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  • Ali Idir :


    Mardi 8 Mars 2011 -- Le pouvoir va-t-il réussir * désamorcer la bombe du logement social ? Depuis l’annonce le 3 février dernier * l’issue d’un conseil des ministres de la décision du président Abdelaziz Bouteflika de distribuer les logements achevés et inoccupés, le gouvernement retient son souffle. Plus d’un mois après cette annonce, aucune opération de distribution de logements n’a été entamée par les autorités. La raison ? La crainte de voir d’éventuelles contestations des listes des bénéficiaires se transformer en émeutes violentes qui embraseraient le pays. Selon nos informations, le gouvernement a décidé de faire un test avec une opération de distribution de 1.000 logements * Bechar, très loin de la capitale, afin de voir la réaction de la population. Depuis quelques années, les distributions de logements ont donné lieu * des mouvements de contestation des listes. Cette fois, la situation est encore plus tendue. L’annonce du président Abdelaziz Bouteflika a été suivie de plusieurs tentatives de squatter des logements achevés notamment dans les grandes villes. La police a réussi * déloger les squatteurs, avec la promesse des autorités de leur distribuer les logements. Les demandeurs de logements sociaux attendent les clés de leurs maisons et les autorités jouent la montre en attendant une accalmie sur le front social, en ébullition. Mais le temps est compté pour le gouvernement. Dans la rue, les conditions opaques de l’établissement par l’administration des listes de bénéficiaires de logements sociaux est devenu l’un des principaux sujets de discussions. Les passe-droits, la corruption et l’injustice caractérisent en effet les opérations de distribution de logements sociaux qui ne profitent pas souvent aux vrais nécessiteux. Des familles entières occupant un deux pièces dans les quartiers populaires d’Alger n’ont pas bénéficié de logements sociaux alors que des célibataires et des personnes disposant de villas ont été servis par l’administration.

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    • Riyad Hamadi :


      Vendredi 18 Mars 2011 -- L'Algérie compte quelque deux millions d'habitations vétustes parmi les 7 millions d'habitations qui constituent le parc urbain national, a indiqué, jeudi * Alger, l'inspecteur général de l'urbanisme auprès du ministère de l'Habitat et de l'Urbanisme, Makhlouf Naït Saada. Ce vieux bâti date d'avant 1962 alors que depuis l’indépendance, l’Algérie a construit cinq millions de logements. Les logements vétustes tombent en ruine. Le gouvernement n’a lancé aucun projet de réhabilitation et de renforcement de ces logements qui sont situés en majorité * Alger, Oran, Constantine et Annaba. M. Naït Saada a annoncé que 380.000 logements dont la majorité se trouve en cours de réalisation, sont inscrits au titre du plan quinquennal 2010‑2014. Au titre du même plan, ajoute ce responsable, 180.000 aides de 700.000 DA sont accordées aux citoyens désirant effectuer des travaux de restauration après des études techniques.

