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News from Algeria 2011

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  • Hamid Guemache :


    Mercredi 1 Juin 2011 -- La détente dans les relations algéro‑marocaines a fait long feu. Le Maroc a répondu officiellement ce mercredi 31 mai aux déclarations du premier ministre algérien Ahmed Ouyahia sur les tentatives marocaines d’impliquer l’Algérie dans l’envoi de mercenaires et d’armes en Libye. «Le Royaume du Maroc ne peut que regretter, une fois de plus, le recours à des arguments ou à des préalables injustifiés, et à chaque fois d’un type nouveau, pour maintenir le statu quo, faire reculer l’échéance de la réouverture des frontières», a déclaré le ministère des affaires étrangères marocain dans un communiqué. Dimanche, Ahmed Ouyahia avait déclaré que «l’ouverture de la frontière terrestre entre les deux pays n’était pas à l’ordre du jour». Le premier ministre algérien a accusé Rabat de chercher à impliquer Alger dans le conflit libyen. Les déclarations de M. Ouyahia ont eu l’effet d’une douche froide au Maroc. Celui‑ci s’attendait plutôt à des annonces positives de la part de l’Algérie, notamment sur la réouverture de la frontière terrestre fermée depuis 1994. La presse marocaine a longuement spéculé et même donné des dates sur la réouverture de cette frontière dont la fermeture prive le Maroc oriental de l’afflux de touristes algériens. Du coup, Rabat affiche son mécontentement et accuse Alger d’entraver la circulation des personnes au Maghreb.

    Aucun responsable marocain n’a parlé de mercenaires algériens en Libye

    Le refus d’Alger de rouvrir la frontière terrestre perpétue «une situation singulière et exceptionnelle dans le monde et qui constitue une entrave sérieuse au droit à la libre circulation des populations des deux pays», a encore regretté le ministère des affaires étrangères. Éludant les raisons réelles du refus de l’Algérie de rouvrir la frontière terrestre entre les deux pays, Rabat rappelle qu’«aucun responsable marocain n’a évoqué le rôle de l’Algérie dans la facilitation du recrutement ou du passage des mercenaires vers la Libye», selon le communiqué. Mais Rabat ne condamne pas les accusations de l’opposition libyenne qui a reproché à l’Algérie d’avoir aidé militairement le régime de Kadhafi. Il garde le silence au moment où la presse officielle marocaine multiplie les attaques contre l’Algérie. «En effet, même si de nombreux membres de l’opposition libyenne et des médias internationaux ont largement évoqué la responsabilité algérienne, les officiels marocains se sont abstenus d’aborder ou d’exploiter ce sujet, de quelque manière que ce soit», a ajouté le communiqué. Rabat défend l’agence MAP qui «s’est contentée», selon le communiqué, «de rapporter les différentes déclarations, positions et analyses relatives à cette question». Cette couverture de l’agence MAP a fini toutefois par irriter Alger, à la veille du match Maroc‑Algérie comptant pour les éliminatoires à la CAN 2012, le 4 juin à Marrakech. Le Maroc affirme qu’il «demeure engagé, avec force et sincérité, sur la voie d’une véritable normalisation des relations bilatérales, au bénéfice des deux peuples frères, porteurs et acteurs d’une relation bilatérale forte et dense».

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    • Hadjer Guenanfa :


