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Crise au FLN / Trouble in the ranks of the FLN

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  • #16
    Meriem Menaouer :


    Mardi 28 Décembre 2010 -- Le mouvement de redressement et d’authenticité du FLN a dénoncé mardi 28 décembre la décision prise par le Comité central (CC) du parti de geler la qualité de membre du CC du ministre El Hadi Khaldi et du député Mohamed Seghir Kara. Cette décision a été prise «sans concertation, ni approfondissement» de la contestation au sein du FLN. Le mouvement de redressement, qui est mené notamment par El Hadi Khaldi et Mohamed Seghir Kara, a accusé le CC d’être à la solde du secrétaire général du parti, Abdelaziz Belkhadem, et de la commission de discipline dirigée par Omar Ouzani. Les redresseurs ont critiqué également le rapport annuel de la commission des finances et du budget qui a donné un chèque en blanc à Belkhadem, sans aucun débat. Le mouvement de redressement a demandé une enquête sur l’utilisation de l’argent du parti, qui est constitué en grande partie de dons.

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    • #17
      Samy Cherroud :


      Lundi 31 Janvier 2011 -- Les militants redresseurs du parti du Front de libération nationale (FLN) ne comptent pas lâcher du lest quant à leurs revendications. Ils reviennent cette fois‑ci à la charge à travers un long placard publicitaire publié ce lundi 31 janvier dans la presse nationale. Il contient une déclaration signée par 164 militants, à leur tête Salah Goudjil, Abdelkrim Abada, El-Hadi Khaldi, Mohamed Seghir Kara, Abderrachid Boukerzaza… Il est de nouveau question d’une situation de crise multiforme d'ordre identitaire, de confiance, d’organisation, de financement, de représentation populaire et enfin de fonctionnement, selon les propres termes des frondeurs. Aussi, ces derniers proposent‑ils comme solution de sortie de crise la constitution d’une commission indépendante composée de cadres reconnus pour leur militantisme avéré au sein du parti, laquelle commission aura pour mission «d’assainir la liste des membres du Comité central (CC) et l’épurer des intrus et arrivistes et de ceux qui ne remplissent pas les conditions statutaires».

      Les militants contestataires proposent de charger le CC, «une fois assaini et doté d’une nouvelle direction, de s’attaquer aux causes de la discorde et de la division au niveau des bases militantes pour aboutir à une restructuration conforme aux préceptes de la démocratie réelle et procédant au renouvellement des instances selon les textes réglementaires». Il est en outre proposé l’organisation d’une conférence nationale regroupant les cadres du parti «reconnus pour leur militantisme» en vue de faire l’évaluation de la situation générale du FLN et se pencher sur «l’examen et le traitement de la crise tout en proposant de nouveaux mécanismes ainsi qu’une feuille de route pour les prochaines étapes avec l’éventualité de la tenue d’un congrès extraordinaire». Usant de longs et nombreux arguments, les signataires de la déclaration reprochent à l’actuel secrétaire général du FLN, Abdelaziz Belkhadem, «son art d’esquiver» les véritables questions de fond et dénoncent des «contradictions» entre le parcours et les discours de l’actuelle direction. Leurs griefs portent aussi sur l’identité «dénaturée» du parti …

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      • #18
        Riyad Hamadi :


