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La succession de Bouteflika :

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  • La succession de Bouteflika :


    Dimanche 8 Février 2009 -- Le président socialiste du conseil général des Bouches-du-Rhône Jean-Noël Guérini a eu dimanche ?* Alger près de trois heures d'entretiens axés sur la coopération décentralisée avec le président Abdelaziz Bouteflika. La politique française, les relations avec les Etats-Unis, la situation au Moyen-Orient, l'environnement et l'économie ont été abordés.

    Concernant l'éventuelle candidature ?* sa réélection de M. Bouteflika, Samia Ghali, sénatrice PS des Bouches-du-Rhône présente ?* la rencontre, a indiqué ?* l'AFP qu'elle pensait "que c'est quelqu'un qui est en train de préparer sa succession". Elle a ajouté que M. Bouteflika avait "donné des pistes". Mme Ghali a précisé que la politique française des visas vis-?*-vis de l'Algérie, qu'elle a qualifiée d'"irresponsable", avait été évoquée par le ministre de l'Intérieur Yazid Zerhouni.

    "Je l'ai trouvé en pleine forme", a déclaré M. Guérini en réponse ?* une question sur l'état de santé du président algérien, saluant une "belle mécanique intellectuelle". "Nous avons abordé l'Union pour la Méditerranée (UPM) en toute franchise, il y a quelques désaccords mais je crois qu'il est ondamental et nécessaire que la Méditerranée soit confortée. Je crois que le rôle de l'Algérie est fondamental pour l'avenir de l'Union pour la Méditerranée", a-t-il jugé. M. Guérini a appelé ?* ce que l'UPM soit perçue "comme une véritable chance politique qui doit nous permettre de dépasser les blocages du processus de Barcelone". Concernant la coopération décentralisée, "nous allons travailler sur la définition de la politique sur l'habitat, le logement, dans les domaines des transports et de la culture et conforter nos relations dans le domaine de la santé", a-t-il détaillé.

  • #3
    Sonia Lyes :


    Mardi 10 Février 2009 -- Le secrétaire général du FLN, Abdelaziz Belkhadem, a refusé mardi de commenter les confidences livrées ?* la presse par Samia Ghali, sénatrice socialiste des Bouches du Rhône (France), après une rencontre dimanche avec le président Abdelaziz Bouteflika ?* Alger. Dans une déclaration au quotidien El Watan, Mme Ghali avait affirmé que « Bouteflika a indiqué qu'il réfléchissait et regardait autour de lui pour en savoir davantage sur la personnalité ?* même de prendre sa succession ?* la tête de l'Etat ».

    «Je ne suis pas dans le secret de Bouteflika », a affirmé Belkhadem. « Interrogez plutôt le président du conseil des Bouches du Rhône », a-t-il ajouté. Belkhadem qui présidait un sommet de l'Alliance présidentielle a confirmé que le président Bouteflika de la république annoncera sa candidature jeudi.

    Interrogé par un journaliste pour savoir si l'Alliance présidentielle est disposée ?* rendre public le certificat médical du candidat, un document exigé par la loi dans le dossier de candidature, le ministre d'Etat a affirmé que « le meilleur certificat médical, c'est sa présence après demain (jeudi, ndlr) pour annoncer sa candidature ». « Nous n'avons rien ?* cacher, même sur l'état de santé du président. Pourquoi en faire un problème, l'essentiel est que ce ne soit pas une maladie invalidante. D'ailleurs tous les candidats sont concernés», a-t-il dit.

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    • #4

      Mercredi 11 Février 2009 -- À moins de 24 heures du grand rassemblement qui sera organisé, jeudi 12 février, par l'Alliance présidentielle ?* la Coupole du 5 juillet, le mystère reste entier concernant les intentions du président Bouteflika. Sera-t-il candidat ?* sa propre succession en avril prochain ? Au sommet de l'Etat, les décideurs réellement au courant des intentions du président sortant se comptaient encore mercredi sur les doigts d'une seule main. Comme pour la révision de la Constitution, les tractations se déroulent dans le secret le plus total. Même les responsables de l'Alliance présidentielle ne connaissent pas les intentions du président.

      Mais une chose semble acquise : ce jeudi, le président Bouteflika ne devrait pas se contenter d'annoncer sa candidature après un discours sur son bilan et son programme. Selon nos informations, le chef de l'Etat devrait évoquer publiquement sa succession ?* l'occasion de ce rassemblement auquel sont attendus pas moins de 5000 personnes dont de nombreux hauts responsables de l'Etat. Deux hypothèses sont avancées par nos sources.

      La première : le président promettrait aux Algériens qu'il va s'atteler ?* préparer sa succession une fois élu en avril prochain. Il donnerait quelques pistes, parmi lesquelles pourraient figurer une présidentielle anticipée dans deux ou trois ans. Dimanche dernier, le président Bouteflika avait fait passer un message dans ce sens ?* la sénatrice française Samia Ghali.