      Mercredi 1 Juin 2011 -- La place du 1er Mai avait ce mercredi 1er juin comme un parfum de la place Tahrir en Égypte ou de celle du Changement au Yémen. Des centaines de médecins résidents l'ont occupée durant des heures avant d'être violemment tabassés, humiliés et évacués vers le Centre hospitalo‑universitaire Mustapha Bacha par les forces de l'ordre dépêchées en très grand nombre sur les lieux. Tout commence vers onze heures par un sit‑in décidé par le Collectif autonome des médecins résidents algériens (Camra) vendredi dernier. Vers midi, les manifestants forcent le cordon de sécurité donnant lieu à de violents affrontements avec la police. «Vous avez vu ! Ils ne font aucune distinction entre les femmes et les hommes. Ils tabassent tout le monde. Ils nous ont frappés dans les genoux pour qu'on ne les prenne pas en photo», lâche Samir, un manifestant. Le groupe est ensuite divisé en deux parties. L'une arrive jusqu'à l'Assemblée populaire nationale (APN). Une délégation de cinq médecins résidents est même reçue par Abdelaziz Ziari, son président. L'autre est restée place du 1er Mai et est rejointe par les médecins résidents qui étaient au sein de l'établissement Mustapha Bacha. Devant les agents de l'ordre dont le nombre déjà impressionnant ne cesse de croître, les manifestants crient : «Résidents civilisés, pas besoin de policiers !». Mais la tension monte. Les pourparlers engagés entre les deux parties n'aboutissent pas. Et vers 15 h 30, la police décide d'évacuer les lieux. Sur un ton empreint de mépris et de colère, un officier lance à ses éléments : «Fergou rabhoum ! (dispersez‑les !)». Ils s'exécutent en chargeant pour la deuxième fois les blouses blanches. Ce deuxième assaut a aussi son lot de blessés et d'interpellations. Trois médecins résidents sont interpellés.

      Kamel arrive difficilement à s'extraire des heurts qui ont duré plusieurs minutes. Assis sur le trottoir, le pantalon déchiré, les genoux blessés et son ordinateur portable cassé juste à côté, il arrive difficilement à retenir ses larmes. «Je ne me lèverai pas, d'ici. Faites ce que vous voulez. Vous ne voyez pas que je suis blessé. Le policier qui m'a frappé et a cassé mon PC, je l'avais moi‑même soigné lors des émeutes à la clinique des Glycines. J'ai veillé avec lui jusqu'à minuit», lance‑t‑il à l'adresse d'un policier qui lui a intimé l'ordre de se lever et de changer de place. Un autre, Ghilès installé à quelques mètres de lui, a également été blessé aux genoux. «Qu'est‑ce que vous voulez que je vous dise ? On voulait organiser une manifestation pacifique. Ils se comportent avec plus de retenue quand il s'agit des jeunes émeutiers. Ils n'osent pas faire ça avec eux», regrette‑t‑il. S'estimant trop humiliés sous les coups de bâton et de pieds, les médecins résidents n'obtempèrent même pas aux consignes de leurs délégués les appelant à rentrer. «Allez, changez de place, considérez‑moi comme un frère», lance un policier à l'adresse d'un manifestant blessé installé à l'entrée du CHU. «Je ne suis pas votre frère. Je ne pardonnerai jamais à celui qui m'a ainsi tabassé devant Dieu», réplique le médecin. Il y a à peine deux jours, M. Ouyahia faisait l'éloge du comportement des agents de sécurité lors des manifestations. Les images de violence observées ce mercredi lui ont à l'évidence donné tort.

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      • Sonia Lyes :


        Mercredi 1 Juin 2011 -- Le ministre de l’Intérieur, Dahou Ould Kablia, a minimisé, mercredi 1er juin, la portée des contestations populaires qu’a connues le pays au début de l’année, les réduisant à une détérioration des relations administration‑citoyen. «Les mouvements de contestation et la similitude des revendications qui ont été exprimées témoignent d’une incompréhension de part et d’autre (administration‑administrés) et d’un manque de prise en charge de certaines préoccupations prioritaires», a affirmé M. Ould Kablia à la clôture d’une réunion avec les walis à Alger. Alors que des consultations sur des réformes politiques ont été entamées depuis une quinzaine de jours, le ministre de l’Intérieur a exhorté les walis à «rompre avec la routine» et à se rapprocher des citoyens, expliquant que les rapports administration locale‑citoyens s’étaient «détériorés avec le temps, créant ainsi une crise de confiance et élargissant davantage le fossé entre les deux parties».

