Announcement

Collapse
No announcement yet.

Algeria's president promises political reform

Collapse
X
  • Filter
  • Time
  • Show
Clear All
new posts

  • Algeria's president promises political reform


    Samedi 19 Mars 2011 -- Le président Abdelaziz Bouteflika a confirmé ce samedi 19 mars sa volonté d’aller vers des réformes politiques globales dans un discours lu en son nom par son conseiller lors d’une conférence ?* l’occasion du 19 mars ?* Mostaganem. «La levée de l'état d'urgence sera une nouvelle page ouverte sur la voie des réformes globales (...) qui ne sauront être fructueuses en l'absence de réformes politiques. Ainsi, l'édification matérielle en cours de réalisation va sans nul doute, de pair avec l'édification politique qui vise la construction d'un pays fort, d'un Etat fort avec des citoyens forts», selon le texte lu par Mohamed Ali Boughazi. Selon le président de la République la levée de l’Etat d’urgence, décidée il y a quelques semaines n’est «qu’un nouveau pas vers l’élimination des conséquences des années noires». «La levée de l'état d'urgence ne signifie nullement l'abandon de l'éradication des résidus du terrorisme. C'est l?* un pas nouveau franchi par le pays sur la voie de l'élimination de toutes les conséquences induites lors des années noires», a souligné le président Bouteflika. Cette sortie du chef de l’Etat intervient dans un contexte marqué par une montée de la contestation politique et sociale en Algérie. Le président Bouteflika est également soumis ?* de fortes pressions notamment de la part des Etats-Unis qui souhaitent voir l’Algérie s’engager sur la voie d’une véritable démocratisation. Des tractations sont en cours au sommet de l’Etat pour notamment une révision de la Constitution et l’organisation d’élections législatives et municipales anticipées. Le chef de l’Etat prépare également un remaniement ministériel dont l’annonce pourrait intervenir cette semaine.

  • #2
    Samedi 19 Mars 2011 :


    Chères soeurs, chers frères,

    En dépit des commentaires des uns et des autres quant ?* la fidélité des Algériens dépositaires du legs des chouhada et des moudjahidine qui ont consenti d'énormes sacrifices, il demeure que la ligne générale adoptée par l'Etat algérien moderne est puisée dans la Déclaration du 1er novembre et ses documents fondamentaux. La liberté que notre peuple a payée de son sang est perceptible aujourd'hui ?* la faveur du pluralisme médiatique, politique et parlementaire. Une liberté que nous œuvrons sans cesse ?* ancrer et approfondir, avec tout ce que cela implique comme défis actuels et futurs, afin d'assurer la sécurité et la stabilité et de réaliser le développement socio-économique dans tous les domaines. Cette liberté ne saurait être totale que par l'instauration d'une justice sociale quant aux besoins sociaux pressants tels le logement, l'emploi, l'enseignement, la santé, les activités culturelles et les loisirs.

    L'Algérie peut s'enorgueillir de ses réalisations dans ces domaines. Nous sommes aujourd'hui plus que jamais attachés, grâce ?* la sécurité et ?* la stabilité et aux recettes pétrolières du pays, ?* réaliser un développement global et diversifié où l'homme est le principal catalyseur susceptible d'assurer la rationalisation des fonds privés et publics, la création de la richesse par l'effort, l'investissement et l'édification. Et ce, afin de dépasser l'étape de la rente pétrolière pour se consacrer ?* l'édification de l'avenir en s'appuyant sur les énergies renouvelables aux fins de mettre fin ?* la culture de dépendance aux autres pays qui n'hésitent pas ?* se livrer ?* la manipulation du marché interne par la spéculation, le monopole et la pénurie et en incitant fraudeurs et usuriers ?* mettre en péril la sécurité des peuples et ?* les entraîner dans un engrenage de violence dévastatrice.

    Chères sœurs, chers frères,

    L'indépendance née de la révolution armée doit rester une doctrine pour les Algériennes et Algériens et un acquis qu'ils doivent défendre non pas ?* travers la glorification du passé, mais par la mobilisation des énergies, notamment en milieu de jeunes, la sauvegarde du legs culturel et révolutionnaire de notre peuple, l'unification des rangs et l'attachement aux idéaux afin de barrer la route ?* tous ceux qui nourrissent des sentiments de rancœur et d'animosité ?* l'encontre de notre pays.

    Mesdames et Messieurs,

    La question du changement et de la réforme était l'une des bases essentielles sur lesquelles ont été arrêtés les différents programmes mis en œuvre depuis plus d'une décennie. Les programmes quinquennaux qui se sont succédé et ont englobé les réformes administrative, judiciaire, financière et autres domaines n'ont été qu'un prélude ?* la réforme globale visant ?* changer l'image de l'Algérie dans tous les domaines. Ce qui se réalise aujourd'hui en matière de construction d'infrastructures économiques et des grands projets et ce qui est exécuté comme projets sociaux, d'enseignement et de santé et dans les domaines des transports, des communications, du logement et de la prise en charge des jeunes et des catégories sociales vulnérables sont le fruit d'une idée réformatrice multidimensionnelle, devenue désormais un impératif pour sortir de la situation de crise et d'inertie.

