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      • Sonia Lyes :


        Samedi 4 Juin 2011 -- Le RCD a appelé, samedi 4 juin, à l’issue de son Conseil national, à la «dissolution de la police politique», l’un des préalables à toute initiative de sauvegarde du pays, selon lui. «Au pouvoir qui fait mine de chercher des propositions politiques pour sortir le pays de la crise, il suffit de rappeler que la dissolution du DRS et l’organisation d’élections conditionnées par un cahier de charges républicain et soumises à une observation internationale massive et qualifiée représentent les préalables incontournables à toute initiative de sauvegarde nationale», souligne le RCD dans les résolutions du Conseil national.

        Selon ce parti, la police politique a «asservi» le pays et représente un péril pour son avenir. «Qu’elle s’appelle MALG, SM ou DRS, la police politique algérienne, faisant de l’armée le levier de la répression et de la corruption, a toujours asservi la Nation et met aujourd’hui son destin en péril», affirme le parti. «Combien de Abane, de Chabani, de Khider, de Krim, de Mecili et de Boudiaf faut‑il encore sacrifier; combien d’avril 80, d’octobre 88 ou de printemps noir faut‑il renier; combien de coups d’État, de fraudes électorales faut‑il endurer ; combien de milliards détournés et de projets réévalués, retardés ou annulés faudra‑t‑il subir pour voir enfin se réaliser l’espoir de Novembre et de la Soummam», s’interroge‑t‑il.

        Outre ces interrogations, le RCD qui assimile les consultations de la commission Bensalah «à une kermesse où sont convoqués fossiles et parasites pour faire diversion», décrit une situation nationale délétère faite de manœuvres, de corruption, de répression, de décisions allant dans le sens du statu quo et de la manipulation. Le RCD égrène un chapelet de griefs contre le pouvoir qualifié d’«incapable» qui refuse de lire «une scène nationale échappant à tout contrôle». «Tous les bureaux régionaux du RCD confirment la permanence de l’abus et de l’interventionnisme tentaculaire du DRS qui neutralise et dégrade tout combat politique régulier», écrit le RCD. Il affirme aussi que la CNCD a été déstabilisée par l’infiltration et la manipulation du pouvoir.

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        • Hadjer Guenanfa :


          Samedi 4 Juin 2011 -- Les médecins spécialistes affectés à Skikda dans le cadre du service civil sont en colère. Ils affirment n'avoir pas reçu leur salaire depuis des mois et ne pas avoir de logements de fonction. «J'ai signé le PV de l'affectation en août 2010 et je n'ai toujours pas reçu mon salaire», témoigne Mehdi Niadi, médecin spécialiste travaillant à l'Établissement public hospitalier de Skikda. Mais il est n'est pas le seul à souffrir de cette situation. «Environ une dizaine de médecins spécialistes (session décembre 2009 et avril 2010) en poste pour certains depuis 10 mois, sont toujours sans salaire; alors que les médecins issus de la nouvelle promotion (décembre 2010) viennent d'être affectés», affirme‑t‑il. Le Dr Niadi assure pourtant avoir frappé à toutes les portes pour résoudre le problème. Sans succès. Établissement hospitalier, ministère et trésor public se renvoient la responsabilité, selon lui.

          Autre problème soulevé : la décision de l'affectation a pris six mois après la fin de leur cursus. Une période au cours de laquelle, ils n'ont pas été rémunérés. «Faute de logements de fonction, les médecins spécialistes sont obligés de faire le déplacement quotidiennement pour se rendre sur leur lieu de travail et avec leurs propres moyens», souligne‑t‑il. Avec le manque cruel de moyens nécessaires à l’accomplissement de leur mission, ce sont les raisons pour lesquelles les médecins spécialistes quittent leurs postes à la fin du service civil et parfois même avant, explique‑t‑il. Des centaines de médecins résidents ont manifesté, mercredi dernier, à Alger pour l'abrogation du service civil. Insultés, humiliés et tabassés, ils envisagent actuellement de déposer une plainte collective. «Il y a eu des dizaines de blessés lors de la dernière manifestation. On est en train de récolter les certificats médicaux pour porter plainte», indique Sid Ali Merouane, porte‑parole du Collectif autonome des médecins résidents algériens (Camra).