        Selon le ministre, les préoccupations des citoyens ne concernent pas nécessairement des réalisations de structures ou d’équipements mais portent, essentiellement, sur des problèmes liés à l’équité dans l’accès à certains droits sociaux comme l’emploi, le logement, la couverture sanitaire, le transport, les routes, la voirie et l’assainissement. Les réformes engagées visent à créer une nouvelle dynamique et à reconquérir la confiance, a‑t‑il dit, tout en estimant qu’elles n’étaient pas imposées par la conjoncture. «Il ne s'agit pas d'une préoccupation imposée par la conjoncture, mais bel et bien d'un long processus visant à consolider la relation de confiance entre l'administration et le citoyen et à réhabiliter la notion de service public», a‑t‑il précisé, insistant sur le développement des régions du Sud, les qualifiant d’espaces «stratégiques» qui constituent «une thématique spécifique».

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        • Khaled Yahyaoui :


          Mercredi 1 Juin 2011 -- Les familles des 17 marins algériens pris en otage par des pirates somaliens depuis six mois ont demandé, ce mercredi 1er juin, au président Abdelaziz Bouteflika, d’intervenir pour mettre fin à leur calvaire. Rassemblées devant le siège de la CNAN (Compagnie nationale algérienne de navigation), à Kouba, (banlieue est d’Alger), les familles des marins ne cachaient pas leur inquiétude sur le sort des otages au pays de la piraterie. «Regardez comment nous sommes traités ! Les responsables de la CNAN refusent de nous recevoir», vocifère un membre de l’une des familles des marins, affirmant n’avoir pas eu de nouvelles de son cousin depuis plusieurs semaines.

          Après une longue attente sous un soleil de plomb, les proches des otages ont fini par obtenir une promesse de rendez‑vous pour jeudi d’un responsable de la CNAN. «C’est mieux que rien», lâche, stoïque, un des manifestants. Plusieurs collègues des marins otages sont venus manifester leur solidarité avec les familles et les proches des otages, inquiets du manque d’informations sur leur situation. Peu d’informations fiables sont disponibles sur la situation de ces marins. Leurs familles considèrent que l’État algérien n’a pas assez fait pression sur l’armateur jordanien pour qu’il œuvre à leur libération. Ayant pu communiquer avec eux par téléphone, les familles ont affirmé que leurs proches étaient dans une situation catastrophique, privés d’eau potable et d’électricité. L’armateur jordanien n’a, pour le moment, rien fait pour leur libération, apprécient les familles des marins.

          Officiellement, le ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, Abdelkader Messahel, a affirmé ce mercredi 1er juin, que l'Algérie suivait «de près» la situation des otages. «Nous travaillons dans la discrétion avec nos partenaires et nos ambassades pour la libération des otages algériens détenus, depuis le début de cette année en Somalie», a‑t‑il répondu à une question d’un journaliste lors d’une conférence de presse. Selon M. Messahel, les autorités algériennes «sont en contact régulier» avec les otages par l’intermédiaire de l'armateur jordanien, International Bulk Carriers, qui négocie pour obtenir leur libération. Le ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci, avait, de son côté, appelé dimanche 29 mai à la libération de tous les otages, dont les Algériens, détenus en Somalie. En attendant, les familles restent mobilisées. Elles envisagent d’organiser d’autres rassemblements, notamment devant l’ambassade de Jordanie à Alger.

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            • Hadjer Guenanfa :


              Mercredi 1 Juin 2011 -- L’abrogation du service civil est l'une des principales revendications des médecins résidents, en grève illimitée depuis bientôt trois mois. Pour eux, ce système qui oblige tous les médecins spécialistes à passer deux ans dans les zones enclavées du pays, est désuet. Il a prouvé son échec depuis bien longtemps, affirment‑ils. Ils exigent donc son abrogation mais non sans fournir une alternative. «Nous avons proposé la construction de pôles sanitaires dans les grandes régions à travers le pays», explique un médecin résident au CHU de Bab El Oued.

