Announcement

Collapse
No announcement yet.

News from Algeria 2011

Collapse
X
 
  • Filter
  • Time
  • Show
Clear All
new posts


  • Dimanche 13 Février 2011 -- Les quelque 300 personnes interpellées samedi par les forces de l'ordre lors des manifestations à Alger et Oran, ont été libérées, selon la CNCD. «À notre connaissance, toutes les personnes interpellées hier ont été relâchées», a déclaré à l'AFP un porte‑parole de la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD), Khalil Moumène, confirmant une information fournie la veille par Dahou Ould Kablia. Dans une déclaration à TSA, samedi après les manifestations, le ministre de l'Intérieur avait affirmé que toutes les personnes arrêtées ont été relâchées. La CNCD avait annoncé dimanche l'interpellation de quelque 300 manifestants, tandis que ministère en avait reconnu 14 et indiqué que tous avaient été libérés. À Bruxelles, le président du Parlement européen, le Polonais Jerzy Buzek, avait appelé dimanche à la libération de tous les manifestants interpellés tandis que le Parti socialiste français appelait dans un communiqué à la libération de l'un d'entre eux, Hakim Haddad, fondateur du Rassemblement Action Jeunesse en Algérie. «M. Haddad a été libéré hier soir», a indiqué M. Moumène.

    Comment


    • Samia Amine :


      Dimanche 13 Février 2011 -- La manifestation organisée par la Coordination nationale pour le changement et la démocratie le samedi 12 février a été couronnée de «succès» malgré l’interdiction des autorités. Sur ce point tous les membres présents lors de la réunion d’évaluation tenue ce dimanche 13 février sont tombés d'accord. Mais à peine 24 heures après la tentative de marche à Alger centre, les désaccords se font jour dans cette organisation qui regroupe des partis politiques, des syndicats et de nombreuses associations. Illustration de ces désaccords : la réunion a duré plus de quatre heures, avec des blocages sur des détails. Sur l’événement du 12 février, de nombreuses critiques et mises au point ont été faites par les intervenants. Il y avait d’abord le départ précipité de certains membres quelques heures avant la fin de la manifestation. «Il ne fallait pas partir très tôt. Ça a permis d’infiltrer les manifestants par la suite», fait remarquer le représentant de l’Association Michaal des familles des disparus à Jijel. La porte-parole du Collectif des familles des disparus a interpellé les membres qui ont appelé à la dispersion «avant que tous les initiateurs soient consultés».

      Ouvertement mais souvent discrètement, le rôle joué par le RCD dans la Coordination fait depuis la création de l’organisation l’objet de critiques. Nombreux sont ceux qui évoquent des tentatives de manipulation et de récupération par le parti de Said Sadi. C’est sur ce point qu’est revenu justement Tahar Besbès, député et représentant du parti dans la réunion : «le RCD est là et on ne va pas se dissoudre (…) l’avenir du pays est plus important», a-t-il dit en guise de mise au point. La tension monte lors du vote réservé aux prochaines actions que la CNCD devra entreprendre. Alors que des participants intervenaient d’une manière quelque peu anarchique pour exprimer leur avis, d’autres ont quitté la table des discussions pour protester. Les fissures existant au sein de l’opposition étaient très apparentes malgré les tentatives de certains de minimiser tant bien que mal les divergences. Dans les coulisses, les initiateurs n’excluaient guère l’éventualité d’une proche implosion de la coordination nationale. Certains évoquaient même une infiltration de la CNCD par les services de sécurité.

      Comment



      • ALGIERS, February 13, 2011 (AP) — The organizers of a pro-reform protest that brought thousands of Algerians onto the streets of the capital over the weekend called Sunday for another rally next week. The Coordination for Democratic Change in Algeria — an umbrella group for human rights activists, unionists, lawyers and others — has called for the February 19 demonstrations to take place throughout the country. Saturday's rally — which came a day after an uprising in Egypt toppled that country's autocratic ruler — took place only in the capital, Algiers.