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      • Dimanche 20 Mars 2011 -- Le ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, Noureddine Moussa, a insisté hier sur la qualité du bâti, un critère sur lequel doit se baser tout le programme de développement 2010-2014. «La qualité a un prix, mais la non-qualité a aussi un coût élevé», a-t-il déclaré hier * Ouargla lors de la rencontre régionale Centre, de préparation des assises nationales de l’urbanisme, prévues * la fin du premier semestre. Tout en évoquant l’envergure des programmes d’habitat et d’urbanisme contenus dans l’actuel programme quinquennal, le ministre a mis l’accent sur l’importance des instruments d’urbanisme, dont les plans directeurs d’aménagement urbain (PDAU) et les plans d’occupation des sols (POS). À ce titre, Il a exhorté les présidents des Assemblées populaires communales, afin d’accélérer l’adoption des instruments dont les études ont été finalisées, afin de lancer, au plus tôt, les chantiers des programmes d’habitat et d’urbanisme projetés. Pour Noureddine Moussa, les études, la conception et la réalisation des projets urbanistiques devraient tenir compte des spécificités naturelles des régions et des caractéristiques sociologiques de leurs populations. Elles devraient également veiller au respect des particularismes de ces régions et de leur environnement. Il a parlé, * titre d’exemple, des régions du nord du pays, exposées aux tremblement de terre et qui nécessitent donc des constructions parasismiques. Il a également évoqué les régions aux climats rudes dans le sud du pays qui nécessitent des constructions adaptées. Dans le cadre de la réorganisation du secteur, le ministre a annoncé la création de l’agence nationale de l’urbanisme et de projets de mise en place d’une inspection générale de l’urbanisme, avec démembrements * échelle de wilaya, et d’une école nationale de l’habitat. La rencontre régionale Centre, préparatoire des assises nationales de l’urbanisme, a regroupé les différents intervenants sur la chaîne de l’urbanisme, dont les services techniques des APC, les élus, les organismes professionnels, les universitaires, les bureaux d’études, les entreprises et les représentants de la société civile. Seize wilayas du centre et du sud du pays sont concernées par ces pré-assises Centre, * savoir Laghouat, Béjaïa, Blida, Bouira, Tamanrasset, Tiaret, Tizi Ouzou, Alger, Djelfa, Médéa, Ouargla, Illizi, Boumerdès, Tissemsilt, Tipasa et Ghardaïa. C’est la seconde rencontre régionale du genre après celle de l’Est, tenue en février dernier * Constantine. La troisième et dernière, concernant la région Ouest, est prévue le 30 avril prochain * Tlemcen.

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        • Dimanche 20 Mars 2011 -- Les délégués de l’Association de solidarité de bienfaisance AADL 2001 entameront aujourd’hui les procédures nécessaires, notamment judiciaires et administratives, pour la donation du terrain d’assiette de 14 hectares situé * Draria au nom de cette association créée pour réclamer le droit au logement dans la formule ADDL. Notons que ce lot de terrain de 14 hectares est un don octroyé par l’exploitant d’un terrain agricole. Cet exploitant, qui possède le droit de préemption, a accepté que cette grande surface soit destinée * un projet de logements au profit des souscripteurs ADDL, programme de 2001, transférés par la suite * la formule CNEP/AADL. «Nous allons entamer dès aujourd’hui les procédures avec les services concernés afin d’entreprendre dans les plus brefs délais les travaux de construction de logements au profit des souscripteurs lésés», a indiqué le président de l’Association de solidarité de bienfaisance, Akli Ayachi, joint hier par téléphone. «Nous ne pouvons plus attendre encore. Pourvu qu’ils fassent vite», a-t-il souhaité. Et d’ajouter * ce sujet que les responsables du ministère de l’Habitat ont approuvé, lors de la dernière réunion, la proposition du lot de terrain dans la commune de Draria. «Nous discuterons, quand l’occasion viendra, des détails de construction avec les services du ministère de l’Habitat en attendant d’achever les procédures au niveau des services du foncier au ministère de l’Agriculture, pour assainir la situation de l’assiette proposée par notre association», explique le porte-parole des souscripteurs tout en relevant que la priorité sera donnée aux adhérents de ladite association. «Le terrain de Draria sera inscrit au nom de l’association qui se chargera de l’élaboration des listes des bénéficiaires», a-t-il conclu.

