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News from Algeria 2011

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  • #31
    Hamid Guemache :


    Samedi 8 Janvier 2011 -- Le DGSN Abdelghani Hamel a instruit la police de ne pas user de balles réelles lors des affrontements avec les manifestants, a-t-on appris samedi de source sécuritaire. «Le DGSN a interdit l’utilisation de balles réelles pour éviter que des manifestants soient tués», a précisé notre source. Le chef de la police a également décidé de délester les éléments antiémeutes de leurs armes. Seuls les éléments de la police judiciaire sont autorisés à garder leurs armes à feu dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, selon la même source. Pourtant les manifestations ont déjà fait des deux morts, un à M’sila et l’autre à Bousmail dans la wilaya de Tipaza. Ces morts n’ont été ni confirmées ni démenties de source officielles. Samedi, au quatrième jour des émeutes, les signes d’une aggravation de la situation se multiplient. Selon nos informations, les manifestants ont attaqué vendredi des commissariats de police notamment à Mascara où ils ont pris en otage pendant plusieurs heures le commissaire central. À Sétif, trois fusils à pompe ont été volés lors des émeutes, dans des conditions non encore élucidées.

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    • #32
      Hamid Guemache :


      Samedi 8 Janvier 2011 -- Le ministre de l'Intérieur Daho Ould Kablia a confirmé la mort de deux manifestants, un à M'sila et l'autre à Bousmail, dans les émeutes qui secouent le pays depuis mercredi, dans un entretien samedi à la radio Chaine III. Il a ajouté que 300 blessés ont été enregistrés dans les forces antiémeutes et 100 blessés parmi les manifestants. Le ministre de l'Intérieur a indiqué qu'une large concertation, même avec les jeunes sera lancée pour trouver des solutions aux problèmes posés. Il a déploré la casse et annoncé des poursuites contre les casseurs qui ont été filmés par les caméras de surveillance. Il a reconnu l'existence d'un fossé entre le peuple et le gouvernement. M. Ould Kablia a lancé un appel au calme et rappelé les efforts de l'Etat, depuis 2000, pour améliorer les conditions de vie des citoyens.

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      • #33
        Hakim Arous :


        Samedi 8 Janvier 2011 -- «Contrairement à ce que veulent faire croire certains acteurs, l'Algérie n'est pas à feu et à sang. Le mouvement est limité», a affirmé samedi matin Louisa Hanoune, la présidente du Parti des Travailleurs à l'issue d'une réunion de son bureau politique. «Cependant ce n'est pas un mouvement de toute la jeunesse, mais de la plus défavorisée». Il exprime «une angoisse par rapport à l'avenir». Mais rien à voir, selon elle aux évènements qui ont mené au mouvement d'octobre 1988. «C'est une période qui est marquée par un retour à la revendication sociale mais ce n'est pas octobre 1988, pas même en 2001», a-t-elle affirmé. Contredisant les propos de Hachemi Djiar, elle a affirmé qu'il n'y avait pas de manipulation des jeunes. Au contraire des «importateurs qui ont augmenté leurs prix. Ca ce n'était spontané, c'était de la provocation», a-t-elle accusé. Mais elle a tenu à précisé que les mesures mises en place par le gouvernement ces dernières années vont dans le bon sens. Elle a cité l'exemple du plan d'un million de logements, des grands chantiers lancés, etc... «Il y a un début de réponse, une politique qui est mise en œuvre mais elle n'est pas suffisante, notamment sur le plan social», a-t-elle argumenté. Elle réclame notamment une relance du pouvoir d'achat, une indemnité chômage.

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        • #34
          Samia Amine :


          Samedi 8 Janvier 2011 -- La Ligue algérienne des droits de l’homme (Laddh) appelle les associations, les organisations syndicales et les partis politiques à s’organiser pour encadrer le mouvement de protestation qui touche plusieurs régions du pays depuis mercredi dernier. «Il y a un rupture entre les institutions officielles et la population (…) La société civile doit encadrer ce mouvement pour pouvoir formuler des revendications politiques», a indiqué Mustapha Bouchachi, président de la Laddh lors d’une conférence de presse organisée, samedi 8 janvier, au siège de la Ligue. «Il y a des responsables au sein de certaines organisations syndicales indépendantes qui nous contactés. On va organiser prochainement des rencontres», a-t-il fait savoir. Pour lui, l’encadrement et la structuration de ce mouvement est une nécessite. Même s’il reconnait que le régime en place s’est attelé à laminer et à isoler la société civile et avec elle la classe politique et ce tout au long de ces 18 dernières années. Et d’ajouter : «aujourd’hui, le régime fait appel aux imams. Mêmes ces derniers ont perdu leur crédibilité à force d’être utilisés par le régime».