      Le second scénario, le plus redouté, concerne une éventuelle décision du président de ne pas briguer de mandat et de présenter son frère Saïd, pour un plébiscite général. Selon nos sources, le président pourrait annoncer jeudi ?* la Coupole du 5 juillet ?* Alger la candidature de son frère Said au lieu de la sienne et prendre tout le monde de court en le mettant devant le fait accompli. Jeudi, la Coupole sera « pleine ?* craquer » de militants et de chefs de l'Alliance présidentielle et des partisans du président. Ils pourraient difficilement contester publiquement le choix de leur champion.

      Saïd Bouteflika est anormalement courtisé ces derniers mois par des personnalités politiques, médiatiques et économiques. Pour beaucoup, il incarne le véritable pouvoir depuis la maladie de son frère Abdelaziz et son hospitalisation ?* Paris fin 2005. Et l'homme ne cache pas ses intentions présidentielles.

      Mais une telle décision du président serait ?* très hauts risques pour le pays. Les Algériens l'accepteraient-elle ? Les partis de l'Alliance présidentielle vont-ils cautionner une démarche qui rendrait l'Algérie semblable ?* des pays comme la Syrie et l'Egypte où le pouvoir est cédé de père en fils ? Le premier ministre Ahmed Ouyahia applaudira-t-il une telle décision, lui qui est bien placé pour succéder au président Bouteflika dans les prochaines années? Le FLN, notamment le clan représentant l'est du pays, va-t-il accepter ? Les partis islamistes et les partis de l'opposition, le RCD et le FFS, vont-ils se taire ? Même Louisa Hanoune, dont la position vis-?*-vis de la présidentielle reste encore floue, risque de se rebeller. Comment va réagir la communauté internationale ?... Beaucoup de questions dont les réponses seront connues ?* partir jeudi.

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      • #5
        Omar Berbiche :


        Mercredi 11 Février 2009 -- C’est devenu une règle d’or chez Bouteflika : toutes les grandes décisions qui intéressent le pays sont annoncées soit ?* l’extérieur du pays par le chef de l’Etat, soit ?* l’intérieur du pays au détour d’une audience présidentielle accordée ?* des personnalités étrangères en visite dans notre pays. Bouteflika a récidivé lundi en recevant le président du Conseil régional des Bouches-du-Rhône (France) ?* qui il avait confié qu’il préparait sa succession allant jusqu’?* révéler le nom de son dauphin tout en entretenant le doute sur sa candidature, en affirmant qu’il n’avait pas encore pris une décision ?* ce sujet. Il y a quelques mois, alors que les spéculations les plus vives circulaient sur la présence de Bouteflika au sommet constitutif de l’Union pour la Méditerranée (UPM) de Paris, le chef de l’Etat, après s’être imposé un long silence, a choisi le sommet du G8 ?* Tokyo pour annoncer dans le creux de l’oreille du président Sarkozy sa décision de se rendre au sommet de l’UPM, laissant le soin au président français d’annoncer triomphalement l’information aux médias. On se rappelle également de l’épisode de l’admission de Bouteflika ?* l’hôpital du Val-de-Grâce ?* Paris où les quelques informations qui avaient filtré avec parcimonie sur son dossier médical étaient le fait de son médecin traitant étranger. Des exemples de ce genre de confidences sur l’Algérie livrées ?* des personnalités étrangères peuvent être cités ?* l’envi. C’est un style de communication. Le président Bouteflika considère peut-être que les choses lui sont acquises en Algérie et qu’il n’a pas besoin de convaincre pour faire passer ses messages.

        Pour lui, la bataille de la communication se joue ?* l’extérieur du pays. D’où ses sorties médiatiques ciblées aussi bien du point de vue du timing que du vecteur de l’information choisi. D’ailleurs, connaissant le parcours de Bouteflika qui maîtrise ?* la perfection l’art des arcanes politiques, il n’est pas impossible que Bouteflika soit derrière la fuite (organisée ?) quant ?* ses intentions politiques comme il avait reconnu, par le passé, avoir « inspiré » une dépêche de l’agence de presse britannique Reuters sur ses relations avec la hiérarchie militaire. On voit mal la sénatrice PS Samia Ghali oser trahir un secret aussi jalousement gardé par le chef de l’Etat si elle n’avait pas eu le feu vert de Bouteflika pour rendre public la teneur des confidences faites ?* la délégation française sur son avenir politique. Ou du moins des signes que le sujet n’était pas tabou pour l’étaler dans la presse. Certains trouveront cette façon de communiquer du Président inélégante, voire méprisante pour le peuple algérien qui est informé sur les réalités nationales via des relais étrangers. Mais qu’importe le flacon, diront d’autres, l’important c’est le contenu. On attendait que Bouteflika annonce sa candidature et voil?* qu’il brouille encore davantage les cartes en révélant ?* la délégation française qu’il préparait sa succession. Ce qui, décodé, laisse croire qu’il n’est pas candidat pour un troisième mandat. C’est l?* une lecture politique au premier degré ou au degré zéro de la communication politique.