    Toutes ces démarches appelées ?* s'élargir davantage avec l'avancement de la mise en exécution du programme quinquennal actuel, sont pour nous une occasion historique pour réaliser l'ensemble de nos aspirations. Cependant, cette approche de développement aux dimensions et objectifs multiples exige de nous, discernement, sérénité et perspicacité afin qu'elle porte ses fruits et afin de nous permettre de barrer la route ?* ceux qui sont ?* l'affût de toute situation de crise. L'Etat continuera d'œuvrer ?* la réunion de tous les facteurs favorisant le développement et le progrès et ?* la prise en charge des préoccupations au plan de la dynamisation de l'investissement pour lequel une série de dispositions incitatives ont été prises ou au plan de l'agriculture ou encore en matière de réalisation des énergies alternatives aux énergies pétrolières tarissables. Autant de facteurs qui seront élargis et approfondis pour devenir des pourvoyeurs de main d'£œuvre et des approvisionneurs du marché.

    Le domaine social occupe la priorité ?* travers la mobilisation de tous les moyens visant l'absorption du chômage, la réalisation de l'insertion professionnelle des diplômés universitaires et des techniciens supérieurs et l'amélioration des mécanismes d'insertion dans le monde du travail pour les diplômés de la formation professionnelle. S'ajoute ?* cela une révision du concept des postes provisoires et des indemnités y afférent pour garantir des emplois permanents aux citoyens tout en l'inscrivant parmi les priorités que les entreprises de production et de services ainsi que le secteur agricole sont tenus de mettre en œuvre avec l'efficacité exigée. Dans ce contexte, l'on doit garder en mémoire l'effort déployé par l'Etat pour répondre aux besoins des citoyens en matière de logement. Le programme quinquennal prévoit la livraison de 1.2 million d'unités d'ici ?* 2014 contre 1 million d'unités lors du quinquennat précédent. Un lot important a été attribué aux jeunes en raison de conjonctures et de besoins pressants en la matière. À cela vient se greffer la nécessité d'améliorer les performances des structures de l'Etat dont la révision du rôle des assemblées locales aux fins de garantir une véritable prise en charge des citoyens et d'améliorer le service public dans les domaines de la santé et de la sécurité sociale.

    La levée de l'état d'urgence ne signifie nullement l'abandon de l'éradication des résidus du terrorisme. C'est-l?* un pas nouveau franchi par le pays sur la voie de l'élimination de toutes les conséquences induites lors des années noires. Ce sera une nouvelle page ouverte sur la voie des réformes globales que j'ai citées, et qui ne sauront être fructueuses en l'absence de réformes politiques. Ainsi, l'édification matérielle en cours de réalisation va sans nul doute, de pair avec l'édification politique qui visent la construction d'un pays fort, d'un Etat fort avec des citoyens forts.

    Gloire aux martyrs

    Gloire ?* la patrie

    Abdelaziz Bouteflika

    Président de la République

    Comment


    • #3

      ALGIERS, March 19, 2011 (Reuters) -- Algerian President Abdelaziz Bouteflika promised political reform, in an attempt to ward off the kind of unrest that has toppled leaders in other parts of the Arab world. Algeria, one of the European Union's biggest gas suppliers, lifted a 19-year-old state of emergency last month in a concession to the opposition. Bouteflika said this was the first step on the way to more reform. The lifting of the state of emergency "will be a new page opened on the path to comprehensive reforms ... which cannot be fruitful in the absence of political reforms," the state-run APS news agency quoted Bouteflika as saying. Bouteflika did not give any details about what reforms were planned. Changes proposed by some Algerian politicians include amending the constitution to limit presidents to two terms in office, and allowing new parties to register. Many Algerians express discontent about high unemployment, poor housing conditions, high prices and restrictions on political freedoms. Those grievances have led to outbreaks of rioting, small opposition protests and strikes. However, these have not so far coalesced into a single, broad-based protest movement of the kind that overthrew the rulers of Tunisia and Egypt.

      Comment


      • #4
        Mahmoud Tadjer :


        Dimanche 20 Mars 2011 -- Après des mois d’attente, le président Bouteflika est enfin sorti de son mutisme ?* l’occasion du 49e anniversaire du 19 mars 1962, date du cessez-le feu, pour appeler ?* des réformes politiques. La levée de l’état d’urgence «sera une nouvelle page ouverte sur la voie des réformes globales [...] qui ne sauraient être fructueuses en l’absence de réformes politiques. Ainsi, l’édification matérielle en cours de réalisation va, sans nul doute, de pair avec l’édification politique qui vise la construction d’un pays fort, d’un Etat fort avec des citoyens forts», a souligné le président Bouteflika dans son message adressé aux participants ?* la conférence organisée hier ?* la maison de la Culture Abderrahmane-Kaki ?* Mostaganem, et lu en son nom par Mohamed Ali Boughazi, conseiller auprès de la présidence de la République. Le chef de l’Etat a indiqué par ailleurs que la levée de l’état d’urgence était un pas nouveau franchi sur la voie de «l’élimination de toutes les conséquences induites lors des années noires».