        Vendredi 4 Mars 2011 -- Les divisions s’accentuent au sein du FLN. Un nouveau mouvement de dissidents, baptisé Rassemblement des légalistes du FLN, vient de voir le jour, a annoncé ce vendredi 4 mars, son porte‑parole Chamsedin Boudjedra. Dans un communiqué rendu public, ce rassemblement affirme s’opposer non seulement à la direction actuelle du FLN mais aussi à la politique du président Bouteflika. «Ce mouvement a été lancé il y a 24 jours. Aujourd’hui, nous entamons notre activité qui se poursuivra dans les prochains jours avec des contacts avec les kasmat et mouhafadate du parti à travers le pays», a déclaré à TSA, M. Boudjedra. «Pour nous, Ali Benflis est toujours le secrétaire général du FLN. Nous sommes avec lui et nous avons son soutien», a‑t‑il ajouté. «Nous partageons avec les redresseurs l’opposition à la direction actuelle du parti, mais nous sommes contre la politique du chef de l’État», a‑t‑il expliqué. Dans ce communiqué, le Rassemblement dénonce la politique de «nuisance» qui «a abouti en fin de parcours, à généraliser la corruption, et à propager les détournements des richesses et biens de communauté nationale, par des prédateurs de sa cour rapprochée, à l’image d’un Makhzen royal, en s’octroyant les postes de décisions stratégiques et sensibles des rouages de l’État». Le Rassemblement des légalistes du FLN accuse le pouvoir d’arrogance vis‑à‑vis des Algériens, d’avoir provoqué l’implosion de partis politiques et la division dans leurs rangs, pour rendre leur vitalité militante insignifiante. Il cite l’exemple du FLN avec le renversement de sa direction et la déstabilisation de son secrétaire général, Ali Benflis. «Monsieur Benflis a fait l’objet d’un coup d’État interne», déplore‑t‑il. «Rien n’arrêtera le peuple algérien dans sa glorieuse et triomphale marche vers un changement démocratique et social, pour arracher sa seconde indépendance des mains spoliatrices des colons nationaux», affirme le Rassemblement.

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        • #19
          Abdelkader Sallat, Samedi 5 Mars 2011 :


          Suite à l'article paru sur TSA du 04/03, rapportant les déclarations de Mr Boudjedra Chemseddine, je vous précise que les propos contenus dans l'article de Mr Boudjedra ne concernent ni de près ni de loin Mr Ali Benflis et n'engagent que son auteur. C'est pourquoi, je vous prie de publier la présente mise au point.

          Abdelkader Sallat

          Directeur de campagne de Mr Ali Benflis

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          • #20
            Hamid Bahri :


            Samedi 2 Avril 2011 -- Une grande partie des militants du FLN d'Oran, a exprimé ce samedi 2 avril son souhait de voir sa formation politique se retirer de l’alliance présidentielle dans laquelle elle ne se reconnait plus. C’est ce qui ressort du point de presse animé au siège de la Kasma 2 à Oran par Mohammed Seghir Kara et Saïd Abada, venus sensibiliser la base sur la crise que traverse le FLN et dénoncer par la même occasion les privilèges auxquels s’adonnent, selon eux, «les gros bonnets» du parti. MM. Kara et Abada font partie du groupe des «redresseurs» qui réclament le départ de la direction actuelle. Les deux hommes, qui demandent l’assainissement du parti et surtout son retour à ses principes authentiques, se sont interrogés sur la destination de l’argent des donateurs, ces dizaines de millions de dinars qui n’ont jamais renfloué les caisses du parti. Les orateurs n’ont pas hésité à dénoncer la gabegie qui a toujours secoué le FLN notamment lors des différentes élections législatives, des APC et de l’APW, voire de l’APN et du Sénat, où de faramineuses sommes d’argent sont amassées au détriment de la loi sur les partis. En effet, selon leurs affirmations, pour occuper la tête d’une liste électorale, le candidat doit payer une somme d’argent qui ira directement dans les poches des détenteurs du pouvoir local. Ces déclarations ont suscité le courroux des opposants à cette vision de la gestion du parti, tant au niveau local que national. Des échauffourées ont alors éclaté entre les militants dans le siège de la Kasma 2.

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            • #21
              Karima Thizri :


              Samedi 2 Avril 2011 -- Trois personnes, dont un policier, ont été blessées aujourd'hui dans des affrontements entre militants du Front de Libération Nationale (FLN) devant le siège de l'ex-Mohafada, actuel centre de recherche scientifique, dans la ville de Batna. Selon les premières informations qu'on a pu avoir de nos sources, un dispositif policier important était présent ce matin pour sécuriser le déroulement de l'élection du bureau de la Mohafada du FLN à Batna. Elle devait avoir lieu ce matin dans un climat de tension provoquée par la présence de centaines de militants protestataires qui ont juré d'interdire l'accès à la salle et d'empêher le déroulement de l'opération. Les protestataires, venu de plusieurs communes, se sont rassemblés pour former un bouclier humain en face des voitures des autres militants qui étaient venus eux pour prendre part à l'élection. Un accrochage a éclaté entre les deux camps, deux militants ont été blessés et un policier aurait été brûlé à l'œil avec de l'acide. Seulement quarante militants ont pu rejoindre la salle où devait se tenir l'élection.

