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Les relations entre Paris et Alger :

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  • Les relations entre Paris et Alger :


    Lundi 14 Janvier 2008 -- Les relations algéro-françaises traversent t-elles une nouvelle période de froid ? A l’Elysée, la question suscite une gêne. « Ce n’est parce que les relations entre nos deux pays ne font pas la une des journaux en ce moment qu’il ne se passe rien. Nos relations avec l’Algérie sont très bonnes et nous continuons à travailler ensemble pour avancer sur de nombreux dossiers», explique un porte-parole de la présidence française.

    Pourtant, près de 40 jours après la difficile visite d’Etat de Nicolas Sarkozy en Algérie, les relations entre Paris et Alger semblent se limiter au minimum diplomatique. « Plusieurs réunions de suivi ont déjà eu lieu au niveau des Ambassadeurs, et l'Ambassadeur Sbih a été reçu cette semaine même au ministère des Affaires étrangères à Paris », affirme le porte-parole de l’ambassade de France à Alger à toutsurlalgerie.com. Selon cette même source, plusieurs visites ministérielles sont prévues entre les deux pays « prochainement ». Mais aucune date n’est cependant avancée pour ces déplacements. Insuffisant pour deux pays qui prétendent vouloir aller vers un partenariat stratégique.

    En réalité, selon des sources diplomatiques françaises et algériennes interrogées par toutsurlalgerie.com, les relations entre Paris et Alger traversent depuis décembre dernier une période de froid. « Il ne se passe rien entre les deux pays. La diplomatie gère les affaires courantes. Seul le business se porte bien. Les entreprises françaises s’intéressent toujours de près au marché algérien », explique un diplomate français qui a requis l’anonymat. Des propos confirmés par une source algérienne, proche de la présidence de la République.

    Signé à l’occasion de la visite d’Etat de Nicolas Sarkozy à Alger, l’accord sur le nucléaire civil n’a été suivi d’aucune réunion de travail. En octobre dernier, une semaine après la visite d’Etat de Nicolas Sarkozy au Maroc, une commission franco-marocaine s’est réunie à Paris pour mettre en œuvre l’accord entre les deux pays sur le nucléaire civil. Depuis, le dossier avance dans la bonne la direction pour une concrétisation.

    Autre signe de ce froid : les propos tenus par Nicolas Sarkozy lors de sa conférence de presse du 8 janvier ont été très mal reçu. «Il faut soutenir le gouvernement Bouteflika parce que personne ne veut des talibans au pouvoir à Alger », avait déclaré le président français pour justifier son déplacement à Alger. « On ne parle pas de cette façon du président d’un pays ami. M. Sarkozy aurait pu saisir l’occasion pour expliquer que l’Algérie est un pays ami et un partenaire stratégique de la France », souligne un diplomate algérien, agacé par les propos du chef de l’Etat français.

    Mais si les signes d’un froid entre Paris et Alger sont de plus en plus nombreux, il reste difficile de connaître les vraies raisons de ces nouvelles tensions entre les deux pays. Certes, la mémoire demeure un sujet majeur de discorde entre Alger et Paris et la visite de Nicolas Sarkozy en Algérie n’aura pas réussi à dissiper les malentendus sur le sujet. Mais il y a aussi l’élection présidentielle en Algérie : dans l’entourage de Nicolas Sarkozy, beaucoup pensent qu’un changement de génération en Algérie serait nécessaire pour aller vers des relations apaisées entre les deux pays. Dans ce contexte, les Français préfèreraient attendre des signes de ce changement longtemps espéré…

  • #2

    Lundi 14 Janvier 2008 -- 40 jours après la visite d’Etat de Sarkozy en Algérie, devrait-on faire sur les deux rives de la Méditerranée le deuil d’une relation apaisée ? Le déplacement du locataire de l’Elysée à Alger représentait, de l’avis des observateurs, une occasion de mettre à plat les différends entre les deux pays ; tenter, si possible, de délester la relation complexe du legs de la mémoire qui continuera à peser tant que l’on refusera d’exorciser les démons de la «repentance».