        Autre hypothèse : Bouteflika est peut-être sincère quand il évoque la question de la succession. Mais il se projette non pas dans le futur très proche, c’est-?*-dire pour le scrutin d’avril prochain, mais dans cinq ans. Hypothèse haute, si tout se passe bien pour lui au plan santé, notamment, il ira volontiers au bout de son mandat. Hypothèse basse, ?* tout moment du troisième mandat, il n’hésitera pas ?* rentrer chez lui pour reprendre sa formule, s’il n’a pas d’autre choix, s’il est contraint de rempiler pour les mêmes raisons ou pour d’autres considérations. C’est la lecture la plus plausible qu’il convient de faire des confidences faites ?* ses hôtes français. Car on ne comprend pas, sinon ?* quoi rime toute cette fièvre électorale qui s’est emparée des comités de soutien ?* la candidature de Bouteflika lesquels s’apprêtent, dit-on, ?* fêter ce jeudi en grande pompe ?* la Coupole l’annonce officielle de la candidature de Bouteflika. Qui peut imaginer un seul instant, devant des sympathisants surexcités, Bouteflika annoncer non pas sa candidature mais le nom de son successeur ? Hypothèse absurde et surréaliste.

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        • #6
          Nadjia Bouaricha


          Mercredi 11 Février 2009 -- Hasard de calendrier ou choix de timing prémédité ? Abdelaziz Bouteflika, qui s’apprête ?* briguer un troisième mandat, évoque, avant même la tenue des élections, sa succession, en marge de la visite ?* Alger du légataire de Fidel Castro qui n’est autre que son propre frère Raul. Si la rencontre du leader cubain l’a replongé dans le souvenir de l’Algérie des années 1960 et 1970 où il était admis de trouver des points de convergence entre les Etats cubain et algérien, il est toutefois inopportun de penser que les deux régimes demeurent semblables ?* certains égards, notamment en termes de longévité au pouvoir ou de passation de témoin ?* la tête de l’Etat. Même au plus fort de son règne sans partage – et Bouteflika est bien placé pour le savoir – Boumediene n’a pu placer de successeur.

          Si la Constitution, qu’il s’est offert de réviser le 12 novembre dernier, a élargi ses prérogatives, il n’est écrit nulle part que le président de la République est en droit de choisir son successeur. Jusqu’?* preuve du contraire, l’Algérie n’est ni une monarchie ni une République où l’alternance au pouvoir est affaire d’héritage familial ou de testament. L’Algérie du million et demi de martyrs serait-elle devenue une propriété privée dont les maîtres se succèdent par simple vœu ? La déclaration de Bouteflika, distillée encore une fois par une voix étrangère, enlève déj?*, ?* la veille de l’élection présidentielle, tout crédit ?* l’opération électorale en Algérie mais renseigne aussi sur la nature du pouvoir qui n’a point de respect pour le principe d’alternance. D’abord écorché ?* travers la nouvelle disposition constitutionnelle de non-limitation des mandats, le principe d’alternance est aujourd’hui définitivement enterré par cette phrase du Président reprise par un sénateur français : « Je vois une personne qui a le charisme nécessaire pour me succéder et diriger le pays. » De la « ouhda thalitha », Bouteflika, qui semble avoir trop fréquenté les monarques du Golfe, passe ?* la « wilayat el ahd » et pense ?* léguer le « trône » Algérie ?* une personne qu’il juge ?* même de le remplacer. N’est-ce donc pas au peuple de choisir ses gouvernants ?

          À-t-on oublié que la souveraineté du peuple est au-dessus de toutes les prérogatives du premier magistrat du pays ? Interrogé par les journalistes de son pays et s’exprimant ?* la télévision de son pays, Nicolas Sarkozy répondit ceci ?* la même question de savoir qui pourrait lui succéder : « Dans un pays de 65 millions d’habitants, beaucoup sont capables de me succéder. » Le ventre de la mère Algérie serait-il devenu avare en compétences au point où seule une personne est ?* même d’être ?* la tête du pays ? Outre la gravité des propos rapportés par Samia Ghali, il est aujourd’hui fort ?* craindre pour l’avenir d’une République qui doit attendre la venue d’un visiteur étranger pour savoir ce que projette de faire son président.