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              • #22
                Samir Rahim :


                Samedi 16 Avril 2011 -- Le Mouvement de redressement et d’authentification (MRA) du FLN passe à l’attaque pour destituer Abdelaziz Belkhadem. Selon M. Salah Goudjil membre fondateur du mouvement des nouveaux redresseurs, dix sept avocats ont été désignés pour entamer une procédure judiciaire de non‑validation du 9e congrès du FLN. Une autre procédure judiciaire sera également lancée à l’encontre d’Abdelaziz Belkhadem, secrétaire général du parti, pour «faux et usage de faux». «La plainte sera déposée dans les prochaines semaines au niveau de la justice. Elle est appuyée de tous les arguments et autres preuves des actes illégaux ayant permis à Abdelaziz Belkhadem de s’accaparer du poste de secrétaire général du FLN», a précisé samedi à TSA M. Salah Goudjil qui s’exprimait à Annaba en présence de nombreux participants représentatifs des redresseurs de l’ensemble des régions de l’Est du pays. De son côté, M. Abdelkrim Abada, également membre fondateur du MRA, a mis en évidence les déséquilibres, les inégalités, les injustices et les dépassements perpétrés par Abdelaziz Belkhadem depuis son arrivée à la tête du FLN. Ce qui, selon lui, a eu pour conséquences la division des rangs à l’intérieur des structures du parti et la perte de sa crédibilité auprès des citoyens.

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                • #23
                  Mohamed Belalia :


                  Samedi 14 Mai 2011 -- Les nouveaux redresseurs du FLN ne baissent pas les bras. Ils comptent déloger Abdelaziz Belkhadem du poste de secrétaire général du parti. Ils envisagent même de mener leur propre campagne électorale lors des législatives de 2012, contre les listes de Belkhadem. Comment vont‑ils faire ? Dans cet entretien, Abdelkrim Abada expose la stratégie des nouveaux redresseurs.

                  Quelle est votre appréciation sur la gestion actuelle du FLN ?

                  Le FLN ne se porte pas bien. Je partage l’avis d’Abdelhamid Mehri qui a dit que ce parti n’est pas en mesure de gérer la prochaine étape. Le parti est mal géré. L’actuel secrétaire général Abdelaziz Belkhadem a commis des dérives politiques et identitaires graves. Depuis le 8e congrès, les lois et les principes du parti ont été piétinés. Les militants sont perdus. Le FLN n’a plus d’identité. Il se contente d’applaudir les décisions officielles alors qu’il devait avoir un programme et un discours politique. La gestion de Belkhadem pousse les militants à courir derrière les intérêts personnels. Quant au secrétaire général, il utilise le parti pour ses propres intérêts. Il se voit comme le successeur de l’actuel président de la République. Il a tout préparé. Un congrès sur mesure et un comité central, qui désigne le candidat du parti, acquis à sa cause. Il exclut toute voix discordante.

                  Le FLN a créé les commissions de vigilance et des finances. Pourquoi ?

                  La commission de vigilance est un organisme de renseignement dont la mission est de récolter des informations et de faire des rapports à Belkhadem sur les tendances au sein du parti. Sur qui est avec lui et qui est contre lui. Cette commission va donc lui permettre de mieux connaître ses adversaires. La commission des finances et des entrepreneurs a pour rôle la préparation du financement de la campagne électorale à la présidentielle du candidat Belkhadem, sur le modèle américain. Ce qui est en contradictions avec ses déclarations sur la nécessité d’éloigner les hommes d’affaires de la politique. Le FLN est le parti de la classe ouvrière. Belkhadem dit que le parti restera au pouvoir jusqu’en 2030. Nous savons que c’est au peuple de choisir ses dirigeants. Comment peut‑il dire qu’il restera au pouvoir jusqu’en 2030 ? Cela signifie que Belkhadem se voit déjà comme le successeur de Bouteflika en 2014. Il pense qu’il obtiendra un 2e mandat en 2019 et un troisième mandat en 2024 ! Ces déclarations sont à l’origine des évènements de janvier dernier. Comment peut‑il décider de l’avenir de toute une génération ?