    Cela devait être aussi un moment propice pour réfléchir, sereinement, à l’avenir de la coopération entre l’Algérie et la France qui se joue d’abord sur les terrains économique et géostratégique. Le réalisme politique indique aux Algériens de considérer derechef la France comme un partenaire parmi tant d’autres puisque le caractère «privilégié» de la coopération, chanté dans tous les forums, est tout à fait factice et ne résiste pas à l’épreuve des faits. Les prises de bec entre officiels montrent assez la rudesse de la relation entre les deux pays.

    A ce niveau de déliquescence des liens d’amitié, il s’agit de ne plus perdre du temps en vains silences et affûtage de langue de bois et, plutôt que de déclarer que tout va bien en souriant devant les objectifs, Bouteflika et Sarkozy seraient davantage inspirés de reconnaître que du passé on ne fait pas table rase. Que la question de la mémoire n’est pas accessoire et que le passé colonial de la France refluera indéfiniment à la surface tant que l’on s’évertuera en hexagone à lui trouver un vernis «civilisateur».

    Nicolas Sarkozy a compris que l’important c’est de parler et de braquer les sunlights sur la forme de la relation algéro-française. Pour ne pas avoir à répondre sur l’essentiel, l’opinion est abreuvée d’un chapelet de formules plates. L’hôte de l’Algérie a même sorti la formule «qui tue» : «les jeunes ne vont pas attendre que les adultes aient fini de régler les problèmes du passé». L’avenir de la coopération franco-algérienne serait donc à l’autodestruction accélérée de la mémoire de nos aînés.

    L’axe Alger-Paris accédera à la maturité lorsqu’on comprendra, enfin, que l’on ne barre pas d’un simple trait de plume - ou d’une déclaration de bonne intention, le lourd tribut de l’Histoire.

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    • #3
      Mercredi 16 Janvier 2008 :


      J'ai pris connaissance avec étonnement des articles que vous avez consacrés récemment aux relations franco-algériennes dans lesquels vous affirmez que ces relations sont gelées, ce qui, je regrette de le dire aussi nettement, ne reflète aucune espèce de réalité.

      La Visite d'Etat du président Sarkozy en décembre 2007 a donné un nouvel élan à nos relations bilatérales. Je constate que vous ne mentionnez pas les nombreux accords et contrats qui ont été signés durant la visite. Au premier rang desquels, la convention de partenariat. Cet accord entre les deux gouvernements, premier document du genre à être signé par la France avec un de ses partenaires, organise notre coopération pour les dix prochaines années, avec un champ beaucoup plus vaste que l'accord précédent de 1986, puisque celui-ci englobe également la coopération économique et financière, sécuritaire, ainsi que la coopération décentralisée (collectivités locales) en plus des domaines plus traditionnels que sont la coopération universitaire, culturelle, institutionnelle, etc.

      C'est un programme extrêmement ambitieux qui, pour la première fois, nous permet d'établir des projets durables et pérennes entre les deux pays dans tous les domaines civils ; la coopération militaire allant faire l'objet de discussions séparées dans les toute prochaines semaines, comme cela a été convenu au cours de la visite.

      D'autres accords d'envergure ont été signés. Celui sur la coopération pour les usages pacifiques de l'énergie nucléaire a ouvert le cycle de ceux que la France veut conclure avec ses partenaires du sud. Il s'agit d'un accord à la fois opérationnel et très vaste, qui englobe tous les aspects du nucléaire civil : exploration, recherche, production d'uranium, production d'énergie électrique, formation, transferts de technologie, sécurité, traitement des déchets, utilisations médicales et agricoles, etc.

      Je ne pense pas que l'on puisse dire qu'il s'agit d'une coquille vide. C'est même une contre-vérité. Cet accord représente en effet une énorme potentialité et je ne crois pas que l'Algérie, ait, à ce jour, conclu un accord d'une telle portée avec quiconque d'autre. L'accord est paraphé et sera signé lorsque la procédure Euratom, imposée par les engagements que la France a pris, comme tous ses partenaires, dans le cadre des traités européens, sera accomplie. Il constituera alors un véritable feu vert pour une coopération de substance entre les deux pays et leurs entreprises.