        Après les mesures économiques et sociales, le président Bouteflika devrait annoncer de nouvelles mesures politiques importantes cette fois-ci. Sa sortie était attendue par toute la classe politique. Un premier train de mesures politiques immédiates destinées ?* montrer sa disponibilité ?* réformer l’Etat et ses institutions, dans une conjoncture marquée par une agitation politique très dense, devrait être annoncé dans les prochains jours, a indiqué une source autorisée. Parmi elles figurent la dissolution du Parlement (APN et Conseil de la nation), l’annonce d’élections législatives anticipées et la formation d’un nouveau gouvernement chargé de préparer les futures élections générales du pays. Ce nouveau gouvernement devrait inclure d’autres partis politiques, annonce-t-on encore. Ces trois décisions politiques ont fait l’objet d’un large consensus au sein du pouvoir. En revanche, le débat sur la nouvelle Constitution bute encore. Certains privilégient une refonte globale de l’actuelle Constitution qui donnera plus de pouvoirs au Parlement et au Premier ministre et limitera ?* deux mandats l’élection du président de la République. D’autres misent sur une constituante définie comme étant la naissance du système représentatif algérien. Une Assemblée constituante est une institution collégiale avec, pour tâche, la rédaction ou l’adoption d’une Constitution. Cette dernière mesure est fortement contrée par le FLN, le RND et le MSP, les partis formant l’alliance présidentielle ayant soutenu le président Bouteflika durant ses trois mandats (1999-2014). Les projets de codes communal et de wilaya devraient être retirés de l’Assemblée populaire nationale, ajoute-t-on encore.

        Le président Bouteflika souhaiterait les mettre en adéquation avec les nouveaux textes législatifs ?* venir. À cela vient se greffer «la nécessité d’améliorer les performances des structures de l’Etat dont la révision du rôle des assemblées locales aux fins de garantir une véritable prise en charge des citoyens». Ainsi, les prérogatives des P/APC seront renforcées et leurs pouvoirs élargis, a-t-on encore indiqué. Enfin, s’adressant aux forces politiques qui appellent ?* un changement immédiat du système politique, ?* la lumière des expériences de la Tunisie et de l’Egypte, le président Bouteflika a indiqué qu’«on ne peut absolument pas comparer la situation de l’Algérie ?* celle de nul autre pays». Sur le plan économique et du développement, le président Bouteflika a affirmé que les programmes quinquennaux qui se sont succédé et ont englobé les réformes administrative, judiciaire, financière et autres domaines «n’ont été qu’un prélude ?* la réforme globale visant ?* changer l’image de l’Algérie dans tous les domaines». En d’autres termes, le développement économique doit maintenant aller de pair avec les réformes politiques projetées. Ce qui se réalise aujourd’hui, ajoute le chef de l’Etat, en matière de construction d’infrastructures économiques et de grands projets est «le fruit d’une idée réformatrice multidimensionnelle, devenue désormais un impératif pour sortir de la situation de crise et d’inertie», dit-il.

        Comment


        • #5
          Zineb Benzita :


          Dimanche 20 Mars 2011 -- Le ministre de la Formation et de l’enseignement professionnels El Hadi Khaldi a indiqué que les réformes politiques profondes annoncées par le président Abdelaziz Bouteflika, samedi 19 mars, étaient prévues depuis plusieurs années et n’étaient pas liées ?* de prétendues pressions américaines. «Il n’y a aucune relation entre les annonces du chef de l’État et les déclarations des responsables américains», a affirmé M. Khaldi dans une déclaration ?* TSA. Jeudi, la secrétaire d’état américaine Hillary Clinton a pressé le pouvoir algérien d’entamer des réformes politiques et d’accorder davantage d’espaces d’expressions ?* l’opposition. «Le Président avait déj?* exprimé son rejet de la Constitution actuelle et du mode de fonctionnement des institutions de l’État. Il avait promis en 1999 d’engager une réforme profonde de la constitution, de moderniser l’administration et les institutions de l’État, de réformer l’éducation et la justice», a rappelé M. Khaldi. Le ministre a poursuivi en affirmant qu’«il n’était pas juste d’ignorer les déclarations et les intentions affichées par le chef de l’État depuis 1999 d’engager des réformes profondes et il avait lancé ce chantier avec l’installation d’une commission pour la réforme de l’État». M. Khaldi a justifié le retard dans le lancement des réformes promises par le Président par les priorités accordées au rétablissement de la paix civile, après dix ans de lutte contre le terrorisme. «La commission de la réforme de l’État a présenté son rapport en 2001, mais la priorité était d’ abord le retour de la paix et de la sécurité dans le pays», a expliqué le ministre, en citant l’organisation de deux référendums sur la loi sur la concorde nationale et la loi pour la paix et la réconciliation nationale. «L’organisation de ces deux référendums a retardé le lancement des réformes de l’État et des institutions», a‑t‑il ajouté. M. Khaldi a estimé que «le temps est venu maintenant pour lancer la réforme de l’État». «Le retour de la paix et de la sécurité, grâce ?* la réconciliation nationale permet désormais d’engager une réforme profonde de la constitution afin de provoquer le changement pacifique et calme, promis par le président depuis son premier mandat», a expliqué le ministre.