              «Le problème, c'est qu'ils ne veulent pas réformer le système de santé qui est complètement défaillant. Ils préfèrent manipuler l'opinion publique contre les médecins en disant qu'ils ne veulent pas partir au Sud», explique un autre médecin. Ce n'est pourtant pas le cas, insistent les médecins rencontrés. Le vrai problème n'est pas le fait de travailler dans les zones enclavées mais le manque de moyens dans ces zones. «Dans ces régions, les spécialistes se transforment en écrivains publics à cause du manque de moyens. Ils se contentent d'envoyer les patients dans les établissements du Nord pour qu'ils soient soignés», assure Salim, médecin. Et d'expliquer : «moi, je suis chirurgien. Je ne peux pas travailler sans anesthésiste et sans réanimateur. En plus, parfois, il n'y a même pas de bloc pour opérer». Il donne également l'exemple des gynécologues. «Ils travaillent dans les établissements du Nord la nuit par équipe de douze personnes et ils ne s'en sortent pas. Imaginez comment ça va se passer dans les régions où il n'y a aucun moyen».

              Beaucoup de régions manquent de spécialistes. Les médecins résidents le savent. Mais ils précisent que le problème se pose également dans les régions du Nord. «Je travaille à Bab El Oued, je reçois souvent des gens de Blida. Ce n'est pas pourtant une région enclavée», ajoute Salim. «Même dans les grands établissements le problème de moyens se pose. À Bab El Oued, on souffre pour trouver un cystofix», raconte un autre médecin. Les médecins résidents sont parfaitement conscients de l'incompréhension qui règne parmi la population et particulièrement les patients. «On entend les commentaires des gens dans la rue et ailleurs. Ils pensent qu'on est super bien payés et qu'on ne veut pas travailler mais cela est faux. On manque cruellement de moyens même dans les grands établissements. Mais les gens ne le savent pas», continue Salim. Les médecins résident ont même demandé d'en débattre sur un plateau de télévision avec le ministre de la Santé. Mais leur demande a été refusée.

              Le Collectif autonome des médecins résidents algériens a décidé vendredi dernier de quitter la commission mixte dite des sages consacrée à la question du service civil. «Il n'y a pas de sages dans cette commission. Il y a par contre des gens qui n'ont aucune relation avec la médecine et qui ne veulent pas débattre», assure Sid Ali Merouane, l'un des délégués des médecins résidents. Pour lui, le jeu était biaisé dès le début. «Quand ils ont installé la commission, on a posé la question au ministre. On lui a demandé si elle aura pour mission de discuter l'abrogation du service civil ou sa réforme. Il nous a dit que c'est la commission qui va décider», raconte‑t‑il. Le jour de la première audience de la commission en question, les médecins résidents ont été surpris d'entendre le ministre au journal de 19 heures sur les ondes de la radio nationale préciser que la commission est décidée à la non‑abrogation du service, alors que l’audience devait s’achever à 21 h, précise notre interlocuteur. Les médecins résidents ont donc décidé de maintenir la grève illimitée. Ils décideront de leur prochaine action le week‑end à venir.

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                • Hakim Arous :


                  Jeudi 2 Juin 2011 -- Après une période de léger réchauffement, les relations algéro‑marocaines se dégradent de nouveau. La polémique enfle autour du conflit libyen et des soupçons sur une éventuelle aide apportée par Alger au régime de Kadhafi. Depuis le début du conflit, les autorités démentent ce qu'Abdelkader Messahel, le ministre délégué aux Affaires africaines et maghrébines, a qualifié hier de «désinformation» émanant de «lobbies et de milieux hostiles à l'Algérie». Directement visé par les autorités : le Maroc, qui mènerait une campagne de lobbying pour discréditer l'Algérie. Mercredi, Rabat a démenti officiellement par l'intermédiaire d'un communiqué du ministère des Affaires étrangères. Mais Alger persiste. «Cette déclaration qui se drape des vertus de bon voisinage ne change rien au fond du problème. Les faits sont têtus et il se trouve que des lobbyistes étrangers émargeant au budget de ce pays voisin et déclarant ouvertement agir pour le compte de son gouvernement, colportent des accusations graves et injustifiées à l’encontre de l’Algérie. Vos lecteurs peuvent d’ailleurs le constater, par eux‑mêmes, sur le site du Moroccan American Center for Policy qui reconnaît diffuser ces écrits hostiles et malveillants au nom du gouvernement marocain», commente ce jeudi 2 juin une source autorisée au ministère des Affaires étrangères.