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          • Samir Haddadi :


            Mercredi 23 2011 -- Les 174 bénéficiaires de logements sociaux participatifs de Tichy sont revenus * la charge en tenant un rassemblement, ce mercredi le 23 mars, devant le siège de la wilaya de Bejaïa. C’est le troisième sit‑in de ces bénéficiaires en moins d’un mois, sans compter leur rassemblement sur la RN 9 * Bakarro. Ils dénoncent «l’injustice et la hogra que nous subissons de la part du promoteur Lalaoui Mahmoud en connivence avec toutes les autorités de la wilaya». Dans une lettre adressée au Premier ministre par leur association «IGHREM» de la cité des 174 logements de Tichy, les manifestants pointent du doigt «les dépassements commis par le promoteur * leur encontre». «Nous avons été obligés de payer cash une somme de 110.000 DA dans son bureau comme frais de notaire et sans passer par un virement bancaire. La réglementation prévoit que tout paiement des frais notariaux se fasse par les acquéreurs auprès du notaire dont la valeur ne dépasse pas les 40.000 DA», témoignent‑ils dans leur lettre. Ils accusent le promoteur d'avoir commis plusieurs «transgressions» comme «le non respect du coût du logement, le paiement de 105.000 DA comme frais d’ascenseur». «Il nous envoie des mises en demeure par voie d'huissier de justice pour nous intimider et exiger de nous de payer cash 450.000 DA sans passer par un crédit CNEP», ajoutent‑ils dans leur courrier envoyé au premier ministre.

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            • Hakim Arous :


              Jeudi 24 Mars 2011 -- Les violences sont retombées * la cité Climat de France mais l'ambiance reste lourde ce jeudi matin. Les jeunes du quartier regardent les bulldozers emmener ce qui reste des habitations illicites qui ont été détruites. Une quinzaine de ces logements de fortune auraient ainsi été rasés hier, selon les habitants de la cité. Aujourd'hui, on ne voit plus que de la tôle ondulée (de ce qui devait être des toits) joncher le sol et les blocs de ciment qui constituaient les murs éparpillés en mille morceaux un peu partout. Parmi les habitants de la cité c'est l'incompréhension. «Ces logements avaient été construits avec l'accord du président de l'APC il y a un mois et demi. Il nous a dit qu'on pouvait les terminer mais pas en construire de nouveaux et qu'il n'y aurait pas de problème», raconte Faycal, un père de famille de 52 ans qui vivait dans un de ces logements. D'autres habitants du quartier nous confirment cet accord oral avec le P/APC. D'où leur surprise quand ils ont vu les policiers arriver hier matin. «Ils sont arrivés vers 5 h 45 du matin. Ils ont voulu nous sortir de force. Ils nous ont insultés devant nos familles. Pourquoi ?», s'emporte‑t‑il. Et il raconte que lui et sa famille ont fait une demande pour un logement en 1985 et qu'ils n'ont jamais eu de réponse. «Dans l'appartement (situé dans un des bâtiments de la cité, ndlr) on devait se relayer pour dormir sur les escaliers, dans le couloir, parce qu'il n'y avait pas assez de place», explique Fayçal et c'est pour cela qu'en désespoir de cause il a construit cette habitation en bas de l'immeuble. Hier matin, il a voulu résister aux forces de l'ordre. Résultat: une grosse balafre sur le crâne. D'autres personnes ont ainsi été blessées dans les violences entre les jeunes et la police. Fatima montre un énorme bleu sur son avant‑bras. La trace d'une balle en caoutchouc qui l'a atteinte alors qu'elle était dans son appartement du 1er étage. Elle aussi vit avec 17 autres membres de sa famille dans la cité Climat de France. Deux de ses frères, âgés de plus de 40 ans ne sont toujours pas mariés * cause du problème de logement, ajouté * celui du chômage qui ravage la cité. En bas des immeubles, les jeunes et les policiers, plus en très grand nombre mais sur le qui‑vive, se toisent. Parfois quelques pierres jaillissent de derrière les maigres barricades que les habitants ont dressées au travers du chemin. Les forces de l'ordre reculent mais ne répondent pas. La moindre étincelle pourrait rallumer les violences.