        Organizers said around 10,000 took part in the gathering, though officials put turnout at 1,500. Many protesters held signs reading "Bouteflika out," in reference to President Abdelaziz Bouteflika, in power in the impoverished but gas-rich North African nation since 1999. Under the country's long-standing state of emergency, public protests are banned in Algiers, and an estimated 26,000 riot police set up barriers throughout the city in a failed bid to quash Saturday's gathering, organizers said. A human rights campaigner said police briefly detained around 400 people. No injuries were reported.

        The hours-long rally dissolved peacefully Saturday afternoon, and Sunday was calm in the capital, though youth clashed with riot police in the eastern coastal city of Annaba. The skirmish broke out after thousands of people responded Sunday to an ad in the local paper announcing job vacancies at Annaba's city hall. When it turned out no jobs were on offer, members of the angry mob started throwing stones at police. Annaba is 375 miles (600 kilometers) east of Algiers, near the border with Tunisia.

        Tensions have been high in Algeria since a spate of riots over high food prices early last month that left three dead. and recent uprisings in Tunisia and Egypt that deposed those country's leaders. The success of those uprisings is fueling activists' hope for change in Algeria, although many in this conflict-scarred nation of 35 million people fear any prospect of a return to violence. The country lived through a brutal Islamist insurgency in the 1990s that left an estimated 200,000 people dead.

        Comment


        • Sonia Lyes :


          Dimanche 13 Février 2011 -- Les pressions internationales sur le pouvoir algérien se multiplient. Après le président du Parlement européen, qui a demandé dimanche 13 février la libération de tous les détenus et critiqué le maintien de l’état d’urgence, c’est au tour des États‑Unis de réagir. Dimanche, au lendemain des manifestations durement réprimées dans plusieurs villes du pays dont Alger, le Département d’État américain a appelé les forces de sécurité algériennes à la «retenue». «Nous prenons acte des manifestations actuelles en Algérie, et appelons à la retenue les forces de sécurité», écrit le porte‑parole du département d'État Philip Crowley dans un communiqué. «Par ailleurs, nous réaffirmons notre soutien aux droits universels du peuple algérien, y compris les droits de réunion et d'expression. Ces droits s'appliquent sur Internet» et «doivent être respectés», ajoute‑t‑il, précisant que les États‑Unis «suivront de près la situation ces prochains jours». C’est la première réaction américaine depuis le début du mouvement de protestation en Algérie. Elle intervient au lendemain de la marche empêchée à Alger par un impressionnant dispositif de sécurité et après l’annonce d’une nouvelle marche samedi prochain dans la capitale. Lors des manifestations en Tunisie et en Égypte, les Américains avaient soutenu ouvertement les manifestants contre les pouvoirs en place.

          Comment



          • WASHINGTON, February 13, 2011 — The United States on Sunday called on Algerian security forces to show "restraint" during anti-government protests inspired by events in Egypt and neighboring Tunisia. The State Department said the rights of the Algerian people "must be respected," after demonstrators fed up with President Abdelaziz Bouteflika's regime clashed with police Sunday, a day after 2,000 protesters were confronted by 30,000 riot police. "We note the ongoing protests in Algeria, and call for restraint on the part of the security services," State Department spokesman Philip Crowley said in a statement. "We reaffirm our support for the universal rights of the Algerian people, including assembly and expression," he added. "These rights apply on the internet. Moreover, these rights must be respected."

            The National Coordination for Change and Democracy (CNCD), an umbrella group of Algerian opposition parties, civil society movements and unofficial unions, announced another major anti-government rally next weekend. The CNCD is demanding the immediate end to Bouteflika's regime, citing the same problems of high unemployment, housing and soaring costs that inspired successful uprisings in Tunisia and Egypt. Like their counterparts in Tunisia and Egypt, the Algerian protesters have used Facebook and text messages to spread their call for change. Bouteflika, in power since 1999, has acted to curb price rises and promised political concessions, including pledging to lift a two-decade state of emergency, which the opposition says do not go far enough. The 74-year-old leader was re-elected in 2004 and again in 2009 after revising the constitution to allow for an indefinite number of terms.

            Algerian human rights activists said 300 people had been arrested Saturday during demonstrations in three cities. But both the opposition and authorities later said all those arrested were subsequently freed. The national union of journalists has condemned what it said was a violent crackdown on journalists covering Saturday's demonstrations and said several were "violently attacked by police." Public demonstrations have been banned in Algeria under a state of emergency put in place in 1992 but are allowed on a case-by-case basis outside the capital.