                  Ce sont les propos du premier ministre Ahmed Ouyahia qui ont mis le feu aux poudres. Dimanche, au cours d’une conférence de presse sur la Tripartite, il avait déclaré : «Ces derniers temps, on observe (...) des déclarations de l'agence officielle marocaine et une agitation du lobby officiel marocain aux États‑Unis pour vouloir impliquer l'Algérie dans l'envoi de mercenaires en Libye, dans l'envoi d'armes en Libye». Ahmed Ouyahia avait ainsi conclu que l'ouverture des frontières entre les deux pays ne pouvait pas être à l'ordre du jour. Rabat a regretté avec ces propos «le recours à des arguments ou à des préalables injustifiés, et à chaque fois d’un type nouveau, pour maintenir le statu quo, faire reculer l’échéance de la réouverture des frontières».

                  Mais la même source autorisée au MAE défend aujourd'hui la position exprimée par Ahmed Ouyahia. «La déclaration du Premier ministre a le mérite de la clarté puisqu’elle rappelle de manière franche que les relations de confiance entre les États se bâtissent par des actes et se fondent, avant tout, sur la sincérité et la bonne foi». Elle dénonce encore une fois des «allégations farfelues et grotesques». «La déclaration limpide du Commandant du Commandement des États‑Unis pour l'Afrique (Africom) faite hier à partir d'Alger et qui dément de manière péremptoire une quelconque implication de notre pays, vient ruiner définitivement un misérable agenda concocté dans des officines de lobbying à Washington», conclut cette source.

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                  • Ali Idir :


                    Jeudi 2 Juin 2011 -- Le lancement du nouveau billet de 2.000 dinars est en train de tourner au scandale. La nouvelle coupure n’est pas reconnue par les compteuses de billets et les distributeurs automatiques de billets. Comble de malchance pour cette coupure censée être infalsifiable, elle est détectée comme étant un faux billet. «Les billets de 2.000 dinars sont rejetés par nos machines qui les considèrent comme de faux billets», affirme un banquier. «Les compteuses de billets ne sont pas paramétrées pour reconnaître le nouveau billet», précise‑t‑il. Du coup, banques et entreprises ne savent plus quelle attitude avoir. Pour faire face au problème de liquidités dans les bureaux de poste, la Banque d’Algérie s’est précipitée dans la mise en circulation de la nouvelle coupure, en grillant les étapes d’une telle opération. «La Banque d’Algérie a mis la charrue avant les bœufs, comme dit le proverbe», explique le même banquier, ajoutant : «elle n’a pas demandé au fournisseur de compteuses de billets de paramétrer ces machines pour reconnaître le nouveau billet». Plus grave, cette omission risque de favoriser la falsification du nouveau billet. Comment ? «Actuellement, les banques n’ont aucun moyen pour détecter un vrai faux billet de 2.000 dinars. Les machines rejettent tous les billets, y compris ceux directement fournis par la Banque d’Algérie», ajoute le même banquier. Un ratage monumental de l’institution dirigée par Mohamed Laksaci depuis plusieurs années. La Banque d’Algérie manque-t-elle d’expérience à ce point dans le lancement de nouveaux billets de banque ? «On n’a aucune information sur ce qui s’est passé réellement. Heureusement que la Banque centrale a mis en circulation de petites quantités de billets de 2.000 dinars», affirme un autre banquier. Ce ratage de la Banque d’Algérie explique en fait le retard mis dans la mise en circulation du nouveau billet alors que la crise du manque de liquidités dans les bureaux de poste s’aggrave de jour en jour. Le fournisseur de compteuses de billets devrait paramétrer les machines pour qu’elles puissent reconnaître le nouveau billet. L’opération pourrait prendre plusieurs jours. En attendant, les faussaires peuvent agir comme ils veulent pour inonder le marché de faux billets de 2.000 dinars.