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              • Ali Idir :


                Vendredi 25 Mars 2011 -- Le gouvernement multiplie la construction de résidences d’État aux frais du contribuable. Une nouvelle cité destinée exclusivement aux responsables de l’État sortira de terre bientôt aux Dunes * Cheraga dans la banlieue ouest d’Alger, selon un décret exécutif publié au Journal officiel N° 15. Ce décret a pour objet de déclarer d’utilité publique l’opération d’extension de la superficie servant d’emprise * la réalisation de la nouvelle résidence d’État. Cette résidence s’étend sur une superficie de quatre hectares et dix ares, selon le texte. «Les crédits nécessaires aux indemnités * allouer au profit des intéressés pour l’opération d’expropriation des biens immobiliers et des droits réels immobiliers concernant l’opération visée * l’article 2 ci‑dessus doivent être disponibles et consignés auprès du Trésor public», selon le décret signé par le Premier ministre Ahmed Ouyahia. Après avoir réservé les meilleurs terrains de la commune de Staoueli (ouest de la capitale) pour construire des résidences d’État au bénéfice des responsables politiques et militaires dans des conditions opaques, le gouvernement a décidé de réaliser une nouvelle résidence * Cheraga au moment où les autorités peinent * trouver des terrains pour réaliser des logements sociaux, des aires de jeux et des parcs d’attraction pour la population. Le PDG de la Cnep Bank, Djamel Bessa a affirmé * plusieurs reprises qu’il n’était pas possible de satisfaire la demande de logements (près de 200.000), en raison du manque de terrains. Les autorités auront du mal * expliquer aux demandeurs de logements la disponibilité des terrains pour réaliser des résidences d’État alors qu’il n’y a pas de foncier pour construire des logements sociaux. En outre, la construction de nouvelles résidences d’État ne semble plus justifiée aujourd’hui avec l’amélioration de la situation sécuritaire. Aucune raison valable ne peut expliquer le recours * la réalisation de cités bunkers où les cadres de l’État bénéficient de villas ultramodernes construites avec l’argent du pétrole. Ces cités gardées par la gendarmerie sont déconnectées du reste de la ville où les gens s’entassent parfois * dix dans des appartements vétustes et menaçant ruine. Enfin, l’annonce de la réalisation d’une nouvelle résidence d’État intervient dans un contexte de réductions des dépenses, notamment pour les importations de produits finis. Comment le gouvernement peut‑il demander aux Algériens de serrer la ceinture en renonçant aux soins de qualité et aux voitures alors que l’État multiplie les dépenses inutiles pour construire des résidences ultramodernes et acquérir des véhicules luxueux pour ses cadres ?

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                • Hadjer Guenanfa :


                  Lundi 28 Mars 2011 -- Une vague d’émeutes touche les quartiers populaires d'Alger depuis le début de l’année. Outre la question du chômage et de la cherté de la vie, c’est le récurrent problème du logement qui alimente chaque jour la colère des jeunes de Diar Echems, Diar Mahçoul, Diar Afia, Oued Ouchayeh, de Climat de France et dernièrement du quartier Mohamed Zekal. Certains protestent contre l’exiguïté et l'insalubrité de leurs habitations, d’autres contre leur précarité. Les habitants de Diar El Mahçoul se sont levés, le 16 mars dernier, pour réclamer leur relogement. Ils avaient pendant quelques jours bloqué une route * proximité du Monument des martyrs reliant la commune de Kouba au centre d’Alger. Ceux de la cité perchée sur les hauteurs du rond point de Trioley * Bab El Oued (Climat de France) sont passés * l’action, dans la matinée du mercredi 23 mars, pour protester contre la démolition de plusieurs baraques construites quelques jours auparavant * côté des immeubles de la cité. Un bidonville édifié pour attirer l’attention des pouvoirs publics quant * la misère dans laquelle ils vivent. «Les ménages de cinq * huit individus vivent dans des F1 et des F2 dans cette cité», reconnait un élu de la commune qui souhaite rester anonyme. Il ajoute que plusieurs remarques ont été faites aux responsables concernant la distribution de logements sociaux dont ne jouissent désormais que les habitants de bidonvilles. Les locataires de cette cité, qui a été construite dans les années cinquante, n’en ont jamais bénéficié. Chose qu’ils n’ont pas manqué de rappeler lors des violents affrontements avec la police.