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          • #7

            Mercredi 11 Février 2009 -- Faisant suite ?* un article publié dans l’édition du 10 février du journal El Watan, je tenais ?* rectifier les propos que l’on me fait tenir concernant la question de la succession du président Bouteflika. Le président Bouteflika a reçu, dimanche 8 février, en audience, le président du Conseil général des Bouches-du-Rhônes, Jean Noël Guérini. J’ai été très honorée de faire partie de la délégation qui a pu être présente ?* cette rencontre. À aucun moment, il n’a été question de l’éventuelle succession du président Bouteflika, notamment en vue des prochaines élections présidentielles du 9 avril prochain. Le président algérien nous a fait partager la vision qu’il avait pour l’avenir de l’Algérie, mais cela ne se rapportait aucunement ?* un futur ni proche, ni immédiat. Il est bien normal qu’un chef d’Etat ait une ambition pour son pays au travers des générations futures qui continueront ?* dévélopper l’Algérie et s’inscriront dans le sillage de leurs prédécesseurs. Il est fort regrettable que l’article du 10 février sème le trouble en tirant de leur contexte des propos échangés lors d’une discussion qui mettait en perspective historique une réflexion politique, économique et sociale d’un chef d’Etat. Je déplore le procédé de la confusion des genres. Je terminerais en rappelant, comme je l’ai déj?* dit lors de ma précédente interview, que la décision du président Bouteflika de se présenter ou non aux prochaines élections n’appatient qu’?* lui et n’a jamais été, ?* aucun moment de près ou de loin, l’objet de la discussion avec la délégation invitée dont je faisais partie.

            La réponse d’El Watan

            Nos lecteurs doivent savoir qu’avant la rédaction de notre article intitulé « Les confidences de Bouteflika » nous avons pris le soin, le lundi 9 février ?* 16h23, de contacter Mme Samia Ghali, sénatrice PS des Bouches-du-Rhône. La conversation téléphonique, qui a duré une dizaine de minutes, avait pour objet de confirmer ou d’infirmer les propos tenus par Mme Ghali ?* un journaliste de l’Agence France presse (AFP) concernant l’audience que le chef d’Etat algérien avait accordée la veille au président socialiste du Conseil général des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini, audience ?* laquelle avait assisté Mme Ghali. Dans cette dépêche de l’AFP, tombée sur le fil dimanche ?* 22h50, Mme Ghali évoquait la succession de Bouteflika ainsi que des « pistes » que celui-ci aurait données sur cette succession. Nous avons donc posé trois questions ?* Mme Ghali : Bouteflika a-t-il réellement parlé de sa succession ? A-t-il évoqué le nom ou les noms de son éventuel successeur ? S’est-il prononcé sur sa candidature ?* l’élection présidentielle d’avril 2009 ? Les réponses de Mme la sénatrice ont été fidèlement rapportées dans notre édition de mardi 10 février. Que cela soit très clair : il n’y a eu ni falsification ni manipulation, encore moins confusion des genres. Pour preuve, Mme Ghali a tenu les mêmes propos ou presque au journaliste de l’AFP. Mieux, la même dépêche a été largement reprise par le site internet Tout sur l’Algérie (TSA) le soir même sous le titre « Algérie : Bouteflika évoque sa succession devant le président du conseil général des Bouches-du-Rhônes et donne des pistes ». L’article de TSA est toujours en ligne sur le site de cette publication. Pourquoi Mme Ghali s’empresse-t-elle de démentir ce qu’elle a déclaré ?* El Watan sans adresser de démenti ?* l’AFP et ?* TSA ? Aurait-elle reçu des pressions pour revenir sur ses propos ?

            El Watan


            Extrait de la dépêche de l’AFP du dimanche 9 février, 22h50

            « (…) Concernant l’éventuelle candidature ?* sa réélection de M. Bouteflika, Samia Ghali, sénatrice PS des Bouches-du-Rhône, présente ?* la rencontre, a indiqué ?* l’AFP qu’elle pensait ‘que c’est quelqu’un qui est en train de préparer sa succession’. Elle a ajouté que M. Bouteflika avait « donné des pistes (…). »

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            • #8

              Mercredi 11 Février 2009 -- La sénatrice française d'origine algérienne, Samia Ghali, dans une lettre publiée par le quotidien El Watan dément avoir évoqué la succession du président Bouteflika. « À aucun moment il n'a été question de l'éventuelle succession du président Bouteflika, notamment en vue des prochaines élections présidentielles du 9 avril. Le président algérien nous a fait partager la vision qu'il avait pour l'avenir de l'Algérie, mais cela ne se rapportait aucunement ?* un futur ni proche immédiat. Il est bien normal qu'un chef d'Etat ait une ambition pour son pays au travers des générations futures qui continueront ?* développer l'Algérie et s'inscriront dans le sillage de leurs prédécesseurs. », écrit-t-elle dans sa mise au point.

              Contactée au téléphone par TSA, Mme Ghali a confirmé ne pas avoir tenu les propos publiés par El Watan. Pourtant, dimanche soir, une dépêche AFP diffusée ?* 22h50 annonçait : « Concernant l'éventuelle candidature ?* sa réélection de M. Bouteflika, Samia Ghali, sénatrice PS des Bouches-du-Rhône présente ?* la rencontre, a indiqué ?* l'AFP qu'elle pensait "que c'est quelqu'un qui est en train de préparer sa succession". Elle a ajouté que M. Bouteflika avait "donné des pistes". ».

