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  • Riyad Hamadi :


    Jeudi 5 Mai 2011 -- En 1991, la victoire des islamistes du FIS lors des législatives en Algérie avait conduit à la démission du président Chadli Benjedid et à l’annulation du processus électoral par l’armée en janvier 1992. La Tunisie risque‑t‑elle de connaître le même scénario si les islamistes venaient à gagner les législatives du 24 juillet prochain ? Pour l'ex‑ministre de l'Intérieur du gouvernement tunisien de transition, Farhat Rajhi, la réponse est oui. Ce dernier a suscité jeudi un vif émoi dans son pays en dénonçant la préparation d'un «coup d'État militaire» dans le pays en cas de victoire des islamistes aux élections du 24 juillet. «Si le mouvement islamiste Ennahda gagne les prochaines élections, le régime sera militaire», a affirmé M. Rajhi dans une vidéo postée sur Facebook dans la nuit de mercredi à jeudi, dont il a confirmé la teneur jeudi sur la radio tunisienne Express FM. «Depuis l'indépendance (de la Tunisie), la vie politique est dominée par les gens du Sahel tunisien, et après le changement de situation – la chute de l'ex‑président Ben Ali le 14 janvier, ndlr – ces gens ne sont pas prêts à céder le pouvoir», a‑t‑il accusé.

    Alger informé ?

    Selon Farhat Rajhi, les Algériens auraient déjà été informés des intentions du pouvoir de Tunis. «Le dernier voyage du Premier ministre tunisien Béji Caïd Essebsi à Alger (le 15 mars) a consisté à se coordonner sur ce point», a‑t‑il encore accusé. «La nomination, le 18 avril, du général Rachid Ammar au poste de chef d'état‑major inter‑armes (terre, air, mer) n'est qu'une préparation à ce coup d'État», a encore affirmé M. Rajhi. Lors de sa visite à Alger, M. Caïd Essebsi a eu un long entretien en tête à tête avec le président Bouteflika. Il est reparti avec une aide de 100 millions de dollars, l’une des plus importantes jamais accordées par Alger à un autre pays. Les deux hommes se connaissent de longue date, bien avant l’indépendance algérienne. En 1959, le président Bouteflika avait séjourné dans la maison de la famille de Caïd Essebsi. Les déclarations de M. Rajhi interviennent alors que les islamistes sont donnés largement favoris des prochaines élections. Le gouvernement transitoire tunisien a aussitôt condamné ces déclarations, soulignant qu'elles «portaient atteinte à l'ordre public», selon des propos rapportés par l’AFP. Plusieurs personnes ont manifesté jeudi dans l'avenue centrale Habib Bourguiba dans la capitale en faveur de M. Rajhi avant d'être dispersées, parfois violemment, par la police.

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      • Yazid Slimani :


        Jeudi 5 Mai 2011 -- À peine 24 heures après la fin de la visite à Washington de Mourad Medelci, ministre des Affaires étrangères, les États‑Unis ont annoncé que trois entreprises détenues par le gouvernement de Mouammar Kadhafi avaient été ajoutées à leur «blacklist». Parmi elles figure Lafico Algeria Holdings, une filiale basée en Algérie de la Compagnie libyenne d'investissement étranger arabe (LAFIC). En clair, les États‑Unis interdisent aux sociétés américaines toute transaction avec Lafico et vont geler tous ses actifs sous juridiction américaine. Ces actifs pourraient être redistribués aux insurgés pour les aider dans leur lutte contre le régime de Kadhafi, a annoncé la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton. Les deux autres sociétés concernées sont Dalia Advisory Ltd, basée à Londres et qui gère les revenus pétroliers libyens, ainsi que la Compagnie libyenne de diffusion d'État. Depuis le début de la crise, les États‑Unis ont gelé 34 milliards de dollars d'actifs détenus par le gouvernement libyen. En Algérie, Lafico est présente dans plusieurs domaines, notamment l’hôtellerie de luxe et le bâtiment. Elle est par exemple associée dans le Sheraton d’Oran et possède une société mixte, Lafider, avec le groupe public Cosider. Conséquence de l’opacité qui caractérise la gestion des entreprises aussi bien du côté algérien que libyen, aucune indication n’est disponible concernant le montant des actifs détenus par Lafico en Algérie. Concrètement, les sanctions américaines n’impliquent pas un gel des activités de Lafico en Algérie. Elles interdisent uniquement des relations avec cette société. Les hôtels détenus par Lafico en Algérie seront par exemple boudés. Si une entreprise comme Sonatrach ou un groupe étranger exerçant en Algérie entretenaient une relation de travail avec le Sheraton d’Oran, ils risqueraient des sanctions de la part des États‑Unis. Cette décision ressemble à un message adressé au gouvernement algérien : Washington est en désaccord avec sa position sur la Libye.