          Le premier responsable de Ligue fait d’ailleurs part de sa crainte de voir certains actes de violence «utilisés par le régime pour porter atteinte aux revendications légitimes de la population». Sur les raisons de la révolte populaire, M. Bouchachi a précisé que l’envolée des prix de l’alimentaire n’est pas la cause réelle. «Le mal est beaucoup plus profond», a-t-il indiqué. «Ce ne sont pas les jeunes adolescents qui sont sortis pour manifester qui achètent l’huile et le sucre à leurs familles», a-t-il poursuivit. L’intervenant est revenu sur les dernières mesures économiques adoptées par le gouvernement notamment celle imposant la facture et le chèque comme moyens de paiement pour les grossistes dans l’objectif d’éradiquer le marché informel. «C’était l’étincelle», a-t-il assuré. «Avant de prendre ce genre de décisions, il faut qu’il ait une étude, il faut mettre en place une commission», a-t-il ajouté. La fermeture des espaces d’expression et l’interdiction des rassemblements et des manifestations par le régime sont à l’origine de cette explosion sociale, analyse la Laddh. «Nous avons attiré l’attention sur cela, il y a plus d’une année», poursuit Me Bouchachi. Ce dernier a insisté sur le fait que tout ce qui se passe actuellement en Algérie est le résultat de la politique répressive du régime. «J’ai la conviction que tout le régime n’a cure du destin du peuple algérien. Ce qui l’intéresse par contre, c’est sa pérennité», a-t-il dit en commentant le silence des responsables au sein du gouvernement quant aux évènements qui secouent ces derniers le pays.

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          • #35

            January 8, 2011 -- Two people were killed and 300 policemen injured in four days of riots in Algeria linked to rising food costs and unemployment, Interior Minister Dahou Ould Kablia said Saturday. Azzedine Lebza,18, was the first reported fatality in the unrest on Friday when he was hit by a bullet in Ain Lahdjel in the M'Sila region, 300 kilometers (180 miles) southeast of Algiers, according to the Arab-language daily El Khabar. A 32-year-old demonstrator, Akriche Abdelfattah, was also killed on Friday in Bou Smail, a small town 50 kilometres (30 miles) west of Algiers, a medical source told AFP. He died after being hit in the face by a tear gas canister, medical officials said. The reports were not immediately confirmed by the authorities. According to El-Khabar, police opened fire as they tried to evict demonstrators who had forced their way into the town's post office and a government building. It said three of the victims' friends were also wounded.

            The Algerian government was due to hold a special meeting on Saturday to consider steps to reduce soaring food prices, in an effort to quell violent protests which have broken out across the country. Algerians have taken to the streets since Wednesday in protest against high unemployment and food price inflation which has seen the cost of staple products like sugar, cooking oil and flour double in recent months. Authorities are expected to announce measures such as limits on the profit margins traders can make on staple foods. Fresh rioting broke out in several provinces on Friday. Police were deployed near mosques and authorities suspended soccer matches to try to quell the violence. "There is a lot of tension in the air. People are afraid. In my neighborhood, this morning there was no bread, no milk, nothing," said pensioner Abdallah Chiboub, 65, who lives in Bab Ezzouar east of Algiers.

            President Abdelaziz Bouteflika, serving his third term, has not made any public comment on the riots. Trade minister Mustapha Benbada has said urgent measures will be taken to alleviate pressure on the population. "From the start of next week, the situation will get better," Benbada was quoted as saying by state radio. The government is expected to impose fixed profit margins on widely-consumed goods including edible oil and sugar. The cost of flour and salad oil has doubled in the past few months, reaching record highs, while 1 kg of sugar, which a few months ago cost 70 dinars (27 U.S. cents), is now 150 dinars. Unemployment stands at about 10 percent, the government says. Independent organizations put it closer to 25 percent. Official data put inflation at 4.2 percent in November. With oil prices at around $90 a barrel, energy exporter Algeria can afford to spend more on subsidies to overcome the crisis. Its foreign exchange reserves hit $155 billion by the end of 2010.