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              • #9

                Jeudi 12 Février 2009 -- Après 25 ans de militantisme, la sénatrice française Samia Ghali n’est pas vraiment une novice en politique. Son passage ?* Alger, dimanche, a pourtant toutes les chances de se révéler comme son véritable rite initiatique. Mardi, l’élue marseillaise a passé son temps ?* essayer de recadrer des propos qu’elle a tenus devant les journalistes et qui ont résonné comme un coup de tonnerre dans le ciel algérois lorsqu’ils y sont parvenus lundi matin.

                À quelques jours de l’annonce par le président Bouteflika de sa candidature pour un 3e mandat, l’élégante quadragénaire, descendante d’une famille des Aurès, lui attribue des confidences selon lesquelles il aurait renoncé ?* son projet, voire même désigné un successeur. Rien que ça ! Manipulation du chef de l’État ? C’est une hypothèse qui a été évoquée. En réalité, l’édile socialiste d’un arrondissement de la deuxième ville de France, peu habituée aux codes locaux, semble avoir interprété ?* sa manière des propos plutôt banals, mais tenus sur le ton de la courtoisie. Évoquant avec le Président son éventuelle succession sans aucune référence au prochain mandat, M. Bouteflika a cité des noms de personnalités politiques en faisant particulièrement les éloges d’une femme. La sénatrice a fait de ces éloges une “piste” menant ?* une succession qui n’est pas du tout ouverte. Elle ne s’est donc pas fait le relais d’une improbable bataille qui agiterait le sérail. En évoquant sa conversation avec le chef de l’État, elle ne s’imaginait pas du tout l’écho que la presse allait lui donner en Algérie. Selon des membres de la délégation marseillaise, Mme Ghali s’émoustillait et se pâmait en sortant du bureau présidentiel. C’est comme si elle sortait d’un rendez-vous avec un héros mythique. Elle a pris son téléphone pour appeler sa famille et s’est répandue en compliments sur le président. Une attitude qui ne suggère pas un mauvais coup prémédité de sa part.

                On assure qu’elle a rapporté naïvement ce qu’elle a cru comprendre. La péripétie semble n’en être pas une, en définitive. L’espace d’un voyage ?* Alger, Mme Ghali aura pris une bonne leçon de communication politique. Cette femme, titulaire d’un diplôme de comptabilité, conseillère d’arrondissement depuis 1995 a été élue, en mars, ?* Marseille, où elle est la première adjointe du maire Jean-Claude Gaudin. Elle a ensuite été élue sénatrice. L’élue, née ?* Marseille et élevée par des grands-parents originaires des Aurès, milite depuis 25 ans au PS dans le quartier où elle a grandi, un secteur défavorisé du nord de la ville. Tenace, elle a réussi ?* gravir les échelons et devenir le bras droit de Jean-Noël, une figure socialiste locale. C’est une des figures de l’ouverture du PS ?* la diversité. Tenace, mais naïve : les chemins politiques ne sont pas souvent pavés de roses.

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                • #10

                  Jeudi 12 Février 2009 -- La sénatrice socialiste française Samia Ghali, dans une mise au point publiée mercredi par le quotidien El Watan, avait démenti avoir tenu des propos sur la succession de Bouteflika. Des confrères ont même accusé El Watan d'avoir inventé les propos de la sénatrice. Pourtant, mardi matin, Samia Ghali avait tenu les mêmes propos que ceux rapportés par El Watan sur la radio Beur FM, basée ?* Paris. TSA (tsa-algerie.com) vous propose d'écouter l'interview accordée Mme Ghali ?* Philippe Robichon sur la radio française. Pour écouter, cliquez ici.

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                  • #11

                    Jeudi 12 Février 2009 -- Il y a des manipulations qui, toutes machiavéliques qu'elles peuvent être, relèvent du grand art. Dès le moment où le verrou de la limitation des mandats présidentiels ?* deux a été sauté ?* la faveur d'une révision ?* la hussarde, la candidature de Bouteflika ne faisait plus de doute. Pourtant, en s'abstenant de tout commentaire sur ses intentions, en cultivant un silence de bouddha, il a réussi ?* susciter de sérieuses interrogations, y compris chez des analystes dont la qualité et la rigueur sont avérées. L'absence de candidats sérieux, capables de crédibiliser un tant soit peu le scrutin ?* sens unique qui s'annonce et le spectre d'une abstention historique, sont les deux éléments souvent avancés pour évoquer un éventuel désistement de dernière minute. L'idée, ?* peine effleurée par quelques observateurs téméraires, a fini par s'imposer presque ?* tous depuis environ 72 heures.

                    À l'origine de cette surenchère médiatique, les propos d'une Franco-algérienne, membre du sénat français, dont la délégation a été longuement reçue par le président. Visiblement subjuguée, elle a multiplié les déclarations et a fait entendre que l'intéressé a évoqué, devant elle, sa succession ?* la tête de l'Etat. La presse s'en est saisi et le retrait de Bouteflika est devenu une hypothèse probable, sinon quasi certaine. La question centrale n'était alors plus le retrait de Bouteflika très sérieusement envisagé selon des scénarios plus ou moins crédibles, mais l'identité de ce mystérieux successeur dont il aurait donné le nom ?* la sénatrice. Son frère Saïd ? Ouyahia ? Rahmani ? Sellal ? Que de noms ont été évoqués !