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                    • Jeudi 2 Juin 2011 -- Le ministre algérien de l'Intérieur, Dahou OuldKablia, a affirmé jeudi que la «nébuleuse terroriste» avait «énormément perdu de sa capacités de nuisance» en Algérie grâce aux opérations des services de sécurité contre les maquis islamistes. «La nébuleuse terroriste, dont l'existence remonte aux années 1990, a aujourd'hui perdu énormément de sa capacité de nuisance à l'intérieur du pays, grâce aux efforts de l'armée et des différents corps de sécurité, qui sont toujours là pour contenir (ses) mouvements», a déclaré M. Ould Kablia, à l'issue d'une réunion avec les walis (préfets), selon l'agence de presse APS. Les violences ont considérablement baissé d'intensité en Algérie, notamment depuis la mise en œuvre en 2006 de la charte de réconciliation nationale offrant le pardon aux islamistes armés en échange de leur reddition. Mais certaines régions du pays, notamment Boumerdès et Tizi Ouzou, continuent d'enregistrer des attaques attribuées à des groupes se réclamant d'Al‑Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Aqmi, qui a ses racines en Algérie, dispose de plusieurs bases au Mali d'où elle opère dans plusieurs pays du Sahel (Niger et Mauritanie en particulier), commettant des attentats, des rapts, essentiellement d'Occidentaux, et se livrant à divers trafics. Une réunion de quatre pays du Sahel (Algérie, Mauritanie, Niger, Mali) avec leurs partenaires, notamment américain et européens, doit se tenir début septembre à Alger pour organiser la coopération anti-terroriste dans cette région.

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                          • أبلغ المجلس الانتقالي الليبي رئيس الوزراء الإسرائيلي استعداد النظام القادم في ليبيا للاعتراف بإسرائيل، وشدد المجلس الانتقالي في رسالة شفوية نقلها الكاتب اليهودي الفرنسي برنارد هنري ليفي إلى نتانياهو خلال لقاء جمعه به يوم أمس بالقدس المحتلة، على الاهتمام بضمان العدالة للفلسطينيين وكذا أمن إسرائيل.

                            قال الكاتب الفرنسي اليهودي في تصريح لوكالة الأنباء الفرنسية ''خلال لقاء دام ساعة ونصف، أبلغت رئيس الوزراء رسالة شفوية من المجلس مفادها أن النظام الليبي المقبل سيكون معتدلا ومناهضا للإرهاب، يهتم بالعدالة للفلسطينيين وأمن إسرائيل''.

                            وأضاف هنري ليفي الذي يعد أحد منظري المجلس الانتقالي الليبي، في تفاصيل فحوى الرسالة التي حملها من ليبيا قائلا ''النظام الليبي المقبل سيقيم علاقات عادية مع بقية الدول الديمقراطية بما فيها إسرائيل''. ويشار إلى أن ليفي كان في مصراتة قبل أن يغادر التراب الليبي الذي تسيطر عليه المعارضة الليبية متوجها إلى إسرائيل. وأكد ناطق باسم نتانياهو للوكالة الفرنسية أن رئيس الوزراء استقبل الكاتب الفرنسي وقال إن ''رئيس الوزراء يحبذ التحدث إلى المثقفين''.

                            وأشارت الوكالة في برقيتها إلى أن رئيس وزراء إسرائيل لم يبد استغرابه لمضمون رسالة المجلس الانتقالي، وفق ما أكده برنار ليفي في رده عن سؤال بهذا الخصوص، وأن نتانياهو حسبه ''لم يعرب عن حسرته على معمر القذافي، أحد ألد أعداء إسرائيل''.