      Parallèlement à cet accord sur les utilisations pacifiques de l'énergie nucléaire, Sonatrach et GdF ont signé de leur côté le protocole reconduisant les contrats gaziers qui assureront l'approvisionnement de la France jusqu'en 2019. Ces accords, dans les domaines nucléaire et civil, scellent donc un véritable partenariat énergétique entre nos deux pays.

      D'autres accords ont été signés au cours de cette visite (par exemple un accord de co-production cinématographique), ainsi que des accords commerciaux, qui ne sont d'ailleurs pas seulement commerciaux, puisque certains d'entre eux prévoient aussi des investissements. C'est le cas, par exemple, du contrat Total/Sonatrach pour la construction d'un vapocraqueur d'éthane à Arzew, qui comporte un investissement de plus d'un milliard d'euros. D'autres projets d'investissement (usine de tramway ou de montage de véhicules de lutte contre l'incendie, etc.) ont été annoncés.

      S'agissant des questions de mémoire, votre affirmation sur le fait que l'on ne pourra faire l'impasse enfonce une porte ouverte - car c'est notre propre conviction - et ignore les déclarations faites par le Président Sarkozy tout au long de sa visite, dans les trois discours qu'il a prononcés et notamment à Constantine, déclarations sans précédent dans lesquels il a condamné le système colonial sans aucune ambiguïté. Il faut d'ailleurs souligner qu'il a tenu les mêmes propos à son retour en France, le 5 décembre. Il n'y a donc qu'un seul langage, qui est un langage de vérité et de reconnaissance des faits. Au-delà des mots, le président Sarkozy a aussi annoncé des gestes significatifs sur les mines posées par l'armée française (prise en charge des appareillages et des soins spécialisés pour les victimes) ou les sites d'essais nucléaires et chimiques.

      Les deux parties sont déterminées à assurer un suivi dense et rigoureux de toutes les décisions prises au cours de la visite. Le président Sarkozy a écrit a ce sujet au Président Bouteflika une lettre datée du 10 décembre, qui propose aussi une série d'échanges de visites ministérielles entre les deux pays. Des réunions ont également eu lieu à Paris avec l'ambassadeur d'Algérie et ici avec moi sur le suivi de la visite.

      La "froideur" des relations dont vous faites état ne correspond donc à rien de concret, tous les contacts que nous avons eus avec nos interlocuteurs algériens, ici ou à Paris, depuis la visite et en vue d'assurer son suivi ayant tous été extrêmement cordiaux et constructifs
      .

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      • #4

        Mercredi 16 Janvier 2008 -- Le député français de la 5e circonscription, Sébastien Huyghe, effectuera une visite à Alger de trois jours à partir du 25 janvier. Le parlementaire de l’UMP, dont on dit qu’il est proche du président Nicolas Sarkozy, sera accompagné d’une délégation de Franco-Algériens. Il rencontrera, au cours de cette visite, ses homologues parlementaires algériens. C’est ce qu’a rapporté le magazine français Lakoom info dans le numéro de janvier et qui a précisé que M. Huyghe est candidat aux municipales françaises de mars prochain dans la ville de Lille où il affrontera la maire socialiste sortante Mme Aubry. Le magazine français a rappelé que Sébastien a déjà battu la fille de Jack Delors en 2002 lors des législatives. “Je voudrais connaître de près ce magnifique pays qui a enfanté ces Lillois d’origine algérienne”, a-t-il confié au magazine.

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        • #5

          ALGIERS, March 12, 2008 (Reuters) - Relations between Algeria and former colonial ruler France have improved in recent years but could deepen further, Algerian President Abdelaziz Bouteflika said on Wednesday.

          French President Nicolas Sarkozy campaigned for a new start on a visit to Algiers in December after decades of rocky ties. He sealed a series of energy and infrastructure deals and a nuclear accord.

          "Although remarkable, these moves have still not shown their full scope and our relations still offer great potential that we must exploit," Bouteflika told Reuters in written replies to submitted questions.

          "At the economic level, for example, the efforts deployed deserve to be somewhat reoriented to separate them from the purely commercial logic and make the leap to a real partnership," he said.