                  Le mouvement de redressement a évoqué récemment le recours à la justice et aux rassemblements. Ces actions n’ont pas été menées…

                  Notre mouvement a pour objectif de corriger les dérives actuelles du parti. Ce n’est pas une question d’intérêts personnels et de postes de responsabilités. Au début, des responsables du parti étaient d’accord que la situation au FLN est catastrophique. Après, on s’est interrogé sur ce qu’il fallait faire. On a alors décidé d’agir, de résister. On a lancé le mouvement et proposé des solutions. Le parti doit revenir aux militants. Le dernier congrès a été marqué par la fraude et on a demandé d’écarter du comité central tous les intrus. On a proposé la réélection du secrétaire général, même avec Belkhadem comme candidat. On a aussi proposé de refaire les élections dans les kasmates où les scrutins ont été contestés par les militants.

                  Pour la gestion du FLN, Belkhadem s’est dit disposé à recevoir tous les contrôles possibles. Quel est votre commentaire ?

                  Il y a un malentendu sur ce dossier. On n’a pas parlé de l’argent qui rentre officiellement dans les caisses du parti, mais de celui qui provient des donateurs et des personnes inconnues et suspectes. Cet argent arrive illégalement au FLN. Tout le monde sait que la direction du parti reçoit de l’argent et des cadeaux, ce qui nuit aux militants. On a rejeté ces pratiques, mais on n’a pas de preuves. L’argent suspect provient de personnes suspectes comme les hommes d’affaires, via des cadeaux. On ne sait pas comment cet argent est dépensé parce qu’il n’est pas comptabilisé. Il y a des militants qui achètent leur poste, ce qui est inacceptable.

                  Certains s’interrogent sur vos objectifs et vos soutiens ?

                  On est en conflit avec Belkhadem en tant que secrétaire général du FLN, et non en tant que représentant personnel du président de la République. C’est une affaire interne au parti. On est des militants indépendants pour le redressement du FLN. On ne dépend d’aucune partie.

                  À une année des élections législatives, le FLN est en pleine crise. Cela ne risque‑t‑il pas de l’affaiblir ?

                  Le FLN risque d’être le grand perdant des prochaines élections. Le parti est divisé. La majorité est avec notre mouvement de redressement. On va organiser une contre‑campagne contre les listes de Belkhadem. On va présenter nos candidats. Il y a des militants qui rejettent la politique de l’actuel secrétaire général. On ne comprend pas comment Belkhadem ne prend pas en compte cette situation qui représente un danger pour tout le pays. Le FLN est le garant de la stabilité et des équilibres dans le pays. Son absence représenterait un danger sur le pays.

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                  • #24
                    Mohamed Benamar :


                    Samedi 21 Mai 2011 -- La crise s’aggrave au FLN. Des centaines de nouveaux redresseurs ont tenu ce samedi matin un sit‑in devant le siège de l’ex‑parti unique à Hydra sur les hauteurs d’Alger pour demander notamment «le départ de l’actuel secrétaire général Abdelaziz Belkhadem». La mobilisation a rassemblé «plus de 2.000 militants et cadres du parti d’une quarantaine de mouhafadate de plusieurs wilayas du pays comme Adrar, Tizi Ouzou, Naâma, Ghardaia», a indiqué à TSA, Mohamed Seghir Kara, l’un des animateurs du mouvement de redressement du FLN. D’autres anciens ministres comme Salah Goudjil, Abderachid Boukerzaza, des députés et des sénateurs étaient également présents à ce rassemblement, le premier du genre depuis l’apparition du mouvement de redressement. Les participants ont scandé des slogans hostiles à Belkhadem et demandé son départ de la tête du parti. Sur les banderoles, on pouvait lire : «Le 8e congrès est illégal », «Non à la commission des finances et des hommes d’affaires au FLN», etc. Le rassemblement a été encadré par d’importantes forces de police qui ont empêché les nouveaux redresseurs de se rapprocher du siège du parti, sans doute par crainte d’affrontements avec les partisans de Belkhadem. «Près de 80 jeunes baltaguia ont passé la nuit au siège du parti. Ils ont été ramenés par la direction du parti qui les a armés de barres pour attaquer nos militants», a indiqué M. Kara. Aux environs de 11 h, un ex‑membre du bureau politique du FLN, Benaidja Djeloul, a lu un communiqué des nouveaux redresseurs : «Ce sit‑in a été tenu pour demander la restitution du parti aux militants». Le mouvement de redressement s’oppose «à la poursuite de la politique d’exclusion des militants et leur marginalisation». Il dénonce «la mainmise de l’argent, du clientélisme sur les instances du parti» et met en garde la direction du FLN contre la poursuite de son soutien à Belkhadem. Il a averti sur les conséquences négatives des luttes intestines sur les résultats du parti lors des prochaines élections.