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          • Dimanche 5 Juin 2011 -- Un réseau de trafiquants de voitures de luxe volées en Suisse et en France et passées par la frontière algéro-tunisienne a été neutralisé en Algérie après plus de 16 mois d'enquête, selon les autorités du sud algérien citées ce dimanche 5 juin par le quotidien Liberté. Abdelhak Bouraoui, le chef de la sûreté de la wilaya, a indiqué que 238 dossiers de fausses cartes grises avaient déjà été mis à jour par les enquêteurs, avec le soutien d'Interpol. Ce chiffre pourrait être revu à la hausse, l'enquête étant toujours en cours. Depuis le lancement de l'enquête, 40 véhicules - dont des 4X4 Mercedes, BMW, des Golf et des Audi - ont été récupérés dans plusieurs wilayas. Mais 198 sont toujours recherchés. Les enquêteurs ont établi que des complicités existaient au sein de plusieurs wilayas, dont Alger, avec des tâches assignées à chacun des malfaiteurs: confection des papiers, passage des frontières, vente des véhicules... Huit personnes ont été déférées devant la justice à Metlili, à 40 km au sud de Gardaïa. L'un des barons du trafic, originaire de Metlili mais dont l'identité n'est pas publiée, a déjà été jugé et purge 12 ans de prison.

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            • Ferhat Azouz :


              Dimanche 5 Juin 2011 -- Le ministre des Finances, Karim Djoudi, a donné instruction à toutes les banques et autres institutions financières algériennes de geler les avoirs libyens en Algérie, en application des résolutions de l’ONU, selon un fac-similé d’une circulaire du ministre, signée le 12 mai, et publiée dimanche 5 juin par le quotidien Ech‑Chorouk. Dans cette circulaire, le ministre ordonne «le gel de tout mouvement ou transfert de fonds» et «le gel de toutes les transactions immobilières et autres transferts de propriétés susceptibles d’être effectués par des personnes ou entités listées en annexe des résolutions 1970 et 1973» de l’ONU. M. Djoudi demande également «l’identification précise des avoirs financiers et des ressources économiques se trouvant sur le territoire algérien et appartenant ou contrôlés» par les mêmes personnes ou entités citées par les résolutions de l’ONU.

              M. Djoudi justifie cette décision du gouvernement algérien par «l’obligation» de se conformer aux décisions de l’ONU, dont l’Algérie est membre. «Aux termes du paragraphe 17 de la résolution 1970, l’ensemble des États membres, dont l’Algérie, sont dans l’obligation de procéder immédiatement au gel des fonds et autres avoirs financiers et ressources économiques», ayant un lien avec le «gouvernement libyen ou des ressortissants de ce pays». L’Algérie entend ainsi se conformer aux décisions de l’ONU et rester dans le cadre de la légalité internationale. L’Algérie a reconnu une aide mais strictement humanitaire (alimentaire et sanitaire), sous le contrôle de l’ONU. Elle a démenti tout soutien militaire au régime de Kadhafi, réfutant ainsi les affirmations répétées des responsables du CNT libyen faisant état de ce soutien.

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              • Samir Rahim :


                Dimanche 5 Juin 2011 -- Les deux employées de Gesi-Bat à Annaba, filiale du Groupe des entreprises publiques de construction (GREPCO), ont suspendu leur grève de la faim samedi en fin de journée. Elles avaient entamé leur grève vendredi pour dénoncer la mise en oeuvre d'un plan de réduction d'effectifs déguisé, selon elles, dans leur entreprise. Hier donc, la direction générale de GREPCO a indiqué dans un communiqué qu'aucun plan social ne sera appliqué dans aucune des douze filiales du groupe. Toutes les sanctions prises à l’encontre de ces deux secrétaires de direction et d’autres agents sont annulées. «Des instructions en ce sens ont été données à la direction générale de Gesi-Bat», a indiqué à TSA le directeur général adjoint chargé de la communication de GREPCO.