          Sarkozy has focused on cementing economic ties with the OPEC member and heralded the signature of the nuclear deal, the first of its kind between France and an Arab state, as a breakthrough.

          Political relations, clouded by bad blood over the colonial period, are still uneasy even though France remains one of Algeria's biggest investors.

          The Algerian leadership is particularly sensitive to the legacy of 132 years of colonial rule and a bloody war for independence because many of its members took part in the struggle against France.

          Sarkozy has refused Algerian demands to apologise for colonial misdeeds but has denounced the colonial system as "deeply unfair" and said France was ready to face up to its past role.

          While not mentioning the dispute, Bouteflika said French-Algerian relations were diverse and complex and the density of economic, cultural and human exchanges gave the relationship "a very singular character".

          "We have developed this dynamic as much with President Chirac as with President Sarkozy who came twice to Algeria in hardly six months," Bouteflika said.

          "Relations between the two countries have undeniably evolved and deepened since 2000, helping project relations into the future and giving them a depth and density worthy of the multiple ties ... which link the two countries and which in a certain way unite their destinies," he said.

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          • #6
            Samir Allam :


            Mercredi 12 Mars 2008 -- Les relations algéro-françaises se portent-elles bien ? Pour Paris, la réponse est oui. Mais pour le président Bouteflika, si des progrès ont été accomplis, beaucoup reste encore à faire. «Bien qu’elles soient notables, ces évolutions n’ont pas encore montré leur pleine portée et nos relations ont encore un grand potentiel que nous avons à exploiter », a indiqué, mercredi 12 mars, le chef de l’Etat dans un entretien à l’agence d’information britannique Reuters.

            « Sur le plan économique, par exemple, les efforts déployés mériteraient d’être légèrement réorientés pour les séparer d’une logique purement commercial », ajoute M. Bouteflika. Le président de République rejoint ainsi les hommes d’affaires et les milieux politiques du pays qui critiquent régulièrement la frilosité des investisseurs français auxquels ils reprochent d’avoir une approche « purement commerciale » dans leurs relations avec l’Algérie.

            La visite d’Etat, effectuée début décembre par Nicolas Sarkozy en Algérie avait également donné l’impression que la France cherchait à obtenir un maximum de contrats en Algérie, au détriment d’investissements profitables pour l’économie nationale. La démarche de Sarkozy avait également choqué de nombreux Algériens, le président français ayant notamment refusé la demande d’excuses formulée par Alger pour les crimes commis durant la période coloniale.

            C’est la première fois depuis la visite d’Etat de Nicolas Sarkozy en Algérie que le président Bouteflika se prononce sur la question des relations algéro-françaises. Ces déclarations confirment que les relations entre Alger et Paris traversent une période de froid, comme l’a révélé toutsurlalgerie.com dès le 14 janvier. « Il ne se passe rien entre les deux pays. La diplomatie gère les affaires courantes. Seul le business se porte bien. Les entreprises françaises s’intéressent toujours de près au marché algérien », avait indiqué un diplomate français sous couvert d’anonymat.

            Trois mois après la visite de Sarkozy à Alger, un seul ministre algérien s’est rendu en France : le 6 mars, Karim Djoudi était à Paris pour…la signature d’un accord algéro-français dans les assurances. Selon des sources diplomatiques, le froid devrait caractériser les relations entre Alger et Paris pendant encore plusieurs mois. Les relations devraient en effet être affectées par la question de la mémoire.

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            • #7
              Ali Idir :


              Mardi 1 Avril 2008 -- L'Algérie a ratifié la convention de partenariat avec la France. Le président Abdelaziz Bouteflika a signé le décret ratifiant cette convention signée le 4 décembre dernier à Alger lors de la visite d'Etat du président français Nicolas Sarkozy. Le décret vient de paraître au Journal officiel.

              La convention ratifiée est une reconduction sur cinq ans de celle signée entre les deux pays en 1986, avec l'introduction de plusieurs nouveautés. Le document couvre plusieurs domaines de partenariats dans les domaines sécuritaires, économiques, politiques, administratives, culturelles et scientifiques. Les deux pays s'engagent par exemple à développer les établissements scolaires algériens en France et français en Algérie. Paris et Alger ont également convenu de développer en Algérie des pôles d'excellence algéro-français, le renforcement de la coopération entre les écoles et les universités des deux pays, la formation des cadres algériens.