            Comment



            • February 13, 2011 -- Mauritanian President Mohamed Ould Abdel Aziz made a partial cabinet shake-up, ANI reported on Saturday (February 12th). Former Treasurer Thiam Dioumbar replaced Amadi Camara as finance minister. The National Mining Company of Mauritania (SNIM) head, Taleb Ould Abdi Vall, received the energy portfolio, while Ba Husseinou Hamadi replaced Cheikh Ould Horma as health minister. The Ministry of Industry and Mines was dissolved, with the energy ministry taking over the mines.

              Comment



              • February 13, 2011 -- The Italian government on Sunday (February 13th) announced that it would deploy security forces in Tunisia to stem the migratory flow from the country, AFP reported. "The Tunisian system is collapsing," Interior Minister Roberto Maroni said in a televised interview. Over 4,000 Tunisian immigrants arrived in the Italian island of Lampedusa in the past five days, forcing the government to declare a state of humanitarian emergency on Saturday. Nearly 1,000 harragas landed overnight Sunday, AFP quoted the Italian coast guard as saying. Some of them were transported to identification centres in Sicily and face deportation. On Saturday, a young Tunisian drowned and another is reported missing after their boat sank off Zarzis en route to Italy, TAP reported.

                Comment



                • February 13, 2011 -- Mali extradited on Saturday (February 12th) a Mauritanian al-Qaeda terror suspect linked to the recent attempted attack on Nouakchott, Journal Tahalil reported. Mohamed Ould Lemine M'Bala was arrested in Segou, 240km north of Bamako. He reportedly escaped through the border with Senegal after killing a policeman in Bezoul in a clash with security services after the attack.

                  Comment



                  • Sunday, February 13, 2011 -- Algeria remains online, contrary to inaccurate reporting first published in the UK's Daily Telegraph Saturday afternoon. StimulatingBroadband.com has confirmed, via direct communication with Andree Toonk of the Canada-based BGPMon global Internet monitoring service, the initial findings of monitoring firm Renesys stating the same pattern of facts. The Manchester, New Hampshire firm was first to report Saturday afternoon (EST) that Algerian Internet connections had not been disrupted. Toonk further told us he sees no disruption of specific sites, like Facebook, in the North African nation. This latter information from BGPMon is critical, as additional reports have suggested site specific disruptions or take downs. The central government of Algeria has thus not to date deployed a so-called Internet "kill switch" operation akin to that used by the former Mubarak regime in Egypt. While there have been some reports suggesting filtering or throttling of specific sites, verified technical remote inspection shows no social media sites or other online resources, previously allowed to operate in-country, have been blocked. The misnomer "kill switch" has become shorthand to refer to a national level series of operations which deny connectivity between and among in-county Internet service provides (ISPs) country and the global backbones that connect them to the world.

                    This is our best assessment of the situation early Sunday morning, February 13, following our direct communication with Mr. Toonk, and with pro-democracy activists that had a substantial role in supporting tech alternatives to the former Egyptian Internet blackout. For these activists and professional Internet engineering experts, Algeria is the telltale for potential Internet disruption in other nations across as pro-democracy activity shakes authoritarian regimes cross the Middle East and North African (MENA) region. The Telegraph's published report of early Saturday afternoon (EST) stated that Algerian Internet users were experiencing full loss of service, thought to be at a national level. The Telegraph report, written by freelancer Nabila Ramdani, was simply inaccurate, published before technical verification of scattered anecdotal statements were verified. The Telegraph's reporting appears based in interviews with Algerian Internet users and pro-democracy protesters on the ground. National-level denial of Internet services, via the disruption of either international or intra-national peering between and among ISPs and global transit providers, is technically monitored by the remote inspection of border gateway protocol (BGP) router connectivity. That technical means, in the hands of Internet engineering experts, is the accepted standard for determining large scale Internet disruption.