                Les deux grévistes, secrétaires générales au sein de Gesi-Bat, avaient en effet été mises à pied pour une durée de dix jours pour avoir contesté la politique de ressources humaines du groupe. Depuis l'acquisition de Gesi-Bat par GREPCO, le groupe « refuse de renouveler les contrats de travail à durée déterminée et on poussait les travailleurs à partir en retraite leur disant que leur prime de retraite justement était en jeu », indiquait vendredi Houria Fatnassi, l'une des grévistes à TSA. Selon le directeur général de GREPCO, le groupe a des ambitions et des projets pour ses douze filiales. «Les responsables de nos filiales implantées dans une dizaine de wilaya de l’Est du pays ont été instruits à l’effet de procéder à un recrutement en masse pour répondre à l’important cahier de charge dont nous disposons dans le cadre du programme quinquennal 2010/2014», a-t-il ainsi affirmé ajoutant que plusieurs dizaines de milliards de dinars ont été débloqués par l'Etat pour l'acquisition de nouveaux matériels et équipements.

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                • Dimanche 5 Juin 2011 -- Le tribunal criminel de Constantine a condamné, ce dimanche, à la peine capitale l’émir d’un groupe terroriste, Chetouane Ahcene, dit Abou Hadjer, âgé de 45 ans, qui activait à Djebel El Ouahch, à Constantine. Selon l’arrêt de renvoi, l’accusé a été arrêté le 27 octobre 2010 à la cité Sakiet Sidi Youcef (ex-La Bum), par les éléments de la sûreté nationale qui ont découvert sur lui une arme à feu de marque Beretta, et un permis de conduire appartenant à l’un des agents de la sûreté, abattu. Lors de l’enquête, l’accusé a reconnu qu’il a participé à plusieurs attentats à Skikda, Jijel, Sétif , Mila, et Constantine où il a posé une bombe artisanale au poste des gardes communaux à Djebel El Ouahch, en 2010. «J’ai débuté à Djebel Bounadja, dans la wilaya de Mila en 1994, avec 15 terroristes, où j’ai soutenu plusieurs opérations à Djebel Anser et Babor à Setif ; j’ai tué aussi des dizaines de citoyens», a-t-il ajouté. Dans son réquisitoire, le procureur général insistant sur la culpabilité de l’accusé lui a requis la perpétuité.

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                  • Lundi 6 Juin 2011 -- Aïcha Kadhafi se serait réfugiée en Algérie. C'est du moins ce qu'affirme lundi le magazine panafricain Jeune Afrique sur son site internet. "Selon nos sources, Aïcha, la fille unique de Kadhafi, s’est réfugiée dans le plus grand secret en Algérie, où elle est arrivée en passant par la frontière tunisienne le 16 mai, seule voie de sortie des Libyens de l’Ouest en direction de l’étranger", affirme-t-il dans un article publié sur son site lundi matin. "Très traumatisée, dit-on, par la mort de son jeune frère Seif el-Arab et de trois enfants de la famille (peut-être sa fille et deux de ses neveux) à la suite d’un raid aérien de l’Otan contre un poste de commandement à Tripoli, elle est l’invitée personnelle du président Abdelaziz Bouteflika. En attendant peut-être d’être rejointe par le reste de la famille", explique encore Jeune Afrique lequel ne manque pas de préciser que "ce jour ne paraît pas si lointain depuis la dernière semaine de mai, où plusieurs événements majeurs sont venus confirmer que la crise est arrivée à un tournant".

                    L'auteur de l'article publié par Jeune Afrique cite, par ailleurs, des sources maghrébines concordantes qui affirment que l’Algérie "préoccupée par les conséquences régionales de ce conflit, serait un point de chute envisagé". Ces sources étayent leurs propos en dévoilant à Jeune Afrique que "des discussions secrètes" sont en cours "entre diplomates algériens et étrangers" à ce sujet. Mais, expliquent encore ces sources, ces négociations "n’ont pas encore abouti". Et pour cause, "les émissaires de Kaddafi exigeant que ce dernier bénéficie d’une immunité totale et que son fils Seif el-Islam reste au pouvoir pour mener les réformes", indique-t-on. Enfin, Jeune Afrique croit savoir que "n'ayant toutefois pas ratifié les statuts" de la Cour pénale internationale (CPI) qui a requis récemment un mandat d’arrêt contre le « Guide » et contre son fils, Seif el-Islam, pour crimes contre l'humanité, l'Algérie constitue pour le clan Kadhafi un très bon réfuge puisque Alger ne serait "pas formellement tenue de se plier" aux injonctions du CPI.