              Selon la convention, l'Algérie bénéficiera de l'aide de la France pour moderniser les structures de l'Etat et moderniser l'administration. Les deux pays se sont engagés à favoriser le retour en Algérie des compétences algériennes basées en France et à améliorer le climat des investissements en Algérie.

              Côté français, la convention est en attente de ratification. "Nous avons un processus de ratification un peu long", précise une source diplomatique française.

              La ratification de cette convention devrait contribuer à la relance les relations algéro-françaises qui traversent une période de froid glacial depuis la visite du président Sarkozy en Algérie. Les deux pays ne se sont pas parlé beaucoup depuis cette visite. En quatre mois, seules trois visites ministérielles ont eu lieu. Le ministre algérien des finances Karim Djoudi s'est rendu, début mars, à Paris pour signé un accord mettant fin au vieux contentieux historique dans les assurances. Le ministre de l'Aménagement du territoire, Chérif Rahmani a pris part, quelques jours plus tard, au Salon du Tourisme à Paris. Côté franais, hormis le secrétaire d'Etat à la Défense Alain Marleix, aucun autre haut responsable français ne s'est déplacé durant cette période en Algérie.

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              • #8

                Mercredi 9 Avril 2008 -- Le Premier ministre français, François Fillon, va effectuer une visite à Alger, avant juillet prochain, à l’invitation du Chef du Gouvernement algérien, apprend-on de sources fiables.

                Nos sources ont ajouté que François Fillon va se rendre à Alger à l’invitation du Chef du gouvernement algérien, Abdelaziz Belkhadem. Cette invitation intervient après la lettre envoyée par Nicolas Sarkozy à son homologue algérien dans laquelle il le remercie pour son hospitalité lors de sa visite à Alger en décembre dernier. Dans ce document, le président français évoque une possible visite de son Premier ministre à Alger, ce qui explique l’invitation de Abdelaziz Belkhadem.

                Les mêmes sources ont souligné que la visite ne se fera pas en avril, une information confirmée par Matignon. Le programme de la visite n’a pas encore été défini de manière définitive mais elle vise à compléter la visite de Sarkozy et s’enquérir de l’application des accords et protocoles signés. Nos sources ont ajouté que Fillon devrait venir en Algérie avant que la France ne prenne la présidence de l’UE en juillet prochain.

                Une visite en juillet serait l’idéale car son agenda ne lui permet pas, après cette date, de programmer une visite digne des relations Algéro-françaises. Ajouté à cela le fait que de nombreux ministres français devraient se rendre à Alger, mais on ignore qui sont les ministres en question et la date de leur déplacement.

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                • #9
                  Rafik Tayeb :


                  Lundi 21 Avril 2008 -- Plus de cinq après sa signature à Alger le 25 octobre 2003, l’accord algéro-français de coopération en matière de sécurité est entré en vigueur le 1er avril dernier, selon un décret présidentiel français publié aujourd’hui. L’accord a été conclu lors d’une visite de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur du gouvernement de Jacques Chirac, en Algérie. Il concerne une coopération entre Alger et Paris dans de nombreux domaines liés à la sécurité et à la lutte contre le crime organisé : lutte contre le terrorisme, lutte contre le trafic illicite des stupéfiants, lutte contre les infractions à caractère économique et financier, et notamment le blanchiment de fonds, lutte contre l'immigration irrégulière et la fraude documentaire s'y rapportant, lutte contre les fraudes liées aux nouvelles technologies de l'information et de la communication, lutte contre la cybercriminalité …Le texte concerne aussi une coopération en matière de formation des personnels, la police technique et scientifique, la police du renseignement…

                  « Dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, les parties procèdent à des échanges d'informations pertinentes relatives : aux actes de terrorisme projetés ou commis, aux modes d'exécution et aux moyens techniques utilisés pour l'exécution de tels actes ; aux groupes de terroristes et aux membres de ces groupes qui prévoient, commettent ou ont commis des actes terroristes sur le territoire de l'une des Parties et portent atteinte aux intérêts de l'autre. Les deux Parties inscrivent leur coopération dans le cadre des engagements induits par la résolution 1373 du Conseil de sécurité des Nations Unies et des engagements contractés dans les fora euro-méditerranéens », souligne notamment le texte du décret présidentiel.