                    BGPMon agrees with Renesys, sees no DNS disruption

                    As we reported on February 2, 3 North American firms played the lead role in showing the world how and when Egyptian authorities deployed a so-called "kill switch" operation to cut off all Internet communication within Egypt, and between Egyptian users and the world. As of this posting, two of the three firms have reported seeing no Internet disruption in Algeria. StimulatingBroadband.com has confirmed with the principal of the Internet engineering and monitoring site BGPMon that firm concurs with an earlier published assessment of Renesys that Algeria remains online. Adree Toonk of BGPMon emailed this publication at 11:43 PM (EST) Saturday. Mr. Toonk stated, "I have not seen any signs of instability or other strange behavior in our BGP data for Algeria. I've done a bit more testing using DNS. Also there nothing strange as far as I can see. DNS requests for Facebook and Twitter are coming back with correct answer." Toonk, based in Vancouver, British Columbia continues to monitor both BGP and DNS data on Algerian routes and sites. James Cowie, co-founder and CTO of Manchester, NH based Renesys posted on the firm's blog at 5:10 PM (EST) Saturday that he and his colleagues "don't see confirming evidence for" reports of Algerian Internet disruption.

                    Telecomix sees no major disruption, prepares for new national "kill switches"

                    A consensus on active online message boards of the pro-democracy digital activist confederation called Telecomix throughout the latter part of Saturday and into Sunday held with the information reported by Renesys, and confirmed for this publication by BGPMon. Telecomix, with a majority of its members located in countries of the European Union, was the lead group which organized technical work-arounds to the total Internet blackout imposed on Egypt. The group found, recruited, and verified what became hundreds of working dial-up modem lines which Egyptians used to access the Internet via outbound calls. During Saturday, Telecomix members gathered information about the status of the Internet in multiple Arab countries and in Iran. They worked to validate new working modem numbers, in anticipation of the need to distribute the lists in any country that engaged in Internet disruption at the national level.

                    Telecomix distances itself from Anonymous

                    Telecomix and the hacktivist group Anonymous, share some points of similiar ideology, and some members. The two groups are however distinct - a distinction which grew during Saturday. One Telecomix supporter described to this publication several "overlaps" between the two decentralized networks, yet stressed the divergence of views and tactics. Anonymous famously claimed credit for disrupting online operations of American corporations that bowed to government pressure to deny WikiLeaks resources. The group now states it is engaged in leaking emails associated with firms alleged to have targeted WikiLeaks on behalf of the Bank of America. Strings of Telecomix messages streamed on its active message boards during Saturday stressed to readers that it saw the stated efforts of Anonymous to go after online sites of the Algerian government to be counter productive. In our view, Telecomix participants are engaged in relatively public efforts to help engineer work around strategies, and not in supporting denial of service or other similar efforts which result in the take downs of sites. Such activity is illegal under the laws of most nations, and the typical Telecomix member / activist appears to have no desire to engage in breaches of the law involving direct site take down activity.

                    Comment



                    • Dimanche 13 Février 2011 -- Le chef de la diplomatie allemande Guido Westerwelle a appelé le gouvernement algérien à ne pas faire usage de violence contre les manifestants, qui ne font qu'exercer un «droit humain» en disant leur opinion, sur la chaîne ARD dimanche soir. «Le gouvernement allemand appelle le gouvernement algérien à renoncer à tout recours à la violence», a dit le ministre sur la première chaîne de télévision publique. «Il s'agit de manifestants désireux de liberté, qui ne font rien d'autre qu'exercer un droit humain, à savoir le droit de défendre dignement leur point de vue. C'est pourquoi nous condamnons toute forme de recours à la violence», a dit M. Westerwelle. «Nous sommes en tant que démocrates du côté des démocrates. Je l'ai déjà dit en ce qui concernait la Tunisie et l'Égypte. Je le redis maintenant en allusion à d'autres pays», a‑t‑il ajouté. Le département d'État américain a lui aussi appelé dimanche «les forces de sécurité à la retenue» face aux manifestants en Algérie.