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                    • Samia Amine :


                      Lundi 6 Juin 2011 -- Les médecins résidents, en grève illimitée depuis bientôt trois mois, ne décolèrent pas et font monter d’un cran le bras de fer qui les oppose au ministre de la Santé, Djamel Ould Abbes, notamment sur la suppression du service civil obligatoire pour tous les nouveaux médecins spécialistes. Ils annoncent ce lundi 6 juin un nouveau «sit-in national», mercredi prochain, à Oran. «Cette nouvelle manifestation, qui se tiendra au Centre hospitalo‑universitaire d'Oran, a été décidée lors du conseil national du Collectif autonome des médecins résidents algériens (Camra) tenu au cours du week‑end passé», indique Sid Ali Merouane, l'un des porte‑parole du collectif. «Le mouvement de débrayage ne sera pas suspendu. Il est toujours maintenu puisque rien n'a été fait concernant nos revendications», ajoute‑t‑il.

                      Concernant la question du dépôt d'une plainte collective suite à la répression policière qui a fait plusieurs blessés, il y a près d'une semaine à Alger, le Dr Merouane précise qu'elle est toujours en discussion. Notre interlocuteur affirme également que son collectif travaille, en étroite collaboration avec les associations de défense des droits des patients. Mercredi dernier, les médecins résidents avaient tenu un sit‑in au Centre hospitalo‑universitaire Mustapha Bacha, avant d’en sortir et d’occuper la place du 1er Mai pendant des heures, pour protester contre les propos du Premier ministre, Ahmed Ouyahia, dans une conférence de presse à la fin d’une réunion de la Tripartite (gouvernement‑syndicat‑patronat). L'intervention des services de l'ordre pour les disperser avait fait des dizaines de blessés. Lors de sa conférence de presse, M. Ouyahia avait estimé, comme M. Ould Abbès, que le gouvernement ne pouvait pas se payer le luxe de supprimer le service civil, au risque d’hypothéquer la santé des habitants du Sud et des Hauts‑plateaux, auxquels est destiné ce service.

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                      • Hadjer Guenanfa :


                        Lundi 6 Juin 2011 -- Le député du Rassemblement national démocratique (RND), Mohamed Stiet de la wilaya de Tizi Ouzou, a affirmé ce lundi 6 juin avoir été radié des rangs de son parti pour «son engagement en faveur des droits de l’homme et des libertés». «Le 12 mai 2011, j’ai reçu, par télécopie, au siège du groupe parlementaire du RND, une décision (...) signée du secrétaire général du parti, me signifiant ma radiation immédiate et définitive», indique le député dans un communiqué rendu public lundi 6 juin. «Cette décision qui se base sur un rapport du secrétaire de wilaya (…) me reproche une faute grave du 3e degré, sans m’en révéler le contenu. L’affaire a été rendue publique par le RND de Tizi Ouzou, sans m’en communiquer les vrais motifs», précise M. Stiet.

                        Le député estime que cette exclusion a un lien avec son engagement en faveur des libertés et des droits de l’homme, ses initiatives et propositions d'amendements de lois sur les libertés individuelles et collectives, l'enseignement du tamazight. La dernière en date est l'initiative prise par un groupe de députés de différentes obédiences politiques pour la création d'une commission d'enquête parlementaire sur l'exercice des libertés en Algérie. «Il y a deux ou trois mois, le chef du groupe parlementaire, Miloud Chorfi, m'a contacté pour me dire que je dois retirer ma signature. Je lui ai dit qu'il fallait m'envoyer cela par écrit. Cela n’a pas été fait, et je n'ai pas retiré ma signature», explique Mohamed Stiet dans une déclaration à TSA.