                  Interrogée par toutsurlalgerie.com sur les raisons du retard pris entre la date de la signature de l’accord et son entrée en vigueur, une source au gouvernement français a liée cette situation à « des questions administratives ».

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                  • #10
                    Samir Allam :


                    Samedi 26 Avril 2008 -- Le froid semble s’installer entre Alger et Paris. Selon des informations recueillies par toutsurlalgerie.com auprès de sources diplomatiques algériennes, Alger a annulé, il y a quinze jours, à la dernière minute une visite du ministre français des affaires étrangères Bernard Kouchner. Tout était prêt et, pour la première fois depuis l’arrivée de M. Kouchner au Quai d’Orsay il y a un, une date avait même été fixée pour ce déplacement de haute importance. Mais, à quelques heures de la venue de M. Kouchner, les Algériens ont annulé la visite. Ils ont expliqué leurs décisions par des problèmes de calendrier. Un argument peu convaincant, en réalité.

                    Interrogé par toutsurlalgerie.com, un porte-parole de l’ambassade de France à Alger a confirmé l’information. Mais il a minimisé la portée de la décision algérienne. « La visite a été annulée pour un problème de date. Ce sont des choses qui arrivent régulièrement concernant des visites ministérielles. Mais nous travaillons toujours avec les Algériens pour trouver une nouvelle date », a-t-il indiqué. Mais, il est peu probable que M. Kouchner effectue sa visite en Algérie avant plusieurs mois.

                    En réalité, selon nos informations, cette annulation montre un certain agacement de l’Algérie à l’égard de la politique pro-marocaine de la France. Les Algériens trouvent la position française sur le Sahara occidental excessivement favorable au Maroc. «Les résolutions présentées par la France à l’ONU sont souvent préparées à Paris en présence des Marocains », s’indigne un haut responsable algérien, qui a requis l’anonymat.

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                    • #11

                      Dimanche 27 Avril 2008 -- Une source de l’ambassade de France a assuré que la visite du ministre des Affaires étrangères français, Bernard Kouchner, à Alger a été reportée sans être annulée, et cela à cause des agendas des deux parties qui ne permettent pas cette visite.

                      Notre source a ajouté que la polémique née autour de la dernière visite du président Nicolas Sarkozy en Algérie n’a rien à voir avec le report de la visite de Kouchner.

                      La même source a ajouté dans un contact avec El Khabar que la visite que devait effectuer Kouchner en Algérie a été reportée d’un commun accord entre les parties, car aucune date n’a pu être fixée de manière à satisfaire les agendas des ministres des A.E algérien et français, tout en précisant que les deux parties étudient actuellement d’autres dates proposées pour la programmation de la visite.

                      En revanche, notre source a nié que ce report soit lié de près ou de loin à la polémique suscitée récemment lors de la visite du président français Nicolas Sarkozy en Algérie, après les déclarations du ministre des Moudjahidine, Mohamed Chérif Abbès. La source a insisté sur le fait que le report a été dicté par des raisons purement formelles.

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                      • #12

                        Mercredi 30 Avril 2008 -- La ministre française de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie se rendra en Algérie lundi et mardi pour une visite de travail, à l'invitation de son homologue Noureddine Yazid Zerhouni, a annoncé mercredi le ministère, dans un communiqué. Ce déplacement, précise-t-on de même source, s'inscrit "dans le cadre des relations bilatérales en matière de sécurité et sera l'occasion d'évoquer le renforcement de la coopération bilatérale, notamment dans le domaine de la lutte contre le terrorisme et contre la criminalité organisée".