                      Comment


                      • Comment


                        • Rafik Tadjer :


                          Lundi 14 Février 2011 -- Mourad Medelci, ministre des Affaires étrangères, a accordé, lundi 15 février un entretien à la radio française Europe 1. Commentant les dernières manifestations en Algérie, M. Medelci a tenté de minimiser leur portée. Selon lui, les soulèvements récents en Tunisie et en Égypte «réveillent un certain nombre de voix, minoritaires» en Algérie. «Les marches qui ont été organisées il y a 15 jours et celle d’hier ont bien démontré que ces mouvements sont des mouvements minoritaires. (…) D’élection en élection, ces minorités n’ont pas amélioré leurs scores et je suppose que de marche en marche, elles ne feront pas mieux», a‑t‑il précisé. Mais, a‑t‑il assuré, «l'Algérie n'est pas la Tunisie, l'Algérie n'est pas l'Égypte».

                          En réponse à une question sur la présence des islamistes et surtout de l’ex-numéro deux du FIS (dissous) aux manifestations, M. Medelci a déclaré : «je crois que les islamistes ont montré leurs limites en Algérie. Et pour en arriver là, l’Algérie a payé un prix très fort». Avant d’ajouter : «Il faut être vigilant (…). Le gouvernement sous l’égide du président Bouteflika a ramené la paix mais il n’a jamais baissé la garde». Le ministre a également annoncé la levée de l’état d’urgence dans les tout «prochains jours», sans donner de date précise. Il a promis «un retour à l’Etat de droit qui permet de manière totale l’expression des opinions». Mais, a-t-il précisé, «la lutte antiterroriste sera encadrée par des textes», sans donner plus de détails.

                          C’est la première fois qu’un ministre algérien s’exprime publiquement dans un média étranger sur les événements qui secouent l’Algérie depuis quelques jours. L’intervention de M. Medelci intervient au lendemain des déclarations du président du Parlement européen et du Département d’État américain mettant en garde le pouvoir algérien en ce qui concerne la gestion des manifestations dans le pays. Une déclaration que Mourad Medelci a commenté timidement : «c’est une déclaration que je considère plus comme une déclaration prudentielle que comme un constat». Il a rendu un hommage aux forces de sécurité qui ont fait preuve de retenue, selon lui, dans la gestion des manifestations. Une retenue constatée par les Américains eux-mêmes, a précisé M. Medelci. Concernant l’éventualité d’un remaniement ministériel dans les prochains jours, Mourad Medelci a dit que «le changement de gouvernement appartient au président Bouteflika qui évaluera la situation comme il l’a fait dans le passé».

                          Comment



                          • February 14, 2011 -- Algeria's foreign minister says the country's nearly 20-year emergency law will be lifted shortly, but he plays down recent anti-government protests, saying the country would not follow the path of Tunisia or Egypt. In an interview on France's Europe One radio Monday, Algerian Foreign Minister Mourad Medelci discounted the scope and the impact of anti-government protests that took place this past weekend in Algiers and in other key cities in the North African country. Medelci says the protests were supported by a minority of Algerians and he doubts they will gain strength in the coming weeks. Although numbers differ, news reports estimate as many as 2,000 to 3,000 people braved up to 30,000 riot police in downtown Algiers, Saturday, to call for the ouster of Algerian President Abdelaziz Bouteflika. Several hundred more also demonstrated in cities around the country and youths clashed with police on Sunday in the eastern city, Annaba. Protest organizers now say they will hold anti-government rallies every Saturday. Bouteflika has recently promised a number of changes, including lifting the country's 20-year-old state of emergency. Medelci says he cannot say precisely when the emergency law will be lifted, but that it will take place within days. Oil-rich Algeria has many of the same ingredients that fanned protests toppling the presidents of Egypt and neighboring Tunisia - high unemployment, a large population of discontented youth and a gap between rich and poor. Protests also broke out in Algeria in January following a hike in prices for basic goods. But some analysts note the rallies have failed to attract the massive numbers witnessed in Cairo and Tunis.