          Comment


          • #6
            Sonia Lyes :


            Lundi 21 Mars 2011 -- Le Rassemblent pour la Culture et la Démocratie (RCD) estime que la lettre du chef de l’Etat lue par son conseiller ?* Mostaganem, dans laquelle il s’est prononcé en faveur des réformes politiques, confirme «l’incapacité du régime ?* entendre la voix de la raison». «La lettre du chef de l’État, autant par la manière dont elle a été rendue publique, son contenu que par les manipulations qui l’accompagnent, a le mérite de confirmer l’incapacité du système ?* entendre la voix de la raison et ?* lire les exigences de l’Histoire», selon un communiqué du parti rendu public ce lundi 21 mars. Selon le RCD, cette lettre du président ne vise qu’?* desserrer l’étau des pressions internationales et ?* gagner du temps. «Lettre lue par un conseiller, réformes préparées en catimini avec des acteurs responsables de la régression nationale, glorification d’un bilan dont il suffirait de corriger quelques insuffisances, dévoilent la démarche et les intentions du chef de l’État. Le but est clair : desserrer l’étau de la pression internationale et gagner du temps pour procéder aux reclassements claniques qui permettront de relancer le système», écrit le RCD. Cette démarche, suggère-t-il, est vouée ?* l’échec d’autant qu’elle associe des acteurs qui sont ?* ‘l’origine de la crise que vit le pays. «Anachronique, l’opération est condamnée». «Au moment où le peuple algérien exige transparence et changement radical, le système en place mobilise ses officines pour enfermer le débat dans ses clientèles autour desquelles se greffent les acteurs politiques qui furent les premiers responsables des déchirements sanglants qui ont endeuillé le peuple algérien dés les premiers jours de l’indépendance. Cette culture de l’intrigue, de la violence et de la concussion est ?* la base de tous les drames algériens», relève‑t‑il. Le RCD conclut enfin qu’une phase de transition est nécessaire pour opérer le changement attendu. «Le RCD est plus que jamais déterminé ?* œuvrer au rassemblement de toutes les forces sociales et politiques convaincues que le sacrifice consenti par le peuple algérien pour se libérer du colonialisme et ses légitimes aspirations démocratiques passent par une phase de transition qui consacrera la fin d’un demi-siècle de reniement, de violence et d’injustice», conclut-il.

            Comment


            • #7
              Samia Amine :


              Mardi 22 Mars 2011 -- La première responsable du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune, a appelé ce mardi 22 mars ?* l'ouverture d'un débat sur «le contenu de véritables réformes» politiques. Mme Hanoune qui s'exprimait ?* l'ouverture de la session ordinaire du bureau politique du parti, a également insisté sur «l'urgence d'une réforme politique démocratique». Pour elle, seul le président de la République peut annoncer ce genre de réformes. Aux problèmes posés actuellement en Algérie, Louisa Hanoune préconise deux solutions. Elle propose d'abord la mise en place d'une assemblée constituante. Elle est «seule capable de réviser la constitution, de définir les prérogatives de chaque institution et de sortir le pays de la crise notamment après le rétablissement de la paix», a‑t‑elle affirmé. Le pays «a besoin d'institutions crédibles élues», a-t-elle souligné. Elle assure encore une fois que «le parlement actuel n'est pas habilité ?* amender la constitution car il relève de l'ancien système». La deuxième proposition que Louisa Hanoune suggère est l'organisation d'élections législatives anticipées. S'exprimant sur la situation en Libye, Mme Hanoune a condamné les raids étrangers sur la Libye et la position de la Ligue arabe qui a «préludé ?* cette agression», selon elle.

              Comment


              • #8
                Sonia Lyes :


                Mardi 22 Mars 2011 -- Le président du MSP, parti membre de l’alliance présidentielle, a laissé entendre ce mardi 22 mars que les changements en Algérie interviendraient dans «trois mois» ou «une année au plus tard». «Le changement est inéluctable en Algérie, celui-ci pourrait intervenir dans trois ou six mois, ou au plus tard dans une année», a affirmé Bouguera Soltani lors d’une rencontre organisée ?* Chlef. «Il y a un fort sentiment de changement au sein de la société algérienne et le calme qui prévaut jusque-l?* n’est qu’un sursis accordé au gouvernement», a-t-il dit, selon des propos rapportés par l’agence officielle. Soltani, dont le parti est présent au gouvernement avec quatre ministres, a jugé «que les réformes prônées par le gouvernement ne sont pas la solution idéale». «Les réformes prônées jusque-l?* par le gouvernement ne constituent pas la solution idéale, en ce sens qu’elles n’associent pas les autres partenaires de la société», a-t-il dit ajoutant que «les dernières mesures du Conseil des ministres, même si elles sont acceptables ne sont pas, par contre, suffisantes car elles ne répondent pas réellement aux préoccupations de la jeunesse». Toutefois, le Président du MSP a estimé que le changement devra se faire dans un cadre de dialogue entre les différents partenaires de la société. Une proposition déj?* avancée par l’ex-secrétaire général du FLN, Abdelhamid Mehri.