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                        • #13

                          Dimanche 4 Mai 2008 -- Retour de politesse ? Sept mois après la visite à Paris du ministre de l'Intérieur, Noureddine Zerhouni, c'est au tour de son homologue française de venir le voir à Alger. Michèle Alliot-Marie est arrivée lundi pour un séjour de 48 heures. Ce déplacement, précise-t-on à Paris, s'inscrit “dans le cadre des relations bilatérales en matière de sécurité et une occasion d'évoquer le renforcement de la coopération bilatérale, notamment dans le domaine de la lutte contre le terrorisme et contre la criminalité organisée”. Lorsque M. Zerhouni arrivait à Paris, il s'agissait alors de préparer la visite d'État du président Sarkozy, effectuée en décembre. Il y avait un ballet qui avait fait aussi danser Temmar, Khelil et Medelci. L'heure était à la célébration d'un nouveau départ avec comme perspective une fusion entre Sonatrach, Gaz de France et une union de la Méditerranée prospère. En quelques mois, tout a pourtant changé. Sonatrach a refusé le marché proposé alors que l'Union européenne, l'Allemagne en tête, a rétorqué le projet phare de M. Sarkozy. Entre-temps, le président français s'est rendu au royaume enchanté du Maroc où le souverain n'a pas besoin d'autre couronne.

                          Là, il s'est rallié à la cause marocaine dans ce qui l'oppose à l'Algérie et l'“ami” Bouteflika ne semble pas avoir apprécié même si le business continue. La visite de Mme Alliot-Marie a l'air de précéder celle du Premier ministre François Fillon. Une visite à Alger est inscrite sur son calendrier, mais la date n'en a pas encore été annoncée. Comme s'il s'agissait de faire preuve de prudence. Quand M. Zerhouni était arrivé à Paris en octobre, la “confiance” avait été le maître-mot ayant dominé ses propos et ceux de son homologue. Son voyage intervenait dans un contexte sécuritaire particulier : un employé d'ADP et des familles de cadres de Michelin venaient d'être rapatriés à la suite de menaces terroristes et un kamikaze s'était fait exploser contre le véhicule de deux coopérants qui ont été blessés et rapatriés également. Mme Alliot-Marie avait exprimé les “remerciements” et la “reconnaissance” de la France pour l'action des six gendarmes algériens qui ont permis de sauver les deux ressortissants.

                          Au menu des discussions, il y avait la coopération dans le domaine du renseignement, de la sécurité civile, de la protection des frontières et la lutte commune contre tout ce qui peut être source d'insécurité. M. Zerhouni avait parlé d'un échange de points de vue “sur les points sensibles qui nous concernent tous”. Et de constater que les analyses “étaient très proches, notamment en ce qui concerne le risque sécuritaire sur nos deux pays et la région d'une manière générale”. Sa conclusion était optimiste. “Si nous sommes parvenus à créer la confiance dans les domaines aussi sensibles que ceux de la sécurité, il est évident que dans les autres domaines, elle devrait être beaucoup plus aisée et beaucoup plus ample”. C'est vrai que dans le domaine de la sécurité, la coopération entre les deux pays ne peut pas être démentie. Les échanges d'informations ont à plusieurs reprises permis d'éviter des actions terroristes sur les territoires des deux pays.

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                          • #14
                            Lounes Guemache :


                            Dimanche 4 Mai 2008 -- Moins d’un mois après avoir annulé à la dernière minute une visite prévue du ministre français des affaires étrangères Bernard Kouchner, Alger s’apprête à accueillir demain, lundi 5 mai, la ministre de l’Intérieur Michèle Alliot-Marie. Officiellement, cette visite de deux jours sera consacrée à la coopération sécuritaire entre les deux pays. Mais en réalité, ce déplacement est beaucoup plus important. Dans un contexte difficile entre Alger et Paris, Mme Alliot-Marie constitue un atout diplomatique décisif pour le président français Nicolas Sarkozy.

                            À Alger, Michèle Alliot-Marie est en effet apprécié au moins pour deux raisons. La coopération sécuritaire entre l’Algérie et la France a atteint un niveau jamais égalé depuis de nombreuses années. La DST et la DGSE entretiennent d’excellentes relations avec leurs homologues algériens des services de renseignements. La coopération sécuritaire est aujourd’hui le seul domaine dans lequel les divergences entre Alger et Paris sont quasi-inexistantes. La ministre française de l’Intérieur est également appréciée à Alger pour une autre raison : elle est la dernière chiraquienne encore au pouvoir à Paris. Dans un pays où le style Sarkozy (soutien au Maroc sur le dossier du Sahara occidental, politique migratoire restrictive, un penchant à vouloir signer des contrats à tout va…) a du mal à passer, la visite de Michèle Alliot-Marie est la bienvenue pour renouer le dialogue avec l’ancienne puissance coloniale.