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                    • #25
                      Sonia Lyes :


                      Samedi 4 Juin 2011 -- À une année des élections législatives et locales, le Front de libération nationale (FLN), majoritaire dans les institutions, affine son plan de bataille. Dans un discours ce samedi 4 mai à l’ouverture des travaux du Conseil national du parti, Abdelaziz Belkhadem, secrétaire général du parti, a appelé ses militants à se mobiliser et à dépasser «les luttes marginales». «Il est nécessaire d'entamer à partir de cette session, un travail à tous les niveaux : organisationnel, politique et médiatique», a affirmé Belkhadem. Confronté à des contestations dans certaines Kasmas et Mouhafadhas et à un mouvement de redressement conduit par des cadres du parti et des ministres du gouvernement, Belkhadem entend, à travers la session du Comité central, mobiliser ses troupes et contenir la crise qui secoue son parti. Il a souligné dans ce contexte que «le comité central demeure l'instance légitime et souveraine dans la prise de décision qui préserve la force et l'intérêt du parti et protège l'unité de ses militants». «L'objectif de la session est de recenser les potentialités et traiter les points faibles du parti en exploitant tous les moyens de communication avec les citoyens, outre l'action sur le terrain qui sera basée sur une nouvelle méthode dans le discours politique», a‑t‑il insisté. À ce titre, une instance spéciale chargée de mettre au point «une stratégie globale» et «l’exécution de la feuille de route stratégique de préparation» en perspectives des prochaines échéances électorales a été installée. Concernant la présence des femmes, tout en reconnaissant les pesanteurs du conservatisme dans certaines régions du pays, il a proposé de puiser dans les associations et autres organisations estudiantines.

                      Inquiétudes sur la Libye

                      Abdelaziz Belkhadem s’est en outre exprimé sur la situation en Libye. Le secrétaire général du FLN, également ministre d’État et représentant personnel du président de la République, a dit craindre «que ce qui se passe en Libye soit un épisode d'une longue série qui a commencé au Soudan et que seuls les auteurs de ce plan horrible savent où elle s'arrêtera». Il a également dénoncé samedi l'ingérence étrangère dans ce pays. «Nous refusons l'ingérence étrangère et estimons que les mesures adoptées à ce jour ne vont pas dans (le) sens» d'une solution qui respecte la volonté des Libyens. À la fin de la semaine dernière, le CNT libyen, via une lettre transmise au premier ministre israélien, s’est dit favorable à l’établissement de relations diplomatiques avec l’État hébreu. Depuis ce samedi, les hélicoptères de l’Otan sont entrés en action contre les troupes de Kadhafi. Abdelaziz Belkhadem s’est également interrogé sur les objectifs que vise l’invitation du Maroc par le conseil de coopération du golfe. «Il se pourrait que l'invitation surprenante et étrange lancée par le Conseil de coopération du Golf en direction de nos frères au Maroc, ne soit qu'un autre épisode qui vise à inciter l'Algérie à regarder dans le sens inverse et à négliger ce qui se passe sur ses frontières Est. Cependant les Algériens n'oublieront jamais leurs frères Libyens avec qui nous partageons le voisinage, la religion et l'Histoire», a‑t‑il dit. À l’issue du discours, les membres du CC ont écouté les rapports des groupes de travail chargés de formuler des propositions d’amendements de la Constitution et des autres lois. Ces propositions devront être enrichies avant d’êtres avalisées lundi pour être présentées jeudi prochain par Belkhadem devant la commission de Consultation.