                        «Aux environs du 15 mai, le responsable des élus au niveau national et le chef du groupe parlementaire se sont réunis avec les députés. Ils leur ont dit que j'ai été radié parce que j'ai signé plusieurs initiatives et que j'ai refusé de retirer ma signature», poursuit‑il. Notre interlocuteur précise que la décision de sa radiation est une violation des textes régissant le fonctionnement du RND et particulièrement l'article 29 des statuts et l'article 18 du règlement intérieur. Sur la forme, «la décision émise par télécopie n’a aucune valeur officielle», souligne‑t‑il. Sur un plan juridique, le député affirme ne pas avoir été entendu et ne pas avoir bénéficié du droit de se défendre. Il n’a pas été traduit devant une commission de discipline locale ou nationale, selon lui. «L’on n’admet pas une quelconque liberté de ton au RND, quand bien même celle‑ci est pratiquée sans intention ni objectif d’attenter au leadership dans le parti», conclut Mohamed Stiet.

                        Contacté, le chef du groupe parlementaire et porte‑parole du RND, Miloud Chorfi explique : «Mohamed Stiet a été radié suite aux problèmes qu'il avait eu avec le secrétaire général du bureau du RND de la wilaya de Tizi Ouzou et de son comportement avec ses camarades». Avant d’ajouter : «il y a une discipline au sein du parti et du groupe parlementaire du parti» que M. Stiet n'a pas respecté. «Il (Mohamed Stiet ndlr) signe des projets d'amendement avec les dissidents du RCD, donc l'opposition, sans se référer au parti ou au groupe parlementaire ou même à ses frères (camarades ndlr). Nous, on l'a su via la presse», indique‑t‑il. Et de conclure : «Maintenant, il peut faire de l'opposition».

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                            • Samir Allam, Mardi 7 Juin 2011 :


                              Aïcha Kadhafi est-elle en Algérie ?

                              Je démens formellement cette rumeur concernant le séjour de Mademoiselle Aïcha Khadafi en Algérie.

                              Les relations avec le CNT semblent s’améliorer…

                              Je vous renvoie aux propos du ministre délégué, Abdelkader Messahel, qui a indiqué, lors d’une conférence de presse tenue le 1er juin, que l’Algérie est en contact avec toutes les parties libyennes dans le cadre des efforts visant à trouver une issue pacifique à la crise libyenne. Je vous rappelle que, depuis le début, l’Algérie a appuyé de tout son poids, y compris au sein de l’Union Africaine, la recherche d’une solution politique à travers le lancement d’un dialogue inclusif entre les frères libyens dont la finalité serait de répondre et de prendre en charge les aspirations légitimes du peuple libyen à la démocratie, à la justice, au développement et à la mise en place d’institutions réellement représentatives par le biais d’élections libres. La feuille de route de l’Union Africaine dans laquelle notre pays s’est activement investi vise justement à faciliter une transition démocratique et consensuelle pour le règlement de cette crise qui endeuille le peuple frère de Libye et qui a des répercussions graves sur la sécurité et la stabilité régionale.

                              L’Algérie vient de geler les avoirs libyens. Peut‑on dire qu’il s’agit d’une rupture avec le régime de Kadhafi ?

                              S’agissant du gel des avoirs libyens, je vous rappelle que l’Algérie avait rendu public, dès le 20 mars 2011, soit le lendemain de l’adoption de la résolution 1973 par le Conseil de Sécurité, un communiqué par lequel elle indiquait prendre acte de cette résolution qui est opposable à tous les pays membres des Nations Unies. Dans le cadre du respect scrupuleux des dispositions des résolutions 1970 et 1973, notre pays a procédé, sans délai, à la mise en œuvre intégrale des sanctions édictées par le Conseil de Sécurité contre la Libye et nous nous apprêtons à présenter un rapport au comité des sanctions le 26 juin.

                              Mais l’Algérie continue d’approvisionner la Libye en produits alimentaires et médicaments ?