                Comment


                • #9
                  Hamid Guemache :


                  Dimanche 3 Avril 2011 -- La conduite et le contenu des réformes politiques profondes annoncées par le président Abdelaziz Bouteflika le 19 mars dernier ?* Mostaganem ne font pas l’unanimité au sommet de l’État. Les différentes parties constituant le pouvoir algérien divergent sur le fond des réformes et la façon de les mener. «Nous ne sommes pas d’accord avec lui ( le Président, ndlr). Il peut partir, mais il n’a pas ?* choisir son successeur», affirme une source de l’une de ces parties en réponse aux déclarations faites par un proche du Président ?* TSA. Ce dernier avait indiqué que le chef de l’État veut organiser sa succession pour quitter le pouvoir en 2012. Il compte organiser des présidentielles anticipées l’année prochaine et réformer en profondeur la constitution.

                  «Ni Benflis, ni Hamrouche n’ont les facteurs de désignation et de confiance. Le premier a été ramené au pouvoir par le second qui ne bénéficie pas lui-même de la confiance des militaires et n’a jamais montré une capacité réelle de prendre les choses en main», ajoute la même source qui avertit contre les risques de dérapages et d’affrontements dans le cas où des réformes seraient imposées sans aucune ouverture politique. «Le président doit d’abord ouvrir les champs médiatique et politique, en autorisant le privé ?* ouvrir des chaînes de télévision et des radios, en agréant de nouveaux partis, syndicats et journaux, afin de permettre aux Algériens de s’exprimer librement», propose la même source.

                  En fait une partie du pouvoir doute de la capacité de Bouteflika ?* partir avant 2014 et ?* réformer le système de l’intérieur, comme le prétendent ses proches. «Les propositions de réformes formulées par le proche du président sont de la poudre aux yeux. C’est une manœuvre destinée ?* brouiller les cartes et gagner du temps, en espérant une accalmie sur le front social», estime cette source qui met en garde contre les risques d’explosion sociale en Algérie. «Le peuple a manifesté et continue de le faire pour demander des droits immédiats. Mais si les choses restent en l’état actuel, la révolution sera alors inévitable. Elle dépasserait celles de Tunisie et d’Égypte», prévient‑elle.

                  Les raisons d’un soulèvement populaire violent contre le régime sont nombreuses et les facteurs d’une révolte sont réunis, selon la même source. «Le Président a tous les pouvoirs et ne les exerce pas, plongeant le pays dans une grave crise», ajoute‑t‑il. Cet ancien ministre reproche également au chef de l’État d’avoir «tué toute vie politique et participative» dans le pays. «Les militaires ne veulent pas d’un changement imposé et venant de lui (du Président, ndlr)», insiste‑t‑elle. Selon lui, le président a tenu successivement trois réunions du Haut conseil de sécurité (HCS) et trois autres réunions avec les présidents de l’APN et du Conseil de la Nation, le premier ministre et le secrétaire général du FLN. «L’amendement de la Constitution était le principal sujet de discussions lors de ces réunions», ajoute‑t‑elle. «Les Américains pressent le pouvoir algérien de libéraliser pour éviter ?* l’Algérie une situation ?* la libyenne. Mais au lieu d’entamer de véritables réformes en associant tous les Algériens, le président tergiverse et cherche ?* gagner du temps», déplore la même source.

                  Comment


                  • #10
                    Zineb Benzita :


                    Mercredi 6 Avril 2011 -- La démarche du président Abdelaziz Bouteflika se dessine. Le chef de l’État devrait s’adresser ?* la nation, dans les prochains jours, entre le 9 et le 15 avril, ?* l’occasion du deuxième l’anniversaire de sa réélection pour un troisième mandat, a appris TSA auprès d’une source proche de la Présidence. Le président de la République devrait notamment annoncer la tenue d’une conférence nationale en mai pour débattre de la révision de la Constitution qui constitue le socle des réformes «politiques profondes» qu’il avait annoncées le 19 mars dernier, ?* l’occasion de la fête de la Victoire, selon la même source. Cette conférence réunira des cadres de la nation, les partis politiques et la société civile, selon la même source qui n’a pas précisé la date de sa tenue. Les débats sur la révision de la constitution devront s’étaler jusqu’en octobre prochain, avec une pause durant le mois de Ramadan, qui sera consacré aux séances d’évaluation des activités des ministres par le président de la République. «Le projet de révision de la Constitution sera soumis au Parlement entre fin octobre et début novembre», a précisé cette source qui a écarté la dissolution des assemblées élues. «Le projet de révision de la constitution sera soumis ?* l’actuel parlement», a‑t‑elle affirmé, excluant une dissolution de l’APN avant que la révision de la Constitution ne soit effective.