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        • Vendredi 6 Mai 2011 -- L'Algérie a accueilli avec une «grande satisfaction» l'accord de réconciliation interpalestinienne signé au Caire, une réconciliation qu'elle espère «définitive» et «sincère», selon un communiqué du ministère algérien des Affaires étrangères. L'Algérie a «inlassablement plaidé» pour cette réconciliation entre l’Autorité palestinienne et le Hamas, est‑il précisé dans ce texte publié jeudi par l'agence APS. «Elle exprime le souhait de voir cet accord sceller une réconciliation définitive et sincère qui permettra de renforcer la lutte du peuple palestinien», selon ce communiqué. L'ensemble des factions palestiniennes ont signé mardi au Caire un accord qui prévoit la formation d'un gouvernement de technocrates, en vue d'élections présidentielles et législatives d'ici à un an. Mahmoud Abbas, président de l'Autorité palestinienne et chef du Fatah, et Khaled Mechaal, chef du bureau politique du Hamas, ont célébré mercredi au Caire la fin de quatre années d'antagonisme et de violences fratricides. La dernière rencontre entre les deux frères ennemis remontait à avril 2007.

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          • Hadjer Guenanfa :


            Vendredi 6 Mai 2011 -- Les médecins affilés au Syndicat national des praticiens de la santé publique (Snpsp) et au Syndicat national des praticiens spécialistes de la santé publique (Snpssp) seront en grève illimitée à partir du 16 mai prochain. C'est l'une des principales décisions prises à l'issue de la réunion de l'intersyndicale et dont les résolutions ont été rendues publiques ce vendredi 6 mai, lors d'une conférence de presse à Alger. Outre le débrayage, le Snpsp et le Snpssp ont décidé d'organiser «d'autres manifestations, d'apporter leur soutien à tous les mouvements de grève initiés par les médecins résidents, les étudiants en médecine, en chirurgie dentaire et en pharmacie et de coordonner avec eux», a indiqué Mohamed Yousfi, porte‑parole du Snpssp. Mohamed Ysoufi ainsi que Lyes Merabet, porte‑parole du Snpsp ont dénoncé le non‑respect par le ministère de la Santé des engagements pris quant à leurs revendications. Les conférenciers sont particulièrement revenus sur l'annonce faite par Djamel Ould Abbès concernant l'accord conclu avec le Syndicat national des médecins généralistes (SNMG) autour de l'augmentation de 70% du salaire net des médecins généralistes. «On dénonce l'attitude vicieuse du ministre de la Santé qui nous impose un représentant qu'on n'a même pas élu et qui n’est nullement représentatif de la corporation», a indiqué le Dr Merabet. Pour les syndicalistes, la reprise de la contestation est aujourd'hui inévitable. Lyes Merabet n'a exclu aucune forme de protestation. Des rassemblements, des sit‑in et des marches seront donc organisés pour faire entendre leurs revendications parmi lesquelles figurent l'adoption du statut amendé et la révision du régime indemnitaire. Alors que le Snpssp compte attaquer en justice les deux organisations syndicales hospitalo‑universitaires, le Snpsp s'est dit déterminé à ester en justice le premier responsable du département de la Santé. «Nous avons un dossier assez conséquent», a affirmé le Dr Merabet. «Le ministre a choisi la guerre», a‑t‑il poursuivi.

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                • Feriel Driss :


                  Vendredi Mai 6 2011 -- Un ancien journaliste a été tué par des hommes armés, ce vendredi 6 mai vers 17 h 30 à Balarouche, une petite localité située entre Baghlia et Oued Aissa, à l’est de Boumerdès, a‑t‑on appris de source locale. N. Rabah a travaillé durant les années 1990 comme journaliste à Alger. Deux hommes armés l’ont tué par balles à la sortie du stade de Belarouche, selon la même source. On ignore si les deux hommes sont des terroristes d’Aqmi (ex‑GSPC). À la fin des années 1990, le défunt avait abandonné le travail dans la presse, après avoir reçu des menaces de la part des groupes islamistes armés.