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                      • #26
                        Hadjer Guenanfa :


                        Mardi 7 Juin 2011 -- Le patron du Front de libération nationale (FLN), Abdelaziz Belkhadem, serait tenté de récupérer la base de l'ex‑Front islamique du salut (FIS), en prévision de l'élection présidentielle de 2014, selon des membres du mouvement de redressement du FLN. Ils en veulent pour preuve le rôle que devrait jouer M. Belkhadem dans l'initiative de l’ancien dirigeant du Front islamique du salut (FIS dissous), El Hachemi Sahnouni, pour la libération des détenus islamistes, comme rapporté par la presse dernièrement. «Sa réponse aux questions des journalistes sur les négociations avec les anciens du FIS est très significative. Acculé par les interrogations, il s'est dit islamiste, selon Waqt El Djazair. Tout, porte à croire que Belkhadem veut aujourd'hui récupérer la base de l'ex‑FIS pour les élections de 2014. La base du FLN ne l'intéresse pas», explique Mohamed Seghir Kara, l'un des initiateurs du mouvement de redressement du FLN.

                        Le 1er juin, El Hachemi Sahnouni a rendu public un document contenant dix propositions pour une sortie de crise. La principale proposition préconisait de faire de la chariâa la source de toutes les lois en Algérie. Lors de la conférence de presse, tenue à l'issue de la réunion du Comité central lundi, le SG du FLN n'avait pas nié sa rencontre avec l'ancien dirigeant du FIS dissous. Il a toutefois fait remarquer qu'il n'était pas question de réconciliation nationale ou d'un projet d’amnistie générale. Outre son rapprochement avec les islamistes, tout ce que fait ou annonce actuellement Abdelaziz Belkhadem est lié à ses ambitions de conquérir le palais d'El Mouradia en 2014, assurent les redresseurs. Sa politique au sein même du parti répond à cet objectif. «Il a un seul but dans le parti. S'entourer de personnes qui lui seront obéissantes et qui feront sa promotion pour les élections de 2014. Pendant les débats dans le cadre de la réunion du Comité central, l'une d'entre elles s'est d'ailleurs levée pour crier haut et fort que son candidat pour 2014 était Belkhadem»,
                        poursuit Mohamed Seghir Kara.

                        Gagner du temps dans la perspective de 2014

                        La nécessité de gagner du temps fait également partie du plan de bataille élaboré pour 2014 par le représentant actuel du président de la République. «Quatre membres du parti ont été désignés comme émissaires (auprès des dissidents). Ils ont contacté Salah Goudjil. Parmi eux, il y a Mustapha Cherchali et Boualem Benhamouda», indique M. Kara. Abdelaziz Belkhadem tenterait donc de réduire les dissensions au sein de sa formation politique pour pouvoir faire, par la suite, face à ses adversaires de l'extérieur. Peine perdue ? «Aucune négociation n'a été encore entamée. Si on accepte de discuter avec eux, c'est parce qu'on les respecte. On sait pertinemment que le seul objectif de Belkhadem est de gagner du temps. C'est une personne qui a un double langage», précise encore M. Kara. Ce dernier déplore et condamne, toutefois, les propos tenus par le SG du parti à leur encontre.

                        La réunion du Comité central s'est achevée lundi sans pour autant trancher certaines questions relatives aux propositions de réformes que le FLN devrait présenter à la commission de consultations politiques de Bensalah, parmi lesquelles la limitation des mandats présidentiels. «Cela prouve qu'il y a des tiraillements au sein du parti mais ça prouve aussi que le patron du FLN ne veut pas, aujourd'hui, se déjuger puisqu'il faisait partie de ceux qui ont prôné la non‑limitation des mandats», explique le politologue Rachid Grim. Le Comité central s'est toutefois prononcé pour la désignation d'un vice‑président de la République. Pour lui, Belkhadem voudrait aujourd'hui, être présenté comme celui qu'a choisi Bouteflika pour sa succession. «Contrairement à Ouyahia qui se présente plus comme le candidat adoubé par l'armée».

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