                    Comment


                    • #11

                      April 8, 2011 -- The winds of change blowing in the Arab world have not left Algeria untouched. Political parties and trade unions have been pressing for reform, but each has a different view of what change means. The idea of a constitutional assembly is gaining ground. Veteran opposition figure Hocine Aït Ahmed, leader of the Socialist Forces Front (FFS), said that the body would be a prelude to political reform. Algeria needs "younger blood" in the elites and a national debate to consider people's day-to-day concerns, he said. Workers' Party chairwoman Louisa Hanoune supported the idea. She called for creating committees to collate the demands of people in all wilayas and pass them on to the government.

                      For his part, former Prime Minister Ahmed Benbitour insisted on "a complete change of the system, not a change of people". To that end, it is essential to bring the opposition together into an alliance and to designate six "credible and competent" national figures to lead the reform process, he said. Benbitour stressed the need to create independent radio and television stations, approve new parties, appoint a transitional government to prepare for early presidential and legislative elections and organise a referendum on a new constitution following discussions with civil society.

                      The country needs to draft a new national charter to define the nature of the regime, Algerian National Front chairman Moussa Touati argued. Meanwhile, the National Co-ordination for Change and Democracy (CNCD) suggested that a conference be held to appoint a council for democratic transition, with a one-year mandate. The main goal is to put an "end to the current political regime and build a real democracy, a civil government and the rule of law". The ruling alliance, however, dismissed the idea of a constitutional assembly. National Liberation Front (FLN) leader Abdelaziz Belkhadem said that the revision of the constitution would only take place after the 2012 legislative elections but added that the president might move ahead with amendments before that.

                      Algeria "is not experiencing a political crisis at the moment", Prime Minister Ahmed Ouyahia maintained. He also cast doubts over the capacity of the assembly to arrive at consensus on what political regime to adopt. Still, Ouyahia acknowledged the existence of social tensions in the country due to "lack of transparency in communication". "We have to trust that everything will work out in due course and not force the pace, because as everyone in Algeria knows, there is a political need for the wounds to heal," he said. The prime minister said that new socio-economic measures would soon be revealed and follow up on those already agreed by the council of ministers on February 22nd. These measures require additional funding, he said, but one "cannot put a price on the stability of the country".

                      President Abdelaziz Bouteflika, meanwhile, has not addressed the nation since last October, the start of the legal year. The silence stirred conflicting feelings on the Algerian street. Bouteflika "made the right choice not to speak under the current circumstances," said Mahmoud Kermouche, who works in the telecommunications sector. The internal situation "has been kept under control without any need for a speech," Kermouche, 39, added. "What's needed is action." Political science student Sarah Benmihoub disagreed. "The whole of Algeria is waiting for the content of his reforms, given the fact that the social situation is quite volatile," she said. "This could be seen as contempt, given that the whole region is being shaken by serious events," Benmihoub added. "Algeria cannot remain on the sidelines. Algeria must speak, and who better than the president to do that?"

                      Comment


                      • #12

                        ALGIERS, April 8, 2011 (KUNA) -- Algerian President Abdulaziz Bouteflika will unveil changes to the constitution soon, Prime Minister Ahmad Ouyahia announced Friday. "The main principles and the republic and the constitution will be enshrined in the planned amendments," Ouyahia, also secretary-general of the ruling National Democratic Rally (RND), said in a press conference here. He noted that president Bouteflika did not consult with the political parties about the amendments or the political, economic and social reforms. Ouyahia denied speculations that the package of reforms and constitutional amendments resulted from recent popular protests, saying his government worked on the reforms and changes several months ago. "The Algerian authorities did not give in to pressures whether internal or external. The fact that President Bouteflika announced a reform package after the January protests does not mean that status of the state has waned," the prime minister made clear. He noted that some domestic and foreign hostile forces sough to foment tension but, to the contrary, the authorities managed to tackle the protests wisely in a way that prevented bloodshed. He echoed earlier remarks that the country faced no political crisis, adding that the whole matter is that "there are legitimate social demands we are working on gradually."

                        Comment


                        • #13
                          Merouane Mokdad :


                          Jeudi 14 Avril 2011 -- Le pouvoir algérien continue de souffler le chaud et le froid concernant ses intentions. «Il est prématuré de parler du départ du président Bouteflika. Le président a encore trois ans ?* accomplir de son mandat. Je sais qu’il y a une certaine fièvre autour de la présidentielle», a déclaré Abdelaziz Belkhadem, invité mercredi soir de l’émission «Hiwar Essaâ» de l’ENTV. Le secrétaire général du FLN n’a pas voulu dire si Bouteflika sera candidat ?* sa propre succession en 2014, date de la fin du troisième mandat de l’actuel locataire d’El Mouradia.