                    Il apparaît clairement maintenant que ces « confidences » présidentielles n'étaient pas fortuites et qu'elles étaient volontairement destinées ?* orienter le débat et les commentaires de presse dans une direction choisie au préalable. Comme pour donner davantage de crédit aux différents scénarios de son désistement, les médias gouvernementaux, ENTV et APS en tête, n'ont pas pipé mot sur l'annonce de la candidature alors que sa mise en scène allait bon train depuis plusieurs jours avec, comme cadre, la Coupole du 5 juillet où 5000 personnes étaient conviées. Il est certain que le silence des médias gouvernementaux, pour ne pas dire leur boycott d'un évènement majeur, est le résultat d'une injonction. Il est impossible que ce ne soit pas le cas, connaissant leur promptitude traditionnelle ?* faire cas du moindre éternuement du président et des animateurs de l'alliance au gouvernement.

                    Résultat ? Jusqu'?* l'ultime minute, l'opinion publique et la presse sont tenues en haleine. Il y a même eu un début de crainte chez certains car, il faut le souligner, le retrait in extremis de Bouteflika aurait provoqué une crise sérieuse et peut-être même dangereuse.

                    Voil?* comment une candidature évidente de longue date, ?* tel point que des acteurs politiques de premier rang ont boycotté le scrutin, s'est transformée en un véritable évènement. C'est tellement vrai qu'après l'annonce officielle de sa candidature, beaucoup ont dû pousser un ouf de soulagement. Voil?* comment une candidature plutôt décriée a fini par être presque souhaitée...

                    Y a-t-il une leçon ?* en tirer ? Sans doute, oui. Tout au moins pour la presse qui doit savoir, mieux que quiconque, que la manipulation n'est pas un vain mot et qu'elle peut être amenée, malgré elle, ?* servir une cause qui n'est pas la sienne.

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                    • #12
                      Ali Bensaâd :


                      Samedi 14 Février 2009 -- Les propos que vous avez tenus ?* la radio Beur FM sur le président algérien Bouteflika vous confèrent la triste exclusivité d’être l’unique élue d’un pays démocratique ?* monter explicitement au créneau pour défendre un dictateur en reprenant ?* votre compte ses arguments justifiant son refus de l’alternance. Vous justifiez son viol de la Constitution pour installer une présidence ?* vie : « Il n’y a personne qui peut lui succéder. » Savez-vous que vous mettez dans la bouche d’une élue l’argument premier de tout dictateur pour dépouiller les peuples de leur droit au choix ? Vous vous égarez encore plus en justifiant pour lui un nouveau mandat qui, selon vous, « va l’aider ?* préparer son successeur ». Vous lui reconnaissez donc le droit de choisir pour le peuple et ?* sa place celui qui le dirigera. C’est insulter tout ?* la fois la démocratie qui vous a faite et l’intelligence du peuple algérien. Ou bien reprenez-vous ?* votre compte l’idéologie coloniale pour qui la démocratie n’est pas faite pour les « indigènes » ? Vous nous vendez un homme « au cœur de la vie politique mondiale et locale... attentif au monde qui est en train de changer, aux nouvelles générations, ?* l’arrivée d’Obama ». Il serait peut-être utile de vous rappeler que Bouteflika est arrivé au cœur du pouvoir algérien ?* quelques mois de l’année où Obama est né et qu’il y demeure ?* ce jour, que sa « sensibilité aux nouvelles générations » a consisté ?* se tailler une Constitution pour une présidence ?* vie dans la même semaine où Obama est élu. Et alors que ce dernier déclarait incarner le changement, ?* quelques heures près, M. Bouteflika lui faisait écho en fustigeant la limitation de mandats comme « antidémocratique » !!! Même quand elle semble balbutier, l’histoire fait des clins d’œil pour indiquer son sens.

                      On entend bien dans vos propos la fascination. Pour vous aider ?* déciller les yeux, je veux bien vous rappeler que l’homme qui vous a séduite et qui est au pouvoir bien avant que les Noirs d’Amérique accèdent aux droits civiques qui ont enfanté Obama est le même homme qui a dirigé l’Algérie depuis près d’un demi-siècle dont une décennie sans partage et un état de siège qui dure depuis 20 ans. Le résultat ? Une situation catastrophique que personne ne conteste – chômage, pauvreté, émeutes, persistance du terrorisme, corruption ?* une large échelle – alors que le pays n’a jamais rêvé d’être aussi riche : ses réserves de change représentent 200% de son PIB (pour la France, le rapport n’est que de 2%). Dans ce pays où la majeure partie de la population n’était pas née quand M. Bouteflika est arrivé au pouvoir, le désespoir ronge la jeunesse : aux attentats suicide font écho les harraga qui « votent avec leur pieds », bravant la mort sur des embarcations de fortune. C’est au peuple algérien de forger son destin comme le fit le peuple français qui a enfanté de sa démocratie dans la douleur. Mais de grâce, Madame, ?* défaut d’aider ce peuple, évitez au moins de faire de l’ingérence pour le pire. Si Obama est le président noir qui incarne l’espoir du renouvellement pour l’Amérique, Bouteflika est le Mugabé blanc de l’Afrique, fossoyeur d’espoir et désirant le rester quand bien même il a déj?* un pied dans la tombe.