                            عدم استغراب نتانياهو لمثل هذا الموقف الذي عبر عنه المجلس الانتقالي حيال مستقبل العلاقات بين المجلس الانتقالي والكيان العبري، يمكن ربطه بما نشرته تقارير إعلامية في منتصف شهر ماي المنصرم، حول اتفاق بين إسرائيل والمجلس الانتقالي الليبي ''بدعم إسرائيل للمجلس على أن يتم الموافقة على إنشاء قاعدة عسكرية إسرائيلية بمنطقة الجبل الأخضر في منطقة البيضاء لمدة 30 سنة''، وتشير الوثيقة إلى أن إسرائيل تلتزم مقابل ذلك بقيام جيشها ''بتدريب الثوار وتقديم الدعم لهم والأسلحة في حربهم ضد القذافي، مع الضغط على الدول الغربية للاعتراف بالمجلس''. هذه الوثيقة تم توزيعها خلال مؤتمر للقبائل الليبية انعقد منتصف الشهر الماضي في طرابلس، وحسب الموزعين للوثيقة فقد نشر مضمونها في صحيفة 'غازيتا رى' الروسية، سربها إليها ضابط أوكراني.

                            ويعتبر هنري ليفي الكاتب والفيلسوف الفرنسي، وهو من أصل يهودي، أحد أهم المدافعين عن مصالح إسرائيل في فرنسا، وأصبح منذ اندلاع الأحداث في ليبيا في 17 فيفري مستشار الرئيس الفرنسي نيكولا ساركوزي للشؤون الليبية.

                            وكان برنارد هنري ليفي قد سافر من تونس إلى بنغازي برا في شاحنة خلال الأيام الأولى من اندلاع الأحداث الدامية في ليبيا، وتقرب من النواة الأولى التي شكلت فيما بعد المجلس الانتقالي في ليبيا، وقدم خلالها الاستشارة للرئيس ساركوزي من أجل استقبال ممثلي المجلس. وحمل معه بعد عودته من بنغازي إلى باريس صورة العلم الفرنسي مرفوعا في إحدى البنايات لإقناع ساركوزي بضرورة استغلال الفرصة. وسوق ليفي للمجلس الانتقالي خارجيا كما أنه كان من الأوائل الذي دعوا إلى تدخل القوات الدولية في ليبيا، واستشاراته لساركوزي جعلت فرنسا أول بلد يعترف بالمجلس الانتقالي الليبي، وهي من تزعمت التدخل العسكري في ليبيا في إطار التحالف الدولي إلى جانب كل من بريطانيا والولايات المتحدة الأمريكية.

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                            • Rafik Tadjer :


                              Vendredi 3 Juin 2011 -- Avant même d’accéder au pouvoir, le Conseil national de transition (CNT) multiplie les maladresses. Le comportement de ses dirigeants a de quoi inquiéter les Libyens et susciter la méfiance des voisins de la Libye, particulièrement l’Algérie. La révolte populaire du début de l’année semble se transformer progressivement en un projet dont l’objectif s’éloigne de plus en plus des aspirations démocratiques qui ont fait sortir des milliers de Libyens dans la rue pour réclamer le départ du dictateur Mouamar Kadhafi. Si le soutien de l’Otan aux rebelles ne pose pas problème, les relations entre le CNT et Israël sont un véritable motif d’inquiétude dans la région. Jeudi, l’écrivain français Bernard‑Henri Lévy a affirmé avoir transmis un message du CNT au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu lors d'une rencontre jeudi à Jérusalem. «J'ai communiqué au Premier ministre un message verbal de ce Conseil, dont le point essentiel est que le futur régime libyen sera un régime modéré et anti‑terroriste, qui aura le souci de la justice pour les Palestiniens et de la sécurité pour Israël», a affirmé M. Lévy à l'AFP. Selon ce message, «le futur régime libyen entretiendra des relations normales avec les autres pays démocratiques, y compris avec Israël», a précisé l'écrivain, en provenance de Misrata, une ville située à l'est de Tripoli et contrôlée par les rebelles du CNT. Bernard-Henri Levy affirme que le Premier ministre israélien «n'a pas semblé surpris par le message». Vendredi, au lendemain de cette déclaration, le CNT n’avait toujours pas démenti le contenu du message envoyé aux autorités israéliennes. Cette lettre intervient quelques jours après la diffusion d’une information sur l’existence d’un accord secret conclu entre le CNT et Israël pour l'installation d'une base militaire israélienne en Libye. Une information qui n’a jamais été démenti par les rebelles libyens.