                              S’agissant de la question de l’approvisionnement de la Libye en produits de première nécessité, je vous rappelle que l’Algérie a donné son accord de principe pour donner suite à la requête libyenne pour les seuls produits alimentaires et les médicaments, à l’exclusion de tout produit qui pourrait avoir un usage dual. Le Comité des sanctions de l’ONU a été informé, début mai 2011, que cette opération qui sera ouverte à tous les opérateurs libyens sans exclusive (y compris les opérateurs domiciliés à Benghazi), se ferait sur une base strictement commerciale et s’adresserait à l’ensemble du territoire libyen. Allant au‑delà de ce que prévoient les dispositions des résolutions en question et pour que les choses se passent dans la plus grande transparence, nous avons invité le Comité des sanctions à désigner, s’il le souhaite, un représentant du système des Nations Unies pour superviser l’opération au niveau du poste douanier de Debdeb qui sera le seul point de livraison pour les éventuels accords commerciaux qui viendraient à être signés dans le cadre de la mise en œuvre de cette opération.

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                              • Merouane Mokdad :


                                Mardi 7 Juin 2011 -- Le ministre des Finances Karim Djoudi a, indirectement, chargé la Banque d’Algérie dans l’affaire de l’émission du nouveau billet de 2000 dinars mis en circulation nationale le 28 avril 2011. C’est du moins que ce qu’on peut retenir de ses déclarations faites hier lundi à la radio Chaîne 3. Il a même suggéré n’avoir pas été informé par l’institution dirigée par Mohamed Laksaci. «Je crois comprendre que la Banque d’Algérie a émis un nouveau billet de banque. C’est ce que j’ai vu dans la presse. Mais, il faut le faire confirmer par la Banque d’Algérie qui est l’autorité en charge de la production et de la mise en circulation de ces billets», a‑t‑il dit. À ce niveau de la décision, c’est grave. Les canaux de communication entre le ministère des Finances et la Banque d’Algérie sont‑ils à ce point coupés ? La Banque d’Algérie est théoriquement une institution autonome mais elle ne peut assumer ses missions sans un minimum de coordination avec le ministère des Finances. Depuis son arrivée au sein de l’ex‑Banque Centrale, Mohamed Laksaci a isolé l’institution de contrôle monétaire de la société. Il ne communique que rarement à travers des rapports lus à l’APN. Il s’agit souvent de documents techniques chargés de chiffres presque incompréhensibles pour les non‑spécialistes.

                                Le scandale Khalifa et le rôle curieux qu’à eu à jouer la Banque d’Algérie dans cette affaire a accentué l’isolement. Une situation qui n’a fait qu’approfondir l’opacité qui entoure la gestion monétaire en Algérie. Presque une semaine après la publication par TSA d’une information sur la non‑reconnaissance par les machines compteuses et les distributeurs automatiques du nouveau billet de 2.000 dinars, la Banque d’Algérie, qui est l’autorité émettrice de la monnaie, n’a toujours pas réagi. Malgré la sensibilité de la question, l’institution de Mohamed Laksaci reste fidèle à sa tradition. Supposés être infalsifiables, les nouveaux billets de 2.000 dinars sont considérés comme des «faux» et sont donc rejetés par les machines. Aucune décision de retrait des billets n’a encore été prise publiquement. Une semaine est un temps suffisant pour les faussaires pour faire ce qu'ils veulent de ces billets. S’ajoute à cela le manque à gagner énorme pour le pays. La fabrication en Allemagne de ces billets a coûté une fortune à l’État, autant que leur transport et leur mise en circulation. Alors comment comprendre l’indifférence de la Banque d’Algérie ? Des interrogations et des zones d'ombre entourent ce dossier. Comment va se comporter le gouvernement si le marché national est inondé d’un seul coup de faux billets ? Les autorités ont‑elles les moyens de redresser la situation avant que l’économie ne soit intoxiquée ? Nous sommes en fait devant un vrai scandale. La monnaie est un instrument de souveraineté nationale. Alors comment peut‑on mettre en circulation des billets sans qu'ils ne soient testés ? Dans un autre pays, les responsables auraient été démis de leurs fonctions ou auraient présenté leur démission.

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