui «a réussi * se débarrasser d’un dictateur», a-t-il dit. «On souhaite l’instauration d’un régime démocratique en Tunisie». Les régimes doivent «tirer les leçons de ce qui s’est passé en Tunisie pour aller rapidement dans les réformes économiques et sociales et installer des gouvernements démocratiques», a plaidé M. Benabdeslam. Le chef d’El Islah a estimé que le régime déchu de Ben Ali présentait des similitudes avec le régime algérien notamment en ce qui «concerne la fermeture des champs médiatique et politique». L’Algérie comme la Tunisie est confrontée «aux problèmes du chômage et * la crise du logement», a-t-il dit.

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                              • Samedi 15 Janvier 2011 -- Des milliers de manifestants, dont 8000 * Paris, ont défilé samedi après-midi dans les grandes villes françaises et * Paris pour célébrer la chute du président tunisien Zine El Abdine Ben Ali et réclamer l'avènement de la démocratie. À Paris, 8.000 manifestants selon la police, essentiellement des Tunisiens, des Franco‑Tunisiens ainsi que des représentants des partis de gauche français, se sont rassemblés place de la République dans le centre de Paris. Un groupe de jeunes gens portaient des cercueils recouverts de drapeaux tunisiens avec des pancartes «Merci * nos martyrs, nous ne vous oublierons jamais». «On a fait la révolution, rien ne doit plus être pareil, on ne va pas se laisser voler la victoire du peuple», a témoigné Hedi, un étudiant de 17 ans. Najet Mizoni, professeur de droit de 59 ans, se disait «heureuse d'être l*, de participer * la première révolution dans le monda arabe». À Marseille (sud-est), plus de 2.000 personnes ont également manifesté dans le centre-ville. Dans le calme, les manifestants qui criaient «Ben Ali assassin» ou «Ben Ali en justice», arboraient de nombreuses pancartes sur lesquelles on pouvait notamment lire: «Hommage * nos martyrs», «Main dans la main pour la démocratie», «Retour * la paix civile» ou encore «Saoudiens collabos». «Cela fait plus de vingt ans que l'on espère cette révolution. Maintenant, nous devons trouver un nouveau président rapidement même si tout est difficile car Ben Ali a fait taire les vrais partis politiques», a déclaré Me Salim Moussa, du barreau de Marseille.

                                À Lyon (centre-est), la manifestation, forte de 800 personnes, s'est transformée en démonstration de liesse, de nombreux Tunisiens chantant l'hymne national. «Il n'y a pas que Ben Ali qui doit partir. Il faut démanteler les rouages de la dictature, du parti-Etat qui règne depuis l'indépendance», a réclamé Chérif Ferjani, universitaire co-organisateur de la manifestation. À Lille (nord), environ 450 personnes ont manifesté. Parmi les drapeaux tunisiens, flottaient également les couleurs marocaines et algériennes. «Ben Ali, t'es parti, Bouteflika, casse-toi», scandaient les manifestants * l'adresse du président algérien, demandant également le départ du chef d'Etat égyptien, Hosni Moubarak. À Toulouse (sud-ouest) de 350 * 500 personnes ont défilé au centre ville. De nombreuses petites pancartes proposaient des variations telles que «Ben Ali c'est fini !», «Ben Ali fini, Ben Ali game over». Lors d'une halte devant le consulat d'Algérie un manifestant a crié «prenez exemple !». Une porte-parole de la Ligue algérienne de défense des droits de l'homme prenait la parole pour souligner que «dans les deux pays la jeunesse s'est levée». «Mais le peuple algérien subit toujours un pouvoir autoritaire, l'interdiction des grèves, la corruption».

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