                  À quelques différences près, les habitants de Diar Echems, de Diar El Afia, de Oued Ouchayeh et mêmes de quelques autres quartiers au cœur de la capitale, font face * la même situation. Ils déposent des dossiers dans l’espoir d’un éventuel relogement. Un brin d’espoir, en fait constamment ébranlé par les rumeurs qui courent dans ces quartiers sensibles sur tel voisin ayant profité d’un relogement grâce * quelques accointances avec le président d’APC. «Je connais très bien le maire de Sidi M’Hamed, il n'a accordé des appartements qu’* ses connaissances, je peux vous donner plusieurs exemples. Vous devez faire des enquêtes…», tonne un habitant du quartier Mohamed Zekal où se trouve la salle Harcha. «Ces jeunes entendent tous les jours les nouvelles de relogement de tel quartier qui aurait déclenché la veille une émeute», tente d’expliquer un vieux du quartier Mohamed Zekal. «Dès lors, ils croient avoir trouvé la solution. Ils font de même», ajoute-t-il. Même si elle frôle l’absurde, l’équation est d’une simplicité déconcertante pour ces jeunes. «Beaucoup d’entre eux partagent une chambre de deux mètres carrés avec des sœurs, des frères et parfois même des cousins. Ils entendent parler de telle ou telle affaire de corruption et observent ce qui se passe autour d’eux. Ils ne sont pas insensibles», indique notre interlocuteur.

                  Selon Makhlouf Nait Saada, inspecteur général de l'urbanisme auprès du ministère de l'Habitat et de l'Urbanisme cité par Horizons dans son édition du 18 mars, l'Algérie compte 560.000 habitations précaires dont 35.000 dans la capitale, soit 11% du parc immobilier national. A peine un foyer de contestation éteint, les pouvoirs publics doivent faire face * un autre. Le programme d’un million de logements du Président de la République n’a pas pu mettre fin * la crise de logement. Pour de nombreux spécialistes, il s’agit d’un problème de gestion et non de disponibilité.

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                  • Rania Hamdi :


                    Samedi 16 Avril 2011 -- L’Algérie compte actuellement 1.178.000 constructions inachevées, a‑t‑on appris samedi auprès du Collège national des experts architectes. La loi 08‑15 du 23 juillet 2008 fixant les règles de mise en conformité des bâtisses et des locaux commerciaux et leur parachèvement n’a pas donné les résultats attendus. Les autorités ont fixé un délai de cinq ans pour régulariser les constructions érigées sans permis de construire et ne possédant pas de certificat de conformité * condition qu’elles soient entièrement achevées notamment au niveau du ravalement des façades, selon le texte. À deux ans de l’expiration de ce délai, uniquement 20.000 dossiers de régularisation de logements et 267 d’équipements sont * l’étude au niveau du ministère de l’Habitat et de l’urbanisme, selon le Collège des architectes. C’est dire que la démarche du gouvernement, qui avait déj* suscité * l’époque, du scepticisme du côté des acteurs du secteur de l’habitat, n’a guère amélioré, pour l’heure du moins, le paysage urbain défiguré par l’émergence, dès l’entame de la décennie 1990, de quartiers sauvages sans respect des règles d’urbanisme.

                    Selon les experts architectes, donner un délai de cinq ans * ces propriétaires immobiliers pour entreprendre des travaux sur leurs constructions ne règle pas le problème, en ce sens que la majorité des propriétaires de biens immobiliers sans papiers s’accommodent de cette situation, même s’ils ne peuvent pas disposer librement de leurs biens (ils n’ont pas, dans l’absolu, le droit de le vendre ou de le louer). Le Collège des architectes propose de leur fournir un certificat d’existence provisoire – assorti de pénalités – qui leur permettra de céder la propriété * des tiers qui ont les moyens financiers et surtout la volonté d’achever la construction. Au‑del* de l’aspect financier, les experts soulignent l’impératif d’accompagner la loi susmentionnée par «des mesures correctives sur les plans urbain, architectural et structurel, * savoir l’étude parasismique».