                          Selon M. Belkhadem, il n’existe pas de crise politique en Algérie. Il reprend ainsi les propos déj?* tenus, ?* la même place, par Ahmed Ouyahia, secrétaire général du RND et Premier ministre. «Nous sommes contre la dissolution du Parlement car il n’y a pas de crise politique en Algérie. Nous avons la majorité au Parlement et nous tenons ?* la garder», a déclaré Belkhadem. Il a toutefois plaidé pour une révision profonde de la Constitution. «Nous ne sommes plus dans la situation des années 1990. Il est donc nécessaire de revoir la Constitution», a-t-il dit. Pour lui, le système parlementaire demeure le plus juste. Un système qui exige une certaine culture politique des électeurs. Mais «Avant d’y arriver, il faut adopter le système présidentiel ?* l’image de ce qui existe aux Etats-Unis», a-t-il préconisé. Le FLN est favorable aussi ?* la révision de la loi électorale et celle sur les partis. «Cette révision exige la participation de tous les acteurs politiques», a-t-il estimé.

                          Selon Belkahdem, le ministre de l’Intérieur, Dahou Ould Kablia, doit avoir des «raisons» pour empêcher l’agrément de nouveaux partis. «Cependant, pour le principe, nous sommes pour l’ouverture de l’espace politique ?* tout le monde», a-t-il noté refusant de dire que l’absence d’agrément de nouveaux partis, depuis 1999, était contraire ?* la loi et ?* la Constitution. Concernant les médias, il s’est montré ambigu au sujet de l’ouverture de l’audiovisuel. «Il faut tôt ou tard ouvrir le champ audiovisuel, mais les conditions actuelles ne le permettent pas encore», a-t-il dit sans d’autres explications. Il a, par contre, critiqué ce qu’il a appelé «les temples de la démocratie» en évoquant le licenciement de deux journalistes de la chaîne américaine CNN après avoir émis des avis sur Israël et sur le Liban.

                          À ses yeux, il n’existe pas de tiraillements ?* l’intérieur du FLN malgré l’existence d’un mouvement de redressement. «Nous sommes ouverts au débat d’idées mais il existe des personnes qui aspirent ?* avoir des postes de responsabilité», a-t-il noté, reconnaissant que les jeunes sont éloignés des instances dirigeantes du vieux parti. Interrogé sur les critiques émises par Bouguerra Soltani, chef du MSP, sur l’Alliance présidentielle, il a estimé que cette structure a été créée pour l’application du président de la République. «Aussi, sommes-nous contre sa transformation en partenariat politique. Chaque parti garde son autonomie. Si nous ne sommes pas d’accord sur l’application du président de la République que chacun prenne sa route», a-t-il déclaré.

                          Comment


                          • #14
                            Imene Brahimi :


                            Jeudi 14 Avril 2011 -- La porte-parole du Parti des travailleurs (PT) a demandé la tenue d’élections anticipées qui seraient précédées de la révision de la loi électorale. Dans un meeting animé, jeudi 14 avril, ?* Tizi Ouzou, Mme Hanoun a exhorté en effet le président de la République ?* convoquer en urgence l’organisation d’élections législatives anticipées, suivies des locales. Répondant au SG du FLN qui avait déclaré s’opposer ?* la dissolution de l’APN, la conférencière a qualifié les propos de Belkhadem d’«absurdités politiques». Pour elle, si le patron de l’ex‑parti unique s’est dit contre des réformes politiques, pourquoi alors le chef de l’État a‑t‑il annoncé, le 19 mars dernier, sa volonté d’initier des réformes politiques profondes ?

                            La revendication d’une assemblée constituante est réitérée avec force au cours de son intervention. C’est la constituante qui va consacrer la souveraineté du peuple, a‑t‑elle soutenu, avant d’affirmer que son parti est en faveur de la levée de tous les obstacles ?* une pratique politique démocratique, comme l’interdiction de marches pacifiques ?* Alger. «Le moment est propice pour une Assemblée constituante», considère‑t‑elle encore. Abordant ce qui se passe dans la région, l’oratrice a dit qu’il est faux de croire que l’Algérie est immunisée. À ceux qui estiment que le pays traverse une crise sociale, Louisa Hanoun rétorque que la crise sociale a un soubassement politique et même un contenu révolutionnaire. Foncièrement contre la présence étrangère, la députée du PT se dit opposée ?* l’implication de l’Occident dans les transformations majeures qui se produisent dans le monde arabe.

                            Comment


                            • #15

                              ALGIERS, April 14, 2011 (Reuters) -- Algeria's leaders risk losing control of a tide of strikes and protests that has been gaining momentum and outpacing the government's attempts at reform. Unlike the nationwide uprisings which toppled leaders in Egypt and Tunisia, Algeria's protests are localised and have yet to turn into a national political movement. But the protests, some of them leading to small-scale clashes with police, have become a daily occurrence in the capital and the government has so far failed to seize back the initiative from the people in the streets. "It will take the smallest thing to turn these local fires into a national blaze," said Nouredine Boukrouh, who used to serve as a minister under President Abdelaziz Bouteflika. "If things stay as they are, the strikes, sit-ins, riots ... local uprisings, regional tensions, tribal conflicts, clashes inside neighbourhoods and lawless zones with which we are familiar will build to a crescendo," he wrote in Le Soir d'Algerie newspaper. A senior government official said Bouteflika, who is 74 and has not spoken in public for three months, is expected to use an appearance scheduled for this weekend to outline how he will address the problems. "We need change," the official, who spoke on condition of anonymity, told Reuters. "The economy is stuck. We cannot keep going like this."