                            «Les Algériens connaissent bien Alliot-Marie et ils peuvent lui faire passer des messages. Pour sa part, la ministre française peut arracher quelques concessions aux Algériens sur des dossiers bilatéraux », souligne un spécialiste des relations algéro-françaises. A deux mois de la tenue à Paris, le 13 juillet, de la réunion des chefs d’Etat et de gouvernement des pays invités à participer au projet de l’Union pour la Méditerranée cher au président français, Nicolas Sarkozy veut s’assurer de la présence du président Bouteflika. Le chef de l’Etat français se souvient du fiasco du 10ème anniversaire du processus de Barcelone, en 2005, boycotté par de nombreux chefs d’Etat arabes pour protester contre la répression israélienne contre les Palestiniens.

                            Nicolas Sarkozy le sait : l’absence des principaux chefs d’Etat arabes, particulièrement ceux du Maghreb, à la rencontre du 13 juillet sera analysée comme un échec de son projet. Pour éviter une telle situation, le président français est prêt à faire de nombreuses concessions. Il l’a déjà montré chez les deux voisins de l’Algérie : aux Tunisiens, sur les droits de l’Homme et aux Marocains sur le Sahara occidental. Mais ira-t-il jusqu’à faire une concession aux Algériens sur la question de la mémoire et sur la circulation des personnes ? «Sans concession de la part de Nicolas Sarkozy sur un dossier aussi important que la mémoire, le président Bouteflika pourrait difficilement justifier son éventuelle venue en France le 13 juillet prochain auprès de l’opinion algérienne», souligne le même spécialiste.

                            Le discours, dimanche dernier, de l’ambassadeur de France à Guelma a déjà préparé le terrain pour une déclaration de Nicolas Sarkozy dans le sens d’une reconnaissance des crimes de la France en Algérie. Reste à savoir quelle forme prendrait une telle reconnaissance pour ne pas faire perdre la face au président français qui avait exclu durant sa campagne électorale, tout repentance. Lundi et mardi, à Alger, Michèle Alliot-Marie sera attentivement écoutée par les Algériens sur cette question…

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                            • #15

                              Lundi 5 Mai 2008 -- Le ministre de l’Intérieur, M. Nourredine Yazid Zerhouni, a expliqué que les discussions qu’il aura avec la ministre de l’Intérieur française, Mme Michèle Alliot-Marie, qui doit bientôt arriver en Algérie, porteront sur deux sujets essentiels, à savoir, la coopération dans le domaine sécuritaire et le secteur de la protection civile.

                              Le ministre Zerhouni a introduit la visite d’Alliot-Marie, qui va durer deux jours, dans le cadre de la coopération entre le ministère de l’Intérieur français et ses homologues en Afrique du Nord, dans le bassin méditerranéen et le Maghreb. Il a indiqué, hier, aux journalistes à l’Assemblée Populaire Nationale, qu’il abordera les questions relatives à la sécurité dans la région de la méditerranée et du Maghreb. Il évoquera également la question de la coopération dans le domaine de la protection civile, sans expliquer si des accords dans les deux domaines vont être signés.

                              La déclaration du ministre de l’Intérieur intervient en marge de l’adoption du projet de loi relatif à l’entrée et au séjour des étrangers en Algérie. Les membres de la Chambre basse ont adopté 18 amendements qui ont été apportés aux textes de loi de ce projet par la commission juridique et les députés.

                              Pour sa part, M. Messaoud Chihoub, président de la commission des affaires juridiques et administratives et des libertés a indiqué à El Khabar : « nous avons veillé, à travers les amendements apportés à la loi par la commission, à garantir la protection des étrangers résidents en Algérie, en vertu de la Constitution ». « Nous avons également instauré le droit de recours concernant la décision de l’extradition ».

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