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            • #37

              MONTREAL, January 7, 2011 — A top diplomat will head to Algeria and Qatar next week to bolster economic and political ties, the foreign ministry announced Friday. Foreign Minister Lawrence Cannon will visit Algeria from January 9-11 to meet with Algerian Foreign Minister Mourad Medelci, along with other ministers, Ottawa said. Cannon will also hold meetings with Canadians doing business in Algeria, which is considered an emerging economy. The foreign minister will go to Qatar on January 12-13, where he will co-chair a forum for the G-8-Broader Middle East and North Africa Initiative (BMENA). Cannon will help chair the event with Qatar's Prime Minister and Foreign Affairs Minister, Hamad Bin Jassim Bin Jabr Al-Thani. The BMEMA Initiative was launched at a G8 Summit in 2004, to support reforms in the Middle East and northern Africa and to establish informal dialogue. Cannon will "build on the strong bilateral relationship with Qatar and Canada's enduring commitment in the Gulf region," Ottawa said.

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              • #38
                Samy Cherroud :


                Samedi 8 Janvier 2011 -- Le Front des forces socialistes (FFS) a mis en garde samedi les autorités contre les risques de «dérapages violents» après les émeutes qui ont secoué plusieurs wilayas du pays. Dans un communiqué rendu public, le FFS a réitéré l’urgence de la prise de mesures d’ouverture politique. Il a ainsi appelé à la levée de l’Etat d’urgence, au rétablissement des libertés civiles, à l’ouverture du champ médiatique et à la garantie des droits d’association et de manifestation. Il appelle également la population à «garder confiance, à garder l’espoir et à se mettre en mouvement pacifiquement pour imposer une ouverture politique réelle». Contrairement à ce que veulent accréditer certains milieux, la situation actuelle est d’ordre politique, selon le FFS. «La situation actuelle montre bien que la crise algérienne est avant tout une crise politique. Depuis dix années et deux mandats, des milliards de dollars sont dépensés en pure perte, c’est la preuve qu’il ne peut y avoir de développement sans démocratie. C’est la preuve aussi que la démocratie et l’assentiment populaire ne se décrètent pas et ne s’achètent pas. C’est la preuve que le pouvoir ne peut pas acheter le silence de la population», écrit le FFS. «La situation actuelle montre aussi que l’alternative démocratique ne s’improvise pas. Nous devons regarder vers nos voisins tunisiens et les saluer. Ce qui se passe en Tunisie est le fruit des efforts des vraies élites qui n’ont pas perdu leur âme, qui ont choisi leur camp, et sont engagées dans un long et patient travail de ré-encadrement de la société», ajoute t-il. Le parti d’Ait Ahmed justifie le recours de la population à la violence par l’absence d’espace de liberté et par la perte de confiance dans les dirigeants qu’ils soient de «l’alliance présidentielle» ou de «l’opposition officielle». «L’immense majorité de la population ne fait pas confiance à ses dirigeants ; elle est convaincue qu’il n’y a pas d’autre moyen que la violence pour se faire entendre. Les lieux de débat institutionnels sont devenus de simples caisses d’enregistrement. La télévision est le domaine privé du pouvoir. Les associations et la société civile, en général, sont étouffées ou instrumentalisées», écrit-il. Le FFS conclut que les possibilités pour une alternative démocratique pour laquelle il y travaille «existent».

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                • #39
                  Samia Amine :


                  Samedi 8 Janvier 2011 -- Malgré les émeutes, les écoles et les entreprises devraient ouvrir leurs portes, dimanche 9 janvier, dans la capitale. Aucune école ne fermera ses portes dimanche. C’est ce que nous ont affirmé plusieurs enseignants et syndicalistes activant dans ce secteur. «Les écoles ne vont pas fermer demain», affirme le président de l’Union nationale des associations de parents d’élèves, Khaled Ahmed, joint, ce samedi 8 janvier, par téléphone. Lui emboîtant le pas, le président du CLA, Idir Achour assure : «Pour l’instant, on n’a reçu aucune instruction du ministère en ce sens», affirme Idir Achour. Depuis des années, les gens n’ont jamais été aussi anxieux et inquiets de leur sort et de celui de leur progéniture. Même si aucune note émanant du ministère de l’Education et stipulant la suspension des cours n’a été transmise aux établissements scolaires, certains parents d’élèves ont d’ores et déjà décidé de ne pas envoyer leurs enfants à l’école en ce début de semaine. «On ne peut pas prévoir les choses avec tout ce qui se passe actuellement à Alger», nous indique le père d’une lycéenne. «Tout peut arriver. Même si apparemment la situation est quelque peu calme aujourd’hui… je préfère garder mes enfants à la maison, ils seront à l’abri», ajoute un autre parent. Les collégiens et les lycéens vont ils rejoindre le mouvement de protestation ? M. Achour qui affirme la solidarité de son organisation syndicale à ce mouvement assure qu’il s’agit là d’une hypothèse qu’on ne peut exclure. «On parle de cela justement dans le milieu, les lycéens vont peut être rejoindre le mouvement», a-t-il souligné. Même son de cloche chez les employés des entreprises publiques et privées. «Demain, je travaillerai normalement, sauf si les routes sont coupées à cause des émeutes», nous affirme un cadre dans une entreprise pharmaceutique. «On ne va pas suspendre nos activités demain. Jusqu'à maintenant aucune instruction ne nous est parvenue des services de sécurité», nous a indiqué Slim Othmani, PDG de NCA-Rouiba. «Hier (vendredi 7 janvier ndlr) des employés qui travaillent la nuit n'ont pas pu rejoindre leurs postes. Ils ont été bloqués à cause des émeutes qui ont éclaté dans plusieurs quartiers», a-t-il ajouté.