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                    • Khaled Yahyaoui :


                      Mercredi 20 Avril 2011 -- Plus d’un millier de souscripteurs au programme location‑vente (AADL‑CNEP) de 2001 ont tenté ce mercredi 20 avril d’observer un rassemblement devant le ministère de l’Habitat. À leur arrivée sur les lieux, les protestataires se sont heurtés * un impressionnant dispositif sécuritaire. Des centaines de policiers ont quadrillé le siège du ministère, repoussant les manifestants les plus téméraires. Aux coups de pied et de matraque qui s’abattaient sur eux, les protestataires répondaient par des slogans tels que «AADL‑Corruption», «y en a marre de la hogra» ou encore «nous demandons nos droits». Les affrontements entre policiers et manifestants se sont soldés par l’arrestation de quelques personnes, qui ont cependant été relâchées par la suite. À la mi‑journée, les protestataires ont quitté les lieux et marché jusqu’* la Grande Poste où ils se sont séparés dans le calme tout en promettant de revenir mercredi 27 avril. Inscrits sur les listes de l’Agence nationale de l’amélioration et du développement du logement (AADL) depuis le lancement de cette formule en 2001, ces souscripteurs ont exprimé leur mécontentement quant * la manière avec laquelle cette agence travaille. Ils réclament ainsi «une enquête parlementaire» sur la gestion des logements. Les protestataires revendiquent leur droit d’avoir un logement. Ces derniers ne sont pas au bout de leurs peines puisque le ministère n’a pas daigné répondre favorablement * leurs doléances. Ils comptent poursuivre leur combat jusqu’* ce qu’ils obtiennent gain de cause. Ils ont eu déj* * organiser plusieurs rassemblements devant le siège de l’AADL dont les responsables sont directement mis en cause dans ce conflit qui s’envenime de jour en jour. En effet, les protestataires ont demandé * l’AADL d’afficher la liste des bénéficiaires des 4.000 logements en chantier * Rouiba et des 4.000 autres programmés * Réghaïa. En dépit des assurances du ministre de l’Habitat, Noureddine Moussa, les souscripteurs ne décolèrent pas. Ils exigent des actions concrètes dans les plus brefs délais. Les protestataires refusent l’exigence de l’AADL qui veut impliquer les délégués des souscripteurs dans la confection des listes.

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                      • Feriel Driss :


                        Jeudi 19 Mai 2011 -- Des centaines d'habitants de Boumerdès ont procédé, ce jeudi 19 mai, * la fermeture du siège de la daïra pour protester contre la lenteur dans la distribution des logements sociaux. Selon les protestataires, il y a près de cinq cents logements dont les travaux ont pris fin depuis des années mais qui n'ont toujours pas été livrés pour des raisons qu'ils ignorent. À ce titre, ils rappellent les dernières instructions du président de la République incitant * la distribution des logements même avant l'ameublement. Dans une déclaration * TSA, les protestataires précisent que les dossiers qui ont été déposés sont complets et que toutes les conditions sont remplies par les candidats. Les dates relatives aux dépôts remontent * des années, ajoutent-ils. Aujourd'hui, ils exigent la distribution immédiate et transparente de tous les logements sociaux disponibles. Les bénéficiaires doivent être de la région et être parmi ceux qui en ont le plus besoin. Certains louent, d'autres vivent toujours avec leur famille composée généralement de douze membres et ce depuis des années. Au cas où les autorités locales ne procèderaient pas * la distribution immédiate et transparente des logements sociaux, les habitants menacent de radicaliser leur mouvement.