                              Algiers, with its whitewashed apartment buildings crammed onto steep hillsides sloping down to the Mediterranean Sea, has the atmosphere of a city in tumult. On one afternoon this week, a few thousand students marched through a central street in the capital to protest against a change in their diplomas. Young men picked up metal police barriers and waved them over their heads, and woman protesters scrawled slogans on police vans using lipstick. Earlier that day, a crowd of nuclear researchers protested outside their office over working conditions. Nearby, employees at a state-run hotel staged a sit-in, and managers used loudspeakers to appeal to them to go back to work. A few hours later, tens of police vans and water cannon trucks lined a street near the defence ministry to prevent a protest by wounded army veterans, some of them in wheelchairs and others on crutches, who had threatened to block a road. Scenes like these have been repeated almost every day in the capital for the past two months. Even some in the riot police - who have had all leave cancelled and been placed on 24-hour alert - are feeling the pressure. "We deserve an award as we have been managing riots for months with zero injuries," said one veteran officer involved in policing the disturbances. "But I must acknowledge that people are fed up with the politicians, and I do think there should be a change of government," he said.

                              Some analysts have predicted Algeria could be the next North African country, after Egypt, Libya and Tunisia, to witness a revolt. If it does, it could have far-reaching consequences because Algeria supplies a large share of Europe's natural gas. But others doubt the protests will turn into an Egyptian-style uprising against the government: only a tiny minority have voiced any political demands. The main reason is that many Algerians fear a return to the conflict between the state and Islamists in the 1990s that killed an estimated 200,000 people. The memories of that conflict are "for me the number one reason why Algeria has not gone down the road of more radical protests", said a Western diplomat. "I think they are still inclined to think: 'Well, it's not perfect but it could be worse'," he said.

                              The Algerian government's strategy for dealing with the wave of strikes and demonstrations has been, in many cases, to give the protesters what they want. Officials have dug into the cash reserves built up from energy exports and given pay rises to striking workers, issued handouts to the unemployed and reduced the prices of cooking oil, sugar and dried vegetables. They are also quietly relaxing unpopular regulations in the hope of pacifying the population. Motorists are supposed to pay car tax each year no later than March 31 and police stop cars not displaying a tax disc, but this year they have been turning a blind eye. In Constantine, Algeria's third city, the local governor told illegal street traders the police would not bother them any more, an official in the local government told Reuters. When legitimate shopkeepers protested that this would hurt their business, the governor told them they could stop paying taxes. "It's a circus," said the official, who spoke on condition of anonymity. "They are doing everything to avoid angering the people." But some commentators say that by appeasing protesters, the government has given an incentive to other people to take their demands to the street. "We are seeing an attempt to buy citizens' silence by spending billions of dollars," said political analyst and writer Khoudir Bougaila.

                              What has been absent so far is a clear sense that Bouteflika is taking control. The president has made regular public appearances but he has not made a speech or been shown speaking in public for at least three months. That has fuelled rumours - denied by his officials - that he is in poor health. Bouteflika has made some concessions. He lifted a 19-year-old state of emergency and opened up the tightly-controlled state television and radio to opposition voices, both key demands of his opponents. He said last month that those were the first steps on the path to further political reform, but since then there has been no indication of what shape that reform will take. Bouteflika is scheduled to make a public appearance in the western Algerian city of Tlemcen on April 16, and many people expect him to give details there of his reforms. The senior government official said he expected Bouteflika to announce a change in the constitution to limit future presidents to two consecutive terms in office. He said the president may also announce the dissolution of parliament. "I am almost sure about the change of the constitution, but not sure about the dissolving of the national assembly," the official told Reuters.

                              Dissolving parliament would trigger a new legislative election, an opportunity for the government to open up the political field to opposition groups which have been excluded from votes in the past. But even if the ruling party lost its majority in the election, parliament does not have the power to challenge the president seriously. There has been intense pressure on Bouteflika from leading figures inside the ruling establishment to reshuffle his government and fire Prime Minister Ahmed Ouyahia, who is unpopular with many Algerians. There have been signs that the military, which has traditionally had substantial political influence in Algeria, is also in favour of a change. Earlier this year there were persistent media reports that a reshuffle was imminent, but since then nothing has happened. In the meantime the pressure keeps building for deep changes in a political system that has changed little since Algeria won independence from France in 1962. "The era of the Algerian national war generation is over," said David Ottaway, a senior scholar and Algeria specialist at the Woodrow Wilson Centre, a think tank. "Algeria needs political rejuvenation."

                              Comment

                              Unconfigured Ad Widget

                              Collapse
                              Working...
                              X