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                  • Vendredi 6 Mai 2011 -- Une tortue et un caméléon vivants ont fait le voyage en avion d'Algérie à Genève dans des bagages. Les gardes‑frontières ont découvert les animaux par hasard en contrôlant jeudi la voiture qui ramenait les fraudeurs chez eux à Annemasse (France). Ces derniers ont écopé d'une amende. «Le bébé caméléon a bondi sur le bras d'un de mes collègues qui a eu très peur», a raconté vendredi Michel Bachar, le porte‑parole des gardes‑frontières de la région genevoise. Apparemment en bonne santé, les deux animaux ont été confisqués par les agents et confiés au Tropiquarium du Zoo de Servion (VD). «Nous sommes très attentifs au trafic d'animaux exotiques», a relevé M. Bachar. Les cas sont souvent plus nombreux lors des périodes de vacances. Il y a deux semaines, les gardes‑frontières ont mis la main sur une mangouste qui a semé une belle pagaille dans les locaux du poste de douane, a souligné le porte‑parole.

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                      • ALGIERS, May 6, 2011 (Reuters) -- A journalist was shot dead on Friday in an area of Algeria where insurgents linked to al Qaeda are active, a security official said. There was no confirmation the attack was carried out by al Qaeda-affiliated militants, but the killing revived memories of the 1990s when journalists were routinely targeted by Islamist insurgents fighting government security forces. The journalist, Ahmed Nezar, was shot dead on Friday afternoon in his hometown of Baghlia, about 100 km (60 miles) east of the capital, the security official, who spoke on condition of anonymity, told Reuters. Nezar was a local freelance correspondent for several French-language newspapers in Algeria, an energy exporter which won its independence from France in 1962. "The journalist lived in this dangerous area where several local officials have been killed in the past few years," the security official said.

                        Algeria is emerging from a conflict with Islamist militants which, at its height in the 1990s, killed an estimated 200,000 people. Security crackdowns and offers of amnesties to insurgents have helped to reduce the violence dramatically. However, there has been an upsurge in attacks in the past few weeks. Last month, Islamist militants killed 13 soldiers in the mountainous Kabylie region east of Algiers, in their deadliest attack for months. Six soldiers were killed the following day in the same region, and two gendarmes - or paramilitary police - were killed nearby late last month, security officials and local witnesses said. Baghlia, which is also in the Kabylie region, has for years been a focus of attention for al Qaeda's north African branch, which is known as al Qaeda in the Islamic Maghreb (AQIM). Local people and security officials say AQIM insurgents use threats of violence to extort money from farmers in and around Baghlia to help finance their operations.

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                          • Rania Hamdi :


                            Samedi 7 Mai 2011 -- Le ministre de la santé, Djamel Ould Abbès a décidé de rompre unilatéralement le dialogue avec le Syndicat national des praticiens de santé publique (SNPSP) a annoncé dans un communiqué son président le docteur Lyes Merabet. «Accumulant promesses et engagements depuis son intronisation à la tête du département de la santé, il a fini par tourner le dos à tout le monde en improvisant une démarche de fait accompli de par l'annonce d'un régime indemnitaire sans l'amendement du statut tel que négocié en commission mixte SNPSP‑MSPRH», dénonce le président du SNPSP. Le ministre de la Santé avait déclaré en effet il y a quelques jours avoir conclu avec le Syndicat national des médecins généralistes (SNMG) un accord autour d’une augmentation de 70% du salaire net des médecins généralistes. Le SNPSP affirme avoir été écarté de cette négociation, durant laquelle la tutelle s’est servie de ceux qu’il qualifie «de syndicalistes de service». «Misant sur l'effet démobilisateur que cela entraînerait au sein des praticiens de la santé publique, Djamel Ould Abbès a décidé d'annoncer, à travers un syndicat maison et devant les caméras de télévision, la finalisation du régime indemnitaire. En mettant l'accent sur le médecin généraliste à la veille du conseil national extraordinaire du SNPSP, le ministre et ses conseillers sont persuadés que ces praticiens se démarqueront automatiquement de l'organisation syndicale qui a porté et défendu depuis sa création le 15 mai 1991 toutes leurs revendications», peut‑on lire dans le communiqué. Lyes Merabet accuse Ould Abbès de manipulation et de vouloir casser le mouvement de contestation des praticiens de la santé en semant le doute quant à l’intégrité de ceux qui les représentent. «Le Dr DOA (Djamel Ould Abbes, ndlr) vise l'objectif de casser le SNPSP à défaut d'apprivoiser ses représentants. Il est persuadé qu'avec de l'argent mis dans la poche du médecin généraliste (...), il arrivera à anéantir vingt années de lutte et de combat d'existence et de survie d'une organisation syndicale AUTONOME qui fait aujourd'hui la fierté de tous les Algériens», ajoute le président du SNPSP avant de conclure : «la dignité des blouses blanches n'est pas à vendre M. le ministre, et c'est avec les véritables partenaires sociaux que les solutions doivent aboutir».