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                        • Sonia Lyes :


                          Mardi 24 Mai 2011 -- Les dernières augmentations de salaires dans le secteur public n’ont pas fait que des heureux parmi les salariés. Conséquence de cette forte hausse des revenus, de nombreux demandeurs de logements de type LSP dont les dossiers n’avaient pas été instruits auparavant se retrouvent exclus de la formule. Les futurs demandeurs qui n’ont pas encore déposé leurs demandes vont se retrouver dans la même situation : ils ne seront pas éligibles * cette formule de logement aidé. «Je suis candidat * un logement LSP. J'ai déposé mon dossier auprès d’un promoteur, j’ai versé l’apport initial en janvier 2009, mon salaire jusqu'* avril 2011 était de 39.000 DA, celui de ma femme de 35.000 DA (revenu global : 74.000 DA). Donc, nous étions éligibles au LSP. Mais malheureusement nos dossiers n’ont pas été remis * la caisse nationale du logement (CNL), ce retard incombe au promoteur et * la bureaucratie de l’administration (délivrance du permis de construire au promoteur * la fin 2010). Entre‑temps, on a bénéficié d’une nouvelle augmentation de salaire durant ce mois de mai 2011 qui a porté nos revenus * 92.000 DA. On sort du plafond fixé qui est de 90.000 DA », témoigne Sofiane.

                          De nombreux salariés se retrouvent aussi exclus des aides non remboursées octroyées par l’État pour l’habitat rural et le logement promotionnel aidé (LPA). Ces aides sont de 700.000 dinars lorsque le revenu est supérieur * une fois le salaire national minimum garanti (SNMG) et inférieur ou égal * quatre fois le SNMG. Elle est de 400.000 dinars lorsque le revenu est supérieur * quatre fois le SNMG et inférieur ou égal * six fois le salaire minimum. Le SNMG est de 15.000 DA en Algérie. Enfin, des salariés qui ont bénéficié des récentes augmentations vont se retrouver inéligibles aux crédits * taux bonifiés pour les logements. Comme les aides de l’État, ces crédits sont soumis * des conditions de revenus. Aucune statistique n’est disponible concernant le nombre de personnes qui pourraient être concernées. Il est également difficile de quantifier ce phénomène. Mais depuis le début de l’année, plusieurs fonctionnaires et salariés d’entreprises publiques ont bénéficié d’importantes augmentations de salaires : policiers, médecins, salariés de Sonatrach, de Sonelgaz, d’Algérie Poste… Des hausses importantes – jusqu’* 70% pour Sonatrach par exemple – avec un effet rétroactif et qui concernent des centaines de milliers de personnes. Les plafonds permettant d’accéder aux aides de l’État pour l’acquisition d’un logement n’ont pas été modifiés pour tenir compte de ces hausses de salaires. Les salariés nouvellement augmentés pourraient ainsi se retrouver dans une situation paradoxale : disposer de plus d'argent sans pouvoir l’utiliser pour accéder * la propriété. Car en dehors des formules aidées par l’État, les logements sont souvent hors de prix notamment dans les grandes villes comme Alger.

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                          • Abdallah Allab :


                            Lundi 6 Juin 2011 -- Des dizaines d'habitants de la commune d’El Mouradia ont tenté de marcher ce lundi matin vers le siège de la Présidence de la République pour dénoncer l’attribution de logements sociaux. Selon eux, 60 logements ont été attribués * des personnes non nécessiteuses. Les forces de sécurité, fortement présentes sur les lieux, ont empêché les manifestants d’atteindre la place de la Présidence où ils voulaient organiser un sit‑in. Les protestataires ont procédé alors * la fermeture du siège de la commune d’El Mouradia et bloqué la circulation automobile sur l’axe reliant la Présidence au siège de la mairie. Les manifestants reprochent aux autorités de ne pas avoir respecté les critères d’attribution de logements sociaux comme ceux de la priorité et du besoin. «Des célibataires figurent dans cette liste alors que des familles sans logements n’ont pas été bénéficiaires», affirment des protestataires.

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