                      Démocratiquement vôtre

                      Ali Bensaâd

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                      • #13
                        Ghania Oukazi :


                        Lundi 1 Juin 2009 -- La scène politique nationale risque de connaître des bouleversements par la création d'un nouveau parti en prévision, en premier, des élections législatives de 2012. Si de nombreuses voix relèvent, certes en sourdine, que le pays est en panne notamment depuis l'élection présidentielle du 9 avril dernier, d'autres, sûres d'elles, font part de contacts intenses pour la création d'un nouveau parti politique. Contacts que l'on dit entamés depuis quelque temps par Saïd Bouteflika auprès de ce qu'on appelle la société civile ou alors les notables des différentes régions du pays. Il s'agit, en fait, d'échos qu'on reçoit notamment en provenance des villes de l'ouest, du sud-ouest et du sud du pays. Oran, Tlemcen, Adrar, Bechar, Laghouat, Biskra, entre autres, sont celles où, nous dit-on, les contacts sont entrepris d'une manière sérieuse et soutenue. Saïd Bouteflika est, faut-il le dire, le frère le plus actif et le plus en vue du chef de l'Etat. Il l'a été depuis que Abdelaziz Bouteflika a pris les rênes du pays. Il semble avoir ainsi décidé de vouer le restant de sa vie ?* la gestion du pouvoir puisqu'on lui reconnaît depuis 1999 qu'il est pratiquement ?* l'origine des grandes décisions. C'est ce qui résonne même ?* l'extérieur du pays. L'on se rappelle ce directeur d'un grand journal d'un pays du Golfe qui avait mis en avant la personne de Saïd pour, nous avait-il dit, pouvoir décrocher une autorisation pour l'ouverture d'une ligne aérienne entre son pays et l'Algérie. «On me dit que toutes les décisions passent par Saïd Bouteflika», nous avait-il confié en marge d'un sommet de l'OTAN qui se tenait ?* Riga, en Lettonie. Les chancelleries accréditées ?* Alger en parlent souvent sous cet angle ?* ceux qui tentent de comprendre comment sont gérées les affaires de l'Etat. Il faut reconnaître ?* Saïd Bouteflika une ambition folle de paraître comme tel aux yeux de tout le monde. Il ne s'en est jamais caché. Durant la campagne électorale pour la présidentielle du 9 avril dernier, le jeune frère était constamment en avant. Il veillait au grain. Il vérifiait tout, des portraits, aux banderoles, aux installations sonores, aux agissements des éléments de la sécurité présidentielle qu'il rappelait ?* l'ordre ?* chaque fois qu'il le jugeait utile. Il a réussi ainsi ?* organiser une campagne électorale de bout en bout.

                        Un parti qui ressemblerait au RND

                        Et l?* où Saïd Bouteflika pensait que les choses pouvaient se corser ou aller ?* contresens de l'ordre établi, il se déplaçait la veille, y passait la nuit pour en filtrer le moindre signal. Il l'avait fait ?* Tizi Ouzou et ?* Béjaïa. Il est connu dans toutes les régions du pays. Les foules l'acclament par son nom. Sourire aux lèvres, il ne se privait pas de s'en approcher. Il ne refusait aucune sollicitation. Nous l'avions même vu écouter ceux des petites gens qui lui exposaient leurs problèmes. Futé qu'il semble l'être, Saïd Bouteflika pense certainement ne pas se priver de «cette aura» en la transformant en une assise populaire pour s'assurer des lendemains politiques prometteurs. Si le «grand frère» n'avait pas estimé nécessaire de créer son propre parti pour briguer plusieurs mandats présidentiels, c'est en évidence parce qu'il a été de «la maison» depuis son très jeune âge. À son arrivée ?* El Mouradia, il connaissait déj?* parfaitement les rouages des pouvoirs existants, aussi complexes qu'ils l'ont été et aussi puissants qu'ils ont pu paraître. D'ailleurs, pour y apporter des changements, il lui a fallu dépasser de beaucoup le temps d'un premier quinquennat. Et encore ! À en croire des milieux qui ont déj?* été contactés ?* cet effet, le parti que Saïd Bouteflika voudrait créer, ressemblerait au RND au moment où il a été conçu par le pouvoir. C'était au temps où Liamine Zeroual était président de la République avec comme «homme de main» Mohamed Betchine. Le RND fut alors créé ?* la mesure des ambitions de ce cercle qui s'était largement appuyé sur l'UGTA tout autant d'ailleurs que sur le gouvernement Ouyahia de l'époque dont les ministres avaient été retenus comme premiers «militants». Ils l'ont été pour être en 1997 les exigés gagnants de sa première victoire électorale forcée. L'on se rappelle en effet que l'équipe gouvernementale d'alors, gérée comme aujourd'hui par le même Ahmed Ouyahia, avait été recyclée en base de ce nouveau parti. Les ministres l'ont été en grande partie, excepté deux ou trois d'entre eux qui ne s'inscrivaient peut-être pas dans le cadre tracé pour de pareilles missions comme ça a été le cas pour Abdesselem Bouchouareb qui, pourtant aujourd'hui, en a été parfaitement adapté.