                              Accusations contre l’Algérie

                              Si le CNT libyen fait tout pour rassurer Israël, il ne rate aucune occasion de s’attaquer à l’Algérie. Depuis le début du conflit, l’organe politique de la rébellion libyenne a multiplié les accusations à l’encontre de l’Algérie. Il a affirmé que l’Algérie envoyait des mercenaires et des armes au régime de Kadhafi, sans jamais apporter la preuve de ces accusations. Moustapha Abdeljalil, le chef du CNT, a porté des accusations publiques contre l’Algérie. Le CNT s’est même plaint officiellement auprès de la Ligue arabe concernant l’aide de l’Algérie au régime du colonel Mouamar Kadhafi. Pourtant, aucune preuve sur l’implication de l’Algérie n’a été fournie par le CNT. À l’exception de la France, les grandes puissances occidentales, directement impliquées dans le conflit, ont démenti l’envoi par le pouvoir algérien de mercenaires et d’armes en Libye. «Je n'ai rien vu d'officiel ou de rapport qui fasse état d'envoi par l'Algérie de mercenaires en Libye», a déclaré mercredi à Alger le commandant de l’Africom (Commandement militaire américain pour l'Afrique), le général Carter F. Ham. Pour sa part, un porte‑parole du ministère britannique des Affaires étrangères, cité jeudi par l’APS, a déclaré : «il n’y a aucune indication qui permette d’affirmer que le gouvernement algérien est en train de faciliter l’entrée de mercenaires en Libye». Malgré ces démentis, le CNT libyen n’a toujours pas fait le moindre geste d’excuses en direction de l’Algérie et des Algériens.

                              Crimes de guerre

                              Ces maladresses diplomatiques viennent s’ajouter à des dérapages sur le terrain. Une commission d’enquête de l’ONU a affirmé en fin de semaine avoir «trouvé quelques actes qui constituent des crimes de guerre», en particulier des cas de «torture ainsi que d'autres formes de traitements inhumains et dégradants» de la part de la rébellion. La même commission met aussi en cause le régime de Mouamar Kadhafi «Des crimes contre l'humanité et des crimes de guerre ont été commis par les forces du gouvernement libyen», a‑t‑elle conclu, évoquant «un recours excessif à la force contre les manifestants, au moins dans les premiers jours des manifestations, ayant entraîné un nombre important de morts et de blessés». Le rapport mentionne aussi des détentions arbitraires, des disparitions forcées, des obstacles à l'accès aux soins médicaux et des «attaques graves» contre les médias.

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                              • Samia Amine :


                                Vendredi 3 Juin 2011 -- Deux employées de GESI‑BAT à Annaba, Houria Fatnassi 48 ans et Yamina Bounour 54 ans, ont entamé ce vendredi 3 juin une grève de la faim. Elles protestent contre la mise en œuvre d'un plan de réduction d'effectifs déguisé. Leurs déboires et ceux de l'ensemble des employés de GESI‑BAT ont commencé après l'acquisition de l'entreprise par le groupe Grebco. «Dès lors, on refuse de renouveler les contrats de travail à durée déterminée et on poussait les travailleurs à partir en retraite leur disant que leur prime de retraite justement était en jeu», indique Mme Fatnassi à TSA. Tous ceux qui se sont levés pour contester ces nouvelles mesures ont été sanctionnés, selon elle. Les deux grévistes en font partie. «On a été sanctionnées par une mise à pied de dix jours», poursuit‑elle. Notre interlocutrice précise également qu'une lettre vient d'être envoyée au wali d’Annaba ainsi qu'au président de la République. Elle regrette le fait que leur section syndicale, affiliée à l'Union générale des travailleurs algériens (UGTA) soit de connivence avec la direction du groupe pour des intérêts strictement personnels.

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