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                            • Zineb Benzita :


                              Samedi 7 Mai 2011 -- Les jours du gouvernement Ouyahia sont‑ils comptés ? Le président Abdelaziz Bouteflika n’est pas content du travail de son gouvernement et l’a fait savoir à ses ministres lors du dernier Conseil des ministres tenu le 2 mai. Cette réunion a été particulièrement houleuse, a confié à TSA une source proche du gouvernement. Le Président s’est montré en colère contre les ministres de l’Intérieur, du Commerce et de l’Enseignement supérieur. «La colère était visible sur le visage du Président à l’ouverture du Conseil. Le chef de l’État a demandé d’une façon brutale aux trois ministres d’éviter de se contredire et d’améliorer la gestion de leurs secteurs», affirme notre source. Le Chef de l’État a demandé à ses ministres «de prendre au sérieux les réformes annoncées comme étant des réformes profondes et non formelles et de travailler pour les concrétiser et d’être à la hauteur des aspirations du peuple».

                              Au lendemain du Conseil des ministres, Dahou Ould Kablia a été destinataire d’un nouveau message ferme de la part du président Bouteflika. Le Chef de l’État a reproché à son ministre de l’Intérieur ses déclarations successives sur la Libye, notamment celles contenues dans l’interview accordé par le ministre au quotidien Echourouk. Dans cet entretien, Ould Kablia avait prédit des relations tendues avec la Libye si le CNT arrivait au pouvoir dans ce pays voisin. Les déclarations d’Ould Kablia, largement reprises par les médias internationaux, ont considérablement gêné Mourad Medelci. Elles intervenaient en effet au moment où le ministre des Affaires étrangères effectuait une visite importante à Washington. Alger cherche à montrer qu’il ne soutient pas le régime libyen mais avec de telles déclarations de son ministre de l’Intérieur, c’est tout le discours qui était discrédité. Le ministre de l’Intérieur avait déjà été blâmé pour ses déclarations qui ont été interprétées comme un soutien de l’Algérie au régime de Mouaâmar Kadhafi. «Pour l’État algérien, les opposants libyens ne sont pas révolutionnaires. L’Algérie maintient sa position en faveur d’un cessez‑le‑feu, ne soutient aucune partie en conflit et reste contre l’ingérence étrangère et en faveur de l’autodétermination des peuples», a expliqué notre source. Désormais, Dahou Ould Kablia n’a plus le droit de s’exprimer sur la Libye.

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                              • Samia Amine :


                                Samedi 7 Mai 2011 -- Les services de l'ordre en Tunisie ont violemment réprimé les dernières manifestations antigouvernementales dans la capitale. Jeudi et vendredi, entre 200 et 300 personnes sont sorties défiler en soutien au ministre de l'Intérieur Ferhat Rajhi, qui avait dénoncé vingt‑quatre heures plus tôt un projet de coup d'État militaire en cas de victoire des islamistes aux prochaines élections prévues en juillet prochain. Criant «Le gouvernement de transition travaille toujours pour Ben Ali», «Nous voulons une autre révolution», la foule voulait avancer vers le siège du département de l'Intérieur, sis à l'avenue Bourguiba. La manifestation a été durement réprimée par la police. Certains ont été passés à tabac. Même les journalistes, présents pour couvrir les manifestations, n'ont pas été épargnés. Une quinzaine d'entre eux ont été agressés par les agents de l'ordre. Cet événement inédit, qui a eu lieu près de quatre mois après la chute du dictateur de Carthage, intervient à un moment crucial en Tunisie. Alors que les plus grandes institutions de l'État préparent les élections de l'assemblée constituante prévues pour le 24 juillet prochain, le gouvernement de transition s’attelle à relancer la machine économique durement éprouvée par la révolution déclenchée vers la fin de l'année 2010. En effet, depuis quelques semaines, les responsables du gouvernement transitoire de Béji Caïd Essebsi multiplient leurs sorties à l'étranger pour vendre l'image d'une Tunisie post‑Ben Ali. Soucieux de rassurer les potentiels investisseurs, ils tentent de convaincre leurs interlocuteurs du retour progressif de la sécurité et assurent d'un changement radical au sein de l'équipe dirigeante du pays. La répression qui a été réservée aux manifestants ces deux derniers jours vient à l'encontre des efforts consentis par le gouvernement tunisien. Dans un communiqué rendu public vendredi, le ministère de l'Intérieur s'est excusé auprès des manifestants et des journalistes ayant été violentés par les agents de police. Affirmant son respect pour le travail journalistique et le droit du citoyen à manifester, il a également assuré qu'une enquête serait diligentée par ses services.

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