                        L'amnistie générale et la donne islamiste

                        L'histoire semble se refaire, peut-être pas forcément avec les mêmes hommes mais en tout cas avec les mêmes pratiques et pour la pérennisation d'un même système politique qu'on dit pourtant finissant. Un nouveau parti est donné pour naître sous les auspices d'un homme, Abdelaziz, l'aîné de la famille Bouteflika, dont le présent politique devrait, ?* entendre les milieux contactés, définir l'avenir du plus jeune, Saïd Bouteflika. Le parti qu'on lui prête de créer serait l'instrument qui lui servirait de tremplin «légal» pour remplacer son frère au poste de président de la République. Le RND a bien été depuis toujours cet instrument pour rééquilibrer le paysage politique ou prévenir d'éventuelles défaites de la classe dirigeante. Il peut même être bousculé ?* son tour lorsqu'il donne l'air de prendre de l'ampleur outre mesure. Entre les différentes gestations que vivent respectivement le RND, le FLN ou les autres partis existants, il y a toujours une histoire de pouvoir qui se régénère. Les remous que vit actuellement le MSP ne sont pas pour démentir ces raisons. Les règlements de compte et les tiraillements provoqués par personnes interposées au sein des personnels politiques, de leurs acolytes et même de leurs proches courtisans, dont une partie apparaît ces derniers temps, au grand jour, ne le sont pas non plus. Les prochaines législatives sont prévues légalement en 2012. À moins de faits inattendus, il n'est pas dit qu'elles peuvent être anticipées pour des raisons évidentes de préparation du terrain politique mais aussi et surtout pour son assainissement, son déblaiement et sa réorientation vers les caps fixés. Il faut croire que tout est possible dans un pays qui sombre d'une manière flagrante et sans retenue dans le clientélisme, le régionalisme, l'affairisme et l'opportunisme. Tout autant que le champ politique, celui médiatique risque selon certaines sources, lui aussi, de subir d'importants bouleversements en prévision des échéances ?* venir. L'amnistie générale que le chef de l'Etat veut mettre en oeuvre au profit des islamistes viendrait, selon les mêmes sources, comme appoint décisif pour asseoir une nouvelle tendance politique où la donne islamiste serait, nous dit-on, «gérée comme il se doit».

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                        • #14
                          Sonia Lyes :


                          Lundi 1 Juin 2009 -- Moins de deux mois après la réélection, le 9 avril, du président Bouteflika pour un second mandat de cinq ans, les manœuvres pour sa succession auraient déj?* commencé. Le Quotidien d'Oran, dans son édition d'aujourd'hui, évoque un projet de création d'un nouveau parti politique sur lequel devrait s'appuyer Saïd Bouteflika pour succéder ?* son frère en 2014. « La scène politique nationale risque de connaître des bouleversements par la création d'un nouveau parti en prévision, en premier, des élections législatives de 2012 », écrit le journal. Le Quotidien d'Oran évoque des contacts intenses auprès de la société civile pour la création de ce nouveau parti sur le modèle du RND.

                          Le 11 février dernier, tsa-algerie.com avait, pour la première fois, évoqué la piste de Saïd Bouteflika pour succéder ?* son frère. Depuis quelques mois, Saïd Bouteflika est anormalement courtisé par des personnalités politiques, médiatiques et économiques. Pour beaucoup, il incarne le véritable pouvoir depuis la maladie de son frère Abdelaziz et son hospitalisation ?* Paris fin 2005. Et l'homme ne cache pas ses intentions présidentielles.

                          Mais au sommet de l'Etat cette option est loin de faire l'unanimité. Signes de ce désaccord : l'abandon de la création du poste de vice-président de la république lors de la dernière révision de la Constitution et, plus récemment, la reconduite du gouvernement dans son intégralité, sans le moindre changement. Le Premier ministre Ahmed Ouyahia reste en effet un candidat sérieux pour succéder ?* l'actuel président. Et son maintien ?* la tête du gouvernement montre que les jeux sont loin d'être faits.

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                          • #15

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