                            Comment


                            • Samir Allam :


                              Lundi 14 Février 2011 -- Washington a attendu plusieurs jours de manifestations et des dizaines de morts en Tunisie avant de s’exprimer publiquement. Il a attendu que des millions d’Égyptiens descendent dans les rues après des manifestations qui ont fait quelques centaines de morts pour apporter publiquement son soutien aux manifestants. Dans le cas de l’Algérie, il a suffi d’un premier rassemblement samedi à Alger pour faire réagir la diplomatie américaine. Pourtant, disons‑le clairement : la manifestation de samedi à Alger ne justifiait aucunement une telle réaction américaine. Loin d’être un succès de mobilisation, le rassemblement de samedi n’a pas non plus donné lieu à une répression farouche. Les personnes arrêtées ont été relâchées le jour même et on ne dénombre aucun blessé grave. Pourquoi Washington a-t-il alors réagi rapidement et fermement ? Dans la réaction américaine, on peut lire deux messages importants. Le premier s’adresse aux Algériens. Les Américains souhaitent clairement voir le mouvement de protestation se poursuivre et ils le font savoir. Ils demandent au pouvoir en place de ne pas l’entraver par la répression. Après avoir soutenu les Tunisiens et les Égyptiens, il serait difficile aux États‑Unis, pour des raisons de cohérence, de ne pas faire de même avec les Algériens. Ils savent qu’il existe dans notre pays une très forte volonté de changement et une contestation du pouvoir encore plus importante qu’en Tunisie et en Égypte avant les révoltes. Ne pas soutenir cette aspiration au changement peut créer des frustrations au sein de la population algérienne.

                              Le second message s’adresse au pouvoir. Il est fort et clair et ressemble à une mise en garde : le peuple veut un changement, et le pouvoir ne doit pas entraver cette volonté. «Vous prétendez être des démocrates, alors laissez le peuple s’exprimer librement», semblent dire les Américains aux autorités algériennes. Dans le cas contraire, les États‑Unis pourraient forcer le pouvoir à accepter la volonté populaire. Et si le pouvoir refusait d’accepter malgré les pressions, il prendrait le risque d’entrer dans l’illégalité d’une manière officielle. Jusqu’à présent, en effet, l’Algérie se situe dans une sorte de «zone grise» pour États‑Unis. Notre pays n’est pas considéré comme une dictature à combattre – contrairement à la Corée du Nord ou l’Iran – mais il n’est pas vu non plus comme une démocratie. En 2009, Barack Obama n’avait même pas félicité Abdelaziz Bouteflika pour sa réélection. Une attitude qu’on comprend après la lecture des dernières révélations de WikiLeaks évoquant une fraude massive lors des présidentielles de 2009. Le pouvoir algérien le sait : les États‑Unis disposent de moyens de pression importants. Lundi en fin de matinée, Alger n’avait toujours pas réagi aux déclarations américaines. Pour leur part, les Américains savent que l’Algérie ne peut pas se permettre de figurer sur une sorte de liste noire. Cette dernière pourrait en effet impliquer beaucoup de conséquences désagréables pour le pouvoir : gel des avoirs personnels à l’étranger, interdiction de visas…

                              Comment



                              • Lundi 14 Février 2011 -- Les réactions internationales après la répression de la marche de la CNCD se multiplient. Après l’Union européenne, les Etats-Unis et l’Allemagne, la France a réagi, lundi 14 février, à la situation en Algérie. Deux jours après l’interdiction de la marche de la CNCD à Alger et à quelques jours d'une nouvelle manifestation prévue samedi dans la capitale, Paris a estimé que les manifestations doivent se dérouler «librement et sans violence», selon une déclaration du ministère français des Affaires étrangères rapportée par l’agence AFP. «S'agissant des manifestations organisées à Alger et dans certaines grandes villes, ce qui est important à nos yeux c'est que la liberté d'expression soit respectée et que les manifestations puissent se dérouler librement et sans violence» a déclaré le porte-parole, Bernard Valero. Bernard Valero a par ailleurs relevé que la mise en œuvre en Algérie des mesures de levée de l'état d'urgence et d'ouverture de la télévision à l’opposition constituerait «à l'évidence un pas dans la bonne direction». «Nous avons pris note de l'ensemble des décisions annoncées lors du dernier Conseil des ministres du 3 février en Algérie, en particulier la levée imminente de l'état d'urgence et l'ouverture du champ audiovisuel aux différentes sensibilités politiques. Ces mesures, dès qu'elles seront mises en œuvre, constitueront à l'évidence un pas dans la bonne direction pour répondre aux attentes du peuple algérien», a-t-il souligné.

                                Comment

                                Unconfigured Ad Widget

                                Collapse
                                Working...
                                X