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                  • #40
                    Sonia Lyes :


                    Samedi 8 Janvier 2011 -- Comme le RND, le FLN accuse, à demi-mots et sans les désigner, des milieux d’être derrière les émeutes qui ont secoué plusieurs régions du pays. Dans un communiqué rendu public samedi à l’issue de la réunion de son bureau politique, le FLN a appelé les forces nationales à faire preuve de «vigilance et à contribuer au règlement de la situation avec sagesse afin de contenir cette colère» et à «barrer la route à ceux qui cherchent à exploiter ces évènements à des fins qui ne servent ni l'intérêt du pays ni celui des citoyens». Rappelant les efforts consentis par les pouvoirs publics et les opérateurs économiques pour la création d’emplois, le FLN a invité ses militants et les citoyens à «œuvrer à sensibiliser les jeunes et à prôner le dialogue et la médiation afin de faire entendre leurs préoccupations par des voies civiques». S’il considère que certaines revendications sont «justes», l’ex‑parti unique n’en dénonce pas moins ce qu’il qualifie de «vandalisme». «La protestation doit se faire par des manières pacifiques et civiques et non par la violence, le vandalisme et le pillage de biens d'autrui». Le FLN a en outre appelé l’exécutif à prendre des mesures pour juguler la hausse des prix et combattre avec «fermeté», la spéculation, le monopole et la corruption.

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                    • #41

                      Samedi 8 Janvier 2011 -- Un troisième manifestant est décédé à Tidjelabine, dans la wilaya de Boumerdès, a annoncé, samedi 8 janvier, Daho Ould Kablia, ministre de l’Intérieur sur l’ENTV. M. Ould Kablia a précisé que le corps a été découvert par les pompiers lors d’une intervention après l’incendie d’un hôtel à Tidjelabine. Il n’a pas précisé la date de la mort du manifestant. Ce décès porte à trois le nombre de manifestants tués depuis le début des émeutes.

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                      • #42

                        PARIS, January 8, 2011 — Two French citizens were kidnapped while eating dinner in the Niger capital by four armed men, and soldiers immediately gave chase but the group got away, French President Nicolas Sarkozy confirmed on Saturday. There was no immediate claim of responsibility for the latest kidnappings, but an al-Qaida offshoot in the region continues to hold another five French nationals, who were kidnapped in September in Niger and thought to be held in northern Mali.

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                        • #43

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                          • #44

                            ALGIERS, January 8, 2011 (KUNA) -- Algerian Minister of Health Population and Hospital Reform Djamel Ould Abbas visited hospitals in the northern cities of Blida and Algiers Saturday to assess the condition of the persons who were wounded in the recent rioting. The minister instructed offering the best possible medical treatment to the injured persons and other patients to ensure their early recovery, a medical source told KUNA here. Three people were killed and 320 others, including riot policemen, were injured in the violent protests against staples price rises in cities and towns in M'sila, Tipasa and Boumerdes provinces, Interior Minister Daho Ould Kablia told reporters here this evening.

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                            • #45
                              Lyes Amara :


                              Dimanche 9 Janvier 2011 -- Les établissements scolaires et l’université Abderrahmane Mira de Bejaïa ont été fermés aujourd’hui. À peine 8 heures passées, les élèves ont commencé à rebrousser chemin, avions nous constaté de visu au niveau du chef lieu de Wilaya. À travers les quatre coins de la wilaya, les collèges et lycées sont fermés, apprend-on. Il faut dire que les élèves ont été tacitement libérés de peur des manifestations de rue qui risquent, inévitablement, de dégénérer en émeutes. Au niveau de l’université, les étudiants se sont juste regroupés dans l’enceinte des campus, sans plus. Lors de la matinée d’aujourd’hui, le calme revient progressivement dans la région. On remarque toutefois que la majorité des commerçants ont baissé rideau dans une atmosphère tendue à travers la région.

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